Indexes et Tables




Des INDEX

&

Des TABLES


Opus « Madame Guyon »

Quinze ouvrages


Madame Guyon Oeuvres mystiques choisies

I Vie par elle-même I & II. – Témoignages de jeunesse.
II Explication choisies des Écritures.

III Oeuvres mystiques (Opuscules spirituels choisis).

IV Correspondance I. Madame Guyon dirigée par Bertot puis Directrice de Fénelon.

V Correspondance II. Autres directions - Lettres jusqu’à la fin juillet 1694.

VI Les Justifications. Clés 1 à 44.

VII Les Justifications. Clés 45 à 67 - Pères de l’Église.

VIII Vie par elle-même III. – Prisons – Compléments – pièces de procès.

IX Correspondance III. Du procès d’Issy aux prisons.
X Correspondance IV. Chemins mystiques.
XI Années d’épreuves Emprisonnements et interrogatoires – Décennie à Blois.
XII Discours Chrétiens et Spirituels sur divers sujets qui regardent la vie intérieure.

Éléments biographiques, Témoignages, Etudes.

Indexes et Tables.



Des INDEX



Index des noms de personnes



Alleaume : Gilles, né à Saint-Malo en 1641, entra au noviciat le 19 septembre 1658 et fut l’un des deux jésuites chargés, en même temps que La Bruyère, de l’éducation du duc de Bourbon, petit-fils du grand Condé. Il enseigna les humanités et la rhétorique et traduisit l’ouvrage Souffrances de Notre Seigneur Jésus-Christ... du P. Thomas de Jésus, portugais de l’ordre des Ermites de Saint-Augustin. Suspect de quiétisme, il fut exilé de Paris en 1695 [en 1698, selon UL]. Il mourut à Paris le 2 juillet 1706. V. SOMMERVOGEL : Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, nouvelle édition par C. Sommervogel, réimpr. 1960, p.179 & UL, vol. VIII, p. 469.

Beauvillier : Beauvillier (Paul de Beauvillier, duc de Saint-Aignan, dit de) (château de Saint-Aignan, 24 octobre 1648 ? – 31août 1714). Troisième fils de François de Beauvillier (ou Beauvilliers) et d sa première épouse, Antoinette Servien de Montigny (décédée le 22 janvier1680). Gouverneur du duc de Bourgogne (16 août 1689) et du duc d’Anjou (25 août 1690), Ministre d’Etat (24 juillet 1691), Gouverneur du duc de Berry (24 août 1693). Il épousa le 21 janvier 1671 Henriette Louise Colbert (décédée le 19 septembre 1733) V. LEVANTAL, C., Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l’époque moderne (1519-1790), Maisonneuve et Larose, 1996, p. 432. – Saint-Simon fait de ce puissant, qui fut ministre des finances de Louis XIV, un rare éloge : « ...[il me dit] qu’il n’avait jamais souhaité aucune place ...qu’il n’y avait d’attachement que pour le bien qu’il y pouvait faire ...il n’avait qu’à attendre la volonté de Dieu, en paix et avec soumission... Il m’embrassa avec tendresse, et je m’en allai si pénétré de ces sentiments si chrétiens, si élevés et si rares, que je n’en ai jamais oublié les paroles, tant elles me frappèrent... » Saint-Simon Cherel, vol. 2, ch. 8, p. 124.

Bertier, évêque de Blois : David-Nicolas de Bertier, né à Toulouse en 1652, était issu d'une famille parlementaire affiliée à la Compagnie du Saint-Sacrement qui fournit trois évêques au siège de Rieux. Il aurait séjourné en même temps que Fénelon à Saint-Sulpice et déclarera le connaître depuis 1677. Il prêcha aux Nouvelles catholiques alors que Fénelon en était supérieur. Spécialisé dans la controverse, il devint en 1690 vicaire général de l'évêque de Chartres Godet des Marais qui lui confia spécialement les nouveaux convertis des régions de Blois et de Vendôme. Nommé le 22 mars 1693 à l'évêché de Blois nouvellement créé, il ne reçut l'institution canonique que le 4 juin 1697, fut sacré le 15 septembre et entra à Blois le 26 juin 1698. Cet ami de Fénelon fut mêlé à l'affaire des Maximes des Saints et aux querelles jansénistes et mourut le 20 septembre 1719. V. Orcibal, Fénelon, note 1 à la Lettre 1

Boileau : « Fils d'un apothicaire, Jean-Jacques Beaulaigue (dont Boileau est la forme francisée) naquit à Agen le 9 octobre 1649. Il étudia la théologie à Toulouse et reçut en 1677 de l'évêque Claude Joly la cure de Saint-Etienne d'Agen … fut appelé à Paris comme précepteur des jeunes enfants du duc de Luynes. Il resta dans son hôtel jusqu'en 1693 ou même 1694 et se lia avec tout le groupe janséniste : Nicole, Quesnel, Duguet, le P. de La Tour, le P. Fouquet, Lemeur, Couët, Dodart, Daguesseau père, du Charmel, le dominicain Massoulié (la Bibliothèque Nationale possède un assez grand nombre de ses lettres). Il fut ensuite « modérateur des études théologiques» de Gaston de Noailles et demeurait avec lui au petit séminaire de Saint-Sulpice (rue du Pot-de-fer) quand le jeune homme fut élevé à l'évêché de Châlons. Après avoir, semble-t-il, pris la précaution de consulter le groupe sulpicien (Tronson, Leschassier, Godet-Desmarais, D.N. de Bertier, J.H. de Flamenville), L.-A. de Noailles l'appela en 1696 à l'archevêché en qualité de théologien et le chargea souvent de la rédaction de ses mandements. Forcé de se séparer de lui, il le dédommagea en 1704 par une prébende à la collégiale Saint-Honoré. Bien que l'ancien curé de Versailles Hébert ait soutenu qu'il n'était pas janséniste ... il mourut appelant et réappelant le 10 mars 1735... » Fénelon Correspondance Orcibal, Lettre 310A note 1.

Bon : Cette religieuse attachante, influente sur le Père La Combe, « toute en lumières » selon Madame Guyon, est l’auteur d’un Catéchisme spirituel pour les personnes qui désirent vivre chrétiennement composé par la R. M. M. Bon D. L J. R. Ursuline à Saint Marcellin en Dauphiné, A.S.S. ms. 2056 folios 660-859. Ce texte, reflet d’une expérience profonde, suit immédiatement deux copies des Torrents de Madame Guyon dans le recueil constitué à Saint Sulpice vers 170 Marie Bon naît en 1636 en Dauphiné, son père est avocat au Parlement de Grenoble ; elle perd sa mère à 2 ans et est placée chez les Ursulines de St Marcellin avec sa soeur aînée. Elle en sort à 12 ans : « Les religieuses ne voulaient pas la recevoir à cause de sa petite taille et de ses infirmités » ; elle entre cependant en religion à 22 ans. Elle a 28 ans quand M. de Courbon, le vicaire de l’archevêque de Vienne, lui commande d’écrire. Elle objecte que « l’effort de l’imagination ... éloignerait ... de la pureté avec laquelle Dieu veut que je reçoive la grâce. ... il n’y a de ma part ... que l’acquiescement [125] ». Son père est assassiné la même année. Au parloir, où elle va par ordre, les personnes accourent de tous côtés : « elle disait avec une sainte liberté ...aux gens de qualité et aux autres les défauts... ils n’avaient aucun repos de conscience qu’ils n’eussent exécuté ce qu’elle les avait prié [250] de faire’. Elle est supérieure du monastère et dirige une comtesse piémontaise qui fonde un couvent d’Ursulines à Turin. Puis elle subit une persécution qui dure plus de sept ans, suite de la publication d’un « traité de l’oraison » traduit en italien. Elle expire dans l’amour de Dieu en 1680 à 45 ans. V. La Vie de la Mère Marie Bon de l’Incarnation, religieuse Ursuline de Saint Marcellin, en Dauphiné, où l’on trouve les profonds secrets de la conduite de JC sur les âmes, et de la vie intérieure, par le P. Jean Maillard, S.J., à Paris chez Jean Couterot et Louis Guérin, 1686.

Bossuet : V. la synthèse de J. Le Brun : La spiritualité de Bossuet, Klincksieck, 1972. En ce qui concerne les éléments biographiques, on se reportera à Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, tome XV, La chronologie de la vie de Bossuet pp. 431-516.

Chamesson-Foissy : Neveu du père de Madame Guyon . « Philippe de Chamesson-Foissy naquis dans le diocèse de Reims vers 1632. Ayant commencé dès 14 ans une carrière militaire, il décida d'entrer dans un ordre religieux après avoir tué un adversaire en duel. Il devait quitter Paris le 17 octobre 1661 avec Mgr François Pallu (l'évêque d'Héliopolis) et s'embarquer à Marseille le 2 janvier 1662. Après plusieurs voyages (Madagascar, Inde, Siam), il fut arrêté comme espion à Golconde et mourut le 25 août 1674, épuisé par trois mois d'emprisonnement. On l'enterra dans l'église des Augustins de Masulipatam. V. A. LAUNAY : Mémorial de la Société des Missions Etrangères, Paris, 1916, t. II, p. 115.» BRUNO (Jean) : La Vie de Madame Guyon..., note 13.

Chéron : Nicolas Chéron « fut, avec Coquelin, élu promoteur à l’Assemblée de 1682 ; la complaisance qu’il y montra lui valut l’abbaye de La Valasse … Il recevait en outre du clergé une pension de quatre mille livres sous prétexte de préparer un recueil des édits et arrêts concernant le spirituel et le temporel, travail dont il n’avait pas fait une page lorsqu’il mourut ». Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, tome III, p. 38

Chevreuse : Charles-Honoré d’Albert, duc de Luynes, duc de Chevreuse (1656-1712) fut élève des Petites Ecoles de Port-Royal, gendre de Colbert, beau-frère et ami du duc de Beauvillier, conseiller particulier respecté par Louis XIV, et après 1704, ministre d’Etat : « les ministres des affaires étrangères, de la Guerre, de la Marine et des Finances avaient ordre de ne lui rien cacher » PILLORGET, R. et S., France baroque, France classique 1589-1715, I. Récit, Laffont, 1995, p. 1162. Saint-Simon lui élève le « tombeau » suivant : « J’ai parlé ailleurs ...de la droiture de son coeur, et avec quelle effective candeur il se persuadait quelquefois des choses absurdes et les voulait persuader aux autres ... mais toujours avec cette douceur et cette politesse insinuante qui ne l’abandonna jamais, et qui était si sincèrement éloignée de tout ce qui pouvait sentir domination ni même supériorité en aucun genre ... C’est ce même goût de raisonnements peu naturels qui le livra avec un abandon qui dura autant que sa vie aux prestiges de la Guyon et aux fleurs de M. de Cambrai ... Sa déférence pour son père le ruina, par l’établissement de toutes ses soeurs du second lit dont il répondit, et les avantages quoique légers auxquels il consentit pour ses frères aussi du second lit, et qui ne pouvaient rien prétendre sans cette bonté. Jamais homme ne posséda son âme en paix comme celui-là. ... Le désordre de ses affaires, la disgrâce de l’orage du quiétisme qui fut au moment de le renverser, la perte de ses enfants, celle de ce parfait dauphin, nul événement ne put l’émouvoir ni le tirer de ses occupations et de sa situation ordinaire avec un coeur bon et tendre toutefois. Il offrait tout à Dieu, qu’il ne perdait jamais de vue; et dans cette même vue, il dirigeait sa vie et toute la suite de ses actions. Jusque avec ses valets il était doux, modeste, poli ; en liberté dans un intérieur d’amis et de famille intime, il était gai et d’excellente compagnie, sans rien de contraint pour lui ni pour les autres, dont il aimait l’amusement et le plaisir; mais si particulier par le mépris intime du monde… » Saint-Simon (Cherel) Livre 10 Chapitre 12.

Eugénie (Louise Eugénie de Fontaine) : (1608-1694), « fille d'un secrétaire du Roi, elle était née de parents protestants ; après la mort de son père, elle se convertit avec sa mère en 1623. Elle fit profession à la Visitation en 1630 et acquit bientôt la plus haute considération, jusqu'à passer pour une autre sainte Chantal ; aussi fut-elle à diverses reprises supérieure de son couvent, qu'elle gouverna pendant trente-trois ans. Même, lorsque Péréfixe voulut changer les dispositions des Soeurs de Port-Royal de Paris touchant le formulaire, il envoya dans cette maison, à titre de supérieure, la M. Eugénie accompagnée de six de ses visitandines. » UL VII, appendice III p. 500, note, donne en outre les références : Vie… 1694 ; Quesnel, Lettre… ; Sainte-Beuve, Port Royal.

Falconi : Il se consacra entièrement à la direction de conscience auprès des laïcs de Madrid et de la Cour et dans les monastères. La première de ses huit lettres est  un traité sur la méditation discursive dans lequel Falconi se défend du reproche d’attirer à l’oraison jusqu’aux porteurs d’eau  V. DS, tome 5, col. 35 à 42.

Famille : Marie de Lavau, « Manon autrement (appelée) Famille », cf. Vie 3.18. 8 p.000, provoque un quiproquo et les soupçons de La Reynie.

Fénelon : « Méridional à l’esprit vif », il naît en 1651. Supérieur des Nouvelles Catholiques à 27 ans, il est chargé de convertir les protestants saintongeais à 35 ans. A 36 ans, abbé en Cour, il est promis à une brillante carrière aidé par son aîné Bossuet. Il rencontre J.-M. Guyon à 37 ans en octobre 1688 ; elle a 40 ans. Il est nommé précepteur du duc de Bourgogne l’année suivante. L’affontement avec Madame de Maintenon et Bossuet suivi de son refus d’abandonner  Madame Guyon le conduisent à une disgrâce - relative : il est nommé archevêque de Cambrai à 44 ans. Ses Maximes sont condamnées par Rome sous la pression française en mars 1699. Vrai pasteur au-delà du dignitaire d’Eglise pendant les misères de la guerre dans son diocèse, il meurt à 64 ans en janvier 1715 ayant conservé des relations étroites avec Madame Guyon, son initiatrice puis directeur mystique. V. DS Fénelon par L. Cognet ; Fénelon Œuvres Le Brun ; Fénelon Correspondance Orcibal, (en particulier l’ensemble du tome I, Fénelon, sa famille et ses débuts et son chapitre X, Fénelon vu par Madame Guyon).

Filles au service de Madame Guyon : v. Famille et Marc.

Fouquet : Les rapports entre Madame Guyon et la famille du surintendant sont multiples : amitié avec un de ses frères qui fut disciple de J. Bertot comme elle, avec les duchesses de Charost, mariage de sa fille. En effet le surintendant Nicolas Fouquet (1615-1680) épouse en 1639 Louise Fourche d’où naît Marie Fouquet (1640-1716) qui épousera Louis Armand de Béthune duc de Charost ; puis le surintendant épouse en 1650 Marie-Madeleine de Castille (1636-1716) d’où naîssent François Fouquet V (1652-1656), Louis-Nicolas Fouquet (1654?-1705) qui épousera Jeanne-Marie Guyon, ainsi que trois autres enfants. Musée de Belle-Isle.

Gramont comtesse de - : « Marie-Christine de Noailles, troisième des enfants du maréchal, née le 4 août 1672, mariée le 12 mars 1687 à Antoine de Gramont, comte de Guiche, duc en 1695, plus tard maréchal de France. Veuve en 1725, elle mourut le 14 février 1748. « La colombe » était une ardente disciple de Mme Guyon…» Orcibal Lettre 323 note 4 - La carrière (et le courage) de son mari suggère une vie ponctuée de déplacements fréquents : on sait que les femmes suivaient en général leur époux à la guerre. - On ne doit pas la confondre avec la duchesse de Grammont née Hamilton [Mme de Morstein]. La comtesse de Gramont pourrait succéder à Madame Guyon dans la filiation mystique issue de Bernières et Bertot si l’on en croit le Supplément à la Vie (v. p. 000) ? Mais nous n’avons pas d’autre source appuyant cette suggestion et la « petite duchesse » [de Mortemart], la correspondante des dernières lettres avant l’enfermement à la Bastille  comme plus tard du marquis de Fénelon est une autre candidate possible...

Guiche : v. Gramont.

Guyon, Armand-Jacques - : né le 21 mai 1665, il était au collège lorsque Madame Guyon quitte Montargis pour ses voyages. Il se fit émanciper en 1685 et entra au service en qualité d’enseigne puis de lieutenant aux gardes françaises. Grièvement blessé à Walcourt en août 1689 il quitta l’armée et épousa à Orléans, par contrat du 24 juin 1692, Marie de Beauxoncle, fille d’Alexis de Beauxoncle et d’Anne Thoynard, et alla demeurer au château de Dizier, paroisse de Suèvres, au baillage d’Orléans, à l’est de Blois, près de la rive nord de la Loire. Il mourut vers 1720 laissant deux enfants. Le château existe toujours, situé près d’un bel étang, et l’on peut voir sa partie gauche, où Madame Guyon résida à sa sortie de la Bastille, avant de s’installer dans une modeste maison à Blois. La chapelle visible actuellement est plus tardive.

Guyon, Jacques - : Il avait vingt-deux ans de plus que Jeanne-Marie de La Motte. Ecuyer, seigneur du Chesnoy, de Champoulet, et l'un des seigneurs du canal de Briare, il appartenait à une ancienne famille de Normandie, venue à Montargis, au siècle précédent, à la suite de la duchesse de Ferrare. Son père, de même prénom, avait fait de grands bénéfices dans l'entreprise du canal de Briare. Il était mort en 1642, laissant une veuve (Anne de Troyes, fille de Jacques de Troyes, seigneur de Montizeaux) et trois enfants : deux filles religieuses à Notre-Dame-des-Anges (le couvent des bénédictines de Montargis) et un fils, Jacques Guyon du Chesnoy, à qui revint toute la fortune de la famille.» (GUERRIER L., Madame Guyon, sa vie, sa doctrine et son influence…, Paris, 1881, p. 25).

Harlay : « Harlay de Champvallon (François II de), 1625 – 1695, était le neveu et le filleul de François Ier de Harlay de Champvallon, 1586 – 1653, archevêque de Rouen, dont il devint, fort jeune le coadjuteur et le successeur (1651). Louis XIV le tira de Rouen pour lui donner l’achevêché de Paris (1671). Brillant orateur, habile administrateur, Harlay fut plus encore un courtisan impénitent. S’il ne pratiqua pas assidûment la vertu, du moins l’admira-t-il chez les autres... » Charles BERTHELOT du CHESNAY, Les missions de Saint Jean Eudes, Contribution à l’histoire des missions en France au XVIIe siècle, 1967, Procure des Eudistes, 1967, p. 337 ; Dethan Paris pp. 326 à 333 consacre une section à ce prélat qui ne manquait pas d’allure selon la belle gravure ad vivum, p. 327, et rapporte la chanson des parisiens : « Notre archevêque de Paris, / Quoique tout jeune, a des faiblesses / Et crainte d"en être surpris / S"est retranché sur ses maîtresses. / De quatre qu"il eut autrefois / Le prélat n"en a plus que trois ».

Huguet : « Denis Huguet, conseiller au Parlement de Paris (1635 – 1715). Par sa mère il était cousin germain du mari de Mme Guyon, étant né de Simon Huguet, procureur général en la Chambre des Comptes, et d"Elisabeth ou Isabelle de Troyes fille de Jacques de Montezeaux. A la mort d"Anne de Troyes, la belle-mère de Mme Guyon, il avait été nommé tuteur honoraire des enfants de Mme Guyon, après avoir demandé qu"un tuteur onéraire, Hureau, notaire à Montargis, lui fut adjoint. Lorsque Mme Guyon était en Savoie ou en Italie, il fit tous ses efforts pour la déterminer à revenir à Montargis. Lorqu"il rendit compte de sa tuelle aux enfants émancipés de Mme Guyon, ceux-ci, estimant qu"il n"avait pas assez bien servi leurs intérêts, lui firent un procès (BN, Thoisy, 446, f° 255 & 263) » Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, tome VII p. 499 - Renseignements généalogiques complémentaire dans F. Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris 1956, p. 216.

La Chaize (François de la Chaize d’Aix, père de), dit le P. La Chaise (1624-1709) Provincial Jésuite, il fut appelé (1675) par Louis XIV qui en fit son conseiller spirituel et son confesseur. Il lutta contre les Jansénistes, fut gallican modéré. Il ne put empêcher la révocation de l’édit de Nantes.

La Combe : Sa biographie démontre les dons brillants d’un simple prêtre qui ne bénéficie pas d’appuis particuliers. Né à Thonon en 1640, François La Combe reçoit l’habit des Barnabites à 15 ans; il est ordonné à 23 ans, enseigne avec succès au collège d’Annecy, prêche et collabore aux missions du Chablais. Consulteur du Provincial à Paris à 27 ans, il enseigne la théologie à Bologne et à Rome de 31 à 34 ans, est supérieur à Thonon de 37 à 43 ans et jouit d’une excellente réputation. Sur le plan spirituel il devrait beaucoup à la Mère Bon (citée dans la Vie à l’occasion du rêve de Madame Guyon). En 1681 il devient par M. de Genève le directeur de Madame Guyon à Gex. Il est l’objet de jalousies dans son ordre, en particulier de la part du demi-frère de Madame Guyon. Arrêté à Paris en 1687, il est l’objet d’accusations basses puis de manipulations. Il a alors 47 ans et ne sera plus jamais libre, passant de prisons en prisons : la Bastille, l’île d’Oléron, l’île de Ré, la citadelle d’Amiens ; à 49 ans le château de Lourdes. Il est transféré à Vincennes à 58 ans. Fou (ou atteint de sénilité ?) il est transféré à Charenton à 72 ans et meurt trois années plus tard, le 29 juin 1715. V. J. Orcibal : article La Combe, DS tome 9 col. 35-42. – N’étant qu’un « petit prêtre », il a probablement été traité plus durement que Madame Guyon. L’extraordinaire n’est pas tant qu’il ait perdu la raison (selon les rapports de police), mais que Madame Guyon ait gardé la sienne dans ces terribles épreuves. Il sera vénéré comme martyr dans les cercles guyoniens germano-suisses du XVIIIe siècle.

La Mothe (Dominique de) : le frère consanguin de Mme Guyon, provincial et visiteur des barnabites mourut le 25 novembre 1701. Il avait vécu 77 ans, dont 58 de profession. V. Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, tome VI, appendice III, note à la lettre qui est adressée à Dominique ; G. Boffito, Scrittori Barnabiti ; DS.

La Mothe (famille Bouvier de) : outre Dominique de la Mothe, de la même mère étaient nés deux autres enfants : Grégoire, qui fit profession dans la chartreuse de Gaillon, où il mourut en février 1698, et Michel, docteur en théologie, aumônier du Roi, prieur de Saint-Nicolas de Marle, puis curé de Saint-Saturnin de Tours. 

Laurent de la Résurrection (frère) : Madame Guyon l’appréciait : « On a supprimé tous les livres du frère Laurent et il n’y en a plus que six dans tout Paris, possédés par des particuliers. L’ecclésiastique en a un en papier marbré … ils en ont fait imprimer un autre en la place pour surprendre, qui n’a rien de ce qu’avait l’autre, en voici l’intitulé Maximes spirituelles et utiles aux âmes pieuses pour acquérir la présence de Dieu, recueillis de quelques manuscrits de frère Laurent etc. au bon pasteur. » Lettre à la petite duchesse, décembre 1697. 

Le Picart, Françoise-Elisabeth (mère) : née le 2 mai 1621, confiée en 1631 aux visitandines de la rue Saint-Antoine qui fondèrent la maison de Meaux, où elle prit l’habit à l’âge de quinze ans. Envoyée à Dammartin en 1643, elle suivit sa communauté transférée, pendant les guerrres civiles, à Paris puis à Senlis. Elle en était supérieure lorsqu’elle se réunit à celle de Meaux en 1653. Bossuet l’avait en haute estime. Elle mourut le 28 novembre 1705, six mois après avoir été réélue supérieure. V. UL, note à la lettre 1273. 

Louis de France : né le 6 août 1682, marié à Turin, par contrat du 15 septembre 1696 avec Marie-Adélaïde de Savoie (elle–même née à Turin le 6 décembre 1685 et morte au château de Versailles le 12 février 1712), mort au château de Marly le 18 février 1712. Le Dauphin était l’espoir du cercle guyonnien.

Madame de Chantal : Jeanne de Chantal née à Dijon en 1572 est l’exemple rare d’une jeune femme heureuse en mariage - jusqu’en 1601 où au cours d’une partie de chasse son mari est blessé et meurt neuf jours après en lui demandant de pardonner à son meurtrier involontaire. Le chagrin immense marque ainsi les premiers pas dans la vie mystique. Un confesseur abusif augmente ses peines jusqu’à la rencontre libératrice avec François de Sales, en 1604. Après avoir rempli toutes ses obligations familiales, elle fonde à Annecy, en 1610, une nouvelle forme de vie religieuse sans vœux solennels ni clôture ; le développement explosif des fondations l’obligera à une activité permanente  ; elle meurt en 1641. On note que la durée de l’expérience mondaine dépasse celle de la vie de religieuse fondatrice. Sa Correspondance (Cerf, 1986, 6 volumes) comporte une chronologie-biographie. On trouve dans ses Œuvres (Plon, 1875, 2 volumes) des aperçus et conseils pour une vie mystique vécue dans la sobriété, au coeur d’une intense activité.

Maintenon Madame de - : Née en 1635, la mort en 1647 de son père, fils protestant du célèbre Agrippa d’Aubigné, réduit Françoise à la misère. Elle épouse le poète Scarron en 1652 plutôt que d"entrer au couvent. Celui-ci meurt en 166 Louis XIV, en mars 1669, lui demande d"assurer l"éducation des enfants qu"il avait de Mme de Montespan. Elle parvint en 1680 à séparer le roi de cette dernière. La mort de la reine posa en 1683 avec acuité le problème d"un nouveau mariage qui fut célébré dans les mois suivants mais ne fut jamais publié officiellement. Au-delà du rappel de ces quelques dates, on note son « enracinement de la vie religieuse dans la vie morale » et son souci, en fondant la maison d’éducation de Saint-Cyr, d’éviter à d’autres ce qu’elle a connu elle-même. V. DS tome 10 col. 115-118 - Elle a 13 ans de plus que Madame Guyon ; le duel, par trop inégal, sera sans merci. Fénelon portera un jugement très dur sur elle, v. Lettre 1538 au duc de Chevreuse 8 mars 1712, Fénelon Corresp. Vol. XVI.

Maisonfort, Madame de la - : «  Née le 6 octobre 1663, Marie-Françoise-Silvine était la fille d'Antoine-Paul Le Maistre de La Maisonfort, oncle de Mme Guyon. Son père lui obtint en 1676 une stalle au chapitre noble de Poussay. « Bien faite et agréable, elle sut bientôt gagner l'esprit de son abbesse qui la mena à Nancy au passage de la Dauphine en mars 1680 ». Sa famille étant très pauvre et son père remarié, elle vint à Paris. Mme de Brinon, directrice de Saint-Cyr, la retint comme « maîtresse séculière rétribuée. » Dès l'été 1684, elle suscitait l'enthousiasme de Mme de Maintenon qui la chargeait de remplacer la supérieure, ne tarissait pas d'éloges à son sujet et se plaignait de ne pas entendre assez parler d'elle. A Versailles elle était « connue même très particulièrement du Roi qui la voyait tous les jours chez Mme de Maintenon et lui faisait l'honneur de lui parler » (Mémoire de Ledieu dans la Revue Bossuet, 1909, p. 24). Elle prononça en 1694 ses voeux solennels. Bien qu'elle fût depuis le début de 1696 en relation avec Bossuet, elle fut chassée le 10 mai 1697 de Saint-Cyr comme quiétiste. Pourtant M. de Meaux avouait le 24 septembre 1701 « qu'elle en était fort bien revenue et que la véritable raison de son exil de Saint-Cyr fut qu'elle se rendait insupportable à toutes les religieuses et à Mme de Maintenon même, par sa critique continuelle des petites pratiques de la religion qu'elle ne pouvait souffrir. C'était là en effet le fond de son génie ». Sur sa demande, elle passa chez les visitandines de Meaux, mais en raison de la même aversion pour « leurs petitesses », elle fut transférée le 23 octobre 1701 chez les ursulines de Meaux puis, en 1707, chez les bernardines d'Argenteuil. A la mort de Bossuet, Mme de La Maisonfort reprit sa correspondance avec Fénelon, elle restât aussi « en commerce » avec sa cousine Mme Guyon… » Fénelon Correspondance Orcibal, Lettre 151 note 1 que nous condensons.

Malaval : La Pratique facile pour élever l’âme à la contemplation (1664-1670) du célèbre aveugle de Marseille est traduite en italien avant la Guide de Molinos. Cet ouvrage condamné en 1687 entraîne l’année suivante la mise à l’index de celui de Malaval. Ce dernier rentre dans le silence mais reprend ses activités intellectuelles et charitables. DS, tome 10, col. 152 –158.

Marc : Françoise Marc, née à Rouen, âgée d'environ trente-cinq ans, était depuis six on sept ans au service de Mme Guyon, lorsque celle-ci se rend au couvent de Meaux ; elle est appelée « la chère petite Marc » par la mère Le Picard, v. Vie 3.18.11, note p.00 

Martin (Claude) : le fils de Marie de l’Incarnation (du Canada), à qui elle destina sa Seconde Relation de 1654, était lui-même un profond spirituel. Il eut « entre les mains le Moyen court de Madame Guyon (qu’il appelle le Chemin court) et entreprit de justifier sa pensée profonde mais son traité est resté à l’état de matériaux. » V. DS, tome 10, col. 695-702.

Miramion : Une des plus grandes organisatrices de la charité en France.  En 1678 elle devient supérieure des Filles de la Providence et Louis XIV lui demande de s’occuper des aumônes royales. Forte personnalité, ouverte d’esprit et généreuse, « femme d’un grand sens, et d’une grande douceur » pour Saint-Simon Chérel tome 1 p. 321. V. DS tome 10 col. 1286-1288. On note son appui à la naissante Société des Missions étrangères dont la jeune Madame Guyon admirait des missionnaires tel Philippe de Chamesson-Foissy et François Pallu, l’évêque d’Héliopolis, Vie 1.4.6. Un beau portrait gravé figure dans la section décrivant le terrible Hôpital Général dont on menaçera Madame Guyon v. Dethan Paris p. 189.

Molinos : Miguel de Molinos naît en Aragon, dans une simple famille paysanne. Prêtre en 1652, il occupe « des postes de responsabilité et d’honneur » dans l’Escuela de Cristo de Valencia et arrive à Rome en 1663 pour y activer une cause de béatification. Sa réputation de directeur spirituel s’accompagne de de la publication de ses écrits. « Son prestige est tel que les premiers écrits qui attaquèrent directement sa doctrine furent mis à l’index (1681) ». Mais arrêté en 1685 après plusieurs années d’une situation « franchement hostile et insoutenable » il passe le reste de sa vie dans les prisons de l’Inquisition. Une étude le réhabilite dans DS tome 10 col. 1486 – 1514. Une terrible description de sa cérémonie d’abjuration est faite par Dudon, Le quiétiste espagnol Michel Molinos, 1921, auteur qui par ailleurs ne lui est pas favorable. V. la communication de J. Le Brun, Rev . de l’Histoire des Religions, janvier-mars 1980, pages 118-120, faisant le point des travaux et éditions de la Guia.

Montbazon : « Marie de Bretagne (ou d’Avaugour) (décédée le 28 avril 1657) était la fille aînée de Claude de Bretagne (ou d’Avaugour), comte de Vertus [ !] et baron d’Avaugour, gouverneur de Rennes, de Saint-Malo et de Vannes, et de Catherine Fouquet de La Varenne LEVANTAL, C., Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l’époque moderne (1519-1790), Maisonneuve et Larose, 1996. - Son mari « alla la chercher dans un couvent où la jeune personne voulait se faire religieuse : superbe créature … très entourée, fort coquette, provoquant de nombreuses passions, elle n"y résistait pas » selon G. Martin, Histoire et Généalogie des Maisons de Rohan de Chabot et de Rohan-Chabot, tome II, 1977, p. 93.

Mortemart : Marie-Anne Colbert (1665 - 1750), « la petite duchesse ». Cette soeur cadette de Mme de Chevreuse avait épousé, le 14 février 1679, Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, pair de France. Il mourut le 3 avril 1688. La jeune veuve avait 40 000 livres de rente et, en septembre 1689, le Roi lui donna en outre l'abbaye de Beaumont près de Tours. En 1689 et en 1690, on voit souvent son nom dans les listes des invitées du Roi et du Dauphin mais Saint-Simon notait en 1694 « qu'elle s'était jetée à Paris dans la dévotion la plus solitaire. » V. Orcibal Lettre 168 note 2 – Elle était très aimée de Madame Guyon comme en témoigne les lettres de cette dernière en 1696 et 1697. Doit-on la considérer comme successeur dans la lignée ?

Nicole : Pierre Nicole (1625 – 1695), célèbre janséniste, traduit les Provinciales en latin, participe « au conflit qui oppose Port-Royal et la Compagnie du Saint-Sacrement, à laquelle appartiennent plusieurs de ses futurs adversaires partisans des spiritualités mystiques … Autorisé à revenir en France incognito (fin 1680), enfin à revenir dans la capitale (printemps 1683), Nicole remercie l"archevêque de Paris et prouve son orthodoxie en publiant des écrits de controverse et de spiritualité ; son souci est désormais d"établir un lien entre la hiérarchie et ses amis exilés ». DS, tome 11 col. 309 – 318.

Noailles, Louis-Antoine de - : second fils d'Anne, duc de Noailles, fut nommé évêque de Cahors, et dès l'année suivante, fut transféré à Châlons, d'où il vint en 1695 prendre possession du siège de Paris. Il fut créé cardinal en 170 Il eut de grandes vertus, mais l'indécision de son caractère lui créa bien des embarras, notamment à propos de la bulle Unigenitus, qu'il accepta seulement le 11 octobre 1728, ce qui ne l'empêcha point, dit-on, de se dédire par un acte du 26 février 1729. Il mourut quelques semaines après, à soixante-dix-huit ans, le 4 mai. » Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925.

Noailles, Marie-Christine de -  : v. Gramont.

Nouvelles Catholiques : l’étude par Orcibal révèle pour le moins des « ambiguïtés » liées à cette œuvre de conversions forcées. V. Correspondance de Fénelon, tome I, chapitre IV de la deuxième partie : « Fénelon remplaça vers juin 1679 A. de Noailles à la tête des Nouvelles Catholiques, établissement fondé en 1634 par la Compagnie de la Propagation de la Foi ... Cela a paru suffisant pour le rendre responsable de tout ce qui se passa dans la maison jusqu"en 1689 ... les cruautés qu"on y exerça ... Les ordres d"incarcération et d"élargissement … signés par le procureur général Harlay et surtout par le lieutenant de police La Reynie. Fénelon ne voyait les pensionnaires que lorsque suffisamment instruites et disposées pour faire leur abjuration, elles lui étaient présentées ». Nous pouvons imaginer Fénelon et Madame Guyon échangeant plus tard leurs expériences, bien décidés à ne plus pratiquer qu’un christianisme intérieur.

Pallu : François Pallu (1626-1684), principal fondateur de la société des Missions Etrangères. L’évêque d’Héliopolis s’embarque de Marseille en 1662, débarque à Alexandrette, se rend à Ispahan, gagne par mer Surate, traverse l’Inde pour atteindre la capitale du Siam, où il collabore avec Lambert de la Motte, évêque de Bérythe, vicaire apostolique de la Cochinchine. Il revient en Europe arrivant à Rome en 1667. Il repartira en 1670, s’embarquant en 1674 pour la Chine : arrêté par les Espagnols qui le ramèneront en Europe par le Mexique, il fut ainsi peut-être le premier voyageur ayant fait le tour du monde d’ouest en est ! Il repartira de nouveau au Siam en 1681 pour mourir en Chine. V. A. LAUNAY, Mémorial de la Société des Missions Etrangères, Paris, 1916, t. II, pp. 485-491.

Petite duchesse : la correspondante de Madame Guyon lorsque le duc de Chevreuse est indisponible ou doit être protégé, v. Mortemart.

Pirot : (1631-1713). Le P. Léonard le considérait comme « l'esprit le plus éclairé de la Sorbonne », mais il ajoutait qu' « il fait aveuglément tout ce que veulent les gens qui l'emploient », de sorte qu'il donnait l'impression « d'une espèce de girouette pour la doctrine » (B. Neveu, Le Nain de Tillemont, La Haye, 1966, p. 308). Bossuet réussit à lui faire condamner l'Histoire critique du Nouveau Testament de R. Simon et les Maximes des Saints qu'il avait d'abord approuvées (Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, tome II, p. 65, n. 4 ; Fénelon Correspondance Orcibal, Lettre 7B note 2) - Pirot entre autres tâches assista la marquise de Brinvilliers sur l’échafaud et obtint de cette empoisonneuse, courageuse face au supplice, une entière confession de ses fautes (Dethan Paris p. 87).

Richebracque, Dom Nicolas - : bénédictin, (1666 – 1704). Né à Blangy-sur-Bresle, au diocèse de Rouen, il avait fait profession chez les Bénédictins de Vendôme, à l"âge de vingt et un ans, le 13 novembre 1666. Il résidait alors à Blois, dans le couvent de son ordre. Lorsque Mme Guyon était à Grenoble, il était prieur du couvent de Saint-Robert-de-Cornillon, aux environs de cette ville. Il fut plus tard (1701) sous-prieur de l"abbaye de Saint-Germain- des-Prés, et mourut le 24 juin 1704, au monastère de Saint-Médard de Soissons. » Ch. Urbain et E. Levesque, Correspondance de Bossuet, Paris, 1909-1925, VII p. 494.

Saint-Simon : Les membres du « petit troupeau » rassemblé autour de Madame Guyon revivent par quelques chapitres de ses mémoires : vol. 1 chap. 18, 19, 27 ; vol. 2 chap. 8, 17 ; dans des volumes suivants, « tombeaux » en hommage aux ducs et duchesses de Chevreuse et de Beauvillier. On n’oubliera pas que le jeune Saint-Simon, né en 1675, exerçait, à l’époque de la querelle quiétiste, des talents de mousquetaire, assistant au siège de Namur en 1692 puis à la bataille de Fleurus. Ceci explique quelques inexactitudes. Sa légendaire férocité paraît le plus souvent lucidité et laisse place à une grande estime pour la loyauté et l’honnêteté propres aux principaux fidèles et amis. Il malmène « la dame » qui lui dérobe leur part intime.

Tronson : (1622-1700), Louis Tronson était le fils d'un secrétaire de cabinet et de Marie de Sève. Prêtre en 1647, il acquit une charge d'aumônier ordinaire du Roi en 1654. Entré à Saint-Sulpice en 1656, il devint supérieur de la Solitude, puis premier directeur l’année suivante. Supérieur général de la congrégation en 1676, il s'établit à Issy en 1687. V. Orcibal Lettre 1 note 14 à compléter par BERTRAND L., Bibliothèque Sulpicienne ou Histoire Littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice, Paris, 1900, pp. 123 à 155 – Estimé des deux partis, honnête, il sût conserver une voie médiane et demeure le seul recours de Madame Guyon aux moments critiques précédant la Bastille. Mais il écrit, le 27 avril 1694 : « On a fort souhaité de me faire parler à Madame Guyon avant qu"elle se retira mais je n"ai pas cru m"y devoir exposer. Ses amis en disent merveille et il est vrai que sa conversation a apporté des effets de grâce si extraordinaires en plusieurs personnes fort qualifiées de la Cour qu"il serait difficile à n"en juger que par cet endroit de ne pas croire qu"elle est bien remplie de l"Esprit de Dieu. Cependant d"autres personnes qui lui sont opposées en disent de si étranges choses qu"après avoir parlé plusieurs fois aux unes et aux autres … et après avoir lu un écrit qu"elle m"avait envoyé pour sa justification, je n"ai pu dire autre chose sinon que toute sa conduite était un mystère où je ne comprenais rien. » On peut suivre son éloignement progressif de la « dame directrice », du 8 avril 1694 au 5 juillet 1699 (A.S.S. vol. 34 de la correspondance Tronson). Sa position varie selon l’interlocuteur. Son état de santé était chancelant.

Vintimille : Né en 1655, au château du Luc, diocèse de Fréjus, fils et frère de militaires, il était neveu de Jean de Vintimille évêque de Toulon. Nommé évêque de Marseille le 27 juin 1684, il administra comme vicaire capitulaire pendant six ans, avec une sorte de bonne foi, que n"eurent pas tous ses collègues. Préconisé le 21 janvier 1692, il se fit sacrer le 25 mars suivant dans sa cathédrale. Régulier, pieux, modéré surtout, il mérita par là de monter plus haut et de vivre longtemps. JEAN, A., Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu’à 1801, Paris 1891 p. 41




Index de lieux et de thèmes

Ascèse : Des textes innombrables montrent une influence excessive de pratiques ascétiques dans un siècle qui n’était pas tendre. Le fils de la grande mystique Marie de l’Incarnation (du Canada), à qui Madame Guyon demandera conseil avant de partir à Gex, est admiratif d’une compagne de sa mère car on lui trouve sur la tête une « calotte armée de pointes de fer …  Elle portait encore deux chaînes de fer à ses deux pieds. Les disciplines dont elle se servait étaient aussi des chaînes de fer » (Dom Martin, p. 263 et p. 268). Madame Guyon tente d’imiter dans sa jeunesse - mais déconseille fermement dans son âge mûr - des pratiques qui renforcent la volonté propre et ne favorisent guère l’abandon à la providence divine. Un exemple célèbre est fourni par Xavier dans les hôpitaux de Venise, raconté par Rodriguez, qui pour arriver à vaincre la répugnance qu’il avait à donner les soins réclamés par un malade, porte à sa bouche le pus d’un ulcère ; « toute la nuit suivante il lui semblait avoir encore ce pus dans la gorge sans pouvoir arriver à s’en débarrasser, tant avait été forte la violence qu’il avait dû faire à tous ses instincts. » Art. Ascèse, J. de Guibert, DS, tome 1 col. 997. L’exemple suivant est plus proche de Madame Guyon : la Mère Granger a fait « essuyer [au corps] des choses dont le récit nous fait horreur, comme de baiser des chancres... Elle avait défendu aux infirmières de rendre certains offices aux malades, qui sont les plus répugnants à des filles propres, parce qu’elle s’était réservé cet exercice... c’est bientôt dit, mais la pratique en est bien difficile. » Eloges... p. 432 (par la mère Jacqueline Bouëtte de Blémur), Paris, 1679. Concluons par l’appréciation d’un mystique sobre et apprécié de Bertot  : «  plusieurs saints et saintes …qui baisaient et léchaient les plaies et ulcères des pauvres … pourront au moins servir pour la condamnation de la délicatesse » Benoît de Canfield, La règle de perfection, PUF, 1982, p. 242 ; v. notes attenantes de J. Orcibal sur François, les deux Catherines (de Sienne et de Gênes), Elisabeth de Hongrie.

Bastille : “Elle avait environ 66 mètres de long sur 30 m de large ... Ses huit tours avaient un peu moins de 24 m de haut, leur diamètre extérieur était d’environ 11,3 m , leur épaisseur de 2 m » - ce qui donne une chambre circulaire de 7,3 m de diamètre soit un modeste « appartement » de 42 mètres carrés. “Le nombre de prisonniers ne fut jamais considérable : en moyenne 40 par an sous le règne de Louis XIV ... Ceux-ci, en général, n’y restaient pas longtemps (moyenne de 4 mois en 1782). ... Une incarcération à la Bastille n’avait rien de déshonorant puisqu’on n’y était enfermé que par lettre de cachet. Celle-ci était, en général, libellé comme suit : « Monsieur le Gouverneur, envoyant en mon château de la Bastille le sieur X... mon intention est que vous ayez à l"y recevoir et retenir en toute sûreté, jusqu"à nouvel ordre de moi... ». Suivaient la signature du roi et le contre-seing du ministre.” HILLAIRET, Dictionnaire Historique des rues de Paris, Les Editions de Minuit, 1963, 2 vol. - Madame Guyon est entré à la Bastille le 4 juin 1698 pour en sortir en litière le 24 mars 1703. On retiendra : « l’homme au masque de fer », contemporain entré en 1698 et mort en 1703 ; Voltaire, enfermé une première fois en 1717 ; Sade, enfermé très longtemps et pour de très sérieuses raisons à la fin du siècle.

Bénédictines du Saint-Sacrement : Leur couvent formait un domaine considérable, avec un grand jardin de forme triangulaire, adjacent au couvent des Carmes. Le plan du grand ensemble ainsi formé par les Carmes, les Bénédictines et N.D. de Consolation, qui recouvrait l’actuel quadrilatère délimité par la rue de Vaugirard, la rue Cassette, la rue du Cherche-Midi, la rue du Regard, figure dans Conrad de Meester, Frère Laurent de la Résurrection, Cerf, 1996, annexe I. – Madame Guyon a probablement connu Frère Laurent, v. Index des noms, Laurent.

Bourbon-l’Archambaud : Cette petite ville d’eau située près de Moulins est fréquentée au XVIIe s. EXPILLY, Dictionnaire… nous décrit ainsi ses bains : « Les eaux minérales ... sont enfermées dans trois espèces de puits, cependant ce n’est qu’une seule et même source ... Au-dessous de ces puits est un grand bain de forme carrée, qu’on appelle le Bain des Pauvres ; et à deux pas de là est une maison où l’on trouve trois chambres au rez-de-chaussée de la rue : ces chambres sont voûtées et séparées par un mur mito Dominique  et le Père La Combe] ; un couvent de Récollets, des Ursulines, des Visitandines, des Dominicaines et des Bénédictines ; un hôpital etc. On y compte 1210 feux. Cette ville est située au pied d’une côte, sur le canal de Briare, proche de la rivière de Loing ... le sol y est assez fertile et agréable. Le commerce y est médiocre. » EXPILLY, Dictionnaire… - Les indications suivantes seront utiles au visiteur moderne à la recherche de souvenirs de Madame Guyon : « Bien que l’aspect de la ville se soit modernisé et qu’à l’exception de quelques tours ses remparts aient disparus on peut ... retrouver les vestiges de la cité du XVIIe siècle, dont la structure, dessinée par les bras de rivières qui l’entourent et la sillonnent, n’a pas varié. On y voit toujours certaines des maisons que Mme Guyon habita, par exemple celle du 16, rue du Four-Dieu avec une ancienne porte … Une aile du Collège des Barnabites fréquenté par tous ses frères et son fils aîné subsiste rue Gambetta. Madame Guyon serait née dans une demeure Renaissance toujours visible (Caisse de Crédit Agricole du Loiret) venant de Barthélémy Prevost » Bruno, Tour Saint Jacques, p. XXIII et Dossier Guyon, pièces 1 & 18 qui reproduit à partir du plan Ge. C. 784 un plan de Montargis au XVIII° siècle avec report des principales rues et couvents, gravé dans l’angle de la VII° carte du canal de Briare par Lattré, B.N., Cartes, Ge. CC. 2375.

Montmartre : le couvent de Montmartre est célèbre par le culte de saint Denis – notre pseudo-Denys si souvent cité dans les Justifications de Madame Guyon - comme par sa réforme mouvementée du début du siècle : « ...en 1133 [fut fondée] la célèbre abbaye ... [proche de] la chapelle des martyrs ...dans celle-ci une statue de saint Denis en marbre blanc. C’est l’endroit où l’on croit qu’il fut enterré avec ses compagnons. On a beaucoup de vénération pour ce lieu, et l’on y voit presque toujours un grand concours de peuple ; le monastère est également vaste et beau, bien situé et accompagné de jardins d’une grande étendue. ... En parcourant le tour de la montagne, on jouit d’une vue très belle et très agréable ; on découvre en plein la ville de Paris, l’abbaye de St Denis et quantité de villages. Les environs sont remplis de moulins à vent. Il y a beaucoup de carrières, dont on tire continuellement le plâtre pour la consommation de Paris ... on trouve assez fréquemment au milieu de cette masse de gypse, des ossements et vertèbres de quadrupèdes qui ne sont point pétrifiés, mais qui sont déjà un peu détruits, et sont très étroitement enveloppés dans la pierre... » EXPILLY, Dictionnaire…

Notre-Dame-des-Ardilliers : Ce lieu de pèlerinage aux nombreux miracles (125 en 119 ans ?) de la vallée de la Loire fut visité par la Mère Marie de la Nativité, liée à Marie de l’Incarnation du Canada. Le fils de cette dernière, que connut Madame Guyon, rapporte : « se sentant attirée à se faire religieuse aux Ursulines …[la Mère] alla à Saumur pour rendre ses vœux à Notre-Dame-des-Ardillières et obtenir de connaître de Dieu … les desseins qu"il avait sur elle » - ce qui se réalisa en 1633. Dom Martin p. 245 ; l’édifice du XVIIe siècle a été terminé par Mme de Montespan, qui descendait souvent à Saumur en allant voir sa sœur, l’abbesse de Fontevraud.

Oléron : « Oléron (Isle d’) … Son terroir est très fertile ... elle est défendue par un château, situé dans la partie orientale, qui est bien fortifié, et dont la garnison est ordinairement composé d’un batyen ; c’est en cet endroit que sont les bains au nombre de trois. Ils ont chacun trois pieds d’eau. Il y en a un pour les hommes, un pour les femmes et un dans lequel on ne se baigne presque pas. L’eau de ces bains ou puits est claire, limpide et si chaude, qu’on n’y peut tenir la main ... au dessus du Couvent des Capucins est une belle promenade, qui consiste en trois allées, l’une au-dessus de l’autre, pratiquées dans un terrain ...[donné] aux Capucins à condition d’en tenir la porte ouverte pour la commodité publique. » Madame Guyon s’y promenait probablement - comme plus tard la maréchale de Noailles à laquelle l’abbé de Langeron écrivait : ‘Je vous souhaite, Madame, une fraîcheur de sang qui vous fasse si bien dormir, que vous n’ayez jamais besoin des Capucins.’ Fénelon Correspondance Lettre 1107bis du 3 octobre 1706.

Confession : Sur l’attitude de saint Jean Eudes, v. Charles BERTHELOT du CHESNAY, Les missions de Saint Jean Eudes, Contribution à l’histoire des missions en France au XVIIe siècle, 1967, Procure des Eudistes, 1967. Sur les confesseurs et leurs relations de pouvoir forcément ambigües avec les femmes dont témoigne l’épisode « du menton » exposé en Vie 1.4.5, v. M. Bernos, La femme au confessionnal à l’époque moderne, Les cahiers Dolois, 1996-1997. Il conclut : «…les théologiens moralistes considèrent la femme ni comme particulièrement pécheresse, ni même plus pécheresse que l"homme …en revanche …[elles apparaîssent] immédiatement dangereuses aux yeux de célibataires mâles … à travers la relation personnelle qu"est l"acte même de la confession. »

Education des enfants : De ce sujet très vaste bien avant Rousseau, nous indiquons les sources suivantes proches de Madame Guyon : 1/ Fénelon écrit l’Education des filles (Paris, 1687) ouvrage primivement destiné au duc de Beauvillier, qui eut neuf filles précédant quatre garçons. On se reportera à sa Notice par J. Le Brun, nous introduisant à l’éducation des filles au XVIIe siècle : « les catéchismes affirmaient que la femme est née pour être toute sa vie sous la sujétion et la conduite d"autrui  … C"était même un argument pour souligner les avantages de la vie religieuse par rapport au mariage, l"obéissance y était au moins requise sans brutalité et sans injustice, et elle dissipait tous les scrupules ! » Fénelon Œuvres I p. 1259. 2/ Poiret est l"auteur de « L’éducation chrétienne des enfants » dans La théologie du cœur, 1693. On se reportera à L’Education chrétienne des enfants de Pierre Poiret, source du catéchisme de John Wesley par M. Chevallier in De l’Humanisme aux lumières… Voltaire Foundation, Oxford, 1996, qui expose la primauté du désir sur la raison et la nécessité de réduire très tôt l’amour-propre, thèmes guyonniens. 

Gex : Cette ville présentait une grande variété de fondations catholique à la porte de la république de Genève : « Carmes, Capucins, Ursulines, Filles de la Propagation de la Foi, collège régenté par des Carmes et hôpital desservi par des filles de la Charité ... [la ville] est divisée en trois parties : la première est bâtie sur une petite hauteur à l’occident, où était anciennement le château, dont les vestiges prouvent qu’il était grand et considérable ; la seconde … a trois portes, celle d’en bas, au bout de laquelle est un petit faubourg, celle d’en-haut, qui est au nord, et qui conduit à un autre petit faubourg ... La troisième partie de la ville est un assemblage de maisons situées au nord ... quant au commerce, il n’y en a presque point dans cette ville à cause de la proximité de celle de Genève : on y voit seulement quelques artisans. » EXPILLY, Dictionnaire…

Grenoble : « Le prélat qui est à la tête de ce diocèse prend le titre de Prince de Grenoble ... le commerce ... en gants et autres pelleteries est fort considérable. Il se fabrique aussi dans cette ville des draps, qui, quoique grossiers, sont d’une assez bonne qualité et fort estimés. Les mines de fer [sont] d’une grande ressource pour la subsistance des habitants ; à quoi il faut ajouter le commerce des bois que l’on fait descendre par l’Isère dans le Rhône, et de là jusqu’à la mer. » Au § 4 du chapitre suivant, nous retrouvons ce travail du drap : « Il y avait des jeunes filles de douze et treize ans qui travaillaient presque tout le jour en silence pour s'entretenir avec Dieu... » EXPILLY, Dictionnaire...

Lausanne : « Il n’est peut-être point de ville … qui offre un séjour aussi brillant, aussi recherché, et qui lui soit préférable par les agréments et les douceurs de la vie. Cette ville a constamment joui de la présence de nombre de princes et princesses des maisons souveraines ». en 1766. Ses guyonniens érudits (Dutoit, Chavannes, Masson…) joueront un rôle déterminant : V. Préface.

Montargis (Bénédictines) : Le rayonnement de ce couvent, longtemps dirigé par la Mère Granger, se prolonge après sa mort : ainsi, nous dit Saint-Simon,  le duc de Beauvilliers avait : « des enfants … à Montargis, aux Bénédictines, dont il avait préféré la vertu et la piété qu"il y connaissait, à des couvents plus voisins où il aurait eu le plaisir de les voir plus souvent » Saint-Simon Cherel t. 1 ch. 8 p. 12 Saint-Simon souhaitait épouser une de ses filles, qui encouragée par le jeune abbé de Fénelon choisit la vocation religieuse. id. p. 124.

Montargis : cité aisée et bien pourvue en différentes fondations religieuses mais sans grande activité économique : « … capitale du Gâtinois-Orléanais, chef-lieu d’une élection de son nom ... avec ... une lieutenance de la prévôté générale ... un collège régenté par les barnabites [auxquels appartiennent le frère ennemi de Madame Guyonaillon. » EXPILLY, Dictionnaire…

Saint-Cyr : Sur l’histoire de cette fondation de Mme de Maintenon pour filles nobles pauvres, transportée du château de Noisy-le-Roi à Saint-Cyr-l’Ecole, au bout du petit parc de Versailles, dans les nouveaux bâtiments édifiés en 1685 par Hardouin-Mansart où près de 2500 hommes travaillèrent 15 mois sur le chantier, v. Cognet Crépuscule, chap. III §2 ; MALLET-JORIS, Françoise, Jeanne Guyon, Flammarion, 1978, chap. VIII etc.

Saint-Thomas de Villeneuve :. Ce couvent disparu , situé au croisement des rues de Sèvres et de Vaugirard, appartenait à la maison de « la communauté des filles de Saint-Thomas de Villeneuve fondée en 1660 par le prieur du couvent de Lamballe ...en août 1700, Jeanne de Sauvageot, dame de Villeneuve, agrandit cette maison dont elle confia la direction aux filles de Saint-Thomas, d’où son nom. » HILLAIRET, Dictionnaire Historique des rues de Paris, Les Editions de Minuit, 1963, 2 vol. Cette maison avait de nombreuses filiales en Bretagne.

Science cachée des simples : La ‘relation sur le jeune homme du coche’ de Surin qui circule rapidement en France à partir de 1648 constitue un cas particulier de la ‘science mystique des simples’. Poiret l’éditera selon une mutation ‘nordique’ en 1690 sous le titre ‘Le berger illuminé ou entretien spirituel d’un berger et d’un ecclésiastique’ (voir Michel de Certeau, ‘L’Illettré éclairé dans l’histoire de la lettre de Surin sur le Jeune Homme du Coche (1630)’, Rev. Asc. Myst. 44, 1968, 369-412). La tradition remonte certainement à l’Ami de Dieu de Merswin. Au-delà, une étude des sources de ce thème central qui s’oppose à l’intellectualisation de la vie mystique releverait des récits d’anachorètes, de sufis (Ibn Arabi, Les soufis d’Andalousie ; Attar, Le mémorial des saints), etc. Au XVIIe siècle, elle est illustrée par Marie des Vallées (connue de Madame Guyon  et sur laquelle une relation est éditée dans le Directeur mistique), par Jean Aumont (qui se présente quelque peu abusivement comme un ‘pauvre villageois sans autre science ni étude que Jésus-Christ’, influence Archange Enguerrand et par ce dernier Madame Guyon), enfin par la vie de la bonne Armelle rééditée par Poiret. Madame Guyon écrivant au distingué Comte de Metternich, joindra une lettre de son maître Bertot  qui raconte par le détail l’histoire de ‘trois pauvres filles’ qui enseignent leurs très simples pratiques à un vieil homme trop dévôt (Correspondance, Dutoit, tome IV, Lettre d’un grand serviteur de Dieu qui fait suite à la lettre 121).

Visitation Sainte-Marie : Le commandeur Brûlart de Siller fit élever, par François Mansart, la nouvelle chapelle du couvent appelée Notre-Dame-des-Anges et consacrée le 7 septembre 1634. Le domaine s’étendait à l’est jusqu’à l’entrée de la Bastille et le long de cette prison jusqu’à la porte Saint-Antoine. Du couvent lui-même il ne reste pas trace, mais on peut visiter la chapelle. Jadis une Assomption de la Vierge était au dessus de l’autel et la chapelle contenait des peintures de Perrier et des sculptures de Lepautre. HILLAIRET, Dictionnaire Historique des rues de Paris, Les Editions de Minuit, 1963, 2 vol.

Correctifs de  La Vie par elle-même et autres écrits biographiques :

 

Page Ligne       contexte corrigé (avec explications complémentaires s’il y a lieu).

25    05            (Laurent est un Grand Carme et non un carme déchaussé, ce qui suppose une révision de la première ligne  du tableau ; Mectilde de Bar est décédée en 1698 et non en 1690).

47    01            important. La première annexe : La famille

94    03            (ce paragraphe devrait figurer en petit corps, cf. p. 91)

165  14            pouvait

193  note 1      Il s’agit de Saint-Gervais-les-Bains, près de Sallanches, dans la vallée de Chamonix (et non d’un quartier de Genève).

166  03            fît (nombreux accent circonflexes absents - ou à enlever, p. 168, 169…)

179  12            coûtat

575  en-tête CHAPITRE 17

790  09            jésuite, à quoi

849  en-tête CHAPITRE 18

1047                19sq.       (déplacement vers la marge de gauche des enfants 2. Armand-Claude

à 5. Jeanne-Marie, qui sont ceux de madame Guyon ! )

1049                15sq.       (déplacement vers la marge de gauche de la seconde épouse de Pons de Salignac)

1064                note 29 V. p. 75

1105                09            (manque la description des Opuscules spirituels édités par Poiret en 1712. v. Chevallier (M.), Pierre Poiret, Biblioteca Dissidentium, vol.V, 1985)    

1105                15            Vincenti(ajout d’une note)

1 « Le mot forme une sorte de rébus avec la vignette représentant une couronne : à celui qui est vainqueur (participe présent datif de vincere !) » (v. M. Chevallier, R.H.P.R., 2002, p. 377).

1109                24            Guyon…, éd. par les amis de Poiret

1125                2°col.       (Répétition de la définition de Travail)

1149                26            « L’éducation chrétienne des enfants », 1690, 2e éd. 1696. On             


Index biographique.

Cet index biographique voudrait éclaircir les faits relatés dans ce présent volume qui couvre l’histoire de la querelle ; les deux autres volumes présentent un intérêt spirituel requérant moins ce type d’informations. L’index reprend, en le corrigeant parfois et en le complétant largement, un « index des noms de personnes », que nous avions constitué pour l’édition critique de la Vie par elle-même. Il couvre l’ensemble des trois volumes de la Correspondance : des notices concernent la direction de disciples étrangers lors de la dernière période vécue à Blois.

La Correspondance de Fénelon, tome onzième, 1829, fournissait une « notice des personnages » remarquable pour l’époque et très clairement rédigée : nous en reprenons quelques passages pour montrer la rare sympathie de cet éditeur du début du XIXe siècle, qui s’exprime ainsi de façon voilée, alors même que son avertissement à sa « Correspondance sur l’affaire du quiétisme », tome septième, beaucoup plus réservé par prudence, ne reconnaissait pas l’authenticité de la « correspondance secrète » entre Fénelon et Mme Guyon !

L’édition critique réalisée récemment par J. Orcibal, I. Noye et J. Le Brun, bénéficie d’un incomparable apparat critique, malheureusement dispersé dans les notes (non indexées à ce jour). S’étendant parfois sur plus d’une page, les « notes » d’Orcibal constituent de véritables études ; nous avons pris le parti d’en citer des extraits en donnant toutes les références des vol. III et V relatifs aux lettres des vol. II et IV. Le chercheur désirant approfondir la biographie de Mme Guyon s’y reportera ainsi facilement.

Ces deux sources sont complétées par Levesque, Correspondance de Bossuet, par l’édition par Boislisle des Mémoires de Saint-Simon, par les travaux d’Henderson, etc.

AIX (archevêque d'). V. VINTIMILLE.

ALLEAUME (Gilles, jésuite) (1641 – 1706). Né à Saint-Malo en 1641, il entra au noviciat le 19 septembre 1658 et fut l’un des deux jésuites chargés, en même temps que La Bruyère, de l’éducation du duc de Bourbon, petit-fils du grand Condé. Il enseigna les humanités et la rhétorique, et traduisit l’ouvrage Souffrances de Notre Seigneur Jésus-Christ..., du P. Thomas de Jésus, portugais, de l’ordre des Ermites de Saint-Augustin. Suspect de quiétisme, il fut exilé de Paris en 1695 (en 1698, selon UL). Il mourut à Paris le 2 juillet 1706. V. Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, nouvelle édition par C. Sommervogel, réimpr. 1960, p. 179 ; UL, vol. VIII, p. 469.

ARENTHON (Jean d') (1620 – 1695). Né en 1620 au château d'Alex, dans le Genevois, il devint évêque de Genève en 166 Ayant eu occasion de rencontrer Mme Guyon à Paris en 1680, il l’attira dans son diocèse pour aider à l'établissement d'une communauté de Nouvelles Catholiques. Il mourut en odeur de sainteté le 4 juillet 1695. V. La Vie de Mgr Jean d’Arenthon d’Alex…, par Dom Innocent Le Masson, Lyon, 1697 ; réédition : Annecy, 1895.

ARGENSON (Marc‑René Le Voyer, marquis d') (1652 – 1721). D'une ancienne maison originaire de Touraine, il naquit en 1652 à Venise, issu d’un père ambassadeur de France. Après avoir occupé quelque temps une charge de maître des requêtes, il fut nommé en 1697 lieutenant‑général de police, et remplit cet emploi avec autant d'habileté que de succès. Il devint conseiller d'État en 1709 et garde des sceaux en 1718. Il mourut à Paris le 8 mai 1721.

BEAUFORT (Joseph de), fut successivement à Châlons et à Paris grand-vicaire de M. de Noailles, qui avait en lui confiance, et qui le choisit même pour confesseur. Il fut le « biographe-éditeur anonyme » du frère carme Laurent. (V. sur lui : Frère Laurent de la Résurrection, Ecrits et entretiens…, Conrad de Meester, Cerf, 1996.)

BEAUMONT (Pantaléon de), fils de Henri de Beaumont et de Marie de Salignac, sœur consanguine de Fénelon, naquit en 1660 au château du Gibaut. Il fut associé à Fénelon, en 1689, en qualité de sous‑précepteur du duc de Bourgogne. La disgrâce qui accabla, au mois de juin 1698, les amis de Fénelon, obligea l'abbé à se retirer à Cambrai, où l'archevêque le fit son grand‑vicaire. Il est souvent désigné dans la Correspondance sous le nom de Panta. Nommé en 1716 à l’évêché de Saintes, il se concilia l’estime et la considération générale. Il mourut à Saintes en 1744.

BEAUVILLIER (Duchesse de) (1655 ? – 1733). Henriette‑Louise Colbert, née en 1653 ou en 1655, épousa le 19 janvier 1671, Paul de Beauvillier. Elle devint dame du Palais le 27 janvier 168 Naturellement gaie et mondaine, elle avait cependant vite subi l'influence de son mari qui écrivait le 10 juin 1677 : « Elle a plus d'envie que jamais de contenter Dieu et il me semble qu'elle ne recule pas ». Elle fut au nombre des auditrices de M. Bertot à Montmartre. Elle ne mourra, après un long veuvage, que le 19 septembre 1733. (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 49, note 1 à la lettre 8.) - Il s’agit d’une des plus anciennes dirigées de Fénelon. Elle se serait éloignée de Madame Guyon qui dit : « J'ai connu que Dieu avait bien d'autres desseins sur l'époux [le duc de Beauvillier] que sur l'épouse, quoiqu'elle fût bonne. » (lettre à Fénelon, fin août 1693), « J'ai fait, il y a huit jours, un songe de M. de B., qui me priait de ne point me mêler d'elle, et qu'elle voulait aller par la voie sûre, reprenant même, s'il était nécessaire, les prières vocales pour tout exercice ; elle paraissait fort irritée, m'accusant de découvrir à B. [Fénelon] jusqu'à ses pensées, elle ne voulait plus de commerce avec moi…» (lettre du 24 octobre 1694).

BEAUVILLIER (Paul de Beauvillier, duc de Saint-Aignan, dit de) (château de Saint-Aignan, 24 octobre 1648 ? – 31 août 1714). Troisième fils de François de Beauvillier (ou Beauvilliers) et de sa première épouse, Antoinette Servien de Montigny (décédée le 22 janvier1680). Il épousa, le 21 janvier 1671, Henriette Louise Colbert, seconde fille de Jean-Baptiste Colbert, et de ce mariage naquirent treize enfants. Gouverneur du duc de Bourgogne (16 août 1689) et du duc d’Anjou (25 août 1690), ministre d’Etat (24 juillet 1691), gouverneur du duc de Berry (24 août 1693). « Il conçut de bonne heure une haute estime pour Fénelon, avec qui il se lia très étroitement, par les soins de M. Tronson, leur commun directeur. Nommé gouverneur du duc de Bourgogne, et libre de choisir ses coopérateurs, il se fit associer Fénelon en qualité de précepteur, et partagea constamment les soins de son emploi avec le duc de Chevreuse, son beau‑frère. Après la disgrâce de Fénelon, le duc de Beauvillier continua de correspondre avec lui, mais dans le plus grand secret… » (Fénelon, 1828). - Saint-Simon fait de ce puissant, qui fut ministre des Finances de Louis XIV, un rare éloge : « ...[il me dit] qu’il n’avait jamais souhaité aucune place, [...] qu’il n’y avait d’attachement que pour le bien qu’il y pouvait faire [...] Il n’avait qu’à attendre la volonté de Dieu, en paix et avec soumission. [...] Il m’embrassa avec tendresse, et je m’en allai si pénétré de ces sentiments si chrétiens, si élevés et si rares, que je n’en ai jamais oublié les paroles, tant elles me frappèrent... » (éd. Cheruel, vol. 2, ch. 8, p. 124). - Voir : Fénelon (Orcibal), t. III, p. 51, note 13 à la lettre 8. ; Lizerand, Le duc de Beauvillier, 1648‑1714, Paris, 1933.

BENEDICTINES DU SAINT-SACREMENT : religieuses de la congrégation de l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, fondée par Catherine de Bar, la mère Mechtilde, appréciée de Mme Guyon. Leur couvent formait un domaine considérable, avec un grand jardin de forme triangulaire, adjacent au couvent des Carmes. Fénelon et probablement Madame Guyon ont connu Frère Laurent. - Conrad de Meester, Frère Laurent de la Résurrection, Cerf, 1996, donne en annexe I le plan du grand ensemble formé par les Carmes, les Bénédictines et Notre-Dame-de-Consolation, qui recouvrait l’actuel quadrilatère délimité par la rue de Vaugirard, la rue Cassette, la rue du Cherche-Midi, la rue du Regard.

BERNIERES (Jean de Bernières de Louvigny) (1602‑1659). Ce laïc fut jusqu'à sa mort l'âme de la Compagnie de l'Ermitage de Caen. Il fut influent sur Marie de l’Incarnation (du Canada), Jacques Bertot, etc. Ses ouvrages furent condamnés par l'Inquisition les 26 juillet 1689 et 12 décembre 1690, mais M. Tronson écrivait le 14 juillet 1690 à l'évêque d'Arras : « J'ai peine à croire que l'on ait condamné à Rome le livre du Chrestien intérieur, comme il paraît en ce pays ici. Peut‑être l'italien n'est‑il pas conforme à notre français et qu'il y aura quelque chose de différent qui l'aura fait condamner… » - Nicole, qui s'acharnera contre Bernières dans son Traité de l'oraison (1695), s'étant prévalu des mesures romaines, M. de la Trappe s'excusa d'en avoir recommandé en 1690 la lecture aux religieuses des Clairets. Voir : UL, t. V, p. 116, n. 4 ; Heurtevent R., L'œuvre spirituelle de J. de Bernières, Paris, 1938 ; Luypaert, L., Revue d'histoire ecclésiastique, 1940, pp. 19‑130 ; Fénelon (Orcibal), t. III, p. 342, note 3 à la lettre 192 ; Tronc, D., Revue XVIIe siècle, no. 218, 2003, « Une filiation mystique : Chrysostome de Saint-Lô, Jean de Bernières, Jacques Bertot, Jeanne-Marie Guyon. »

BERTIER (David‑Nicolas de) (1652 – 1719), évêque de Blois. Né à Toulouse en 1652, il était issu d'une famille parlementaire. Il aurait séjourné en même temps que Fénelon à Saint-Sulpice. Il prêcha aux Nouvelles Catholiques alors que Fénelon en était supérieur. Il devint en 1690 vicaire général de l'évêque de Chartres, Godet des Marais, qui lui confia les nouveaux convertis des régions de Blois et de Vendôme. Nommé le 22 mars 1693 à l'évêché de Blois nouvellement créé, il ne reçut l'institution canonique que le 4 juin 1697, fut sacré le 15 septembre et entra à Blois le 26 juin 1698. Cet ami de Fénelon fut mêlé à l'affaire des Maximes des Saints et aux querelles jansénistes ; il mourut le 20 septembre 1719. (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 59, note 1 à la lettre 1)

BERTOT (Jacques) « Monsieur Bertot ... natif de Coutances... grand ami de ... Jean de Bernières ... s’appliqua à diriger les âmes dans plusieurs communautés de religieuses ... [à diriger] plusieurs personnes ... engagées dans des charges importantes tant à la Cour qu’à la guerre ... Il continua cet exercice jusqu’au temps que la Providence l’attacha à la direction des religieuses bénédictines de l’abbaye de Montmartre proche [de] Paris, où il est resté dans cet emploi environ douze ans jusqu’à sa mort ... [au] commencement de mars 1681 après une longue maladie de langueur. ... [Il fut] enterré dans l’église de Montmartre au côté droit en entrant. Les personnes ... ont toujours conservé un si grand respect ... [qu’elles] allaient souvent à son tombeau pour y offrir leurs prières. » (Introduction [par Madame Guyon] au Directeur mystique, 1726). Voir : vol I de cette correspondance, p. 45 : « Monsieur Bertot, directeur mystique » ; Tronc, D., Revue XVIIe siècle, no. 218, 2003, « Une filiation… » ).

BETHUNE-CHAROST (Nicolas de) (1660 -12 septembre 1699), neveu des Foucquet, beau-frère de la duchesse de Charost, parent du comte de Vaux (le gendre de Madame Guyon), quiétiste. « Il avait dans l'Église tout le mérite imaginable » (Chamillart, 20 avril 1696), et « vivait fort pieusement et fort retiré chez son père » ; « Docteur en théologie et abbé du Tréport, il mérita de vifs éloges de M. Tronson (16 janvier 1687), dans les Mémoires de Sourches (20 avril 1696) et du curé de Versailles, M. Hébert, qui fit tous ses efforts, en septembre-octobre 1695, pour lui faire obtenir l'évêché de Châlons. Mais Mme de Maintenon s'y opposa, ce qui nous étonne d'autant moins que nous savons que Mme Guyon lui avait donné le titre d'aumônier des Michelins » (Fénelon, Orcibal, qui cite l’éd. de Saint-Simon par Boislisle, t. VI, p. 324, ainsi que Langlois). 

BÉTHUNE (duc Armand II de,)(1663-1747). « Armand II de Béthune, marquis de Charost, fils de Louis-Armand I de Béthune, deuxième duc de Charost et de Marie Foucquet, né le 5 mars 1663. Lieutenant au régiment du Roi en 1683 et capitaine en 1684, colonel du régiment de Brie la même année, lieutenant général des provinces de Picardie, Boulonnais, etc., en 1687, colonel du régiment de Vermandois en 1690, brigadier en 1693, gouverneur de Doullens en 1694, maréchal de camp en 1696 ; il avait pris en 1695 le titre de duc de Charost sur la démission de son père. Il devint lieutenant général en 1702, gouverneur de Louis XV en 1722, et mourut le 23 octobre 1747. D'après Saint‑Simon, Beauvillier « ne le jugeait propre qu'aux choses du dehors et en effet ne lui communiquait jamais rien » en dépit de leur commune appartenance au « petit troupeau guyonnien ». (Boislisle, t. V, p. 174, t. XXII, pp. 120 sq.). » (Fénelon, Orcibal, t. III, p. 240, note 2 à la lettre 101.)

Beynes. « La première rencontre de Fénelon et de Madame Guyon, sortie de la Visitation de la rue Saint‑Antoine le 13 septembre 1688, avait eu lieu au château de Beynes, appartenant à la duchesse de Charost […] un peu avant le 3 octobre, date à laquelle l'abbé écrivit une lettre de Paris où ils étaient revenus dans le même carrosse. » (Fénelon, Orcibal, t. III, p. 153, note 1 à la lettre 44.)

BLETTERIE (Jean‑Philippe‑René de La), professeur d'éloquence au collège royal de Paris, et membre de l'Académie des belles‑lettres, naquit à Rennes en 1696. II est connu par les Histoires de Julien l'Apostat et de l'empereur Jovien.

Blois (évêque de) : Voir BERTIER.

BOILEAU (Jean-Jacques)(1649 – 1735). « Fils d'un apothicaire, Jean-Jacques Beaulaigue (dont Boileau est la forme francisée) naquit à Agen le 9 octobre 1649. Il étudia la théologie à Toulouse et reçut en 1677 de l'évêque Claude Joly la cure de Saint-Etienne d'Agen, […] fut appelé à Paris comme précepteur des jeunes enfants du duc de Luynes. Il resta dans son hôtel jusqu'en 1693 ou même 1694, et se lia avec tout le groupe janséniste : Nicole, Quesnel, Duguet, le P. de La Tour, le P. Fouquet, Lemeur, Couët, Dodart, Daguesseau père, du Charmel, le dominicain Massoulié […]. Il fut ensuite « modérateur des études théologiques » de Gaston de Noailles et demeurait avec lui au petit séminaire de Saint-Sulpice (rue du Pot-de-fer) quand le jeune homme fut élevé à l'évêché de Châlons. Après avoir, semble-t-il, pris la précaution de consulter le groupe sulpicien (Tronson, Leschassier, Godet-Desmarais, D.N. de Bertier, J.H. de Flamenville), L.-A. de Noailles l'appela en 1696 à l'archevêché en qualité de théologien et le chargea souvent de la rédaction de ses mandements. Forcé de se séparer de lui, il le dédommagea en 1704 par une prébende à la collégiale Saint-Honoré. Bien que l'ancien curé de Versailles Hébert ait soutenu qu'il n'était pas janséniste ... il mourut appelant et réappelant le 10 mars 1735 [...] » (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 241, note 4 à la lettre 101) - « D’après le P. Léonard, « il est visité par les plus habiles gens et même de qualité... Quand M. Nicole ne peut pas donner conseil sur quelque chose, il renvoie à M. Boileau. Il est valétudinaire, fort simple et fort humble. » (Id., t. V, p. 17, note 1 à la lettre 310A.) 

BON (Marie) (1636 - 1680). Cette religieuse attachante, influente sur le père La Combe, « toute en lumières » selon Madame Guyon, est l’auteur d’un Catéchisme spirituel pour les personnes qui désirent vivre chrétiennement […]. Ce beau texte suit immédiatement deux copies des Torrents de Madame Guyon dans le recueil constitué à Saint-Sulpice vers 1700, ms. 2056. Marie Bon naît en 1636 en Dauphiné, son père est avocat au Parlement de Grenoble ; elle entre en religion à vingt-deux ans. Elle a vingt-huit ans quand M. de Courbon, le vicaire de l’archevêque de Vienne, lui commande d’écrire. Elle objecte que « l’effort de l’imagination [...] éloignerait [...] de la pureté avec laquelle Dieu veut que je reçoive la grâce ». Son père est assassiné la même année. Au parloir, où elle va par ordre, les personnes accourent de tous côtés : « Elle disait avec une sainte liberté [...] aux gens de qualité et aux autres les défauts [...] ils n’avaient aucun repos de conscience qu’ils n’eussent exécuté ce qu’elle les avait priés de faire ». Supérieure du monastère, elle dirige une comtesse piémontaise qui fonde un couvent d’ursulines à Turin. Puis elle subit une persécution qui dure plus de sept ans, à la suite de la publication d’un « Traité de l’oraison » traduit en italien. Elle expire dans l’amour de Dieu en 1680 à quarante-cinq ans. (v. La Vie de la Mère Marie Bon de l’Incarnation, religieuse Ursuline de Saint Marcellin […] par le P. Jean Maillard, 1686).

BOSSUET (Jacques-Bénigne)(1627 – 1704). Voir la synthèse de J. Le Brun : La Spiritualité de Bossuet, Klincksieck, 1972 ; on se reportera également à UL, Correspondance de Bossuet, en particulier au tome XV, où la chronologie couvre les pages 431 à 516.

BOURBON (Guillaume)(1629 – 1709). « Né en 1629 dans 1e diocèse de Lyon, embrassa l'état ecclésiastique, et entra en 1660 au séminaire de Saint‑Sulpice. […] Il servit successivement de secrétaire à MM. de Bretonvilliers, Tronson et Leschassier, supérieurs généraux de la compagnie, qui l'honorèrent toujours d'une confiance particulière. Plusieurs lettres de Fénelon […] montrent la haute estime dont il était pénétré pour ce vertueux prêtre. I1 mourut an séminaire de Saint‑Sulpice le 15 novembre 1709 […] ».(Fénelon, 1829)

Bourbon-l’Archambault : Cette petite ville d’eau située près de Moulins est très fréquentée au XVIIe siècle : « L’eau de ses bains ou puits est claire, limpide et si chaude qu’on n’y peut tenir la main. [...] Au dessus du couvent des capucins est une belle promenade, qui consiste en trois allées, l’une au-dessus de l’autre, pratiquées dans un terrain ...[donné] aux capucins à condition d’en tenir la porte ouverte pour la commodité publique. » (Expilly, Dictionnaire). Madame Guyon s’y promenait probablement - comme plus tard la maréchale de Noailles à laquelle l’abbé de Langeron écrivait : « Je vous souhaite, Madame, une fraîcheur de sang qui vous fasse si bien dormir, que vous n’ayez jamais besoin des capucins. » (Fénelon (Orcibal), Lettre 1107bis du 3 octobre 1706.) – Les traitements concernent la rhumatologie (polyarthrite, arthroses) et la gynécologie (infections chroniques).

BOUVIER (Dom Grégoire), chartreux de Gallion, demi-frère de Madame Guyon, mort au mois de février 1698.

CAMUS (Etienne Le)(1632 – 1707). A ne pas confondre avec le célèbre Camus (Jean-Pierre), (1582-1652), évêque de Belley, écrivain abondant. Originaire d'une ancienne famille de robe, Etienne Le Camus fut nommé en 1671 à l'évêché de Grenoble, et créé cardinal par Innocent XI en 1686. Sur son attitude assez courageuse mais « subordonnant le sort de Mme Guyon à des intérêts majeurs », voir : Orcibal, Etudes…, 1997, p. 799-817 : « Le cardinal Le Camus…».

CATHERINE DE BAR (1614-1698) : Voir MERE DU SAINT- SACREMENT.

CHÂLONS (l'évêque de). Voir NOAILLES.

CHANTERAC (Gabriel de la Cropte de) ( - 1715). « D'une ancienne famille du Périgord, était proche parent de la mère de Fénelon. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il entra en 1662 au séminaire de Saint‑Sulpice, où il fit ses études théologiques. Il était déjà grand‑vicaire de Cambrai, lorsque Fénelon le choisit en 1697 pour son agent à Rome, dans l'affaire du livre des Maximes. C'était, au témoignage de M. Pirot, un zélé partisan de Bossuet, [et] un homme sage, pacifique, instruit et vertueux. Il mourut à Périgueux en 1715. » (Fénelon, 1829).

CHARLOTTE DE SAINT‑CYPRIEN, religieuse carmélite, nommée dans le monde Guichard [ou Guichart] de Péray, ( - 1747). Elle était nièce du marquis de Dangeau. Protestante, elle fut convertie par Fénelon, avec qui elle continua d'être en correspondance. Plusieurs lettres sont adressées en 1732 au marquis de Fénelon. (Fénelon, 1829). Elle est un lien entre le Carmel de Paris, où elle fit profession en 1689, et le cercle de Madame Guyon. Elle mourut en 1747 à Pont-Audemer (Eriau, L’ancien Carmel du Faubourg Saint-Jacques, 1929, p. 487).

CHAROST (duc de)(1663-1747). Voir BETHUNE (duc Armand II de).

CHAROST (duchesse de). « Marie Foucquet (1641 ?‑14 avril 1716). Fille unique du surintendant, elle épousa le 12 février 1657 Arnaud de Béthune (1640‑1717) […] Exilés à Montargis lors de la chute du surintendant, ils avaient logé chez M. de La Mothe et lié amitié avec Mme Guyon dont la fille épousera en 1689 le comte de Vaux, frère consanguin de la duchesse. Ces relations personnelles s'accompagnèrent vite de communes tendances mystiques. Saint-Simon paraît exceptionnellement bien renseigné lorsqu'il affirme que « Mme Guyon ne fit que suivre les errements d'un prêtre nommé Bertaut [Bertot] […] qui, bien des années avant elle, faisait des discours à l'abbaye de Montmartre, où se rassemblaient ses disciples, parmi lesquels on admirait l'assiduité avec laquelle M. de Noailles, depuis maréchal de France, et la duchesse de Charost, mère du gouverneur de Louis XV, s'y rendaient, et presque toujours ensemble tête à tête, sans que toutefois on en ait mal parlé » (Addition 127 à

Dangeau dans Boislisle, t. II, p. 413). Le mémorialiste […] célèbre celle-ci comme « la grande âme du petit troupeau, l'amie de tous les temps de Mme Guyon, et celle devant qui M. de Cambrai était en respect et en admiration et tous ses amis en vénération profonde » (Boislisle, t. V, p. 173, v. aussi t. II, p. 344 sq., t. III, p. 93, ainsi que la table). C'est la duchesse de Charost qui mit en présence, dans son château de Beynes, Fénelon et Mme Guyon et qui fit aussi connaître la mystique aux Chevreuse, à la duchesse de Mortemart, puis en 1690, aux Beauvillier. » (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 438, note 4 à la lettre 267.) - « Madame G[uyon] était, disait-il [il s’agit de Monsieur Bertot], sa fille aînée, et la plus avancée, et Madame de Charost était la seconde, aussi soutient-elle à présent ceux qui doutent. Elle paraît à la tête du parti, pendant que Madame Guyon est absente ou caché. » (A. S.-S., ms. 2072 du fonds Fénelon : « Mémoire sur le Quiétisme adressé à Madame de Maintenon. » [pièce 504 de ce vol.])

CHARTRES (l'évêque de). Voir GODET‑DESMARAIS.

CHAULNES (Louis‑Auguste d'Albert d'Ailly, vidame d'Amiens, puis duc de)(1676-1744), cinquième fils du duc de Chevreuse, naquit le 20 décembre 1676. « Pendant 1a guerre de la succession d'Espagne, il servit sous le duc de Bourgogne dans plusieurs campagnes, et se distingua particulièrement au malheureux combat d'Oudenarde, en 1708. Il fut souvent l'intermédiaire de la correspondance habituelle qui existait entre le jeune prince et l'archevêque de Cambrai. Il mourut maréchal de France le 9 novembre 1744. » (Fénelon, 1829). V. la première note très détaillée d’Orcibal à la lettre 1016 de la CF adressée au Vidame d’Amiens le 22 octobre 1704 : «   La correspondance spirituelle qui commence avec cette lettre fut fréquemment coupée de rencontres, le dernier des fils de Chevreuse ayant toujours servi en Flandres jusqu’à la fin de la guerre […] ».

CHÉRON : Nicolas Chéron « fut, avec Coquelin, élu promoteur à l’Assemblée de 1682 ; la complaisance qu’il y montra lui valut l’abbaye de La Valasse […] Il recevait en outre du clergé une pension de quatre mille livres sous prétexte de préparer un recueil des édits et arrêts concernant le spirituel et le temporel, travail dont il n’avait pas fait une page lorsqu’il mourut ». (UL, Correspondance de Bossuet, tome III, p. 38)

CHETARDIE (Joachim, Trotti de la) (1636-1714). D’une famille de petite noblesse limousine, entré au séminaire de Saint-Sulpice en 1657, il enseigna la morale dans les séminaires de Limoges, du Puy et de Bourges. Curé de Saint-Sulpice de 1696 à sa mort, il fut le confesseur imposé à Madame Guyon, juge des Maximes, enfin directeur de Madame de Maintenon à partir de 1709. Ses Œuvres furent publiées par Migne. « Il fut, grâce à ses dons de pédagogue et d’orateur, une des grandes figures du renouveau pastoral de son siècle » (DS, art. La Chétardie [par I. Noye] , vol. 9, col. 33) - Voir aussi Fénelon (Orcibal), t. V, p. 67, note 7 à la lettre 344, ainsi que l’appréciation critique que porte sur ce jaloux Madame Guyon le 1er mars 1697 : « Il [La Chétardie] me dit qu'il avait vu N. [Fénelon], un petit prêtre plus gueux que lui, et tout d'un coup devenu ce qu'il est devenu, qu'il a cherché de l'honneur, qu'il n'a eu que l'ambition, et que l'humiliation lui est venue […] » .

CHEVREUSE (duchesse de)( - 1732). Jeanne‑Marie‑Thérèse Colbert, fille aînée du grand Colbert épousa le duc de Chevreuse en 1667. De ce mariage naquirent dix enfants. La duchesse de Chevreuse survécut longtemps à son mari, n'étant morte qu’en juin 1732. Elle fit partie « du « couvent de la Cour » composé (en 1688) des duchesses de Chevreuse, de Beauvillier, de Mortemart, de Ventadour et de Guiche, de la comtesse de Morstein, Mme de Miramion, et (ensuite) de Madame Guyon. » (note 721, Langlois).

CHEVREUSE (Charles-Honoré d’Albert, duc de Luynes, duc de Chevreuse) (1656-1712). Il fut élève des petites écoles de Port-Royal, gendre de Colbert, beau-frère et ami du duc de Beauvillier, conseiller particulier respecté par Louis XIV, et après 1704, ministre d’Etat : « les ministres des affaires étrangères, de la Guerre, de la Marine et des Finances avaient ordre de ne lui rien cacher » (Pillorget, R. et S., France baroque, France classique 1589-1715, I. Récit, Laffont, 1995, p. 1162.) - Saint-Simon, dont on souligne parfois la férocité, lui élève le « tombeau » suivant : « J’ai parlé ailleurs [...] de la droiture de son cœur, et avec quelle effective candeur il se persuadait quelquefois des choses absurdes et les voulait persuader aux autres [...] mais toujours avec cette douceur et cette politesse insinuante qui ne l’abandonna jamais, et qui était si sincèrement éloignée de tout ce qui pouvait sentir domination ni même supériorité en aucun genre [...] C’est ce même goût de raisonnements peu naturels qui le livra avec un abandon qui dura autant que sa vie aux prestiges de la Guyon et aux fleurs de M. de Cambrai [...] Sa déférence pour son père le ruina, par l’établissement de toutes ses sœurs du second lit dont il répondit, et les avantages quoique légers auxquels il consentit pour ses frères aussi du second lit, et qui ne pouvaient rien prétendre sans cette bonté. Jamais homme ne posséda son âme en paix comme celui-là. [...] Le désordre de ses affaires, la disgrâce de l’orage du quiétisme qui fut au moment de le renverser, la perte de ses enfants, celle de ce parfait dauphin, nul événement ne put l’émouvoir ni le tirer de ses occupations et de sa situation ordinaire avec un cœur bon et tendre toutefois. Il offrait tout à Dieu, qu’il ne perdait jamais de vue ; et dans cette même vue, il dirigeait sa vie et toute la suite de ses actions. Jusqu’avec ses valets il était doux, modeste, poli ; en liberté dans un intérieur d’amis et de famille intime, il était gai et d’excellente compagnie, sans rien de contraint pour lui ni pour les autres, dont il aimait l’amusement et le plaisir; mais si particulier par le mépris intime du monde… » (Saint-Simon, éd. Cheruel, Livre 10, Chapitre 12.). (Voir aussi : Fénelon (Orcibal), t. III, p. 155, note 15 à la lettre 44.).

CLÉMENT XI (Jean‑François Albani)(1649 – 1721). « Il fut créé cardinal en 1690 par Alexandre VIII. […] [Innocent XII] étant mort en 1700, le cardinal Albani fut élu à sa place le 23 novembre de la même année. On eut peine à vaincre sa répugnance. Ce fut lui qui donna en 1713 la constitution Unigenitus contre les Réflexions morales du P. Quesnel. Il mourut le 19 mars 1721. Ses dispositions bien connues pour Fénelon le firent charger par le pape Innocent XIIde la rédaction du Bref contre le livre des Maximes, et ce fut lui qui détermina le Souverain Pontife à écrire au prélat, après sa soumission, un Bref de satisfaction. Depuis son exaltation au pontificat, il continua de témoigner à l'archevêque de Cambrai l'estime et l'affection la plus sincère. » (Fénelon, 1829).

COLBERT (Henriette‑Louise), voir BEAUVILLIER (duchesse de-). Membre du « couvent de la Cour ».

COLBERT (Jacques‑Nicolas), second fils du grand Colbert, (1654 - 1707). Nommé coadjuteur de Rouen en 1680, il devint archevêque titulaire en 1691. « Fénelon, qui avait eu occasion de le voir dans la société des ducs de Beauvillier et de Chevreuse, ses beaux‑frères, gagna aussitôt sa confiance, et en profita quelquefois pour lui rappeler avec franchise des vérités que les meilleurs amis n'ont pas toujours le courage de se dire. II ne faut pas le confondre avec Charles‑Joachim Colbert, son cousin, évêque de Montpellier, connu par son opposition à la Bulle Unigenitus. » (Fénelon, 1829).

COLBERT (Jeanne-Marie, voir CHEVREUSE (duchesse de).

COLBERT (Le « Chevalier »), fut blessé le 25 août 1694 d’un coup de mousquet à la tête dans le défilé de Valcourt en allant à l’attaque d’un village. Son laquais vint aussitôt à Paris chercher un chirurgien. « La duchesse de Beauvillier qui aimait tendrement son frère voulut à toute force l’aller trouver ; mais toute sa famille l’empêcha parce qu’elle était grosse de cinq mois et, à sa place, M. et Mme de Chevreuse partirent en diligence pour se rendre à Maubeuge où le blessé s’était fait transporter. Le 4 septembre on annonçait sa mort, fâcheuse nouvelle pour Seignelay qui revient ce jour de Brest » (Sourches, t. III, p. 143, 146, 151). Il n’est donc pas étonnant que Mme Guyon, qui était elle-même partie soigner son fils, ait rencontré les Chevreuse à Saint-Quentin (v. Masson, p. 276). D’après sa lettre à Chevreuse du 20 septembre 1694, c’est entre Saint-Quentin et Philippeville qu’elle apprit que le chevalier était « mort et sauvé ». Fénelon (Orcibal).

Confession : Sur les confesseurs et leurs relations de pouvoir ambiguës avec les femmes, dont témoigne l’épisode « du menton » exposé dans la Vie 1.4.5, v. M. Bernos, Les cahiers Dolois, 1996-1997, « La femme au confessionnal à l’époque moderne ». Sur l’attitude de saint Jean Eudes qui n’hésitait pas, comme tous les confesseurs de l’époque, à refuser parfois l’accès aux sacrements, v. Charles Berthelot du Chesnay, Les missions de Saint Jean Eudes, Contribution à l’histoire des missions en France au XVIIe siècle, Procure des eudistes, 1967.

Curé de Versailles. Voir HEBERT (François).

DESGREZ (François). Lieutenant du guet, qui arrêta la Brinvilliers, empoisonneuse, et fut aussi chargé de surprendre Mme Guyon. On sait peu de chose de lui : il était « honnête homme, humain, et ne faisait que le mal dont ses ordres et son emploi ne le pouvaient exempter » selon les Mémoires de Daniel de Cosnac. Il décéda en 1705, nous apprend Levesque. V. UL, vol. V, p. 487, et vol. VIII, p. 28.

DESKFORD. Lord Deskford, James Ogilvie (1690-1764). Son nom est souvent corrompu en Exford. De santé fragile, il étudia l’histoire et le français ; il vécut à Cullen House. Il fut arrêté en août 1715 et confiné un moment au château d’Edimbourg. Il eut une vie utile, prenant activement part au gouvernement local de Cullen, introduisant des manufactures de tissus, devenant vice-amiral d’Écosse. Sa première femme appartenait à la famille des Dupplin. Il se remaria en 1723.

DEVILLE, (ou De Ville). Aumônier du marquis de Charost, écarté d’une tentation charnelle par une affectation aux armées. Mme Guyon avoua un moment avoir confondu la sœur Rose, béate « tombée du ciel », avec une autre Toulousaine, la des Agues, qui avait trompé l'abbé de Ville. (CF, Lettre 310A, note 2).

DUPUY (Isaac). Souvent désigné par « Put[eus] » ou même « p. », surnom amical d'Isaac du Puy, Dupuy ou Dupuis. Ce surnom à partir du puits (latin puteus) comme ce fut le cas de l’académie des frères « putéans » Pierre et Jacques Dupuy (v. Pintard, Le Libertinage érudit, p.93). « Il avait été nommé le 1er septembre 1689 gentilhomme de la manche du duc de Bourgogne, qu'il devait accompagner partout. Il avait été auparavant porte‑manteau, puis gentilhomme ordinaire du Roi et, selon les Nouvelles ecclésiastiques, il appartenait à une « sainte société de gentilshommes qui demeurent près des carmes déchaussés de Paris et en était un des plus fervents » (B.N.F., Nouv. Acq. Fse 1432, f°75r°). Saint‑Simon confirme qu'il « était initié de tout temps parmi les plus dévots de la cour, ce qui l'avait fait particulièrement connaître à M. de Beauvillier; mais, ce qui est rare à un dévot de la Cour, c'est qu'il était fort honnête, fort droit, fort sûr, et, avec peu d'esprit, sensé et à l'esprit juste, fidèle à ses amis, sans intérêt, ayant fort lu et vu, et beaucoup d'usage du monde. » (Boislisle, t. II, p. 412). Dès janvier 1696, le duc de Noailles le désignait au Roi comme le responsable de la conversion de la duchesse de Guiche au quiétisme. [v. ci-dessus notre sélection de pièces issues de la correspondance de Madame de Maintenon, n°19 et 32]. On ne s'étonnera donc pas qu'il ait été chassé en juin 1698 avec les autres amis de Fénelon. Il resta en rapport avec Mme Guyon dont il a copié beaucoup de lettres […] Il renseignait en 1737 le marquis de Fénelon. » (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 241, note 5 à la lettre 101.)

DUTOIT (1721-1793). Jean-Philippe Dutoit-Membrini naquit d’un père vaudois qui renonça à devenir pasteur, jugeant sévèrement l’état du clergé protestant, et d’une mère d’origine italienne. À trente et un ans il traversa une crise intérieure. Il apprécie Voltaire, puis l’année suivante les Discours de Madame Guyon, découverts chez un bouquiniste. Sous son inspiration, il devint un pasteur aimé par un public qui goûtait ses exhortations pleines de flamme, à l’opposé des discours académiques des pasteurs du temps : « Quand il arrivait au temple, les avenues étaient si remplies de monde qu’il disait plaisamment : « Si je ne trouve pas de place, il faudra que je m’en retourne ». À trente-neuf ans, des ennuis de santé le firent renoncer à prêcher. Il commença à correspondre avec beaucoup de frères spirituels, dont le Suédois Klinkowström et l’Allemand Fleischbein. Ce dernier le dirigeait : « Quinze ans je lui ai obéi à l’aveugle et m’en suis infiniment bien trouvé. » Il passa deux années à Genève et publia en 1767-1768 la Correspondance de Madame Guyon, augmentée de celle, secrète, avec Fénelon. Un certain nombre de nouveaux fidèles s’attachèrent à « la doctrine de l’intérieur ». Informés de l’existence à Lausanne d’un groupe suspect de piétisme, les autorités bernoises firent une saisie des livres et écrits de Dutoit, dont la liste nous prouve la conscience qu’il avait de la filiation Bernière-Bertot-Guyon. Cet événement, qui le marqua, se produisit le 6 janvier 1769 : il avait quarante-huit ans. Il eut la joie de rencontrer à cinquante-six ans son fidèle disciple Pétillet, mais sa santé empira, et il traversait des périodes d’angoisse. Il publia les quarante volumes de la réédition des œuvres de Madame Guyon entre 1789 et 1791. Il mourut en 1793 âgé de soixante-douze ans.

DU TOURP (Mme). Une des trois Dames expulsées de Saint-Cyr, v. notre note à la lettre du 1er décembre 1694 à Chevreuse, donnant le texte de l’interdiction de Louis XIV qui rend tout retour ultérieur impossible.

Enquête des ducs. Le 5 septembre 1694, Beauvillier avait déjà adressé au supérieur de Saint‑Sulpice deux lettres : « Je vous conjure, Monsieur, de m'accorder un temps pour que Mad. de Charost puisse vous mener Mad. Guyon à Issy. Entretenez‑la le plus à fond que vous pourrez, et tâchez de vous assurer de ses sentiments. Cela sera utile à la suite, pour démêler ce que nous cherchons à connaître […] » Autre billet, « Madame la duchesse de Charost ira à Issy un de ces jours, Monsieur, et trouvera occasion de mener avec elle Madame Guyon. Servez‑vous de cette conjoncture pour l'observer autant qu'il vous sera possible, et pour la faire parler sur toutes les choses qui vous paraîtront les plus propres à connaître ce que c'est que cette dame et son caractère. […] » (A.S.-S., t. XI, ff. 42 et 43‑44), et, le 3 octobre, Chevreuse avait écrit de Fontainebleau à M. Tronson […] » (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 456, note 9 à la lettre 285.)

FALCONI (Jean de Bustamante)(1596-1638), mercédaire. Il se consacra entièrement à la direction de conscience auprès des laïcs de Madrid, de la Cour et dans les monastères. La première de ses huit lettres est  un traité sur la méditation discursive dans lequel Falconi se défend du reproche d’attirer à l’oraison jusqu’aux porteurs d’eau.  (v. DS, tome 5, col. 35 à 42).

FAMILLE : « Manon autrement (appelée) Famille », Marie de Lavau, provoque un quiproquo et les soupçons de La Reynie, surtout compte tenu de la Gantière qui prit son nom pour répandre des « abominations » (v. Vie 3.18.8). Elle fut emprisonnée huit ans à Vincennes, 15 mois à la Bastille (v. le rapport de d’Argenson reproduit dans ce volume).

FÉNELON (François de), dit l'abbé de Fénelon, (1685-1754). Ayant terminé ses études à Paris, chez les jésuites, il revint en 1714 à Cambrai. Fénelon le désigna par son codicille pour un de ses exécuteurs testamentaires. Il devint dans la suite, doyen du chapitre royal de Tarascon et grand archidiacre d'Avignon.

FÉNELON (Gabriel‑Jacques de Salignac)(1688  – 1746). Né le 25 juillet 1688, petit-fils du frère aîné de Fénelon, il était le second d’une famille de quatorze enfants. Mousquetaire en 1704, colonel du régiment de Bigorre en 1709, il reçut une grave blessure le 31 août 1711 au siège de Landrecies, lors de l’enlèvement du camp ennemi à Hordain. Mal soigné, il subit une opération au début de février 1713, qui fut suivie de trois mois de maladie dont nous trouvons l’écho dans la correspondance. Il se rendit aux eaux de Barèges en 1714 avec « Panta », l’abbé Pantaleon de Beaumont. Ils s’attardèrent à Paris et à Blois. Commença alors une correspondance suivie avec Madame Guyon. Il fut inspecteur général de l’infanterie en 1718, brigadier en 1719. Il avait épousé, en décembre 1721, Louise‑Françoise Le Peletier, fille de Louis Le Peletier, premier président du Parlement de Paris. De ce mariage naquirent douze enfants. Son mariage avait fait de lui un parent du comte de Morville, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères ; celui-ci le désigna en 1724 pour l’ambassade de Hollande. Il y resta jusqu’en 1728, où il fut nommé plénipotentiaire au congrès de Soissons, puis retourna en Hollande de 1730 à 1744. Chevalier des Ordres du Roi en 1739, il servit comme lieutenant général dans l’armée du maréchal de Noailles, puis dans celle de Maurice de Saxe. Il était en passe d’obtenir le bâton de maréchal quand il fut blessé très grièvement à la bataille de Raucoux, près de Liège, et mourut quelques jours après, le 11 octobre 1746. Légataire universel de son grand-oncle et dépositaire de tous ses écrits originaux, qui lui avaient été remis par l’abbé de Beaumont, il les publia.

FÉNELON (Joseph‑François de Salignac), chevalier, puis comte de Fénelon, frère utérin de l'archevêque de Cambrai, devint en 1691 exempt des gardes du corps du Roi, et perdit cette place en 1698, à l'occasion de la disgrâce de son frère.

FÉNELON (le grand Fénelon, archevêque de Cambrai) (1651-1715). Supérieur des Nouvelles Catholiques à vingt-sept ans, il est chargé de convertir les protestants saintongeais. A trente-six ans, abbé en Cour, il est promis à une brillante carrière aidé par son aîné Bossuet. Il rencontre J.-M. Guyon en octobre 1688 : il a trente-sept ans, elle en a quarante. L’année suivante, il est nommé précepteur du duc de Bourgogne. Il est nommé archevêque de Cambrai à quarante-quatre ans. L’affontement avec Madame de Maintenon et Bossuet suivi de son refus d’abandonner  Madame Guyon le conduisent à une disgrâce relative : ses Maximes sont condamnées par Rome en mars 1699. Vrai pasteur au-delà du dignitaire d’Église pendant les misères de la guerre dans son diocèse, il meurt à 64 ans en janvier 1715, ayant conservé des relations étroites avec son initiatrice puis directeur mystique. V. DS, art. « Fénelon », par L. Cognet ; Fénelon, Œuvres I et II, éd. par J. Le Brun, Bibl. de la Pléiade ; Fénelon, Correspondance (v. en particulier l’ensemble du tome I : « Fénelon, sa famille et ses débuts ») ; Nouvel état présent des travaux sur Fénelon, C.R. I. N. 36, éditions Rodopi, Amsterdam-Atlanta, 2000, « Bibliographie chronologique (1940-2000). »

Filles au service de Madame Guyon : v. Famille et Marc.

FLEISCHBEIN (1700-1774) traduisit en Allemand les œuvres de Madame Guyon et fut également influencé par Ch. H. de Marsay. Il eut des disciples en son château de Pyrmont. Le jeune Karl-Philipp Moritz (1756-1793) décrit, dans le roman Anton Reiser, ce milieu alliant mystique guyonnienne et rigorisme.

FONTAINE (Louise Eugénie de Fontaine) (1608-1694). « Fille d'un secrétaire du Roi, elle était née de parents protestants ; après la mort de son père, elle se convertit avec sa mère en 1623. Elle fit profession à la Visitation en 1630 et acquit bientôt la plus haute considération, jusqu'à passer pour une autre sainte Chantal ; aussi fut-elle à diverses reprises supérieure de son couvent, qu'elle gouverna pendant trente-trois ans. […] » (UL, VII, appendice III p. 500, note) (Voir le Port-Royal de Sainte-Beuve.)

FORBES. Trois membres de la grande famille des Forbes qui comporte même une branche suédoise furent liés au «quiétisme» écossais : Alexander, 4th Lord Forbes of Pitsligo (1678-1762), William, 14th Lord Forbes (1687-1730), James, 16th Lord Forbes (1689-1761). Ce dernier connut personnellement Madame Guyon et fut présent à Blois à son agonie. V. notre tome I.

FOUCQUET (Gilles)(11 mars 1637‑9 décembre 1694). Dernier frère du surintendant Gilles Foucquet, titré aussi seigneur de Mézières. Il acheta la charge de premier écuyer de la Grande Ecurie en octobre 1658, mais il la perdit dès septembre 1661 et fut chassé de la Cour. Il avait épousé en mai 1660 Anne, fille du marquis d'Aumont, gouverneur de Touraine et nièce du maréchal, dont il n'eut point d'enfants. Disciple de Monsieur Bertot et ami de Mme Guyon : elle parle de lui dans sa Vie et dans ses lettres postérieures à Chevreuse comme de son confident le plus intime. Quand elle s'éloigna de Paris en 1693, « l'écuyer Foucquet », seul à connaître sa retraite, se chargea de faire suivre sa correspondance. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 184, note 4 à la lettre 65.

FOUCQUET (Louis-Nicolas, gendre de Madame Guyon)(1654 – 1705). Fils aîné du surintendant, Louis‑Nicolas Foucquet, baptisé le 18 janvier 1654, portait le titre de comte de Vaux. La disgrâce de son père, puis son mariage, ne lui furent pas favorables : Saint‑Simon le dit « fort honnête homme et brave homme, qui a servi volontaire, à qui le Roi permettait d'aller à la Cour, mais qui n'a jamais pu être admis à aucune sorte d'emploi. Je l'ai vu estimé et considéré dans le monde » (Boislisle, t. XVI, p. 436, t. XXIX, p. 144). Il mourut à Paris le 31 mai 1705. – Sur son mariage, le 26 août 1689, avec la fille de Madame Guyon : « La conclusion d'un mariage était alors normalement précédée de l'évaluation de la fortune de chaque partie sur le mémoire que celle‑ci avait fourni. On voit que Gilles Foucquet, préférant les intérêts de son amie [Madame Guyon] à ceux de son neveu, avait de la situation financière du comte de Vaux une opinion moins favorable que lui‑même. » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 184, notes 4 et 5 à la lettre 65.

FOUCQUET-BÉTHUNE. Voir CHAROST (duchesse de)

GARDEN. Ils sont deux : James et son jeune frère Georges (1649-1733). Ce dernier, ami d’Henry Scougall, attaché à l’église cathédrale d’Old Machar, fut emprisonné lorsque les presbytériens déposèrent des ministres épiscopaliens, puis s’échappa en Hollande et fit des études médicales à Leyde. Il ne retourna en Écosse qu’en 172 Wettstein, l'éditeur hollandais ami de Poiret, déclare qu’il n’a jamais connu quelqu’un de plus doux et modeste, ayant plus de bonté fraternelle.

GAUMONT (Gabriel de). « Prêtre, sieur de Chevannes, publia de 1673 à 1679 cinq opuscules sur Saint Denys l'Aréopagite, évêque de Paris, où il s'efforce d'identifier le disciple de saint Paul et le martyr de Montmartre. Dans sa Vie, Mme Guyon raconte qu’à la date de 1687, « M. l'abbé de Gaumont, homme d'une pureté admirable, âgé de près de quatre‑vingts ans, qui a passé toute sa vie dans la retraite sans diriger, prêcher, ni confesser », qui l' « avait connue autrefois », lui amena deux ou trois fois en visite le docteur de Sorbonne Bureau, qui s'était chargé d'une ancienne pénitente du P. de la Motte. Dépité, celui‑ci alla déposer à l'Officialité que sa sœur « faisait des assemblées avec M. Bureau et M. de Gaumont, et qu'il en avait même rompu quelques‑unes, ce qui était très faux ». En octobre 1687, le P. La Combe fut arrêté et Bureau atteint par une lettre de cachet. […] Marie Le Doux maîtresse d'école de la paroisse Saint‑Sulpice assura en 1695 qu' « elle était autrefois de la communauté des Quinze‑Vingts qu'avait établie M. de Gaumont, prêtre, sous la conduite de M. Bertaut [Bertot]. Depuis il donna à ces filles le P. de La Combe pour supérieur et voulait que Mme Guyon fût supérieure » (A.S.-S., 6° carton, n° 10, f. 39 v°). » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 182, note 2 à la lettre 65.

GEX : Cette ville présentait une grande variété de fondations catholique à la porte de la république de Genève : « carmes, capucins, ursulines, filles de la Propagation de la Foi, collège régenté par des carmes et hôpital desservi par des filles de la Charité [...] [la ville] est divisée en trois parties : la première est bâtie sur une petite hauteur à l’occident, où était anciennement le château, dont les vestiges prouvent qu’il était grand et considérable ; la seconde […] a trois portes, celle d’en-bas, au bout de laquelle est un petit faubourg, celle d’en-haut, qui est au nord, et qui conduit à un autre petit faubourg [...] La troisième partie de la ville est un assemblage de maisons situées au nord [...] quant au commerce, il n’y en a presque point dans cette ville à cause de la proximité de celle de Genève : on y voit seulement quelques artisans. » Expilly, Dictionnaire.

GENEVE (M. de-), v. ARENTHON.

GODET‑DESMARAIS (Paul)(1648 – 1709). « Né en 1648, Docteur en théologie en 1677, il demeura de longues années dans le séminaire de Saint‑Sulpice de Paris ; il prêcha aux Nouvelles Catholiques en 1688. Nous ne sommes renseignés sur les premiers rapports de Godet et de Mme de Maintenon que par une lettre de celle‑ci aux dames de Saint‑Louis : « […] je contribuais à faire nommer Fénelon précepteur et Desmarets évêque de Chartres. J'avais déjà vu ce dernier à Saint‑Cyr où M. Gobelin l'avait introduit. » Brisacier recommanda fortement à la marquise de prendre Godet pour directeur, mais il « fut obligé d'employer tout le crédit qu'il avait sur l'esprit » de celui‑ci « pour l'y engager » et M. Tronson dut joindre ses instances aux siennes. […] La mort de Neufville de Villeroy ayant rendu vacant le 8 janvier 1690 l'évêché de Chartres dont dépendaient Versailles et Saint‑Cyr, Godet y fut nommé le 4 février par le Roi […] » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 288, note 2 à la lettre 147. – Voir également : DS, art. « Godet des Marais », vol. 6, col.556-562, où J. Le Brun analyse le rôle de Godet dans la querelle du quiétisme notant également sa docilité et son admiration pour Mme de Maintenon.

GRAMONT (Elisabeth Hamilton, comtesse de)(1640 ? – 1708). « Nièce du duc d'Ormond, Elisabeth Hamilton était née vers 1640 d'une très noble famille écossaise passée en 1610 en Irlande ; réfugiée en France sous Cromwell, celle‑ci la fit élever à Port‑Royal. Elle brilla après la Restauration à la Cour d'Angleterre et y épousa au début de 1664 Philibert, comte de Gramont, frère consanguin d'Antoine III duc de Gramont et maréchal de France. Elle fut nommée dame du palais le 21 février 1667. […] Une lettre de Mme de Maintenon fait placer la « conversion » de la comtesse à la fin de 1683, ce que semble confirmer le Journal de Danjeau à la date du 15 octobre 1687 : « La comtesse de Gramont est tout à fait dans la dévotion… » Elle mourut le 3 juin 1708. » (Fénelon (Orcibal), t. III, p.103, note 1 à la lettre 23).

GRAMONT (Marie-Christine de Noailles, duchesse de-)(1672-1748). [On ne doit pas la confondre avec la comtesse de Gramont née Hamilton]. Troisième des enfants du maréchal, née le 4 août 1672, mariée le 12 mars 1687 à Antoine de Gramont, comte de Guiche, duc en 1695, plus tard maréchal de France. Veuve en 1725, elle mourut le 14 février 1748. Saint‑Simon a fait le portrait de cette sœur préférée de celui qui n'était encore que duc d'Ayen […] « La colombe » était une ardente disciple de Mme Guyon, de sorte que son oncle écrivait le 16 mai 1695 à son frère Gaston à propos de son ordonnance sur le quiétisme : «  […] Je ne suis pas surpris de son zèle pour son amie, la dispute que vous avez eue avec elle sur cela est plus propre à l'augmenter qu’à la diminuer. Il est bien vrai que je n'ai pas confondu Mme G[uyon] avec Molinos, et que j'ai toujours dit qu'elle faisait paraître de la soumission et de la simplicité, et que je ne la jugerais pas sur les discours, ni sur les mémoires et sur les lettres qu'on m'a fait voir, car cela serait contre toutes les règles. » (Fénelon (Orcibal), t. V, p. 36, note 4 à la lettre 323). - La duchesse de Gramont pourrait succéder à Madame Guyon dans la filiation mystique issue de Bernières et Bertot, si l’on en croit le Supplément à la Vie, (p. 1011 de notre édition). Mais la « petite duchesse » [de Mortemart], correspondante des dernières lettres avant l’enfermement à la Bastille,  comme plus tard du marquis de Fénelon, pourrait aussi succéder à Madame Guyon.

GUICHE : Voir ci-dessus GRAMONT (Marie-Christine de Noailles, duchesse de).

GUYON (Armand-Jacques)(1665-1720 ou 1721). Né le 21 mai 1665, il était au collège lorsque Madame Guyon quitta Montargis pour ses voyages. Il se fit émanciper en 1685 et entra au service en qualité d’enseigne puis de lieutenant aux gardes françaises. Il est grièvement blessé ; les Mémoires de Sourches citent à la date du 25 août 1689, parmi les blessés de la sanglante rencontre de Valcourt : « Guyon, lieutenant de la colonelle, garçon fort riche d'une famille de Paris » (t. II, p. 145, v. p. 148) et le Journal de Dangeau signale à la date du « dimanche 28, [...] l'ordinaire de Flandre a apporté les lettres de M. le maréchal d'Humières [...] Lieutenants (du régiment des gardes) [...] Guyon : bras cassé ». Il quitta l’armée et épousa à Orléans, par contrat du 24 juin 1692, Marie de Beauxoncle, fille d’Alexis de Beauxoncle et d’Anne Thoynard, et alla demeurer au château de Dizier, paroisse de Suèvres, au baillage d’Orléans, à l’est de Blois, près de la rive nord de la Loire. Il mourut vers 1720 laissant deux enfants. (Fénelon (Orcibal), t. III, p.211, note 1 à la lettre 83). - Le château existe toujours, situé près d’un bel étang, et l’on peut voir sa partie ouest, où Madame Guyon résida à sa sortie de la Bastille, avant de s’installer dans une modeste maison à Blois. La chapelle visible actuellement est plus tardive.

GUYON (Jacques)(1626-21 juillet 1676). Il avait vingt-deux ans de plus que Jeanne-Marie de La Motte. Ecuyer, seigneur du Chesnoy, de Champoulet, et l'un des seigneurs du canal de Briare, il appartenait à une ancienne famille de Normandie, venue à Montargis au siècle précédent à la suite de la duchesse de Ferrare. Son père, de même prénom, avait fait de grands bénéfices dans l'entreprise du canal de Briare. Il était mort en 1642, laissant une veuve (Anne de Troyes, fille de Jacques de Troyes, seigneur de Montizeaux) et trois enfants : deux filles religieuses à Notre-Dame-des-Anges (le couvent des bénédictines de Montargis) et un fils, Jacques Guyon du Chesnoy, à qui revint toute la fortune de la famille». (Guerrier, L., Madame Guyon, sa vie, sa doctrine et son influence…, Paris, 1881, p. 25).

GUYON (Jeanne-Marie, 4 juin 1676 – 31 octobre 1736). Elle fut mariée le 25 août 1691 à Louis-Nicolas Fouquet, comte de Vaux. Devenue veuve, la fille de Mme Guyon se remaria secrètement au chevalier de Sully, « qui l'épousa par amour et ne déclara son mariage que fort tard » (le contrat est du 14 février 1719 ; il était duc depuis le 24 décembre 1712) à cause de sa tante la duchesse de Lude, outrée principalement parce que « Mme de Vaux n'était pas en état d'avoir des enfants. Elle était fort belle, vertueuse et avait beaucoup d'esprit et d'amis » (Saint‑Simon, éd. Boislisle, t. XXIX, p. 144, v. t. XVI, p. 436). Voltaire, qui l'a connue, parle d'elle dans son Siècle de Louis XIV. (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 184, note 3 à la lettre 65).

GUYON (Jean-Baptiste-Denis) (31 mai 1675 - 21 février 1752). Connu sous le nom de Guyon de Sardière, ce premier fils de Mme Guyon vécut célibataire. Il fut capitaine au régiment du Roi. Sa bibliothèque, riche en manuscrits français, a passé dans celle du duc de La Vallière. En 1722, il habitait rue de la Sourdière. (Catalogue de la Bibliothèque de feu M. J.-B. Guyon, sieur de Sardière, Paris, 1759).

HARLAY de Champvallon (François II de) (1625 – 1695). Il était le neveu et le filleul de François Ier de Harlay de Champvallon, archevêque de Rouen, dont il devint, fort jeune, le coadjuteur et le successeur (1651). Louis XIV le tira de Rouen pour lui donner l’archevêché de Paris (1671). « Brillant orateur, habile administrateur, Harlay fut plus encore un courtisan impénitent. S’il ne pratiqua pas assidûment la vertu, du moins l’admira-t-il chez les autres... » Charles Berthelot du Chesnay, Les missions de Saint Jean Eudes…, Procure des eudistes, 1967, p. 337 ; Dethan, Paris, pp. 326 à 333 consacre une section à ce prélat qui ne manquait pas d’allure selon la belle gravure ad vivum, p. 327, et rapporte la chanson : « Notre archevêque de Paris, / Quoique tout jeune, a des faiblesses / Et crainte d’en être surpris / S’est retranché sur ses maîtresses. / De quatre qu’il eut autrefois / Le prélat n’en a plus que trois ». Il porta en France les premiers coups au quiétisme, en condamnant, par son Ordonnance du 16 octobre 1694, les livres de Mme Guyon et du P. Lacombe. Il mourut d’apoplexie le 6 août 1695.

HÉBERT (François)(1651 – 1728). « Né à Tours en 1651, il fut élevé à Saint‑Lazare sous les auspices de Louis Abelly, ami de sa famille. Reçu dans la congrégation de la Mission, il débuta à vingt-trois ans comme professeur de théologie au séminaire de Sens. Il fut ensuite supérieur du séminaire d'Aleth (1677), puis de celui d'Arras. Nommé en 1686 curé de la nouvelle église paroissiale de Versailles, il y resta jusqu'en 1704. Cette année‑là, il fut sacré évêque d'Agen, ville où il mourut le 21 août 1728. […] Il semble bien que c'est d'Hébert que parle Mme Guyon : « Vous pourrez, si vous le voulez, vous découvrir en conversation à M. de V..., il a de la lumière et de l'expérience, mais que ce ne soit jamais pour chercher de l'appui dans son caractère [...] II faut que Dieu soit votre seul appui » [notre Vol. I, lettre 267 à Fénelon. Entre le 25 mai et le 11 juin 1690]. Hébert se déclara en 1693 contre Mme Guyon ; mais celle‑ci l'attribue au fait que ses disciples, Mme de Mortemart et de Guiche, l'avaient abandonné pour un autre directeur, le P. Alleaume [notre Vol. I, note 3 à la lettre 264 de Fénelon du 15 mai 1690]. » V. Fénelon (Orcibal), t. III, p. 258, note 5 à la lettre 119. - v. DS, art. « Hébert », très complet. - « …un des premiers à se déclarer contre les écrits de Mme Guyon, et [il] se montra constamment attaché aux trois prélats opposés à Fénelon. Il devint en 1703 évêque d'Agen, et reçut l’année suivante les derniers soupirs de Bossuet. Mme de Maintenon avait beaucoup de confiance dans ses lumières, et le consultait souvent sur les affaires ecclésiastiques. » (Fénelon , 1829).

HOMFELD (Otto et son frère Jodocus) appartenaient au cercle de Rijnsburg. Originaires de l’Allemagne du Nord, ils étaient déjà liés à Poiret en 1692, quand ils signèrent de leurs initiales des poèmes latins d’éloge en tête de son De Eruditione ( M. Chevallier, Pierre Poiret…, p. 76.). Otto fut en relation avec le Dr. Keith, anglais, et annonça l’expédition des livres de la maison d’édition d’Amsterdam.

HUGUET (Denis)(1635 – 1715), conseiller au Parlement de Paris. « Par sa mère il était cousin germain du mari de Mme Guyon, étant né de Simon Huguet, procureur général en la Chambre des Comptes, et d’Elisabeth ou Isabelle de Troyes, fille de Jacques de Montezeaux. Lorqu’il rendit compte de sa tutelle aux enfants émancipés de Mme Guyon, ceux-ci, estimant qu’il n’avait pas assez bien servi leurs intérêts, lui firent un procès (BN, Thoisy, 446, f° 255 & 263) » (UL, Correspondance de Bossuet, tome VII, p. 499) - Renseignements généalogiques complémentaire dans F. Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris 1956, p. 216. - Dans le factum publié lorsqu’il eut à défendre sa gestion contre ses pupilles, il déclare que Jacques Guyon du Chesnoy, père des orphelins, « passa plusieurs années avant son mariage chez les père et mère dudit sieur Huguet, ce qui fit naître entre lui et ledit sieur Huguet une étroite amitié […] quelque temps avant sa mort, il fit un voyage à Paris et fit entendre audit sieur Huguet qu'il sentait bien qu'il mourrait bientôt, qu'il laisserait une femme vertueuse et dévote, mais ignorante en affaires et peu capable de donner de l'éducation à ses enfants, et pria instamment ledit sieur Huguet (pour lors garçon et dans le dessein de garder le célibat) de prendre soin de ses enfants, ce qu'il lui promit […] Voyant qu'elle avait en tête de faire des fondations, il [Huguet] lui envoya une donation entre vifs toute dressée au profit de ses enfants, où elle ne se réservait que 20 000 livres et une pension viagère de 1800 livres. Il fut désigné comme tuteur honoraire avec le notaire Antoine Hureau pour tuteur onéraire : les biens à gérer se montaient à près de 600 000 lb. Pour Mme Guyon elle‑même, Huguet se flatte de l'avoir fait revenir de Turin et de lui avoir « rendu des services considérables » […] nous savons en effet par l'autobiographie de Mme Guyon qu'il intervint auprès de l'archevêque Harlay pour hâter sa libération ». (Fénelon (Orcibal), t. III, p. 195, note 4 à la lettre 75).

INNOCENT XII (Antoine Pignatelli), « Napolitain, d'une famille distinguée, succéda en 1691 au pape Alexandre VIII. […] Les sentiments d'estime et d'admiration dont il était pénétré pour l'évêque de Meaux et pour l’archevêque de Cambrai lui firent souhaiter d'abord de ne pas avoir à prononcer entre deux prélats d'un si grand mérite ; mais les instances de Louis XIV ne lui permirent pas de suivre ce désir […] Innocent XII publia donc le 12 mars 1699 son Bref contre le livre des Maximes; mais il n'en conserva pas moins d'estime pour l'archevêque de Cambrai […] Il mourut le 27 septembre 170 » (Fénelon, 1829).

JACQUES II (1633 – 1701). « Roi d'Angleterre, né à Londres en 1633, de l’infortuné Charles Ier et de Henriette de France, porta le nom de duc d'York jusqu'à la mort de Charles II, son frère, auquel il succéda en 1685. Il avait quitté, quelques années auparavant, la communion anglicane, pour embrasser la religion catholique. Son zèle pour rétablir cette religion dans ses Etats souleva contre lui, en 1688, plusieurs seigneurs mécontents, qui appelèrent en Angleterre Guillaume de Nassau, prince d'Orange, et le firent proclamer roi au mois de février 1689, conjointement avec Marie sa femme, fille de Jacques II. Celui‑ci, après quelques tentatives inutiles pour chasser l'usurpateur, se retira en France, à Saint‑Germain‑en‑Laye, où Louis XIV le défraya généreusement. Il se consola de ses revers par les principes et la pratique de la religion, et mourut le 16 septembre 1701. » (Fénelon, 1829).

JACQUES (III) (1688 – 1766). François‑Edouard Stuart, connu sous le nom de Prétendant à la couronne d'Angleterre, naquit le 20 juin 1688, l'année même où son père fut dépouillé de la couronne par l'invasion du prince d'Orange. Obligé de passer en France avec la reine sa mère, au mois de décembre de la même année, il y porta le nom de Prince de Galles, jusqu'à la mort de Jacques II, arrivée le 16 septembre 1701. Il fit en 1708 des tentatives pour recouvrer son trône, et parut devant Edimbourg à la tête de quelques sujets fidèles ; mais il fut presque aussitôt obligé de repasser en France. II servit depuis avec distinction dans les armées françaises, pendant la guerre de la succession, sous le titre modeste de chevalier de Saint‑Georges. Les événements de cette guerre l'ayant conduit en Flandre vers la fin de 1709, le désir de voir et d'entendre Fénelon l'attira à Cambrai, où il eut avec le prélat plusieurs entretiens, dont le chevalier de Ramsay a rapporté la substance dans son Essai philosophique sur le gouvernement civil […]. (Fénelon, 1829).

JEANNE DE CHANTAL (sainte)(1572 - 1641). Née à Dijon en 1572, elle est un exemple rare à l’époque d’une jeune femme heureuse en mariage - jusqu’en 1601 où au cours d’une partie de chasse son mari est blessé et meurt neuf jours après en lui demandant de pardonner à son meurtrier involontaire. Le chagrin immense marque ainsi les premiers pas dans la vie mystique. Un confesseur abusif augmente ses peines jusqu’à la rencontre libératrice avec François de Sales, en 1604. Après avoir rempli toutes ses obligations familiales, elle fonde à Annecy, en 1610, une nouvelle forme de vie religieuse sans vœux solennels ni clôture ; le développement intense des fondations l’obligera à une activité permanente ; elle meurt en 1641.

JEANNETTE de Pagès Pradère. (v. DS, art. « Lacombe »). Membre du cercle spirituel formé par le P. Lacombe dans sa prison : « …Il y a sur les lieux une femme entre autres connues à Lourdes sous le nom de Jeannette, qui a été inspirée, instruite ou dressée sur le modèle de Madame Guyon, qui s'il peut être permis de le dire, paraît être une sainte de la petite Église. Madame Guyon ne fait même aucune difficulté de dire que Dieu a donné réciproquement à Jeannette et à elle de grandes connaissances l'une de l'autre, sans qu'elles se soient jamais vues. » (lettre de La Reynie du 22 janvier 1696).

KEITH.  Le Dr Keith, étudiant en « Arts », devenu médecin d’Aberdeen et exerçant à Londres, fut l’agent par lequel circulaient livres et lettres. Il était cultivé, avait plusieurs cercles de relations, possédait de nombreux ouvrages mystiques en plusieurs langues. Un ami proche, le Dr. Cheynes, donne dans une lettre les noms de Tauler, John of the Cross, Bernier [Bernières], Bertot, Marsay, Madame Guyon.

LA CHAIZE (François de la Chaize d’Aix, père de), dit le P. La Chaise (1624-1709). Provincial Jésuite, né en 1624 au château d'Aix-en-Forez, il fut appelé, en 1675, après la mort du P. Ferrier, par Louis XIV qui en fit son conseiller spirituel et son confesseur. Il lutta contre les jansénistes, fut gallican modéré. Il ne put empêcher la révocation de l’édit de Nantes. - « Digne d'éloges pour son attachement constant à Fénelon, dans un temps où cette disposition ne pouvait que lui faire des ennemis à la cour » dans Fénelon, 1829, il intervint courageusement en faveur de ce dernier, selon Cognet (DS, V, art. Fénelon, col. 159). Voir G. Guitton, Le Père de la Chaize.

LA CHÉTARDIE. Voir CHÉTARDIE.

LA MOTHE (Dominique de)(1625 – 1701). Le frère consanguin de Mme Guyon, provincial et visiteur des barnabites, mourut le 25 novembre 1701. Il avait vécu 77 ans, dont 58 de profession. V. UL, Correspondance de Bossuet, tome VI, appendice III, note à la lettre qui est adressée à Dominique ; G. Boffito, Scrittori Barnabiti ; DS.

LA MOTHE (famille Bouvier de). Outre Dominique de la Mothe, de la même mère étaient nés deux autres enfants : Grégoire, qui fit profession dans la chartreuse de Gaillon, où il mourut en février 1698, et Michel, docteur en théologie, aumônier du Roi, prieur de Saint-Nicolas de Marle, puis curé de Saint-Saturnin de Tours. 

LACOMBE (P. François)(1640 – 1715). Sa biographie montre les dons brillants d’un simple prêtre qui ne bénéficie pas d’appuis particuliers. Né à Thonon en 1640, François La Combe reçoit l’habit des barnabites à quinze ans; il est ordonné à vingt-trois ans, enseigne avec succès au collège d’Annecy, prêche et collabore aux missions du Chablais. Consulteur du Provincial à Paris à vingt-sept ans, il enseigne la théologie à Bologne et à Rome de trente et un à trente-quatre ans, est supérieur à Thonon de trente-sept à quarante-trois ans et jouit d’une excellente réputation. Sur le plan spirituel il devrait beaucoup à la Mère Bon (citée dans la Vie à l’occasion du rêve de Madame Guyon). En 1681 il devient par M. de Genève le directeur de Madame Guyon à Gex. Il est l’objet de jalousies dans son ordre, en particulier de la part du demi-frère de Madame Guyon. Arrêté à Paris en 1687, il a quarante-sept ans et ne sera plus jamais libre, passant de prison en prison : la Bastille, l’île d’Oléron, l’île de Ré, la citadelle d’Amiens, le château de Lourdes en 1689. Il est transféré à Vincennes en 1698. Fou (ou atteint de sénilité ?) il est transféré à Charenton et meurt trois années plus tard, le 29 juin 1715. V. Orcibal : article La Combe, DS, 9.35-42. – N’étant qu’un « petit prêtre », il a probablement été traité plus durement que Madame Guyon. Il sera vénéré comme martyr dans les cercles guyonniens germano-suisses du XVIIIe siècle. On possède peu de documents de première main sur la seconde partie de sa vie, en dehors des relations de la Vie par Madame Guyon et de la relation par Pirot, témoin oculaire : « Le Roi le fit arrêter et mettre d’abord aux pères de la Doctrine à St Charles où, par commission de M. l’archevêque, il fut interrogé par M. Chéron, Official, neuf ou dix fois, M. Pirot, Docteur de Sorbonne, présent. De plus, après un séjour de cinq ou six semaines à Saint-Charles, il fut transporté à la Bastille, où l’interrogation continua cinq ou six séances ; après quoi, comme il marqua un attachement invincible à la doctrine de son livre sur laquelle il avait été interrogé, le Roi le fit conduire à Oléron […] » (Papiers du P. Léonard, L 22, n° 11, f° 2).

LAMY (François)(1636 – 1711). « […] Après avoir eu pour précepteur Francois Rohaut, champion du cartésianisme en physique et en philosophie, il entra dans la carrière des armes, mais, à la suite d'un duel, il prit l'habit bénédictin en 1658 et prononça ses vœux le 30 juin 1659. Il fut chargé d'enseigner la philosophie et la théologie, puis, après un séjour à l'abbaye Saint‑Faron de Meaux où il se lia avec Bossuet, il fut en 1687 nommé prieur de Rebais, dans le même diocèse. Mais deux ans plus tard un ordre du Roi le fit destituer et déclarer inéligible à toute charge dans son ordre. […] Même si le bénédictin avait connu Fénelon par Bossuet, il devait être attiré par ses tendances mystiques […] » Fénelon (Orcibal), t. III, p. 473, notes 1 et 3 à la lettre 295.

LA MARVALIERE (Jean-Baptiste-Louis-Albert), homme de confiance de Beauvillier. Fénelon (Orcibal), t. III, p. 387, note 2 à la lettre 24

LANGERON (François Andrault de)(1658 – 1710). « D'après sa lettre du 20 novembre 1710, Fénelon connaissait depuis 1676 « l'ami intime », en la personne duquel il venait de « perdre la plus grande douceur de sa vie et le principal secours que Dieu lui avait donné pour le service de l'Église. » Né le 20 juin 1658, François Andrault de Langeron n'avait été baptisé à Saint‑Sulpice que le 5 février 1665. […] A la fin de 1685, Fénelon le prit pour collaborateur dans ses missions de Saintonge. […] Fénelon le fit nommer le 25 août 1690 lecteur des princes. Il mourut le 10 novembre 171 » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 32, note 1 à la lettre 7.

LANGERON (Charles Andrault de)( - 1720). Abbé de Maulévrier, cousin issu de germain du père de l'abbé de Langeron, licencié de Sorbonne, chanoine‑comte de Lyon, deuxième aumônier de la Dauphine (29 mars 1680), puis aumônier du Roi (27 août 1695), fut agent général du clergé en 170 Il avait reçu les abbayes de Méjemont (6 septembre 1681) et de Saint‑Pierre de Châlons (22 avril 1691). Ces fonctions officielles ne l'empêchèrent pas d'être très attaché à Fénelon et de lui servir d'intermédiaire (beaucoup de lettres de Chantérac lui sont adressées) pendant le procès des Maximes. Mais cette fidélité faillit tardivement lui être imputée à crime. […] Saint‑Simon le dit « ami intime du P. de La Chaise, absolument livré aux jésuites ». Toutefois, « le P. de La Chaise n'avait jamais pu résoudre le Roi à le faire évêque : ses intrigues, sa liaison avec M. de Cambrai lui avaient déplu, et ce grand nombre d'amis » et il ne reçut le siège d'Autun que le 18 juin 1709 ; mais sa santé et sans doute d'autres considérations lui firent préférer l'abbaye de Moutiers‑Saint‑Jean où le Roi le nomma le 23 août 171 Il mourut à Moulins le 7 septembre 172 » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 313, note 2 à la lettre 163.

LA PIALIERE (Durand de). Auteur de la copie des lettres du ms. 2173, copiste également du ms. d’Oxford de La Vie, gentilhomme normand de l’entourage de Mme Guyon qui l’avait chargé en 1695 de lui trouver en Normandie un couvent où elle pourrait demeurer inconnue. Il est auprès de Mme Guyon lors de l’arrestation de celle-ci, le 27 décembre 1695 à Pop[a]incourt. En janvier 1707 il est auprès de Jeanne Guyon à Blois.

LASHEROUS. Devenu membre du cercle spirituel formé par le P. Lacombe lors de son emprisonnement : « Le Sieur de la Sherous, prêtre et aumonier du château de Lourdes, est tellement persuadé des opinions du P. de la Combe et attaché de telle sorte à lui et à Madame Guyon, que lui et le Père de la Combe écrivent les mêmes choses, que leurs lettres à Madame Guyon sont en partie écrites de la main du père de la Combe, et en partie de la main du Sieur de la Sherous, […] Il assure Madame Guyon qu'il soutiendra partout sa doctrine et qu'il n'en rougira jamais […] » (lettre de la Reynie du 22 janvier 1696).

LAURENT DE LA RÉSURRECTION (Frère)(1614 – 1691). Madame Guyon l’appréciait : « On a supprimé tous les livres du frère Laurent et il n’y en a plus que six dans tout Paris ». (Lettre à la petite duchesse, décembre 1697).Voir Conrad de Meester, Frère Laurent de la Résurrection, Cerf, 1996. Nous lui consacrons une notice, infra : « Laurent de la Résurrection et son œuvre. »

LE MASSON (Innocent)(1627-1703). Chartreux, né à Noyon, élu en 1675 prieur de la Grande Chartreuse, charge à laquelle est attaché le généralat. « En 1684-1685, lors de son apostolat mystiqu’à Grenoble, Mme Guyon était passée à la chartreuse des moniales de Prémol, y laissant un exemplaire de ses écrits […] s’y ajoutèrent les confidences d’une ancienne servante de Mme Guyon, Cateau Barbe, en qui l’inexpérience à peu près totale de la direction féminine chez Le Masson ne sut pas reconnaître une mythomane dévoyée… » DS, art. « Le Masson », 9.575. Voir J. Martin, Le Louis XIV des Chartreux, dom Innocent le Masson, Téqui, 1974.

LE PICARD, Françoise-Elisabeth (Mère)(1621 – 1705). Née le 2 mai 1621, confiée en 1631 aux visitandines de la rue Saint-Antoine qui fondèrent la maison de Meaux, où elle prit l’habit à l’âge de quinze ans. Envoyée à Dammartin en 1643, elle suivit sa communauté transférée, pendant les guerrres civiles, à Paris puis à Senlis. Elle en était supérieure lorsqu’elle se réunit à celle de Meaux en 1653. Bossuet l’avait en haute estime. Elle mourut le 28 novembre 1705, six mois après avoir été réélue supérieure. V. UL, note à la lettre 1273. - Un de ses frères fut provincial des jésuites, et une de ses sœurs fit profession aux Annonciades de Saint-Denis.

LESCHELLE (M. de) fut placé auprès du duc de Bourgogne, par le duc de Beauvillier, en qualité de gentilhomme de la manche. La disgrâce qui enveloppa, au mois de juin 1698, tous les amis de Fénelon, lui fit perdre sa place ; aussi fut-il attaché depuis à l'archevêque de Cambrai.

LOUIS, duc de Bourgogne puis dauphin (6 août 1682 – 18 février 1712). Il eut pour gouverneur le duc de Beauvillier, et pour précepteur Fénelon, qui transforma son caractère. Marié par procuration à Turin, par contrat du 15 septembre 1696 avec Marie-Adélaïde de Savoie (elle–même née à Turin le 6 décembre 1685 et morte au château de Versailles le 12 février 1712), père de Louis XV. Il mourut au château de Marly le 18 février 1712, anéantissant les espoirs du cercle guyonnien.

LOUIS, fils de Louis XIV et de Marie‑Thérèse d'Autriche (1er novembre 1661 - 14 avril 1711). « Le Dauphin avait le caractère bon et doux, mais faible, et peu susceptible des sentiments nobles et généreux qui font le caractère des grands princes. On lui reproche même d'avoir été jaloux des excellentes qualités du duc de Bourgogne, son fils. « (Fénelon, 1829).

LUINE (Madame de), religieuse de Jouarre, tante de Mme de Morstein.

MAINTENON (Françoise d'Aubigné, marquise de)(1635 – 1719). « Elle naquit en 1635 dans une prison de Niort, où sa mère était renfermée avec son père, Constant d'Aubigné, ardent calviniste, suspect au cardinal de Richelieu. Elle épousa en 1652 le poète Scarron, qui la laissa veuve en 166 Nommée gouvernante de Louis‑Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils naturel de Louis XIV et de Mme de Montespan, elle gagna dans cette place toutes les affections du monarque, par les charmes et la solidité de son esprit. Enfin ce prince, résolu de rompre les attachements criminels auxquels il avait été trop longtemps assujetti, s'unit à elle, en 1685, par les liens indissolubles d'un mariage secret, mais revêtu de toutes les formalités prescrites par l’Église. » ( Fénelon,1829). - Au-delà du rappel de ces quelques dates, on note son « enracinement de la vie religieuse dans la vie morale » et son souci, en fondant la maison d’éducation de Saint-Cyr, d’éviter à d’autres ce qu’elle a connu elle-même. V. DS, 1115-118.

MAISONFORT (Marie-Françoise-Silvine de la)(1663 - ). Née le 6 octobre 1663, fille d'Antoine-Paul Le Maistre de La Maisonfort, oncle de Mme Guyon. Bien faite et agréable, elle sut bientôt gagner l'esprit de son abbesse qui la mena à Nancy au passage de la Dauphine en mars 168 Sa famille étant très pauvre et, son père remarié, elle vint à Paris. Mme de Brinon, directrice de Saint-Cyr, la retint comme « maîtresse séculière rétribuée. » Dès l'été 1684, elle suscitait l'enthousiasme de Mme de Maintenon qui la chargeait de remplacer la supérieure, ne tarissait pas d'éloges à son sujet et se plaignait de ne pas entendre assez parler d'elle. A Versailles elle était « connue même très particulièrement du Roi qui la voyait tous les jours chez Mme de Maintenon et lui faisait l'honneur de lui parler ». Elle prononça en 1694 ses vœux solennels. Bien qu'elle fût depuis le début de 1696 en relation avec Bossuet, elle fut chassée le 10 mai 1697 de Saint-Cyr comme quiétiste. […] Sur sa demande, elle passa chez les visitandines de Meaux, mais en raison de la même aversion pour « leurs petitesses », elle fut transférée le 23 octobre 1701 chez les ursulines de Meaux puis, en 1707, chez les bernardines d'Argenteuil. A la mort de Bossuet, Mme de La Maisonfort reprit sa correspondance avec Fénelon ( ?) et Mme Guyon (nous avons identifié des lettres que lui adressa Mme Guyon, v. prochain vol. de la correspondance). Voir les très nombreuses notes de Fénelon (Orcibal), t. III : p. 298, note 1 à la lettre 151 ; p. 300, note 4 à la même lettre ; p. 333 et suivantes, note 1 à la lettre 188 ; p. 354, note 1 à la lettre 203 ; p.373, note 2 à la lettre 225 ; p. 388, note 1 à la lettre 242 ; p. 423, note 1 à la lettre 255.

MALAVAL (François)(1627-1719). La Pratique facile pour élever l’âme à la contemplation (1664-1670) du célèbre aveugle de Marseille est traduite en italien avant la Guia de Molinos. Ce dernier ouvrage, condamné en 1687, entraîne l’année suivante la mise à l’index de celui de Malaval. Ce dernier rentre dans le silence mais reprend ses activités intellectuelles et charitables. Voir DS, 1152 –158.

MARC (Françoise). Née à Rouen, âgée d'environ trente-cinq ans, elle était depuis six ou sept ans au service de Mme Guyon, lorsque celle-ci se rend au couvent de Meaux ; elle est appelée « la chère petite Marc » par la mère Le Picard, v. Vie 3.18.11. « Cette fille a l'esprit très fin, elle écrit avec autant de facilité qu'en pourrait avoir le meilleur scribe du palais [...] L'attachement de cette fille à Mme Guyon s'est fait par feu M. Fouquet… » v. la lettre de La Reynie (Griselle, Documents d’Histoire, vol. I, 1910, p. 108).

MARIE DES VALLEES (1590-1656), « la sainte de Coutances », exerça une profonde influence sur le groupe spirituel normand, en particulier sur saint Jean Eudes et sur le baron de Renty. « L’axe majeur de sa vie spirituelle est la soumission totale, aimante, absolument désintéressée, à la volonté de Dieu, sans avoir aucun égard ni au mérite ni à la récompense qu’elle pouvait acquérir » (DS, art. « Marie des Vallées »). Ses dits, fidèlement rapportés par le ms. de Québec, beau témoignage de Jean Eudes, montrent un « esprit clair, prompt à la synthèse, une imagination vive et colorée, des tournures frappantes, un rythme sûr… » (DS, art. cit.). Une intéressante Addition. Conseils d’une grande  Servante de Dieu apellée Sœur Marie des Valées […] donnés aparemment à Mr. de Bernières […] ou à Mr. Bertot  est incluse dans l’édition préparée par Madame Guyon du Directeur mystique de ce dernier, vol. 2, p. 407-43

MARSEILLE (l'évêque de). Voyez VINTIMILLE.

MARTIN (Claude)(1619 - 1696). Le fils de Marie de l’Incarnation (du Canada), à qui elle destina sa seconde Relation de 1654, était lui-même un spirituel. Il eut « entre les mains le Moyen court de Madame Guyon (qu’il appelle le Chemin court) et entreprit de justifier sa pensée profonde, mais son traité est resté à l’état de matériau. » V. DS, 1695-702.

MAUR DE L’ENFANT-JESUS (1617 ou 1618 - 1690) fut un disciple privilégié du maître spirituel de la Réforme de Touraine, Jean de Saint-Samson, ce dernier étant très cité par Madame Guyon dans ses Justifications. V. DS, art. « Maur de l’Enfant-Jésus » par Blommestijn ; Michel de Certeau, « Le père Maur de l’Enfant-Jésus… », Revue d’Ascétique et de Mystique (R.A.M.), no. 139, 1959, p. 266-303.

MECHTILDE DU SAINT-SACREMENT (Catherine de Bar)(1614 – 1698). Née à Saint‑Dié le 31 décembre 1614, entrée à dix‑sept ans chez les Annonciades de Bruyères, Catherine de Bar y fit profession en 1633 sous le nom de Mère Saint‑Jean. Lors de l'invasion de la Lorraine, elle se réfugia chez les bénédictines de Rambervilliers où elle devint en 1640 sœur Catherine de Sainte‑Mechtilde ; en 1641 elle fut reçue à Montmartre par l'abbesse, Mme de Beauvillier : on l'appela désormais Mechtilde du Saint‑Sacrement. En 1642 elle entra en correspondance avec Bernières. Supérieure de l'hospice de Saint‑Maur‑des‑Fossés, puis prieure à Caen (1646-1650), elle dirigea à partir de 1654 le monastère de l'Adoration perpétuelle, situé à Paris rue Férou, puis rue Cassette (1659) ; il fut érigé en 1660 en institut auquel dix monastères s'affilièrent avant 1696. Elle mourut le 6 avril 1698. En relation avec Bertot et Archange Enguerrand, elle faisait partie du même « réseau » spirituel que Madame Guyon, qui fréquenta en 1686 et en 1688 le parloir de la rue Cassette ; elle écrivait le 10 janvier 1693 au duc de Chevreuse : « La Mère du Saint‑Sacrement est celle dont je vous ai parlé, [...] institutrice de cet ordre, fort de mes amies et une sainte. ». Voir Fénelon (Orcibal), t. V, p. 200, note 2 ; Catherine de Bar, Documents historiques et Lettres inédites, Bénédictines du Saint Sacrement, Rouen, 1973 et 1976 ; Mère Mectilde du Saint-Sacrement à l’écoute de Saint Benoît, Téqui, 1988 ; Catherine de Bar…, « Un demi-siècle de recherches » (Dom J. Letellier), p. 22-95, Téqui, 1998.

METTERNICH (Wolf von), diplomate, ami de Poiret, dirigé de Mme Guyon. Il fut conseiller privé pour le Brandebourg et la Bavière, et plénipotentiaire du Reichstag à Regensburg (Ratisbonne). A côté de son activité d’écrivain calviniste et de traducteur, il se consacra principalement à l’alchimie, et eut une certaine célébrité ; le dix-neuf juillet 1716, selon les affirmations sous serments de quatre gentilhommes, il aurait transformé du cuivre en argent dans une maison de Vienne ! Il mourut en 1731, toujours célibataire, ce qui éteignit la lignée des Chursdorf-Metternich.

MIRAMION (Marie de, laïque)(1629 – 1696). Une des plus grandes organisatrices de la charité en France.  En 1678 elle devient supérieure des Filles de la Providence et Louis XIV lui demande de s’occuper des aumônes royales. Forte personnalité, ouverte d’esprit et généreuse, « femme d’un grand sens, et d’une grande douceur » pour Saint-Simon.. On note son appui à la naissante Société des Missions étrangères dont la jeune Madame Guyon admirait des missionnaires, Vie 1.4.6. Voir DS,11286-1288.

MOLINOS (Miguel de)(1628 – 1696). Naît en Aragon, dans une simple famille paysanne. Prêtre en 1652, il occupe des postes de responsabilité et d’honneur dans l’Escuela de Cristo de Valencia et arrive à Rome en 1663 pour y activer une cause de béatification. Sa réputation de directeur spirituel est relevée par la publication de ses écrits. Son prestige est tel que les premiers ouvrages qui attaquèrent directement sa doctrine furent mis à l’index (1681). Arrêté en 1685, après plusieurs années où on lui avait témoigné de l’hostilité, il passe le reste de sa vie dans les prisons de l’Inquisition. La terrible cérémonie d’abjuration est décrite par Dudon, Le Quiétiste espagnol Michel Molinos, 1921 ; une communication de J. Le Brun, Rev . de l’Histoire des Religions, janvier-mars 1980, p. 118-120, fait le point des travaux et des éditions de la Guia ; l’article du DS, 11486-1514, le réhabilite.

MONTARGIS (bénédictines). Le rayonnement de ce couvent, longtemps dirigé par la Mère Granger, se prolonge après sa mort : ainsi, nous dit Saint-Simon,  le duc de Beauvillier « avait des enfants […] à Montargis, aux Bénédictines, dont il avait préféré la vertu et la piété qu’il y connaissait, à des couvents plus voisins où il aurait eu le plaisir de les voir plus souvent ». Saint-Simon souhaitait épouser une de ses filles, qui encouragée par le jeune abbé de Fénelon choisit la vocation religieuse, source plausible de son animosité envers ce dernier.

Montargis. Voir la description que nous donnons de la ville natale de Mme Guyon dans l’index de notre édition de la Vie.

MONTFORT (Duc de). Fils aîné des Chevreuses, né en 1669. « Lors de l'attaque manquée de la demi‑lune de Mons, prise puis perdue, le jeune homme, récemment nommé cornette de la compagnie des chevau-légers de la garde du Roi que commandait son père, avait reçu dans l'action un coup de mousquet à la tête ; on croit, ajoutait Dangeau le 1er avril, qu'il faudra le trépaner. Sa mère s'était aussitôt rendue auprès de lui. Madame Guyon dont le fils aîné se trouvait en 1692 à l'armée avec le duc de Montfort […] disait au duc de Chevreuse dans une lettre que celui‑ci reçut le 6 décembre 1692 : « Je vous prie de ne vous pas inquiéter pour M. le D. de M. [...] Il sera du temps égaré parce que vous et Madame avez trop compté sur vos soins et sur votre éducation. Mais il ne se perdra pas ». Un peu plus d'une année plus tard, elle écrivait à propos du mariage du jeune duc : « J'espère que le Seigneur lui fera miséricorde… » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 316, note 1 à la lettre 165. 

MONTMARTRE. Le célèbre couvent est connu de Madame Guyon, car Monsieur Bertot en était le confesseur. Il est décrit par Expilly, v. l’index de notre édition de la Vie.

MORSTEIN (Mme de-). Marie-Thérèse d'Albert, fille du duc de Chevreuse, était nièce de Mme de Mortemart, et aussi de Mmes de Luines et d'Albert, religieuses de Jouarre. Son époux, Michel Adalbert, comte de Morstein et de Châteauvillain, ayant été tué au siège de Namur, le 18 juillet 1695, elle se remaria, en 1698, avec le comte de Sassenage. Mme Guyon s’en soucie dans de nombreuses lettres. (10 avril et 22 septembre 1693, mai 1698…)

MORTEMART (Marie-Anne de)( - 1750). Fille du ministre Colbert, sœur cadette de Mme de Chevreuse, elle épousa en 1679 Louis de Rochechouart. Ce dernier, né en 1663, « donnait les plus grandes espérances (en 1686 il avait forcé les pirates de Tripoli à se soumettre), mais sa santé, minée par la phtisie, provoquait dès l'été 1687 de vives inquiétudes. » Il mourut jeune en 1688. « […] En 1689 et en 1690, on voit souvent le nom de sa veuve dans les listes des invitées du Roi et du Dauphin », mais Saint-Simon notait, en 1694, « qu'elle s'était jetée à Paris dans la dévotion la plus solitaire », sous l’influence de Fénelon et de Mme Guyon. (Fénelon (Orcibal), vol. III, p. 317, note 2 à la lettre 168). - La duchesse vécut ensuite en liaison étroite avec ses beaux-frères, les ducs de Beauvillier et de Chevreuse. « Plusieurs lettres du

P. Lami, bénédictin, nous apprennent que la duchesse faisait de fréquentes retraites au couvent de la Visitation de Saint-Denis, où l’une de ses filles avait fait profession, et qu’elle y occupa même assez longtemps une cellule […] Elle y mourut le 13 février 1750 ». (Fénelon, 1829). - La « petite duchesse » était très aimée de Madame Guyon comme en témoignent les lettres de cette dernière. Doit-on la considérer comme successeur dans la lignée ? Dans une lettre de septembre 1697, Madame Guyon lui écrit : « …Cependant, lorsqu'elle veut être en silence avec vous, faites-le par petitesse et ne vous prévenez pas contre. Dieu pourrait accorder à votre petitesse ce qu'Il ne donnerait pas pour la personne. Lorsque Dieu s'est servi autrefois de moi pour ces sortes de choses, j'ai toujours cru qu'Il l'accordait à l'humilité et à la petitesse des autres plutôt qu’à moi… » La petite duchesse pouvait donc transmettre la grâce dans un cœur à cœur silencieux.

MORTEMART (Marie-Henriette de)( - 1718). Fille de Paul de Beauvillier, gouverneur du duc de Bourgogne, elle épousa en 1703 le duc Louis de Rochechouart, (second du nom, né en 1681). Elle mourut le 4 septembre 1718, et son mari le 14 mai 1737.

MOUSSY. Veuve d'Armand‑François Le Bouteiller de Sentis, marquis de Moussy : « Mme de Moussy, sœur du feu premier président Harlay, grande dévote de profession avec tous les apanages de ce métier, et tout aussi composée que lui, mourut sans enfants. Elle avait toujours vécu avec son frère et son neveu dans une grande amitié. Elle déshérita pourtant son neveu, sans cause aucune de brouillerie, qui fut bien étonné de trouver un testament qui donnait tout aux hôpitaux. » (Boislisle, t. XVIII, p. 248). Elle était liée aux duchesses de Noailles et de Charost ainsi qu’à Mme Guyon. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 285, note 8 à la lettre 145 de Fénelon. 

NICOLE. (Pierre Nicole)(1625 – 1695), célèbre janséniste, « traduit les Provinciales en latin, participe au conflit qui oppose Port-Royal et la Compagnie du Saint-Sacrement, à laquelle appartiennent plusieurs de ses futurs adversaires partisans des spiritualités mystiques […] Autorisé à revenir en France incognito (fin 1680), enfin à revenir dans la capitale (printemps 1683), Nicole remercie l’archevêque de Paris et prouve son orthodoxie en publiant des écrits de controverse et de spiritualité ; son souci est désormais d’établir un lien entre la hiérarchie et ses amis exilés… ». DS, tome 11 col. 309 – 318.

NOAILLES (Anne-Jules)(1650 – 1708). Anne‑Jules de Noailles fut d'abord titré comte d'Ayen. Capitaine de la première compagnie des gardes du corps en survivance de son père (1661), maréchal de camp en 1677, duc l'année suivante par la démission de son père, il le remplaça également dans le gouvernement de Perpignan et du Roussillon. Commandant en chef en Languedoc en 1681, lieutenant général en juillet 1682, il reçut la croix du Saint‑Esprit en 1688, et le bâton de maréchal le 27 mai 1693. Il commanda en Catalogne jusqu'en 1695 et mourut le 2 octobre 1708. D'après Saint‑Simon il fut un des auditeurs de Bertot à Montmartre. En tout cas, les lettres de Fénelon attestent sa piété. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 185, note 1 à la lettre 66. - Il fut « également recommandable par son amour pour la religion et par son zèle pour le bien de l'Etat. Fénelon eut cependant à se plaindre de ce seigneur, qui, non content d'adopter les malignes interprétations que l'envie donnait aux ingénieuses fictions du Télémaque, avait été jusqu'à dire hautement à la cour, que cet ouvrage était un véritable crime contre le Roi. » (Fénelon, 1829).

NOAILLES (Louis-Antoine de)(1651-1729). Second fils d'Anne, duc de Noailles, fut nommé évêque de Cahors, et dès l'année suivante, fut transféré à Châlons, d'où il vint en 1695 prendre possession du siège de Paris après la mort de Harlay. Il fut créé cardinal en 170 Il eut de grandes vertus, mais l'indécision de son caractère lui créa bien des embarras. D'abord déclaré pour Fénelon dans l'affaire du quiétisme, il se livra ensuite à Bossuet, qui l'entraîna insensiblement à des actes de rigueur pour lesquels il avait d'abord témoigné le plus grand éloignement. Ses variations sur l'article du jansénisme furent encore plus longues et plus surprenantes. notamment à propos de la bulle Unigenitus, qu'il accepta seulement le 11 octobre 1728, ce qui ne l'empêcha point, dit-on, de se dédire par un acte du 26 février 1729. Il mourut quelques semaines après, à soixante-dix-huit ans, le 4 mai. » (UL, Correspondance de Bossuet, VI, [juil. 1694], p.368. V. aussi Fénelon (Orcibal), t. III, p. 40-41, note 16 à la lettre 7). – V. plus haut les « pièces issues de la correspondance de Mme de Maintenon » qui confirment cette indécision et montrent de belle façon comment le manœuvrer !

NOAILLES (Marie-Christine de)(1672-1748). V. GRAMONT (Marie-Christine de Noailles, duchesse de)

NOAILLES (Marie‑Françoise de Bournonville, duchesse de)(1656 – 1748). Fille du marquis Ambroise‑François, grand seigneur des Pays‑Bas qui s'était mis en 1634 au service de la France, y avait été nommé en septembre 1652 duc à brevet et devait y mourir le 12 décembre 1693. Née en 1656, elle avait apporté le bien paternel au duc Anne‑Jules, comte d'Ayen, futur duc de Noailles et maréchal, qu'elle avait épousé le 13 août 1671. Nommée le 2 janvier 1674 dame du Palais de la Reine, elle mourut le 16 juillet 1748 après avoir eu vingt‑deux enfants. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 305, note 1 à la lettre 153.

Nouvelles Catholiques. L’étude par Orcibal révèle pour le moins des « ambiguïtés » liées à cette œuvre de conversions forcées. V. Correspondance de Fénelon, tome I, chapitre IV de la deuxième partie : « Fénelon remplaça vers juin 1679 A. de Noailles à la tête des Nouvelles Catholiques, établissement fondé en 1634 par la Compagnie de la Propagation de la Foi [...] Cela a paru suffisant pour le rendre responsable de tout ce qui se passa dans la maison jusqu’en 1689 [...] les cruautés qu’on y exerça [...] Les ordres d’incarcération et d’élargissement […] signés par le procureur général Harlay et surtout par le lieutenant de police La Reynie. Fénelon ne voyait les pensionnaires que lorsque suffisamment instruites et disposées pour faire leur abjuration, elles lui étaient présentées ».

PALLU (François)(1626-1684). Principal fondateur de la Société des Missions Etrangères, l’évêque d’Héliopolis s’embarque de Marseille en 1662, débarqua à Alexandrette, se rend à Ispahan, gagne par mer Surate, traverse l’Inde pour atteindre la capitale du Siam, où il collabore avec Lambert de la Motte, évêque de Bérythe, vicaire apostolique de la Cochinchine. Il revient en Europe arrivant à Rome en 1667. Il repartira en 1670, s’embarquant en 1674 pour la Chine ; arrêté par les Espagnols qui le ramèneront en Europe par le Mexique, il fut ainsi peut-être le premier voyageur ayant fait le tour du monde d’ouest en est ! Il repartira de nouveau au Siam en 1681 pour mourir en Chine. V. A. Launay, Mémorial de la Société des Missions Etrangères, Paris, 1916, t. II, pp. 485-491.

PAULIN D’AUMALE. « Religieux du Tiers‑Ordre régulier de Saint François appartenant au couvent parisien de Nazareth où les idées mystiques étaient particulièrement en vogue. Il signa le 7 juillet 1694 une Déclaration contre Mme Guyon qui, en décembre suivant, retint particulièrement l'attention de Bossuet, de Noailles et surtout de M. Tronson qui interrogea l'accusée à ce sujet. […] Bien qu'il ait assuré avoir gardé une mauvaise impression des entrevues suivantes, le P. Paulin accepta de la confesser quand elle fut prisonnière à la Visitation. Libérée, elle le revit au couvent de Montmartre « en présence de Mme Ménard » et, ajoute‑t‑elle, au couvent des bénédictines où la Mère Mechtilde lui dit, en présence du religieux, que celui‑ci faisait son éloge. Quand elle revint de Vaux à Paris, Mme Guyon se logea derrière le jardin des pères de Nazareth et se confessa au P. Paulin de janvier 1692 à juillet 1693 […] On peut se demander si la Déclaration du 7 juillet 1694 ne fut pas inspirée au franciscain par la peur d'être impliqué dans l'affaire. En tout cas, une apostille manuscrite du duc de Chevreuse assure que son auteur l'a rétractée (O.F., t. IX, p. 112) et La Reynie constatait le 9 avril 1696 qu'aucun accusateur « n'avait consenti qu'il fût fait le moindre usage » de ses propos (B.N.F., Nouv. acq. fr. 5250, f°. 41). (Fénelon (Orcibal), t. V, p. 123, note 10).

PHELIPEAUX (Jean). « Né à Angers, fut reçu docteur de Sorbonne en 1686, et devint ensuite chanoine et grand‑vicaire de Meaux. Bossuet se l'attacha, et le mit auprès de l'abbé Bossuet, son neveu, pour le diriger dans ses études théologiques. L'abbé Phélipeaux se trouvant à Rome avec l'abbé Bossuet, à l'époque où le livre des Maximes y fut déféré, l'évêque de Meaux les chargea de suivre cette affaire, et entretint avec eux à cette occasion une correspondance très­ active, qui ne donne pas une haute idée de leur modération ni de leur déli­catesse. Non content d'avoir aigri par ses lettres l'évêque de Meaux contre l'archevêque de Cambrai, l'abbé Phélipeaux, à son retour en France, com­posa une Relation du Quiétisme, pleine de partialité […] Il mourut en 1708, et la Relation ne fut imprimée qu'en 1732. Elle fut flétrie, l'année suivante, à la réquisition du marquis de Fénelon, par un jugement de police et par un arrêt du Conseil, et brûlée en conséquence par la main du bourreau, comme un libelle calomnieux et dif­famatoire. » (Fénelon, 1829).

PIROT (Edme)(1631-1713). Le P. Léonard le considérait comme « l'esprit le plus éclairé de la Sorbonne », mais il ajoutait qu' « il fait aveuglément tout ce que veulent les gens qui l'emploient », de sorte qu'il donnait l'impression « d'une espèce de girouette pour la doctrine » (B. Neveu, Le Nain de Tillemont, La Haye, 1966, p. 308). Bossuet réussit à lui faire condamner l'Histoire critique du Nouveau Testament de R. Simon et les Maximes des Saints qu'il avait d'abord approuvées ; UL, Correspondance de Bossuet, tome II, p. 65, n. 4 - Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 43, note 2 à la lettre 7B.

POIRET (Pierre) (1646 – 1719). Natif de Metz, devenu pasteur en Hollande, il fut un grand éditeur à l’intuition très sûre des principaux textes mystiques accessibles à l’époque, et, sur la fin de sa vie, un disciple aimé de Madame Guyon. Il eut, par son activité inlassable, une influence considérable, non seulement par ses éditions reprises en particulier par Wesley (1703-1792), le fondateur du méthodisme, mais encore par son disciple piétiste Tersteegen (1697-1769), connu lui-même de Kierkegaard. Voir M. Chevallier, Pierre Poiret 1646-1719, Du protestantisme à la mystique, Labor et Fides, 1994.

PONTCHARTRAIN (Louis Phélypeaux, marquis de la Vrillière, comte de)(1643 – 1727). « D'abord conseiller au Parlement dès l'âge de dix‑sept ans, il fut nommé en 1677 premier président au Parlement de Bretagne, d'où il fut tiré en 1687, pour être fait intendant des finances. Contrôleur général en 1689, après la retraite de Claude Le Peletier, ministre et secrétaire d'État en 1690, enfin chancelier de France en 1699. Il se démit volontairement de cette charge le 2 juillet 1714, et se retira à l'Oratoire, où il se montra aussi grand par ses vertus, qu'il l'avait été par ses places. Il mourut le 22 décembre 1727.­ Ses amis et ses ennemis se sont accordés à reconnaître en lui toutes les qualités nécessaires aux divers emplois qu'il exerça… » (Fénelon, 1829).

RAMSAY (Chevalier de)(1686-1743). Né en 1686 en Écosse, fils d’un boulanger, il se distingua par sa curiosité d’esprit qui le conduisit à des études de théologie à Glasgow et Edimbourg. Le goût de l’aventure (selon Cherel), ou la recherche spirituelle (selon Henderson) le conduisent à rendre visite à Poiret en Hollande. Il séjourna chez Fénelon à Cambrai, puis devint le secrétaire de Madame Guyon à Blois, de 1714 à 1716. Il rendit service par son bilinguisme en facilitant les relations avec les disciples écossais ou trans. Sept ans précepteur du fils du comte de Sassenage grâce au duc de Chevreuse, il se voua au culte de Fénelon. Le Régent l’estimait et lui attribua une pension. Il partit pour Rome en 1724 comme précepteur du fils aîné du Prétendant (au trône d’Écosse), mais rentra la même année à Paris. Protégé de Fleury, hôte du duc de Sully, qui était marié à la fille de Madame Guyon, il écrivit un roman qui connut le succès : Les Voyages de Cyrus, à l’imitation du Télémaque. Il fit partie du Club de l’Entresol à partir de 1726, y rencontra Montesquieu, qui toutefois le jugea un « homme fade ». Il alla  jeter à Londres les fondements d’une « maçonnerie nouvelle » et accumula diverses distinctions. De retour en France, il se présenta à l’Académie Française (sans succès) et entra à quarante-quatre ans en qualité de précepteur dans la puissante famille des Bouillon. Il prononça en 1736 dans la loge Saint-Thomas un discours resté fameux. Il se maria à quarante-neuf ans, sa femme était âgée de vingt-cinq ans. Grand orateur, peut-être chancelier de l’ordre des Francs-Maçons, il manoeuvra auprès du cardinal de Fleury pour faire admettre cette institution. Rééd. récente des Voyages de Cyrus et surtout des Principes philosophiques de la religion naturelle…, Champion, 2002.

REIMS (l'archevéque de). Voyez TELLIER (Charles‑Maurice Le.)

RICHEBRACQUE (Dom Nicolas)(1666 – 1704), né en 1645 à Blangy-sur-Bresles (diocèse de Rouen), il avait fait profession en 1666 chez les bénédictins de Vendôme. En 1686 et 1687 il était prieur du couvent Saint-Robert de Cornillon près de Grenoble. Après avoir été sous-prieur de Saint-Germain-des-Prés en 1701, il vécut près de Cambrai et ses relations avec Fénelon étaient très cordiales. Il mourut à Soissons le 24 juin 1704. (CF, t.XIII, note 8 à la lettre 994A ; UL, VII, p. 494).

RIPA (Victor Augustin)(-1691) gouverna son diocèse de Verceil, près de Turin, de 1680 à 1691. Petrucci, évêque de Jesi, une petite ville des Marches, intervint en 1681 en sa faveur par sa publication Dell contemplatione mistica aquistata. Ripa avait séjourné à Jesi, avant de devenir évêque de Verceil et d’y rencontrer Madame Guyon. En 1686, Lacombe fit imprimer son Orationis mentalis Analysis, Madame Guyon son Explication de l’Apocalypse, Ripa son Orazione del cuore facilitata, « fruits de cette association spirituelle », Il mourut à Rome âgé de soixante-six ans. v. DS, art. « Ripa ».

ROSE (Mlle) ou Sœur Sainte-Croix, Catherine Dalmeyrac ( - 1705). « Le précepteur des Luynes [J.-J. Boileau], était devenu enthousiaste de sa quasi‑compatriote (de Rouergate elle était devenue toulousaine) Catherine Dalmeyrac, alors connue sous le nom de Mme de la Croix (ou sœur Sainte‑Croix) et plus tard sous celui de mademoiselle Rose. Celle-ci logeait dans son appartement du Luxembourg et, le cardinal de Noailles l'en ayant chassée, elle se retira d'abord à Compans chez Mgr de Harlay, puis à Vibraye, d'où elle dut bientôt s'éloigner à la suite d'un interrogatoire que l'abbé Thiers lui fit subir au nom de l'évêque du Mans. Elle mourut en janvier 1705. (Fénelon (Orcibal), t. III, p.32, note 23 à la lettre 6). - On ignore qui ouvrit les hostilités entre Mlle Rose et Mme Guyon : cette dernière « avoua un moment avoir confondu la béate « tombée du ciel » avec une autre Toulousaine, la des Agues, qui avait trompé l'abbé de Ville ; cependant elle prétendra qu'elle la connaissait depuis longtemps, ce qu'on ne s'explique pas; il est en tout cas certain que sœur Sainte‑Croix persuada sans peine à son directeur que « la gloire de Dieu n'était point » en Mme Guyon « dont elle avait appris du ciel l'iniquité ». Elle trouva pour l'appuyer une fille du P. Vautier qui « disait s'être convertie par son moyen ». Boileau s'était donc déclaré contre Mme Guyon […] » (Fénelon (Orcibal), t. V, p. 18, note 2 à la lettre 310A.)

ROUEN (l'archevêque de-). Voir COLBERT (Jacques‑Nicolas).

ROUXEL (Maurice). Né en Franche-Comté, entré à seize ans chez les carmes déchaussés, il en sortit au bout de seize mois pour raison de santé. Sept ans aumônier de la citadelle de Besançon puis trois ans prêtre à Saint-Jean de Dijon. Au cours d'un voyage à Evian, il fut mis en rapport avec le P. La Combe et Mme Guyon. Rouxel alla lui faire visite à Grenoble, en Piémont, à Dijon et à Seurre. Il se brouilla avec eux. Il écrivit à Paris, pour le cardinal de Noailles, deux longs mémoires où il s'efforce de se disculper en chargeant Mme Guyon [nous publions dans ce volume une grande partie du premier]. L’autorité ordonna de le confronter avec Mme Guyon et « Famille ». On ignore ce qu'il en advint (v. UL, tome XIV, supplt. « II. Le Quiétisme en Bourgogne ou le Quillotisme », note 6, p. 181).

SAINT-CYPRIEN (Marie Hippolyte de Béthune‑Charost) (1664‑1709), carmélite. Fille de la « grande âme » du troupeau guyonnien, entra en 1682 au Carmel du faubourg Saint‑Jacques, et y fit profession en 1684 sous le nom de Thérèse de Jésus‑Maria. Voir Fénelon (Orcibal), t. V, p. 69, note 4 à la lettre 344.

SAINT-CYPRIEN (Charlotte de)(-1747) correspondante de Fénelon dont vingt ans après sa mort, elle faisait l’éloge au marquis de Fénelon. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 143, note 1 à la lettre 37.

SAINT-CYR : Sur l’histoire de cette fondation de Mme de Maintenon pour filles nobles pauvres, transportée du château de Noisy-le-Roi à Saint-Cyr au bout du petit parc de Versailles, dans les nouveaux bâtiments édifiés en 1685 par Hardouin-Mansart où près de 2500 hommes travaillèrent 15 mois sur le chantier, v. Cognet, Crépuscule…, chap. III §2 ; F. Mallet-Joris, Jeanne Guyon, Flammarion, 1978, chap. VIII, etc. – « Sur les événements de l'été 1693 à Saint‑Cyr; presque toutes les lettres de la fondatrice ont disparu et ce n'est sans doute pas par le fait du hasard. (Orcibal).[…] Godet‑Desmarais faisait de son côté surveiller les suspectes par deux dames qui déguisaient leurs sentiments : l'une d'elles était Mme du Pérou qui, d'après ses propres Mémoires, n'avait aucun besoin d'être stimulée pour cela. C'est peut‑être à la suite de leurs rapports qu' « en 1693 M. de Chartres, comme évêque diocésain, fit la visite dans le monastère de S. Cyr; il y trouva les livres imprimés et manuscrits de Mme Guyon entre les mains de quelques religieuses. Pour remédier à ce mal plus efficacement, il crut devoir s'en plaindre à La Maisonfort ; il eut de grandes conférences avec elle, et tâcha de la convaincre que les livres de sa parente contenaient le quiétisme, que la manière de faire l'oraison dont elle était si entêtée, était suspecte et extraordinaire […] ». Phélipeaux, I, p. 57 dans Fénelon (Orcibal), t. III, p. 388, note 1 à la lettre 242.

SAINT-SIMON (Duc de)(1675 – 1755). On n’oubliera pas que le jeune Saint-Simon, né en 1675, exerçait, à l’époque de la querelle quiétiste, des talents de mousquetaire, participant au siège de Namur en 1692 puis à la bataille de Fleurus. Ceci explique quelques rares inexactitudes. Sa légendaire férocité peut paraître le plus souvent une vue lucide de la nature humaine ; elle laisse place à une grande estime pour la loyauté et l’honnêteté propres aux principaux membres du « petit troupeau ». Il malmène « la dame » qui lui dérobe leur part la plus intime.

SAINT-THOMAS DE VILLENEUVE. Ce couvent disparu, situé au croisement des rues de Sèvres et de Vaugirard, appartenait à la maison de « la communauté des filles de Saint-Thomas de Villeneuve fondée en 1660 par le prieur du couvent de Lamballe [...] En août 1700, Jeanne de Sauvageot, dame de Villeneuve, agrandit cette maison dont elle confia la direction aux filles de Saint-Thomas, d’où son nom. » (Hillairet, Dictionnaire…). Cette maison avait de nombreuses filiales en Bretagne.

Seurre (groupe quiétiste de). « A la fin de 1694, Mme Guyon se servait contre la Maillard et les filles du P. Vautier des témoignages de Mme Van et de la sœur Prudence. Cela se retournait contre elle au moment où écrivait J. J. Boileau, car la police venait d'établir qu'il s'agissait de deux membres du groupe quiétiste bourguignon, beaucoup plus compromis qu'elle‑même. Mme Van avait subi neuf interrogatoires de la part de La Reynie. D'après le pamphlet de Mauparty, c'était une « demoiselle assez bien faite » chez qui les curés quiétistes, Quillot et Robert, logèrent à Paris en 1691. Robert la ramena à Seurre où elle resta un an. Sa famille l'aurait rappelée à Paris, mais, au bout de deux ans, elle serait retournée à Seurre où son intimité avec Robert n'aurait pas été moins grande qu'avant. Elle aurait jugé prudent de quitter Seurre en février 1696 après avoir appris l'incarcération de Mme Guyon : c'est l'année suivante que commença en Bourgogne le procès du curé Robert qui devait être condamné au feu […] Quant à Prudence, « la vigneronne de Chenove « (Mauparty, p. 403), on n'a pas établi qu'elle eût personnellement rencontré Mme Guyon. Heureusement pour celle‑ci, car […] elle se serait aussi occupée des accouchements des « parfaites « des curés quiétistes de la région. Décrétée de prise de corps le 6 juin 1699, elle fut frappée de bannissement à perpétuité. » (Fénelon (Orcibal), t. V, p. 128).

TRONSON (Louis) (1622-1700). Prêtre en 1647, il acquit une charge d'aumônier ordinaire du Roi en 1654. Entré à Saint-Sulpice en 1656, il devint supérieur de la Solitude, puis premier directeur l’année suivante. Supérieur général de la congrégation en 1676, il s'établit à Issy en 1687. Voir Fénelon (Orcibal), t. III, note 14 à la lettre 1. A compléter par L. Bertrand, Bibliothèque Sulpicienne ou Histoire Littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice, Paris, 1900, p. 123 à 155 – Estimé par les deux partis, honnête, il sut conserver une voie médiane et demeure le seul recours de Madame Guyon aux moments critiques précédant la Bastille. On peut suivre son éloignement progressif de la « dame directrice », du 8 avril 1694 au 5 juillet 1699 (A.S.-S. ms. 34, correspondance Tronson). Sa position varie selon l’interlocuteur (son état de santé était chancelant). - Il était très attaché à Fénelon. Il travailla toute sa vie à former des prêtres pieux et réguliers. Dans cette vue, il a composé des Examens particuliers. Ses oeuvres imprimées par Migne, Paris, 1857, forment 2 vol. in-4 ; sa Correspondance a été partiellement publiée par M. L. Bertrand (Paris, 1904, 3 vol. in-8).

VALOIS (P. Louis)(1639 – 1700). « Né à Melun le 11 novembre 1639, le P. Louis Le Valois entra en 1661 au collège de Clermont où il fonda une congrégation secrète et fut régent d'humanités à Paris de 1662 à 1667. Après son ordination (1670), il enseigna dix ans la philosophie à Caen et publia en 1680 sous le nom de Louis de la Ville les Sentiments de M. Descartes où il dénonçait Malebranche au nom de la foi. Mais, à partir de 1680, il se consacra, à la demande du maréchal de Bellefonds, à des retraites de dix jours pour laics. Il continua lorsqu'il fut en 1682 établi à Paris rue du Pot‑de‑Fer, annexe du noviciat située en face de la Petite Communauté de Saint‑Sulpice. Il y reçut même des évêques venus se préparer à leur sacre. Admirateur du P. Bourdaloue (dont il prit en 1700 la défense dans une lettre au général T. Gonzalez), il fut jugé « un peu trop sévère pour un jésuite » et Saint‑Simon lui‑même le dira meilleur homme que ceux‑là ne sont d'ordinaire [...], homme doux, d'esprit et de mérite qui fut et qui mérita d'être regretté […] Le Valois fut […] le premier jésuite connu par Fénelon qui resta sous sa direction jusqu'à sa nomination à Versailles. […] Il n'avait entendu parler de Mme Guyon qu'en 1692, peut‑être par le P. Alleaume, et avait aussitôt déclaré : « Il faut que cette femme soit ou une folle ou une orgueilleuse hypocrite qui cherche à en imposer. C'est le jugement que j'en ai toujours fait », écrivait‑il le 22 juillet 1696 à Mme de Maintenon. En juillet 1694, il ignorait encore les rapports de la mystique avec Fénelon. Cependant celui‑ci avait espéré que Mme Guyon trouverait de l'appui auprès de M. Tronson et du P. Le Valois. Le sulpicien refusa pourtant de la voir et, après avoir accepté de la rencontrer, Le Valois se déroba […] La marquise de Laval, qui logeait rue du Pot‑de‑Fer comme le P. Le Valois, […] joignait ses efforts à ceux du jésuite pour empêcher son cousin [Fénelon] de se compromettre encore davantage en prenant auprès des examinateurs d'Issy la défense des idées, sinon celle de la personne, de la mystique […] » Voir Fénelon (Orcibal), t. III, p. 442, note 5 à la lettre 270 ; DS, 9, col. 733/735.

VAUTIER. Absent de Sommervogel. « …un jésuite du nom de Vautier, qui fut vers ce temps-là l’une des bêtes noires des jansénistes ». COGNET, Crépuscule…, p.16

VAUX (Comte de) : v. FOUCQUET (Louis-Nicolas).

VIDAME D'AMIENS. Voir CHAULNES.

VIGNERON. La Vie et la conduite spirituelle de mademoiselle Madelene [sic] Vigneron suivant les mémoires qu'elle en laissez par l'ordre de son Directeur, chez Pierre de Launay, Paris, 1689, n’a pu servir de source à la Vie de Mme Guyon. Certes on retrouve le thème traditionnel de la chute dans le puits et d’un secours miraculeux (p. 32), celui de l'initiation par une fille (à l'âge de cinq ans ! p. 38) - ce qui a pu faire penser, au lecteur pressé du début de l’ouvrage, à ce qui est rapporté au début de la Vie de Mme Guyon. On notera les troupes d'anges (p. 100, 132), les pénitences terribles (p.156), le démon de la pureté (p.538) etc. Ce texte rempli de « paroles », de visions..., nous apparaît comme un extrême, caricatural, du genre littéraire « mystique ».

Visitation Sainte-Marie : Le commandeur Brûlart de Sillery fit élever, par François Mansart, la nouvelle chapelle du couvent appelée Notre-Dame-des-Anges et consacrée le 7 septembre 1634. Le domaine s’étendait à l’est jusqu’à l’entrée de la Bastille et le long de cette prison jusqu’à la porte Saint-Antoine. Du couvent lui-même il ne reste pas trace, mais on peut visiter la chapelle. Jadis, une Assomption de la Vierge était au dessus de l’autel et la chapelle contenait des peintures de Perrier et des sculptures de Lepautre. (Hillairet, Dictionnaire…)



Des TABLES



TABLE GÉNÉRALE DES PIÈCES figurant dans les trois volumes de la Correspondance.


µµ à reprendre pour cet opus ! Qui diffère de Champion

Tome I, Directions spirituelles :


INTRODUCTION GENERALE.


La Correspondance de Madame Guyon.

Brève chronologie de la vie et de l’œuvre.

Description des sources utilisées.

Avertissement.


I. DIRECTIONS SPIRITUELLES.


Cinq séries de lettres.

Direction spirituelle et transmission mystique.

Madame Guyon dirigée,  1671-1681.

L’influence du P. Maur de l’Enfant-Jésus.

Monsieur Bertot, directeur mystique.

Madame Guyon succède à ses directeurs.

I. Lettres du P. Maur de l’Enfant-Jésus.

0. [1re] Du P. Maur. fin 1670 ?

Traverser le désert intérieur, demeurer en repos.

Madame, la conduite que vous mandez que Notre Seigneur a tenue sur votre âme

0. [2e] Du P. Maur. 1673 ?

Tandis que chacun fait son petit établissement spirituel, il faut s’abandonner et mourir à soi-même.

Madame, je vous aiderai de bon cœur en tout ce que je pourrai.

0. [3e] Du P. Maur. 1673 ?

L’état de néant et d’extrême abandon et pauvreté est le fondement sur lequel Dieu a dessein d’établir votre perfection.

Vous dites que vous êtes toujours dans le néant, et que vous y retournez aussitôt s’il vous arrive d’en sortir.

0. [4e] Du P. Maur. 1674 ?

Ce ne sont pas nos efforts mais Sa divine opération qui nous fait atteindre à Dieu.

Vous dites que Dieu ne vous laisse point sans croix

0. [5e] Du P. Maur. 1674 ?

Sur l’indifférence surnaturelle.

Vous n’avez qu’à travailler à détruire le principe qui vous fait faire des fautes.

0. [6e] Du P. Maur. 1674 ?

Travaillez pendant que vous avez le temps de le faire.

0. [7e] Du P. Maur. 1674 ?

Il ne faut faire autre chose durant la maladie

0. [8e] Du P. Maur. 1674 ?

Je suis bien aise, ma très chère fille, que vous ayez fait amitié avec N.

0. [9e] Du P. Maur. 1674 ?

Quand voulez-vous travailler à vous mettre dans la disposition

0. [10e] Du P. Maur. 1674 ?

Demande de nouvelles, et encouragement à répondre à Dieu qui nous attire.

Je vous ai écrit depuis peu. Je vous demandais des nouvelles de toute la famille.

0. [11e] Du P. Maur. 1674 ?

Pas d’efforts propres, mais se laisser anéantir. Dieu nous déiformera.

Je voudrais bien, chère fille, vous apprendre pendant que je suis en vie

0. [12e] Du P. Maur. 1674 ?

Ce n’est point à la créature de vouloir choisir son chemin.

Vous voulez, chère fille, que je vous donne une règle générale

0. [13e] Du P. Maur. 1674 ?

Dans les angoisses intérieures se laisser aller où Dieu nous conduit.

Vous devriez bien, chère fille, vous appuyer plutôt sur la fidélité de Jésus-Christ

0. [14e] Du P. Maur. 1674 ?

État passif du dépouillement.

Je vous mandais dans ma dernière lettre, chère fille

0. [15e] Du P. Maur. 1674 ?

Se laisser perdre dans notre désert.

Si Notre Seigneur ne vous tenait sur la croix

0. [16e] Du P. Maur. 1674 ?

S’abandonner entre les bras de Dieu.

Je vois que la croix vous pèse beaucoup sur les épaules

0. [17e] Du P. Maur. 1675 ?

L’abandon entre les mains de Notre Seigneur, seul appui.

Notre Seigneur S’est donc servi de ces sottises du monde, pour vous faire goûter le bien

0. [18e] Du P. Maur. 1675 ?

Mais vous, que devenez-vous ? Que faites-vous ? Les croix commencent-elles à vous rassasier ?

0. [19e] Du P. Maur. 1675 ?

Laisser détruire puis édifier le tabernacle de Dieu.

Ne vous étonnez pas lorsque vous sentirez des tempêtes dans votre intérieur

0. [20e] Du P. Maur. 1675 ?

Traverser le désert.

Il est vrai que la créature raisonnable ne saurait rentrer parfaitement en Dieu

0. [21e] Du P. Maur. 1675 ?

Ne s’accrocher à rien sinon à Dieu.

Vous êtes un peu plus à votre aise, chère fille, que vous n’étiez les autres fois que vous m’écriviez.

II. Lettres de Monsieur Bertot

0. De J. Bertot. 1672.

Lettre-traité de la vie intérieure. L’âme jouit de Dieu sans moyen : chaque moment lui est Dieu.

Notre Seigneur m’a donné une si forte pensée de vous écrire

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674.

Je serais bien confus d’être si longtemps sans vous répondre, si Notre Seigneur n’était par Sa bonté ma caution.

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674.

Il faut que vous preniez courage : ne vous étonnez pas si vous êtes si bouleversée et que vous perdiez votre route.

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674 ?

Dans tous les avis et dans toutes les pratiques il faut un milieu, à moins que l’expérience ne fasse voir autre chose.

0. À J. Bertot. Avant octobre 1674 ?

Je ne puis vous dire à quel point s’augmentent ma joie et ma satisfaction d’être au Bon Dieu

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674 ?

J’ai bien de la joie de vous voir expérimenter les fruits de votre grâce et de la fidélité que vous avez à mourir.

0. À J. Bertot. Avant octobre 1674.

Quoique je sache que vous êtes assez occupé, et que vous ayez peu de temps à nous répondre, cela ne me peut empêcher de vous écrire

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674.

Vous avez très bien fait de m’écrire et vous pouvez être sûre, madame, que j’ai une joie extrême

0. De J. Bertot. 1674 ? 

Je me réjouis que votre voyage se soit bien passé et que vous soyez de retour.

0. De J. Bertot. Avant juillet 1676 ?

Il faut être bien convaincu que toute âme qui est appelée au don de soi

0. De J. Bertot. Avant juillet 1676.

Je ne manquerai pas, Dieu aidant, d’aller à Notre-Dame de la Délivrance

0. De J. Bertot. 22 mars 1677.

Découvrir la divine Providence en tout.

Il est de la dernière conséquence de reconnaître beaucoup Dieu

0. De J. Bertot. Avant 1678 ?

Je vous aurais écrit pour vous consoler

0. De J. Bertot. Avant 1678 ?

J’ai de la consolation que vous vous portez mieux.

0. De J. Bertot. Avant 1678 ?

On ne saurait assez se convaincre combien il est de conséquence de s’ajuster aux providences de Dieu

0. De J. Bertot. Avant 1678 ?

L’âme dont il est question doit être certifiée de plusieurs choses qui lui importent infiniment pour sa conduite

0. À J. Bertot. Avant 1678 ?

Il y a déjà plusieurs jours que je suis pressée de vous écrire la disposition où je me trouve.

0. De J. Bertot en réponse. 1678 ?

Ne vous étonnez pas de cette inclination que vous appelez libertine pour faire oraison

0. De J. Bertot en réponse à six questions. 1678 ?

I. Les sens peuvent-ils être féconds en manière divine avant que d’être morts et anéantis entièrement ? … - Les sens ne sont vivifiés que fort tard

II. Puisque l’on ne peut rectifier les puissances… - Il ne faut pas attendre que les puissances et les sens soient actuellement morts et rectifiés pour pouvoir espérer d’avoir des lumières et des grâces

III. (L. à l’auteur). De même, ma mémoire ne doit-elle pas se perdre entièrement… - Pour ce qui est de la mort de la mémoire de l’entendement et de la volonté

IV. (L. à l’auteur). Pour cet instinct de pureté intérieure, je l’ai toujours ressenti… - Il est très vrai que plus la lumière divine s’augmente dans une âme

V. (L. à l’auteur). Je ne puis m’empêcher de parler d’un autre instinct… - Cet instinct et ce penchant de votre âme vers Dieu est un don

VI. (L. à l’auteur). Pour le repos dont j’ai parlé ce qui me le rend un peu suspect… - Il faut beaucoup estimer le repos intérieur comme la fin où Dieu tend en ses opérations

0. De J. Bertot. 1678 ?

Je vous assure, madame, que mon âme vous trouve beaucoup en Dieu

0. De J. Bertot. 1678.

J’ai bien de la consolation de recevoir de vos nouvelles

0. À J. Bertot. Avant avril 1681.

Quand Dieu me donne le mouvement de vous écrire pour vous rendre compte de l’état de mon âme

0. De J. Bertot en réponse. Avant avril 1681.

J’ai beaucoup de joie, madame, d’apprendre de vos chères nouvelles

0. À J. Bertot. Avant avril 1681.

Ô que mon âme vous est obligée de lui avoir fait trouver et goûter la vie éternelle d’une manière que je cherchais secrètement mais que je n’avais jamais éprouvée !

0. De J. Bertot en réponse. Avant avril 1681.

Il est très vrai qu’il y a un lieu en nous qui a un appétit insatiable de Dieu

0. À J. Bertot. Avant avril 1681.

J’ai vu clairement que le rayon divin est Jésus-Christ même

0. De J. Bertot. Avant avril 1681.

Notre Seigneur a fait sûrement connaître à une âme la différence qu’il y a entre la conduite de la foi toute nue et toute pure, et entre l’opération de Dieu dans le perceptible

0. De J. Bertot. Avant avril 1681.

Notre Seigneur m’a fait voir un secret du fond et du centre de l’âme

« Onze dernières lettres de M. Bertot dans le même ordre à une même personne.  Avant avril 1681.»

0. [1ere ] De J. Bertot.

Pour satisfaire à l’inclination de madame votre sœur

0. [2e ] De J. Bertot.

[240] Puisque vous voulez bien que je vous nomme ma Fille

0. [3e ] De J. Bertot.

[241] Je serais infidèle, ma fille, si je laissais passer cette occasion

0. [4e ] De J. Bertot.

[244] J’avais dessein de vous écrire bien des choses

0. [5e ] De J. Bertot.

Je vous écris ce mot pour vous dire de demeurer dans une profonde paix

0. [6e ] De J. Bertot.

Ne vous étonnez point de vos chutes passées

0. [7e ] De J. Bertot.

Jésus-Christ vous appelle à la solitude, pour y parler à votre cœur

0. [8e ] De J. Bertot.

J’ai bien conçu la disposition où vous êtes par votre infirmité

0. [9e ] De J. Bertot.

[252] Il faut que je vous dise par écrit ce que je voudrais graver dans le plus profond de votre cœur.

0. [10e ] De J. Bertot.

Dieu seul est, tout le reste n’est rien : quand sera-ce que vous direz ce mot avec esprit et vérité ?

0. [11e ] De J. Bertot. Avant avril 1681.

Dieu est : je ne Le regarde pas en nous, ni dans le créé, mais dans Lui-même.

0***. De J. Bertot. Avant avril 1681.

De l’état d’anéantissement parfait en nudité entière, où l’âme est et vit en Dieu, au-dessus de tout le sensible et perceptible.

Le dernier état d’anéantissement de la vie intérieure est pour l’ordinaire précédé d’une paix et d’un repos

Lettres et témoignages 1681-1688

[Introduction aux] Lettres et témoignages 1681-1688.


0. À Dominique La Motte. 1681.

Elle recommande ses enfants à son frère et justifie sa vocation.

Dieu seul aimable. L’union de Jésus-Christ, qui a toujours fait entre nous une liaison plus forte que celle du sang

0. À son Fils Ainé. 1681.

« Je ne vous eusse jamais quitté pour rien moins que pour Dieu. »

Je crois, mon très cher fils que vous ne serez pas peu surpris, lorsque vous apprendrez mon absence.

0. À son Fils Cadet. 1681.

« … je ne vous oublierai jamais devant Dieu … »

Pour vous, mon cher enfant pour qui j’ai une tendresse qui ne se peut exprimer

0. À son frère. 1681.

Réponse à des menaces : « …l’on peut me compter comme n’étant plus. Pour la vocation, si elle est de Dieu, il saura bien la soutenir… »

Je vous suis sensiblement obligée, mon R. P. et cher frère, de la lettre

0. À son frère. 1681.

« Je renonce de bon cœur à tous mes droits… »

J’ai reçu vos quatre lettres, mon très cher frère, et la procuration que vous me renvoyez.

0. De Jean d’Arenthon d’Alex à N. 29 juin 1683.

« Je l’estime infiniment et par-dessus le père de Lacombe ; mais je ne puis approuver qu’elle veuille rendre son esprit universel… »

...Elle donne un tour à ma disposition à son égard, qui est sans fondement. Je l’estime infiniment

0. À dom Grégoire Bouvier son frère. 12 décembre 1684.

Elle rend compte de sa conduite intérieure et de la rédaction de ses Explications bibliques.

Ce 12 décembre 1684. Vous ne devez pas douter, mon très cher frère

0.  Du Cardinal Le Camus à Mgr d’Aranthon d’Alex. À Grenoble, le 18 avril 1685.

Informations sur Madame Guyon.

À Grenoble, le 18 avril 1685. Monseigneur, J’ai répondu à toutes les lettres que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire

0.  À Mgr d’Aranthon d’Alex. 3 juin 1685.

Demande de servir dans son diocèse.

Monseigneur, Je ne pourrais être que de corps partout ailleurs qu’à Genève ou dans le diocèse.

0. Du Cardinal Le Camus à M. le Lieutenant civil. 28 janvier 1688.

Recommandation.

Je ne saurai refuser à la vertu et à la piété de Madame de La Mothe-Guyon la recommandation

0. Du Cardinal Le Camus. 28 janvier 1688.

Pour engager M. Le lieutenant civil à rendre justice.

Madame, Je souhaiterais d’avoir plus souvent que je n’ai des occasions de vous faire connaître

0. Papiers donnés à M. L’Official. 8 février 1688.

Je vous prie instamment, Messieurs, que l’on écrive deux choses

0.  À L’Official de Paris. Du Samedi saint, 1688.

Demande de réparation morale.

J’ai fait réflexion, monsieur, sur ce que vous eûtes la bonté de me dire hier, que la fausse lettre n’était rien.

0.  [2e] À L’Official de Paris. 1688.

Elle lui demande de transmettre une lettre et se plaint de sa rigueur.

Quoique vous gardiez, monsieur, à mon égard un silence que j’ose nommer cruel

0.  À L’Archevêque de Paris. Pâques 1688.

« Quel est mon crime ? »

Pâques, [18 avril] 1688. Je me suis adressée à vous comme à mon père et à mon pasteur

0. À L’Archevêque de Paris. Eté 1688.

« Monseigneur, si j’ai gardé depuis si longtemps un profond silence

0. Au P. de la Chaize. 1688.

Mon Révérend Père, Si mes ennemis n’avaient attaqué que mon honneur et ma liberté

0. Eloge. 1688. (Auteur inconnu).

Si tous les juges de Madame Guyon ont toujours été sans reproches

0. Sentiments de Madame Guyon. 1688.

Le principe fondamental est celui-ci que Dieu est notre principe et notre fin

Cette lettre, reconstituée, est produite de nouveau au « Correctif » du tome III !

0. Placet présenté au Roi. 1688.

Demande de mise en liberté.

Sire, Huguet, conseiller à la Cour, tuteur honoraire des enfants de la Dame Guyon

0. À Madame de Maintenon. Fin 1688.

Si j’avais fait la moindre des choses dont on m’a accusée

0. Témoignage anonyme. 1689.

Monsieur, Vous m'avez fait un fort grand plaisir de me donner de vos nouvelles


La direction de Fénelon à partir de fin 1688

Une rencontre improbable.

Une relation mystique.

Etat documentaire et chronologie.


I. La « Correspondance secrète » de l’année 1689

0. À Fénelon. Octobre 1688.

Je suis depuis quelques jours dans un état continuel de prière pour vous.

Voilà quelques petits écrits, dans lesquels on vous prie en démission de réprouver tout ce qui n’est pas de l’Esprit de Dieu

0. À Fénelon. Octobre - novembre 1688.

Union intime : « Il a voulu se servir de ce méchant néant, pour vous communiquer Ses miséricordes. »

Depuis hier au matin que je me suis donnée l’honneur de vous écrire, surtout cette nuit que j’ai passée sans presque dormir

0. À Fénelon. Octobre – novembre 1688.

Assurance d’une vie profonde orientée vers Dieu.

Outre le goût général que j’ai pour votre âme, qui m’est une certitude continuelle qu’elle est comme Dieu la veut

0. À Fénelon. Novembre 1688.

Faut-il brûler ou conserver la rédaction de sa Vie ?

Vous m’avez promis, monsieur, que vous ne me manqueriez pas, surtout lorsqu’il n’y aurait rien à risquer pour le dehors.

0. De Fénelon. 2 décembre1688.

« Je m’imagine, sans le savoir, qu’on ne voit plus que Dieu, sans Le voir d’une manière à pouvoir exprimer cette vue… »

L’écrit que vous m’avez envoyé, madame, m’a fait un grand plaisir

0. À Fénelon. Décembre 1688.

Son état invariable, simple et nu. Elle confie le sort de ses écrits à Fénelon.

Je vous obéirai, monsieur, en tout ce que vous me dites.

0. À Fénelon. Décembre 1688.

Dieu « fera tout en lui, dans l’oubli où il est de soi-même. »

Comme je ne puis rien vous cacher, il faut que je vous dise qu’hier et cette nuit à plusieurs reprises, je me suis sentie attirée intérieurement

0. À Fénelon. Décembre 1688.

Union des puissances suivi du trépas mystique. Abrégé de la conduite de Dieu à conserver.

La nuit ou mort, opérée par l’activité simple de la créature, se fait de cette sorte : c’est une privation de tout

0. À Fénelon. 25 décembre 1688.

Ecrite à deux heures après minuit : dévotion au petit Maître et pur amour.

L’on m’a rapporté mon petit-Maître1.

0. À Fénelon. Janvier 1689 ?

Souplesse parfaite à l’Esprit de Dieu.

Il y a des défauts passagers, et il y a des défauts essentiels.

0. À Fénelon. Janvier 1689.

Dieu seul.

L’âme arrivée à la parfaite simplicité et qui a outrepassé tout moyen ne trouve que Dieu seul.

0. À Fénelon. Janvier 1689 ?

« …mon âme, ainsi que je vous l’ai dit, s’écoule sans cesse dans la sienne… »

N. a raison de ne pas craindre ce goût simple de Dieu

0. De Fénelon. Janvier – février 1689.

Une certaine peine unissante.

Je me trouve sec et distrait dans l’oraison .

0. À Fénelon. Février 1689.

« …d’épurer la foi et d’affermir la volonté par le desséchement de l’esprit. »

La personne pour laquelle Notre Seigneur me donne toujours plus de correspondance intérieure éprouvera souvent de semblables vicissitudes

0. À Fénelon. 21 février 1689.

Madame Guyon instrument de la justice de dépouillement.

Je n’ai jamais ouï dire que l’on juge d’un état dans le temps de la peine

0. À Fénelon. Février 1689.

Laisser faire Dieu, vivre dans la foi et non par soi-même.

Dieu a voulu en peu de temps vous faire comprendre par expérience et ce qu’Il peut

0. À Fénelon. Février - mars 1689.

Dieu seul.

Je suis toujours plus convaincue des desseins de Dieu sur vous.

0. À Fénelon. Février - mars 1689.

Souplesse à la volonté divine qui se substitue à la nôtre et simplicité d’un enfant.

Deux choses appartiennent à la volonté

0. À Fénelon. Mars 1689.

Filiation et union divine.

Il a été certifié d’une manière ineffable la filiation spirituelle

0. À Fénelon. Mars 1689.

La foi s’élève sur le débris de notre raison.

Je vous plaindrais extrêmement, monsieur, ayant autant d’esprit naturel que vous en avez

0.  À Fénelon. Mars 1689.

Dieu purifie les qualités naturelles sans que celui qui les possède se les approprie.

Pour la personne dont vous me parlâtes hier, il doit le plus qu’il pourra demeurer en simplicité

0. À Fénelon. Mars 1689.

Exercer la simplicité.

Il ne faut pas que votre ami vous attire, mais c’est à vous à l’attirer.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Communication divine des âmes entre elles et de Dieu avec elles et par elles.

Il me semble que mon âme est comme une eau qui se répand dans les cœurs de ceux qui me sont donnés

0. À Fénelon. Mars 1689.

Un regard de complaisance non distinct de Dieu produit grâce et écoulement dans les âmes. Le doute s’oppose à cette communication.

J’ai une disposition continuelle , qui ne me quitte jamais, qui n’est nullement ni dans mon pouvoir, ni dans ma volonté.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Union qui vient du centre divin.

Hier, étant au parloir avec M.1, il me vint tout d’un coup, sans que j’y pensasse, une union très intime du côté du centre2 pour M., en sorte que je fus

0. À Fénelon. Mars 1689.

Je consumerais ma vie à votre service […] je ne puis que me laisser conduire.

Vous serez sans doute surpris de ce que je vous écris des choses qui paraissent hors de saison et vous convenir si peu.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Union de filiation ; sur la communion.

Il m’est impossible de résister au mouvement que j’ai de vous écrire, quoi que je fisse hier au matin.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Que voulez-vous donc que je fasse de cette Vie.

J’entre très fort dans toutes vos raisons et je serais très fâchée de vous causer la moindre peine.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Cassette des écrits. Marque où il reconnaîtra ce qu’elle a écrit pour lui.

Je n’ai aucune raison pour ne point donner la copie des écrits à M., puisque je n’ai point de secrets pour elle.

0. De Fénelon. 12 Mars 1689

Réception du Pentateuque. Chimères d’ambition.

Je reçois dans ce moment le billet où vous me promettez de ne pas mourir si tôt.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Dieu me tient incessamment devant lui pour vous

Vous êtes le maître de garder le Pentateuque, monsieur.

0. À Fénelon. Mars 1689.

Attendre le temps de Dieu pour écrire : « Il est temps de se remplir sans se vider ».

L’on m’a fait entendre que l’on m’avait fait écrire de cette sorte sur l’Ecriture Sainte parce que personne n’écrit de même

0. À Fénelon. Mars 1689.

Union et vocation de Fénelon. Inclination à prier en silence.

J’ai été éveillée longtemps avant quatre heures avec une douce et suave occupation de vous en Dieu.

0.  De Fénelon. Mars ? 1689.

Tentative de définir l’abandon, la passiveté et le repos de l’âme.

J’ai reçu l’Explication des épitres, je vous en remercie et j’en profiterai selon l’arrangement que vous me marquez.

0.  À Fénelon. Mars 1689.

Repos en Dieu par le don de sa liberté, sûreté de la voie de foi nue, abandon total.

N. …. veut que je fasse des actes distincts d’amour de Dieu et de contrition, ne comprenant rien autre chose que l’activité intérieure.

0.  De Fénelon. 28 mars 1689.

Sécheresse et paix. Faut-il accepter un évêché ?

Il me semble que notre union va toujours croissant. Je me suis uni à vous non seulement en disant la messe les jours de Joseph et de l’Annonciation,

0.  À Fénelon. Mars 1689.

Conseils portant sur l’oraison ; Dieu vous conduira en enfant.

Il est bon de laisser passer toute chose en faisant dans le moment usage de mort

0.  À Fénelon. 5 ou 6 avril 1689.

Union en Dieu, promesse de fécondité.

Il n’y a personne sur terre pour qui je sente une union plus intime, plus continuelle

0.  À Fénelon. 8 ou 9 avril 1689.

Comment n’auriez-vous pas de doute sur moi ?  Charité infinie de Dieu, qui est comme un torrent.

Vous avez expliqué en peu de mots la nature de l’union simple, générale, qui ne forme nulle espèce parce qu’elle subsiste en Dieu.

0.  À Fénelon. 9 avril 1689.

Je me trouvais avant-hier si mal et encore hier au matin

0***.  À Fénelon. Avril 1689.

Mort de toute volonté propre.

J’ai eu une forte pensée de vous écrire

0.  De Fénelon. 16 avril 1689.

Pour de la droiture, il me semble que Notre Seigneur m’en a donnée.

0.  À Fénelon. 19( ?) Avril 1689.

Destruction des répugnances. Être aveugle et confiant. « Ne résistez jamais, vous ne souffrirez jamais. »

Il est vrai, monsieur, que vous n’avez point de répugnances actuelles dans votre volonté

0.  De Fénelon. 22 Avril 1689.

« Je me sens assez souvent irrésolu… »

Je me réjouis de la guérison

0.  À Fénelon. Entre le 25 et le 30 Avril 1689.

Il faut perdre les décisions de la raison.

Je crois, monsieur, que dans les choses qui sont indifférentes, vous ne devez pas attendre une pente marquée

0.  De Fénelon. 30 avril 1689.

L’abîme obscur de l’abandon ; « Mon union avec vous augmente. »

Je me sens la tête un peu brouillée sur la place dont vous parlez dans vos anagrammes.

0.  À Fénelon. 1er Mai 1689.

Je ne mourrai pas que je crois si tôt1, quoique je sois si fort enflée que N. m’a parlé aujourd’hui de testament.

0.  À Fénelon. Début mai 1689.

« Peut-être irez-vous au but par des chemins écartés … Il n’y a rien à faire, que d’attendre en patience. »

Ce que je vous ai écrit, ou plutôt à N., s’est fait sans y penser et par divertissement.

0.  À Fénelon. début mai 1689.

« Plus ce qui est de vous chez vous sera détruit, plus il vous possèdera. »

J’ai manqué de simplicité, ne vous ayant pas mandé positivement que mon enflure n’était nullement à craindre.

0.  De Fénelon. 6 mai 1689.

Je ne veux plus avoir rien, ni m’avoir moi-même.

Je recevrai, madame, avec un grand plaisir la Vie que vous me promettez,

0.  À Fénelon. 7 mai 1689.

« …la distinction des lieux n’empêche pas qu’on ne se communique… »

J’éprouve bien que rien ne peut séparer ce que Dieu tient uni en Lui, puisque la distinction des lieux n’empêche pas qu’on ne se communique.

0.  À Fénelon. 8 mai 1689.

La science des saints et celle des hommes ; il faut perdre l’une et 1’autre, pour n’avoir que la science de Dieu.

Le jour que je devais aller à N. je fus très unie à vous

0.  De Fénelon. 11 mai 1689.

« Rien ne m’entre si avant dans le cœur que la pensée d’être uni en vous à Dieu. »

Je suis très persuadé que le pur amour, quand il a détruit toute propriété

0.  À Fénelon. Mai 1689.

« Il vous arrivera aussi de perdre souvent la trace de la conduite de Dieu sur vous… »

On voulait seulement savoir, monsieur, si le péché mortel est incompatible en même temps avec les effets du pur amour

0.  De Fénelon vers le 15 mai 1689.

« …qui marche par le chemin de la foi toute nue et tout obscure, ne trouvera que Dieu… »

La disposition représentée est sans doute incompatible avec le péché mortel : rien n’est si pur ni si parfait.

0.  À Fénelon. Milieu mai 1689.

« Le temps de l’obscurité est long et ennuyeux … Dieu arrache tout l’acquis »

Plus vous avancerez dans l’intérieur, plus vous éprouverez de vicissitudes

0.  À Fénelon. 18 mai 1689.

« … je vous rendais toujours plus simple et plus enfant… »

J’ai songé à vous cette nuit bien singulièrement.

0.  De Fénelon. 25 mai 1689.

« …une volonté sèche, languissante et faible contre mes inclinations. »

Je me trouve toujours voulant tout et ne voulant rien

0.  À Fénelon. 26 mai 1689.

« …votre état de dénuement qui vous sera toujours très avantageux… »

Comptez que Dieu ne vous a rendu fort que pour vous rendre faible

0.  À Fénelon. 28 mai 1689.

Rêve de la vallée.

J’ai fait cette nuit un songe qui m’a bien consolée.

0.  De Fénelon. 3 juin 1689.

« Je ne m’ouvre à personne qu’à nous deux... »

J’ai lu l’écrit qui est pour mademoiselle votre fille 

0.  À Fénelon. 5 juin 1689.

« Rien ne vous arrête à présent… »

Je vous suis très obligée, monsieur, pour l’avis que vous me donnez pour ma fille.

0.  À Fénelon. 7 juin 1689.

« Dieu veut renverser chez vous tout ce que vous avez édifié. »

Je me sens entièrement pressée à votre égard

0.  De Fénelon. 9 juin 1689.

« …dans la voie commune des gens tièdes… ». Sur l’abbé de Langeron.

J’ai lu, pour me conformer à votre désir, vos explications sur l’épître de saint Jacques

0.  À Fénelon. 10 ou 11 juin 1689.

« Dieu vous choisira toujours des moyens de salut tout opposés à la science et à la sagesse humaine. »

Sitôt qu’une lecture ne vous convient pas, quittez-la.

0.  De Fénelon. 12 juin 1689.

« Je suis tout persuadé qu’il faut que la sagesse meure, mais ce n’est pas à moi à lui donner le coup de mort. »

Je rends grâces à Dieu et à vous, madame, de la dernière lettre

0.  De Fénelon.

Je ne veux jamais flatter qui que ce soit

0.  À Fénelon. 13 ou 14 juin 1689.

« Dieu opérera Lui-même en vous ce qu’Il me fait vous dire.»

Lorsque je vous mande les choses, je ne prétends pas qu’il [n’] y ait pour vous aucun travail.

0.  De Fénelon. 14 juin 1689.

Sur l’éducation des filles. Sécheresse tranquille.

Je ne vois rien à ajouter à votre mémoire pour mademoiselle votre fille

0.  À Fénelon. 15 juin 1689.

« …il me semble que, si je pouvais être une heure auprès de vous en silence, que votre cœur s’en trouverait bien. »

L’indolence, dont je vous ai parlé, de ma fille

0.  À Fénelon. 15 juin 1689.

De la véritable purification de l’âme. Raison de la destruction totale et ce qu’elle recouvre.

Dieu seul veut tout opérer chez vous

0.  De Fénelon. 16 juin 1689.

À vous parler ingénuement, madame, j’aime mieux que vous veniez à P[aris] qu’à B[eynes].

0.  À Fénelon. 16 juin 1689.

Vous ne sauriez croire la joie que vous me donnez de vouloir bien que je vous voie où vous me marquez.

0***.  À Fénelon. 21 juin ? 1689.

« Je vous demande donc audience » en silence : « c’est la communication des saints véritable et réelle. ».

Je ne pus point vous parler hier, et tout ce que je disais n’était que par violence et sans nulle correspondance intérieure

0.  À Fénelon. 25 juin 1689.

Dilatation plutôt que mort, acquiescement dans la plénitude de la volonté.

Je me sentis hier au soir fort pleine de Dieu

0.  De Fénelon. 26 juin 1689.

« …aimer autant à vouloir qu’à ne vouloir pas. »

Je ne sais pas, madame, si je m’explique mal ou si je ne vous entends pas assez bien.

0.  À Fénelon. 27 juin 1689.

Oui, monsieur, c’est ce que je voulais dire et, puisque vous en usez de la sorte, cela me suffit.

0.  De Fénelon. 4 juillet 1689.

« …vous devriez être plus simple et plus hardie pour toutes les choses qui sont de mon degré. »

Je voudrais bien, madame, pouvoir deviner ce qu’il faut faire pour vaincre votre timidité à mon égard.

0.  À Fénelon. 5 juillet 1689.

« L’on m’a fait entendre que ce que je vous écris à présent fait un fond qui établit l’âme… »

Il me semble que toute crainte me fut levée lundi à la messe et que je n’en puis plus avoir avec vous.

0.  De Fénelon. 5 juillet 1689.

« Si je raisonnais sur cet état de langueur et d’impuissance, je ne me croirais propre à rien. »

Je n’ai rien senti, madame, depuis deux jours, que la paix sèche dans l’âme

0.  À Fénelon. 7 ou 8 juillet 1689.

Présence cachée de Dieu. Union en Dieu.

Peut-être m’attendrez-vous ou m’auriez-vous cherchée

0.  À Fénelon. 8 ou 9 juillet 1689.

« …tout vous sera donné dans l’occasion… »

Je vous ai fait réponse que je n’avais jamais prétendu que vous fussiez exprès pour parler à M. de B[eauvillier]

0.  De Fénelon. 9 ou 10 juillet 1689.

Sur les tentations. Inutilité d’écrire sur les purifications passives.

Pour les âmes qui sont dans les tentations d’impureté, de désespoir et de blasphème

0.  À Fénelon. 10 ou 11 juillet 1689.

Sur les tourments des purifications passives.

Il en est de ces tentations comme vous le dites

0.  De Fénelon. 11 juillet 1689.

Prudence !

Vous avez pris, madame, trop fortement deux choses

0.  À Fénelon. 12 juillet 1689.

« …je suis aveuglément … quelque chose de très intime et de très fort. »

Je sais bien que je prends quelquefois les choses trop fortement

0.  De Fénelon. 17 juillet 1689.

« Je veux aller sans savoir où, partout où Dieu me mènera, pourvu que ce soit Lui. »

Je reviens de la campagne, où j’ai demeuré cinq jours

0.  À Fénelon. 18 juillet 1689.

« Dieu m’a choisie telle que je suis pour vous, afin de détruire par ma folie votre sagesse. »

Je vois par votre réponse que vous n’avez pas reçu la première lettre

0.  De Fénelon. 18 juillet 1689.

« …on ne peut plus voir la main de Dieu qui nous mène … mais alors il reste une certaine droiture d’intention… »

Je suis d’autant plus fâché de votre peine,, Madame, que vous la souffrez sans avoir besoin de la souffrir.

0.  À Fénelon. 19 juillet 1689.

« …la résistance à ce que Dieu veut … peine parce qu’elle tire l’âme de cet ordre et disposition divine… »

Je n’entrerais point en réflexion sur vous, si l’on ne m’y faisait entrer.

0.  De Fénelon. 22 juillet 1689.

Conseils de diplomatie.

Je vous renvoie, madame, vos deux lettres de M. le c[oMt.e] de V[aux] et de M. G.

0.  À Fénelon. 23 juillet 1689.

« L’âme, dans l’état d’abandon aveugle, ne doit plus se regarder … pour se corriger de ses défauts. »

On exécutera de point en point tout ce que vous dites pour M. de V[aux].

0.  De Fénelon. 26 juillet 1689.

Description et analyse de sa sécheresse.

Je vois bien, madame, que, pour travailler à ce qu’on appelle ordinairement perfection, il faudrait me corriger de ma sécheresse 

0.  À Fénelon. 27 juillet 1689.

Réconfort dans la sécheresse ; « …on ne veut aussi de vous que l’acquiescement… »

Comme j’ai fait voir dans les écrits que j’ai faits pour vous, selon l’ordre que vous m’en avez donné

0.  À Fénelon. Fin juillet ou début août 1689.

Libérer la spontanéité.

La purification doit toujours être conforme à l’état de l’homme.

0.  À Fénelon. Début août 1689.

Connaître et aider les âmes sur un fond de foi nue ou plutôt d’anéantissement qui exclut ce qui se peut nommer.

Il y a en moi deux états, qui n’en composent cependant qu’un

0.  De Fénelon. 11 août 1689.

Six degrés ou états ; difficultés portant sur la désappropriation et sur les ténèbres de la pure foi.

Je comprends et je goûte, Madame, beaucoup de choses dans ce dernier écrit

0.  À Fénelon. 12 août 1689.

On ne peut mieux prendre les choses que vous le faites

0.  De Fénelon. 12 août 1689.

Je vais dans ce moment à la campagne, madame, pour jusqu’à demain.

0.  À Fénelon. 13 août 1689.

« …lorsque le Maître ne donne point de mouvement, il est impossible de m’en donner. [...] Dieu ne vous abandonne pas d’un moment… »

Il me serait difficile de comprendre les manières dont M. H. en use.

0.  À Fénelon. 18 août 1689.

Sur sa nomination pour l’éducation du dauphin. « Dieu a des desseins sur ce Prince… »

J’ai eu toute la joie, dont je suis capable, de la justice que Sa Majesté vous a rendue

0.  À Fénelon. 21 août 1689.

Demande de rendez-vous. Ordre d’aider pour l’intérieur M. de Beauvillier.

Vous fûtes hier chez Madame de C[hevreuse]

0.  De Fénelon. 21 août 1689.

À peine, madame, ai-je le loisir de respirer tant je suis pressé et embarrassé.

0.  À Fénelon. Fin août 1689.

« … l’union des uns avec les autres ne fait pas une hiérarchie, mais bien un corps hiérarchique… »

Je ne puis vous dire à quel point de simplicité Notre Seigneur veut que j’agisse avec vous

0.  De Fénelon. 31 août 1689.

J’ai ressenti, madame, tout ce que je dois sur la blessure de monsieur votre fils.

0.  De Fénelon. 12 septembre 1689.

J’espère que Dieu conservera ce cher fils

0.  À Fénelon. 20 septembre 1689.

Docilité et spontanéité requises.

J’ai bien des choses à vous dire, car mon cœur est souvent plein pour vous devant le Seigneur.

0.  À Fénelon. 23 septembre 1689.

« Moins il y aura de vous, plus il y aura de Lui. »

J’ai toujours bien de la joie, lorsque je reçois de vos lettres

0.  À Fénelon. 25 septembre 1689.

« …se livrer à pur et à plein, et encore plus pour s’oublier et s’envisager dans sa laideur. » Songe.

Il me serait difficile de vous exprimer, monsieur, l’union que Notre Seigneur me donne pour vous.

0.  De Fénelon. 1er octobre 1689.

Abandon à la sécheresse. Union.

Depuis que je suis ici, je me trouve dans une sécheresse et néanmoins dans une largeur très grande

0.  À Fénelon. Début octobre 1689.

Comparaison des sources cachées. Il faut souffrir « …une espèce de brûlure qui sert de purgatoire. »

La sécheresse et le large ne s’accordent pas ensemble

0.  De Fénelon. 10 octobre 1689.

Oraison sèche dans la tranquillité et la largeur. Sentiment d’être déchu des grâces passées.

Je dois encore vous parler de mon oraison.

0.  À Fénelon. Milieu d’octobre 1689.

Nous exposer souvent brièvement devant Dieu. Le vide, Son opération

Je ne crois pas que vous deviez faire effort pour faire beaucoup d’oraison

0.  De Fénelon. 16 octobre 1689.

« …vous avez une grâce éminente avec une lumière d’expérience pour les voies intérieures…. »

Depuis cette lettre écrite, Madame de C[hevreuse] m’a lu un endroit d’une des vôtres où vous marquez que je n’ai pas assez de foi.

0.  À Fénelon. Seconde quinzaine d’octobre 1689.

Un songe ! « …si en marchant par le sentier de la foi, l’on était toujours certain que c’est Dieu qui nous conduit, il y aurait peu d’épreuves à soutenir… »

J’arrive tout présentement d’un grand voyage

0.  À Fénelon. 25 octobre 1689.

« … pureté et netteté admirables … La volonté est aussi nue et vide, mais sans disette »

D’où vient que l’esprit est si clair et net, et qu’il semble que les opérations de Dieu se fassent dans le plus intime de nous-mêmes

0.  À Fénelon. Fin octobre 1689.

« une fidélité actuelle, dans le moment présent, selon la lumière… »

Puisque la pensée me vient de vous écrire, je le fais pour vous souhaiter toutes sortes de prospérités spirituelles.

0.  À Fénelon. Novembre 1689.

Songe des deux personnes exposées aux rayons divins : « Si nous étions sans action, sans retour, sans réflexion… »

Etant dans un fort recueillement, il me fut montré deux personnes

0.  À Fénelon. Novembre 1689.

Il me paraît à l’égard du pur amour qu’on ne démêle point assez ce que c’est que les trois vertus théologales

0.  De Fénelon. Automne 1689.

Rien au monde ne me touche plus sensiblement que votre état, madame

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« … quelque chose de fixe en Dieu même… »

Je vous avais écrit selon le mouvement que j’en avais eu ce billet ci-joint.

0.  À Fénelon. Automne 1689.

Foi lumineuse, foi savoureuse, foi pure. 

Les âmes parvenues à leur fin par le moyen de la foi n’ont rien d’extraordinaire

0.  À Fénelon. Automne 1689.

Rien n’est possible hors la conformité à Dieu.

Je me sens portée de vous dire qu’il me serait aussi difficile de douter que Dieu ne vous ait donné à moi

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« Dieu est également ce qu’il est et pourrait ajouter incessamment et ôter sans diminuer ni accroître… »

Dieu est un Principe et un Être infini qui renferme tout ce qui est et tout ce qui est possible

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« L’âme est réduite en unité. L’Être infini fait disparaître tout le reste… »

Je comprends, sans le pouvoir exprimer, comment toutes les opérations qui se font hors de la Trinité

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« …je connus, dis-je, la pureté de Dieu être si infinie…»

Etant à la messe, il m’a été donné à connaître

0.  À Fénelon. Automne 1689.

Pur amour, « …impitoyable destructeur » ;  « …donner son âme et son éternité ».

Peut-on douter de la grâce d’une personne qui communique l’onction de la grâce

0.  À Fénelon. Automne 1689.

Après la découverte, l’âme se croit égarée et perd tout espoir avant d’arriver à l’Unité.

La foi se doit envisager en deux manières.

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« C’est ce sacrifice que nous faisons à Dieu de notre liberté et de notre propre volonté qui nous rend Ses enfants adoptifs et qui Le porte à nous mouvoir Lui-même… »

Toutes les disputes qui se font sur la liberté de l’homme viennent pour l’ordinaire du défaut de la lumière.

0.  À Fénelon. Automne 1689.

Il y a des lumières qui sont souvent sans vérité, soit sur l’avenir, et autrement

0.  À Fénelon. Automne 1689.

« Je suis souvent plus proche de la mort que de la vie. Cependant il n’y a en moi nul penchant, nulle crainte… »

J’espère que Celui qui me donne le mouvement de vous écrire me donnera la force de le faire.

0.  À Fénelon. 26 novembre 1689.

« … quelque chose pourrait-il vous arrêter au milieu de votre course ? »

Je cherche souvent votre cœur, et je ne le trouve presque plus.

0.  À Fénelon. 27 novembre 1689.

« … Dieu me tire d’un côté et vous tirez de l’autre… »

Je souffre depuis quelques jours une peine pour vous, que j’appelle de division

0.  À Fénelon. 1er décembre1689.

« …l’on ne doit jamais regarder les choses par la perte que l’on en fait … mais du côté de Dieu… » Opérations savoureuses puis douloureuses pour quatre raisons.

J’ai eu une douce invitation pour vous écrire quoique je n’aie rien de particulier à vous dire mais il faut obéir.

0.  De Fénelon. Vers Noël 1689.

« Il me semble que je suis embarqué sur un fleuve rapide… »

J’ai fait depuis peu deux fautes qui m’ont affligé, madame, mais, comme elles n’étaient que de fragilité

0.  À Fénelon. Fin décembre 1689.

Recueillement par simple retour ; pas de règle mais exercer la charité envers des proches.

Quelque faute que vous fassiez, il faut en porter la peine nûment sans y ajouter la moindre réflexion


II. Le « Complément » de l’année 1690

0.  À Fénelon. Janvier 169

Union indivisible. Dieu m’a livrée pour vous. « Haïssez-moi, souffrez-moi, aimez-moi, je suis chargée de vous…».

Il me serait difficile de vous exprimer ce que je souffre.

0.  À Fénelon. Janvier 169

La Paix : « À mesure que l’âme meurt à elle-même, elle découvre en elle cette division de l’âme d’avec l’esprit.»

L’endroit de l’épître que vous me citez a un sens admirable.

0.  À Fénelon. Janvier 1690 ?

M. l. m. d. C. m’a parlé sur N. Je ne vous puis rien dire là-dessus à présent.

0.  À Fénelon. Décembre 1689.

« … étant à la messe prête à communier très serrée à Dieu, tout à coup votre âme me fut présente… »

Le jour de saint Jean l’Evangéliste, une personne me vint trouver dans un tourment excessif qui l’avait même toute changée.

0.  À Fénelon. 26 décembre 1689.

« … Il faut vous laisser comme une chambre qui laisse tout entrer et sortir… »

On n’a jamais prétendu que vous fissiez quoi que ce soit pour vous-même

0.  À Fénelon. Fin décembre 1689.

« J’ai vu en songe un oiseau d’une beauté extraordinaire. … Enseignez le langage du cœur. »

Ô si je pouvais vous exprimer combien vous êtes cher à Dieu, et les desseins qu’Il a sur vous !

0.  À Fénelon. Fin décembre 1689.

Être petit parmi les Grands. « Il ne faut rien prévenir, mais se laisser à Dieu sans réserve au moindre signal ».

Je ne demande rien autre chose sinon que votre cœur soit ouvert pour recevoir l’esprit de petitesse et d’enfance.

0.  De Fénelon. 28 décembre 1689.

« … il faut que je ne Lui résiste point … Je m’unis à vous de plus en plus. »

Je vous avais écrit une assez grande lettre, Madame , mais comme je suis un peu brouillon

0.  De Fénelon. 12 janvier 169

« … je vois ma misère, mon impuissance, mon rien, tout cela sert à me faire petit… ».

Je vous renvoie vos deux lettres 

0.  À Fénelon. Entre le 12 et le 28 janvier 169

« Il veut de vous un sacrifice sans réserve. »

Pourquoi me renvoyez-vous le petit Maître ?

0.  De Fénelon. 28 janvier 169

Faiblesses humiliantes et misères intérieures.

Il me tarde de vous voir parfaitement guérie.

0.  À Fénelon. Début février 169

« Lorsque l’on rapporte encore quelque chose à soi, l’on est imparfait. »

Pour ma santé, elle est bien détruite.

.


0.  De Fénelon. Début février 1690 ?

J’ai pensé, madame, à ce que vous m’avez mandé sur N.

0.  À Fénelon. Avant le 14 février 169

« … respecter jusqu’aux moindres instincts dans les âmes. » Conseils de direction.

Lorsque je vous ai écrit, monsieur, sur N., je l’ai fait parce que j’ai cru que c’était la volonté de Dieu

0.  De Fénelon. 14 février 169

Il me semble que vous vous moquez un peu de moi dans la lettre que j’ai reçue par M. le M. de C. !

0.  À Fénelon entre le 14 et le 17 février 169

Réunir les puissances dans la seule volonté. Demande de préface pour le Moyen court.

Je vous assure, monsieur, que je ne songeais en nulle manière à me moquer.

0.  De Fénelon. 17 février 169

Je crois, madame, que vous ferez très bien d’écrire ce que M. B[oileau] vous demande.

0.  À Fénelon. Fin février 1690?

« … vous obéir entièrement. »

L’on ne peut M. être plus édifiée que je la [sic] suis de vous.

0.  De Fénelon. Mars 169

Quand votre laquais vint, madame, nous étions à T[rianon] et hors d’état de faire réponse.

0.  À Fénelon. Mars 169

« Laissez tout perdre. … il ne nous reste que le néant. »

Auriez-vous perdu une seconde lettre où je vous marquais mes dispositions ?

0.  De Fénelon. 14 mars 169

Je comprends par votre dernière, madame, que vous êtes persuadée que N. [le bréviaire] me fait un retardement.

0.  À Fénelon. 15 mars 169

« … tenir en l’air sans assurance … enfance spirituelle à laquelle vous êtes appelé »

Si je croyais, monsieur, que N. vous fût un retardement positif et empêchât votre course

0.  De Fénelon. 16 mars 169

« J’ai le cœur en paix et dans un plein contentement. »

Je ne veux point voir N. : voilà qui est fini

0.  À Fénelon. Entre les 16 et 21 mars 169

J’ai vu M. C. d. C. Nous ne parlâmes que de choses générales, car la conversation parut un hasard.

0.  De Fénelon. 21 mars 169

« Je ne veux ni sagesse, ni honneur, ni paix, ni sûreté, ni ressource, mais Dieu seul. »

Je comprends par la lettre que vous m’avez donnée, madame, que vous penchez à me faire quitter N.

0.  À Fénelon. 22 ou 24 mars169

Dieu lui veut un dénuement total ce qui suppose un long chemin.

Je craignais beaucoup de m’être trop avancée sur N.

0.  De Fénelon. 1er avril 169

Ô que je suis loin, madame, de me fâcher contre vous.

0.  À Fénelon. Entre le 1er et le 11 avril 169

« Je suis très faible… »

Je tâcherai à vous obéir pour ma santé qui est en un étrange état

0.  À Fénelon. Entre le 1er et le 11 avril 169

« … vous me trouverez toujours en Dieu … la vraie pureté consiste dans l’entière désappropriation … Je laisse aussi cette Vie… »

Comme mon mal est d’une nature où il y a autant à craindre qu’à espérer

0.  De Fénelon. 11 avril 169

Rien ne m’embarrasse pour vous aller voir si cela vous fait plaisir.

0.  À Fénelon. Entre le 11 et le 17 avril 169

« …l’évangile éternel de la volonté cachée de Dieu. »

Je viens tout présentement de recevoir votre lettre. J’avais écrit deux mots

0.  À Fénelon. Entre le 11 et le 17 avril 169

Nouvelles de maladie.

Je vous suis sensiblement obligée des offres que N. m’a fait[es] de votre part.

0.  De Fénelon. 17 avril 169

Je suis ravi d’apprendre, madame, que Dieu vous redonne à nous

0.  À Fénelon. Entre le 17 et le 25 avril 1690 ?

Sur la spontanéité requise.

Je suis résolue de faire de point en point ce que vous me mandez pour M. B.

0.  À Fénelon. Avril 169

Aveugles tant que nous sommes en voie, science sans lumière particulière en Dieu.

Lorsque vous me demandâtes dernièrement d’où vient que je n’outrepassais pas toutes choses

0.  À Fénelon. Avril 169

Description de l’union spirituelle qui ne passe point par l’entremise des sens.

Il y a certaines âmes de qui Dieu veut un entier renoncement

0.  À Fénelon. Avril 169

« … vous êtes ma famille, mon pays et toutes choses. »

Il y a trois ou quatre jours que je me sens toujours plus arracher des miens

0.  À Fénelon. Avril 169

« … Je me sens depuis quelque temps affamée de votre perte… »

Quoique je n’aie rien de particulier à vous dire, je ne laisse pas de suivre le mouvement que j’ai de vous écrire.

0.  À Fénelon. Entre le 17 et le 25 avril 1690 ?

Sur l’immensité et l’extrême pureté divine.

Quelque étendue que Dieu donne à notre cœur, Il est si immense et notre cœur si petit

0.  À Fénelon. Entre le 17 et le 25 avril 1690 ?

« … le mouvement qui vient de Dieu tire sa source comme du cœur, non de la simple pensée de l’esprit. »

L’on ne peut point toujours combattre son propre cœur.

0.  De Fénelon. 25 avril 169

« …extrême sécheresse et âpreté du côté du naturel, avec une violence profonde sur le spirituel. »

Je me trouve dans un état d’indolence pour le bien et pour le mal

0.  À Fénelon. Vers le 26 avril 1690 ?

Tout sert à perdre, l’indolence comme la vivacité ; sur l’indifférence ; Dieu opère caché.

Dieu ne change pas toujours notre tempérament :

0.  De Fénelon. Entre le 25 avril et le 15 mai 169

Je ne saurais, madame, vous rien dire de moi, sinon que je ne sens presque plus rien que de naturel.

0***.  À Fénelon. Entre le 25 avril et le 15 mai 169

Encouragements sur la voie du dépouillement.

Quoique vous sembliez être tout naturel, vous êtes pourtant bien, puisque vous êtes comme Dieu vous veut.

0.  De Fénelon. 15 mai 169

« Il ne m’en a point donné l’absolution. … Indolence ».

J’ai eu, madame, une peine sur une chose

0.  À Fénelon. Autour du 20 mai 169

« Vous n’êtes plus à vous. Dieu seul est et cela suffit. … Il vous veut nu de tout bien. »

Je vous conjure de vous abandonner à Dieu

0.  De Fénelon. 25 mai 169

« Nous sommes assez souvent le soir comme de petits enfants ensemble et vous y êtes aussi… »

Votre dernière lettre qui répond à la mienne m’a fait grand plaisir

0.  À Fénelon. Entre le 25 mai et le 11 juin 169

« …il n’y a plus rien à faire pour vous par la purification commune, mais Dieu lui-même vous doit être tout. »

Je vous assure, monsieur, que je vous parle toujours avec une extrême franchise

0.  De Fénelon. 31 mai 169

Je dis : amen, amen, du plus profond de mon cœur à tout ce que vous me mandez.

0.  À Fénelon. Début juin 169

« Vous guérirez de votre langueur… ».

Vous ne sauriez être trop fidèle à vous abandonner à Dieu sans retour ni réserve

0.  À Fénelon. Début juin 169

« …je suis certaine que vous ne ferez jamais volontairement une chose que vous croirez dans ce moment être mal. »

Je vous prie au nom de Dieu, n’hésitez point sur le fait de laisser à Dieu le soin de vous juger

0***.  À Fénelon. 11 juin 169

« Union. »

J’ai été deux ou trois jours sans vous trouver, ni penser à vous

0.  À Fénelon. Juin 169

Il y a un martyre de confusion plus difficile à porter que tout autre.

0.  À Fénelon. Juin ou juillet 169

« Le directeur éclairé de l’Esprit de Dieu a peu à faire… » 

Plus vous deviendrez faible, plus les sentiments se réveilleront

0.  À Fénelon. Juin ou juillet 169

J’ai pensé ce matin qu’il y avait des possédés et des magiciens

0.  À Fénelon. Juin ou juillet 169

« … vous n’arriverez jamais en Dieu même que par une destruction totale… »

Il m’est venu tout à coup cette nuit une pensée

0***.  À Fénelon. Eté 169

Unité, flux et reflux de communication. Dieu « veut S’associer des esprits… »

Il m’est venu dans l’esprit ce matin que M. B[ertot], en mourant, m’ayant laissé son esprit directeur

0.  À Fénelon. Juin ou juillet 169

« Plus vous serez misérable de cette sorte, plus Dieu se servira de vous pour de plus excellents ouvrages. »

J’ai encore un grand goût de votre âme.

0.  De Fénelon. Septembre ? 169

Je suis dans une paix et une largeur qui m’étonnent.

0.  À Fénelon. Eté ou automne 169

Devenir enfant.

Plus vous serez abandonné, plus vous serez large et en paix.

0.  À Fénelon. Fin septembre ou début octobre 169

« … la moindre réserve entre nous était comme une pelle d’écluse, qui retient les eaux. »

J’eus le jour de saint Denis, ainsi que je lui ai mandé, un goût exquis de votre âme 

0.  À Fénelon. Début octobre 169

Récits de songes dont celui de l’agneau occis.

La nuit du vendredi au samedi 29 à 30, j’ai vu M. en ma manière de voir.

0.  À Fénelon. Automne 169

« … ceci est un coup de partie pour le suivre ou vous dérober à sa conduite. »

J’ai souffert toute la nuit comme une martyre

0***.  À Fénelon. Automne 169

Pouvoir de Dieu qui rejaillit d’elle sur les créatures. Vie dans l’instant présent.

Notre Seigneur me poursuit vivement pour achever de vous dire mes dispositions et des circonstances

0.  De Fénelon. Automne 169

« Mon cœur est ouvert à tout … Je suis fort au large… »

Votre petit Maître est le mien 

0.  À Fénelon. Automne 169

« C’est moi, c’est moi en vous qui terrasserai l’ennemi… »

Il faut vous dire, monsieur, que l’on ne peut aimer plus que je vous aime.

0.  À Fénelon. Automne 169

L’enfance et la simplicité requises.

Je suis ravie que Notre Seigneur vous inspire toujours plus l’enfance et la simplicité

0.  À Fénelon. Novembre 169

« Vous êtes mon unique… »

L’on ne peut pas, monsieur, être plus unie à vous que je la suis.

0.  À Fénelon. Fin 169

Voyage.

Je ne vous dirai rien de nouveau, monsieur

0***.  À Fénelon. Fin 169

« … vous ne ferez rien sans celle qui est votre racine, vous enté en elle comme elle l’est en Jésus-Christ… »

Il y a ici quelques personnes qui ont fait vœu au démon de lui attirer autant d’âmes que j’en attire à Notre Seigneur 

0.  À Fénelon. Fin décembre 1690 ?

De l’enfer.

Car ils seront tous salés par le feu, comme toute victime doit être salée par le sel.

0.  À Fénelon. 169

Que vous dirais-je, mon bon, sur l’état où vous vous trouvez à mon égard ?

0***.  À Fénelon. 169

Copie d’une lettre de notre mère à notre père.

Je voulais vous écrire par M. et je ne l’ai pas fait.

0.  À Fénelon ? 

C’est souvent où le péché a abondé que la grâce surabonde.

III. Lettres écrites après 1703.

0.  À Fénelon.

Je ne suis point surprise, mon cher père, que vous éprouviez un dérangement d’humeurs

0.  De Fénelon avec les réponses de Madame Guyon. 4 ? Mai  171

[f. 2r° colonne gauche, Fénelon, question no. 1 : ] Si la guerre dure nous allons être ruinés sans ressource.

0.  De Fénelon. fin mai 1710 ?

On me charge de vous prier de croire qu’on veut être plus uni que jamais.

IV. Echange de poésies spirituelles.

0.  [1re] De Fénelon.

O pur amour, achève de détruire

0.  [2e] A Fénelon.

Vous vous croyez sans soutien, sans défense

0.  [3e] De Fénelon.

Que la pure souffrance

0.  [4e] A Fénelon.

Toute la résistance

0.  [5e] De Fénelon.

Je suis dans un état

0.  [6e] A Fénelon.

Je vous plaindrais peut-être,

0.  [7e] De Fénelon.

Je ne puis plus me dépeindre moi-même,

0.  [8e] A Fénelon.

Celui qui peut se dépeindre soi-même

0.  [9e] A Fénelon.

Si je pouvais me dépeindre moi-même,

0.  [10e] De Fénelon.

Mon faible navire entr'ouvert

0.  [11e] A Fénelon.

Vos vers font voir à découvert

0.  [12e] De Fénelon.

J'ai le goût de l'Enfance

0.  [12e] De Fénelon : Parodie.

Jadis j'aimais l'Enfance :

0.  [13e] A Fénelon.

Vous avez le goût de l'enfance

0.  [14e] De Fénelon.

Adieu, vaine prudence,

0.  [15e] A Fénelon.

Heureux si la prudence

0.  [16e] De Fénelon.

S'il est vrai que mon coeur veut toujours vous aimer,

0.  [17e] A Fénelon.

Vous m'arrachez ma solitude


La direction du marquis de Fénelon après 1703.

Un jeune mousquetaire.


0.  Au marquis de Fénelon. Septembre 1711 ?

Fraternité spirituelle ; la ferveur n’est pas la perfection de la dévotion.

J’ai reçu votre lettre, monsieur, avec beaucoup de joie, y remarquant le désir sincère que vous avez d’être à Dieu

0.  Au marquis de Fénelon. Septembre 1711.

« Vous êtes avec Jésus-Christ sur la croix… »

Je vous assure, monsieur, que personne ne prend plus de part que moi à tout ce qui vous regarde

0.  Au marquis de Fénelon. Octobre ( ?) 1711.

Conseils pour se recueillir.

Si la part que j’ai prise, monsieur, à ce que vous avez souffert


0.  Au Marquis de Fénelon. 26 mars 1714.

« …de la fidélité ou de l’infidélité à l’oraison dépend tout le bien et le mal de notre vie. »

Je vous assure, monsieur, que, si vous avez quelque bonté pour moi, mon cœur en est plein de reconnaissance.

0.  Au marquis de Fénelon. 21 mai 1714.

Billets de Pentecôte.

Voilà, mon cher enfant, un billet que j’ai tiré pour vous à la Pentecôte.

0.  Au marquis de Fénelon. 27 mai 1714.

Ne pas s’occuper de soi. Conseils pour l’oraison.

Je reçus hier soir votre lettre, mon cher fils en Notre Seigneur.

0.  Au marquis de Fénelon. 26 juin 1714.

« …Le prier de commander absolument en vous… »

Ne vous contraignez point, mon cher enfant, pour ne me point écrire, quand vous avez au cœur de le faire.

0.  Au marquis de Fénelon. 9 juillet 1714.

« … un Dieu dont la bonté est immense, qui ne chicane point avec nous … Il a une infinité de sentiers… »

Je vous assure, mon cher enfant, que vous me tenez fort au cœur et que je ne vous oublie pas auprès du petit Maître.

0.  Au marquis de Fénelon. 7 août 1714.

Je vous ai mandé, mon cher fils, de vous enfermer dans votre citadelle

0.  Au marquis de Fénelon. 29 septembre 1714.

Rendez-vous caché ; conseils spirituels.

J’étais fort en peine de vos nouvelles, mon cher enfant

0.  Au marquis de Fénelon. 25 novembre 1714.

Pour mon petit milor boiteux. J’ai été très satisfaite, mon cher enfant, de votre visite

0.  Au marquis de Fénelon. 1715 ?

Il est naturel, mon très cher marquis, que vous ayez en vous tous les mouvements corrompus.

0.  Du marquis de Fénelon ? 31 mars 1714 ?

Ma très chère et vénérable mère, je ne puis laisser partir [mots illis.] du vénérable P[oiret]

0.  Au marquis de Fénelon. 7 décembre 1714.

Conseils de discrétion. « Je suis souvent occupé de vous de la manière du monde la plus cordiale… »

J’ai reçu, mon cher enfant, votre lettre de Versailles

0.  Des duchesses de Mortemart et de Guiche au marquis de Fénelon. Entre le 11 décembre 1714 et le 7 janvier 1715.

Comment vous trouvez-vous de vos bains, mon cher marquis ?

0.  Au marquis de Fénelon. Début janvier 1715.

Fénelon malade.

Quoique je sois presque aveugle,mon cher enfant

0. Au marquis de Fénelon. 11 janvier 1715.

Consolation.

Mon cher boiteux, quoique ma douleur soit plus grande que je ne peux vous le dire

0.  Au marquis de Fénelon. 1715.

Si le discours sur le renoncement de soi-même n’est pas le même que celui que vous avez

0.  Au marquis de Fénelon. 20 janvier 1715.

Sur les écrits de Fénelon.

Il faut que je me sois mal expliquée

0.  Au marquis de Fénelon. 9 février 1715.

Je vous suis tout à fait obligée, mon cher boiteux

0.  Au marquis de Fénelon. 11 février ? 1715.

Sur un mariage.

Le mariage en question est une providence non recherchée, je l’accepte de tout mon cœur.

0.  Au marquis de Fénelon. 18 février 1715.

« …vous accoutumer à plus de silence… »

Ce 18 février, au cher boit[eux].Vous ferez bien, mon cher m[arquis], de parler aux ducs

0.  Au marquis de Fénelon. 16 mars 1715.

N’hésitez pas un moment, m[on] c[her] enfant, de faire tout ce que vous pourrez

0.  Au marquis de Fénelon. Après le 16 mars 1715.

Mon cher b[oiteux]. Je ne vous ai [per]mis de vous donner la discipline

0.  Au marquis de Fénelon. Après le 17 mars 1715.

Pour le boit[eux]. J’ai enfin la valise, mon cher enfant.

0.  Au marquis de Fénelon. 22 mars 1715.

Se relever après les chutes.

Ce 22 mars. Il y a déjà huit jours passés, mon cher boiteux

0.  Au marquis de Fénelon. Après le 26 mars 1715.

« Prenez courage… »

J’ai reçu, mon cher enfant, votre lettre du 26 mars avec plaisir 

0.  Au marquis de Fénelon. 30 avril 1715.

« La source de tous vos défauts vient de votre indolence, de votre paresse… » Tenir l’oraison.

J’ai lu moi-même votre lettre tout entière, personne ne l’a vue que moi, mon cher enfant.

0.  Au marquis de Fénelon. 20 mai 1715.

Conseils de direction.

J’ai reçu deux de vos lettres à la fois

0.  Au marquis de Fénelon. Après la fin mai 1715.

La malle précieuse.

Vous ne devineriez jamais, mon cher b[oiteux], qu’il n’y a rien que je n’aie fait pour avoir votre malle.

0.  Au marquis de Fénelon. 28 juin 1715.

Fidélité à l’oraison. « Une personne fort maigre ne sent pas d’abord le profit que lui fait la nourriture… »

Vous ne sauriez vous méprendre, mon cher enfant, en suivant les avis de Panta.

0.  Au marquis de Fénelon. 5 août 1715.

J’ai reçu hier au soir une lettre, mon cher enfant, où vous dépeignez vos dispositions avec votre ingénuité ordinaire.

0.  Au marquis de Fénelon. 2 septembre 1715 ?

Discrétion, oraison, sevrage.

Pour le boiteux. J’attends1, mon très cher et très honoré frère

0.  Au marquis de Fénelon. Entre le 2 septembre et le 1er octobre 1715.

« Je suis bien aise que Dieu vous fasse goûter sa présence. »

Vous n’aurez, mon cher fils, que peu de mots de moi, mes yeux étant épuisés par la grande lettre écrite à Panta.

0.  À ? 1er octobre 1715.

Ouverture et prudence.

J’espère que le bon Dieu aura soin de vous, car il n’y a pas grand chose à attendre des hommes dans ce siècle.

0.  Au marquis de Fénelon. 20 octobre 1715.

Il faut, mon cher enfant, faire comme le bon patriarche Jacob qui avait creusé un puits : comme il vit qu’on le lui disputait, il le quitta

0.  Au marquis de Fénelon. Entre le 20 octobre et le 4 mars 1716.

Ne pas se retourner sur soi-même, porter sa croix avec agrément.

C’est un fait que tout ce qui remplit l’esprit dessèche le cœur.

0.  Au marquis de Fénelon. Septembre 1716 ?

Je ne comprends pas, mon cher enfant, la bizarrerie de la sœur de Pan[ta]

0.  Au marquis de Fénelon. Entre le 20 octobre 1715 et le 4 mars 1716.

Souvenons[-nous] de ces paroles de notre Maître : mon Royaume n’est pas de ce monde.

0.  Au marquis de Fénelon. Entre le 20 octobre 1715 et le 4 mars 1716.

Pour le cher boiteux.

Mon cher enfant, je prends bien part aux croix que la Providence vous envoie.

0.  Au marquis de Fénelon.

« Je voudrais bien savoir si je puis compter que vous serez ici… »

Ce 6ème juin, le b[oiteux] : Vous m’aviez mandé, mon cher boit[eux], que vous seriez à Cambrai

0.  Au marquis de Fénelon.

« Il est jaloux, laissez-Le reprendre son bien. »

Ô mon bon et cher enfant, il faut mourir mais [...]a pas de la mort naturelle 

0.  Au marquis de Fénelon.

Le boiteux. J’ai bien de la joie, mon cher enfant, que la Providence ait disposé les choses de sorte que je puisse vous voir en passant : nous parlerons de tout.

0.  Au marquis de Fénelon et à Ramsay. 

Mon cher enfant, je suis beaucoup plus mal que je n’ai été.

0.  Au marquis de Fénelon.

« Nous sommes du naturel des crapauds… »

Je vous dirai, mon cher enfant, que dans un temps bien misérable comme celui-ci

0.  Au marquis de Fénelon.

Le boiteux.

Eh bien venez donc, vous serez en prison. .. 

0.  Au marquis de Fénelon.

Ne rien faire de nouveau, éviter toute dispute.

Ce 15, Il ne faut point avoir de regret, mon cher e[nfant], de ce que Dieu ordonne par Sa Providence.

0.  Au marquis de Fénelon et à Ramsay.

« …un grand vide dans la tête pour causer une si grande plénitude. »

[Pour] le b[oiteux] ce 27. J’ai été très mal cette nuit

0.  Au marquis de Fénelon et à Ramsay.

« … je voyais tant de têtes et point de cœurs… »

Le b[oiteux]. Comme j’espère vous voir, je vous répondrai sur tout.

0.  Au marquis de Fénelon.

Ce 16, Mon cher b[oiteux], vous pouvez venir quand il vous plaira.

0.  Au marquis de Fénelon. 3 février.

Ce 3 février. Vous n’aurez pas une longue lettre de moi, cher e[nfant] 

0.  De Ramsay au marquis de Fénelon. 6 février 1716.

Ce 6 de février. Pour le cher boiteux. Mon cher marquis, notre mère étant tombée malade

0.  Au marquis de Fénelon.

Ce 23, Si on pouvait compter sur quelque chose, mon cher enfant

0.  Au marquis de Fénelon. 20 mars.

Le vrai humble.

Ce 20, [pour] le boit[eux]. Mon cher enfant, il ne faut pas penser à venir 

0.  Au marquis de Fénelon.

« Ma santé est un peu plus mauvaise… »

J’ai reçu votre lettre d’Orléans

0.  Au marquis de Fénelon. 1716 ?

« Il faut que ces bons Evêques aient perdu l’esprit… »

Ce 20, [pour] le boiteux. Mon cher e[nfant], ne vous confessez point de tout ce que vous me mandez 

0.  Au marquis de Fénelon.

Mon cher enfant, j’ai lu votre lettre moi-même et je dirais que je ne puis qu’approuver votre procédé

0.  Au marquis de Fénelon.

« Dieu ne donne par Ses instruments que ce qu`Il donne par Lui-même… »

Il me paraît, m[on] c[her] e[nfant], que quand les choses sont d’elles-mêmes indifférentes

0.  Au marquis de Fénelon. 4 mars.

« Nous ne pouvons pas réformer le genre humain. … Pourquoi clocher ainsi tantôt du côté de Dieu, tantôt du côté des hommes ? »

Ce 4 mars, le cher b[oiteux] :

Mon cher enfant. J’ai reçu votre lettre.

0.  Au marquis de Fénelon. 10 mars.

Ce 10 de mars, Pour le cher boiteux. J’ai reçu votre lettre, mon cher enfant, et toutes celles qui sont venues en même temps

0.  Au marquis de Fénelon. 20 mars.

Ce 20 mars, Vous jugez bien, mon cher enfant, que ce sera une grande joie pour moi de vous voir

0.  Au marquis de Fénelon. 26 mai.

Ce 26 mai, Le cher boit[eux] : Ne craignez point, mon cher enfant, qu’en vous oubliant vous-même, cela vous donne une liberté dangereuse

0.  Au marquis de Fénelon. 1er juin 1716.

« …il est nécessaire que vous soyez vidé… »

Lorsque j’ai reçu votre lettre, mon cher enfant, il n’y avait plus moyen de vous envoyer la réponse à Paris.

0.  Au marquis de Fénelon. 6 juin.

Je m’étais hâtée de vous écrire une longue lettre

0.  Au marquis de Fénelon. 21 juin 1715.

Abandon. Nouvelles écossaises. Conseils pratiques.

Le 21 juin, Mon cher enfant, lorsqu’en disant ou faisant quelque chose

0.  Au marquis de Fénelon. 6 août 1716.

« Plus je vois de gens sages, plus j’ai envie d’être folle… »

Pour le cher boiteux. J’attendais toujours que vous viendriez

0.  De Ramsay au marquis de Fénelon. 30 mai 1723.

Le 30 mai 1723.

J’ai tort, m[on] très c[her] frère, d’avoir eu un dessein si outré.

0. De Dupuy au marquis de Fénelon. 8 février 1733.

Le 8 février 1733. J’ai à répondre à deux de vos lettres, mon cher marquis

0. De Dupuy au marquis de Fénelon. 4 mars 1733.

Le 4 mars 1733. Je commence cette lettre, mon cher marquis, que je ne prétends finir qu’à plusieurs reprises

Autres directions et relations après 1703

Autres directions et relations après 1703.

I. Poiret & Homfelt.

II. Metternich.

De la tête au cœur.

III. Les Ecossais.

IV. Les Suisses.

I.   Poiret & Homfelt

0. À Poiret.

Que dirais-je à mon cher **, sinon qu’il est impossible qu’il passe tout d’un coup d’une méditation raisonnée dans le pur silence !

0***.  À Poiret. 1715.

Nous avons perdu notre cher père1, mon cher frère

0.  À Poiret.

Mon très cher frère, Je n’ai point voulu laisser aller N. sans vous écrire

0.  À Poiret.

Je reçois toujours, mon cher frère en Notre Seigneur, une grande joie quand je vois de vos lettres 

0. À Poiret. Après janvier 1715.

Mon très cher et vén[éré] frère en Notre Seigneur, quoique j'aie sentie vivement la perte que nous faisons de notre cher père

0. À Poiret ? et Homfeld. [D.4.82].

Je vous prie, cher **, d’écrire à ** que je suis très unie à lui

0.  À Homfeld. [D.1.81]

Je bénis Dieu de la miséricorde qu’Il vous a faite

0.  À Homfeld.

Votre petit billet m’a fait un grand plaisir, mon cher enfant, et vous m’êtes bien cher en Notre Seigneur. Les lettres que vous avez vues [48] de M. Bertot

0.  À Homfeld. [D4.62]

Votre petit billet n’a donné un véritable plaisir, voyant les dispositions de grâces que Dieu a mis en vous.

0.  À Homfeld. [D4.73]

Je vous assure, mon cher frère en Notre Seigneur, que votre billet me donne beaucoup de consolation

0.  À Homfeld. [D4.75]

Pour ***1, qui m’est très cher aussi en Notre Seigneur

0.  À Homfeld. [D4.78]

Vous me demandez ce que j’ai voulu vous dire par ces expressions de laisser tomber les réflexions et de tenir le cœur au large.

0.  À Homfeld. [D4.80]

Vous ne saurez jamais manquer, mon cher frère, en vous appliquant les maximes

II  Metternich

0***.  Au baron de Metternich.

Ne craignez jamais, mon cher frère, de m’importuner.

0.  Du baron de Metternich. 8 septembre 1714.

Ce 8 septembre 1714.

Vénérable et très chère mère. Je ne saurais vous exprimer

0.  Au baron de Metternich.

Je vois bien que véritablement vous voulez être à Dieu

0.  Du baron de Metternich. Janvier 1716.

Voici, ma très chère mère, les prophéties de Joachim Greulich

Extrait des prophéties de Joachim Greilicha :

 « Le 23 juillet 1653, à minuit, étant en extase

0***.  Au baron de Metternich

J’ai reçu votre réponse avec plaisir, monsieur, parce que j’y remarque la lumière de la vérité et les démarches de la grâce.

0.  Au baron de Metternich.

J’ai voulu, mon cher e[nfant], vous éprouver de toutes manières.

0.  Au baron de Metternich.

Vous me parlez, mon cher frère, des inspirations : il est de la dernière conséquence d’y être fidèle.

0.  Au baron de Metternich.

Je commence par vous répondre d’abord, mon cher frère, sur ce qui vous concerne.

0.  Au baron de Metternich.

Voilà, mon cher frère, un mot qui m’est venu dans l’esprit d’écrire à cette bonne demoiselle

0.  Au baron de Metternich.

J’ai reçu, mon cher frère en Notre Seigneur, votre lettre avec une véritable consolation de mon cœur.

0.  Du baron de Metternich. 31 mars 1716.

Autre du même, du 31 mars 1716.

Ma très chère mère. J’ai bien reçu votre très chère lettre dernière

0.  D’une demoiselle amie.

La bonté que vous me témoignez surpassait si loin mes espérances

0.  Au baron de Metternich.

Mon cher frère en Notre Seigneur,

Je vois bien que vous avez des vues anticipées

0.  Au baron de Metternich.

Il faut du courage pour ne point retourner sur soi-même

0.  Au baron de Metternich.

Ce qui me ferait pencher, mon cher frère, pour que vous allassiez auprès de N.

0.  Au baron de Metternich.

Mon cher frère en Notre Seigneur.

Il est difficile de vous donner conseil.

0.  Au baron de Metternich.

Je prends beaucoup de part, mon cher frère en Jésus-Christ, à la perte que vous avez faite de votre cher et véritable ami.

0.  Au baron de Metternich.

J’ai bien de la joie mon cher frère de la résolution que vous avez prise.

0.  Au baron de Metternich.

Je viens de recevoir votre lettre, mon très cher frère

0.  Au baron de Metternich.

Qu’est-ce donc, notre cher N. ? Est-ce que le courage vous manque ?

0.  Au baron de Metternich.

Je crois que, quand je serais à l’agonie, je trouverais des forces pour écrire à mon cher **.

0.  Du baron de Metternich. 26 mai 1716.

Ce 26 mai 1716

Ma très chère mère. J’ai bien reçu vos deux très chères lettres

0.  Au baron de Metternich.

Mon très cher frère, je n’avais pas fait pour vous la fable du crapaud

0***.  Au baron de Metternich.

Je comprends bien, mon cher frère, que les conseils de A. B. vous ont paru différents des miens, quoique ce soit la même chose dans le fond.

0.  Au baron de Metternich.

Je n’ai garde, mon cher *, de vous demander ce que Dieu ne vous demanderait pas :

0.  Au baron de Metternich

Je comprends à merveille ce que mon cher frère veut dire sur l’étendue des esprits

0.  Au baron de Metternich.

Je vous aurais écrit plus tôt, mon très cher frère, si j’avais été en état de cela

0.  Au baron de Metternich.

Je ne suis point fâchée, mon cher frère en Jésus-Christ, de vous avoir attristé pour des moments

0.  Au baron de Metternich.

Mon cher frère, le très cher ** m’a envoyé une partie de votre lettre

0***.  Au baron de Metternich.

Qui ambulat simpliciter, ambulat confidenter1. Je vous assure, mon cher frère, que votre lettre m’a un peu surprise

0.  Au baron de Metternich.

Pour ce qui regarde la sortie de soi, on n’y parvient que par le continuel renoncement à soi-même.

0.  Au baron de Metternich.

Je vous ai déjà écrit, mon très cher frère, sur le mariage.

0.  Au baron de Metternich.

Mon cher frère. Je me sers de la main du pauvre N.

0***.  Du baron de Metternich. 19 août 1716.

Pour ma sainte mère. À Vienne le 19e août 1716.

Ma très chère mère, j’ai à répondre à trois de vos très chères lettres.

0***.  Du baron de Metternich. 27 octobre 1716.

Ce 27 d’octobre 1716.

Ma très chère mère, je désire fort d’avoir de vos nouvelles.

0.  Du baron de Metternich. 17 novembre 1716.

Ce 17e novembre 1716.

Votre très chère lettre de l’onzième d’octobre, ma très chère mère, m’a été bien rendue

0.  Du baron de Metternich. 15 décembre 1716.

Ce 15 décembre 1716.

Ma très chère mère. Votre très chère [lettre] du 11e de novembre nous a donné bien de la joie

0***.  Au baron de Metternich. 1717.

Quoique je serais bien aise de vous voir si Dieu le permettait

0.  Au baron de Metternich. 1717.

Mon cher frère. Il y a longtemps que j’ai au cœur de vous écrire

III.  Ecossais

0.  À Ramsay ? Hiver 1709.

Comme votre lettre n’est point datée, je ne sais de quand elle est écrite, mais je réponds

Fénelon, 1912).

0.  À Milord Duplin. 1714 ?

Milord, J’ai pris toute la part possible dans le changement arrivé dans votre maison.

0***.  À Milord Duplin. 1714 ?

J’ai toujours de la joie, N., lorsque je reçois des nouvelles de votre âme

0.  De Lord Deskford. 24 octobre 1714.

Ma chère et respectable mère. Je vous rends grâces cordiales pour la lettre

0.  À Lord Deskford. Après le 24 octobre 1714.

Ne vous inquiétez point, mon cher enfant, des pensées de vanité dans ce que vous faites pour Dieu

0.  De Lord Deskford.

[....] je tâcherai selon vos ordres de remplir avec exactitude les devoirs de mon état.

0.  De Lord Deskford. Fin 1714 ou début 1715.

Très vénérable et bien-aimée mère, je sens un penchant de vous appeler

0.  À Lord Deskford. 12 janvier 1715.

[228] C’est de tout mon cœur, mon cher M[ilord], que je veux bien être votre mère, mais vous ne savez pas à quoi cette qualité m’engage.

0.  À Lord Deskford. 13 mars 1715.

Ce 13 de mars 1715.

Voici1, mon cher Milord, une lettre de la part de notre mère avec plusieurs jolies chansons

0***.  À Lord Deskford. 15 avril 1715.

Apr[il] 15. 1715. M. R[amsay] m’a 1u la lettre que vous avez pris la peine d’écrire.

0.  De Lord Forbes au marquis de Fénelon. Début 1715.

Soyez persuadé, mon cher marquis, que le temps qui s’est écoulé

touche en elle, c’est son silence, sa modestie… »

0.  De Lord Forbes au marquis de Fénelon.

J’ai été rempli de joie, mon très cher frère, en lisant votre lettre.

0.  Au Dr James Keith. 22 août 1715.

Aug. 22, N.S. 1715.

À Dr K[eith].

J’ai toujours bien de la joie, mon cher frère, d’apprendre de vos nouvelles, et de celles de la bonne Mlle Fis[sec]

0.  De mademoiselle Fissec. 1715 ?

Je ne saurais vous exprimer la consolation indicible que m’a donnée la dernière lettre de notre chère mère. Je m’enfonce humblement dans le plus profond silence

0.  À Lord Deskford. 17 mars 1716.

« Tenez votre cœur dans la joie… »

Ce 17 mars.

Mon cher enfant, je ne sais si M. F[orbes], qui va en vos quartiers, aura la joie de vous voir.

0.  À Lord Deskford. 3 juin 1716.

Je reçois toujours beaucoup de consolation, monsieur, en lisant vos lettres, d’y voir que vous voulez de plus en plus être à Dieu

0.  De M. le Dr Garden.

J’ai reçu, ma chère madame, votre très aimable et consolante lettre. Béni soit Dieu

0.  À Ramsay. Début 1717 ?

[f. 1 v°] …sois jamais infidèle. Vous me ferez un grand plaisir, mon cher e[nfant], de me venir voir.

0.  Au Dr. James Keith 19 mars 1717.

Ce 19 mars.

M. K[eith]. Je m’intéresse beaucoup à votre affliction sur la mort de votre fils aîné.

0.  Du Dr. Keith à Lord Deskford. 11 juin 1717.

June 11th, 1717.

My dear Lord,

I had the honour of yours of May 9th and in a few days after forwarded the inclos’d to the Ven. M[y] S[aint] M[other] [Madame Guyon] who by all our accounts at that time was again become extreamly ill.

0.  Du marquis de Fénelon à Lord Deskford. 29 juin 1717.

À Paris ce 29 juin.

Mon cher milord. Après la perte que nous avons faite, il ne nous reste plus que d’être unis

0.  Du Dr. Keith à Lord Deskford. 2 juillet 1717.

A. R[amsay] has sent the inclos’d by J[ames] F[orbes] who is safely arrived here […] R[amsay] speaking of M.S.M. [Madame Guyon] adds : « Sa mort a été semblable à sa vie.

0.  Du Dr. James Keith à Lord Deskford. 10 septembre 1717.

Sept. 10th.

I would have answer’d my dear Lord’s letter […] « Elle sentit depuis longtemps que Dieu l’allait retirer, que sa mission était finie

0.  De Lord Forbes ( ?). 16 mai 1723.

Il y a longtemps, mon cher frère, que j’ai eu l’honneur de votre chère lettre et de celle de Put


IV.   Suisses  

0.  À monsieur Monod.

J’ai reçu, monsieur et cher frère en Jésus-Christ, votre bonne lettre.

0.  À Mlle de Venoge.

J’ai reçu votre lettre, ma chère sœur et véritable amie, avec beaucoup de joie.

0.  À l’abbé de Wattenville.

J’ai bien de la joie, mon cher frère en Jésus-Christ, d’apprendre que l’on vous a dispensé de votre serment.

0.  À l’abbé de Wattenville. Mai 1714.

J’ai reçu votre lettre, mon très cher frère en Jésus-Christ, avec beaucoup de joie. Le seul plaisir que je puisse avoir en cette vie est de voir le règne de Dieu s’étendre dans les cœurs.

0.  À l’abbé de Wattenville. 8 juin 1715.

J’ai reçu, mon cher frère en Jésus-Christ, votre lettre du 28e de mai qui m’a fait un grand plaisir

0.  À l’abbé de Wattenville. 1715.

J’ai reçu, mon cher frère, votre lettre et votre lettre de change que je vous renvoie.

0.  De « Frison ». 26 octobre 1716.

Le 26 octobre 1716. Quoiqu’il y ait longtemps que vous n’avez pas reçu de mes lettres, ma chère mère

0.  D’une demoiselle suisse. 29 octobre 1716.

Madame ma très chère et bien-aimée mère en Jésus-Christ Notre Seigneur. J’ai très bien reçu la chère vôtre ; mais comme j’étais alors à Bade


Glossaire (vocabulaire classique).

Glossaire (thèmes spirituels).

Index de citations bibliques.

Index général.



Tome II, Années de combat :


Introduction

Contenu et plan de l’ouvrage.

Madame Guyon et le « Quiétisme ».

Son séjour à Paris.

Le « Quiétisme » historique.

Le « Quiétisme » mystique.

Un récit de la « querelle ».

Chronologie des années 1690-1698.

Correspondance.

Présentation.

Avertissement.


0. Du P. Lacombe au P. Fabry. 12 juillet 1682.

A Rome, ce 12 juillet 1682. Mon révérend et très cher père,

Je suis toujours le même, c'est-à-dire le plus pauvre et le plus riche du monde

0. Au P. Lacombe. 1683.

«Pressentiment d’un extrême délaissement» (Poiret). 

J’ai été à la messe du matin dans la chapelle, où j’ai eu une impression que je devais avoir quantité de croix

0. Au P. Lacombe. 28 février (?) 1683.

Le songe «scandaleux» de la lune sous les pieds. Prévision de persécutions qui ne détruiront pas l'union spirituelle.

Ce 28 février 1683. Il me semble que jusqu’ici l’union qui est entre nous avait été couverte de beaucoup de nuages

0. Du P. Lacombe. 1683.

Pressentiment d’abaissements.

Je suis pressé de vous écrire [à cause] que j’ai un fort pressentiment que la conduite que Dieu veut tenir sur vous

0. Du P. Lacombe à d’Arenthon d’Alex. 12 juin 1685.

Monseigneur, L'évêque que je sers, ayant fort pressé Madame Guyon de venir dans son diocèse

0. Du P. Lacombe à d’Arenthon d’Alex. Juin 1685.

Monseigneur, Votre Grandeur aura la satisfaction qu'elle a si fort désirée, de me voir hors de son diocèse

0. A Mme de Maintenon. 10 octobre 1688.

Paris, 10 octobre 1688. Madame, après avoir remercié la divine providence de ce qu'elle m'a délivré de la prison

0. Du P. Lacombe au Général des Barnabites. 1er février 1689.

Benedicite pater. Je n’ai pu répondre à la dernière lettre dont votre Paternité Révérendissime m’a honoré

0. Du P. Lacombe. 1690 (?)

Je m’étonnais jusqu’ici pourquoi Dieu vous unissait si fort à moi

0. Du P. Lacombe. 8 novembre 169

Ce 8 novembre 169 Dernièrement, il me fut dit le matin que c’était ce jour-là que la volonté de Dieu me devait être manifestée

0. De Mme de Maintenon. 25 février 1691.

A Versailles, ce 25 février. Je vois bien, Madame, par la conduite que vous voulez tenir avec les Dames de Saint-Louis

0. Au duc de Chevreuse ? 1691 ?

Comme vous voulez bien, monsieur, que je vous parle avec ma sincérité ordinaire

0. Au Duc de Chevreuse. 14 juin 1691.

Je me suis sentie aujourd’hui, monsieur, une certaine union foncière pour vous

0. Au Duc de Chevreuse. 4 novembre  1691.

Il n’y a pas moyen de ne vous point envoyer de bouquet au jour de votre fête.

0. Au duc de Beauvillier. 1692.

Il faut que m[on] b[on] d[uc] s’élargisse le cœur

0. Au Duc de Montfort. 25 septembre 1692.

Oui, monsieur, je connais fort bien et le caractère de votre main et celui de votre cœur

0. Au Duc de Chevreuse. 26 septembre 1692.

O, monsieur, que ce serait un grand plaisir pour moi d’user avec vous comme je fais avec nos autres amis

0. Au Duc de Chevreuse. 29 novembre 1692.

Je me trouve, monsieur, véritablement unie à vous au- dedans d’une manière singulière.

0. Au Duc de Chevreuse. 1er décembre 1692.

Je vous envoie, monsieur, le reste d’une Vie que vous avez désiré de voir.

0. Au Duc de Chevreuse. 6 décembre 1692.

J’ai lu, Monsieur, avec un fort grand plaisir la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire

0. Au duc de Montfort. 1692.

O mon bon et cher enfant, il faut mourir, mais ce n’est pas de la mort naturelle.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 janvier 1693.

C’est monsieur Dup[uy] qui a le Penta[teuque].

0. Au Duc de Chevreuse. 16 janvier 1693.

Ma santé est toujours la même, monsieur, et j’espère qu’à mesure que les murailles de ma prison se détrui[sen]t

0. Au Duc de Chevreuse. 20 janvier 1693.

20 janvier 1693. Je crois, monsieur, que M. le c[uré] me connaît assez.

0. Au Duc de Chevreuse. 26 janvier 1693.

Je vous assure, monsieur, qu’on ne peut être plus contente que je [ne] le suis de madame de Chevreuse.

0. Du P. Lacombe. 28 janvier 1693.

Ce 28 janvier 1693. Epouse de Jésus-Christ, Je prends la plume sans savoir que vous dire ni de quoi vous entretenir

0. Au P. Lacombe. 1693 (?)

Je prie Dieu, mon cher père, d’être votre consolation, votre mort et votre résurrection.

0. Au Duc de Chevreuse. 15 février 1693.

Vous savez, monsieur, que la véritable disposition pour connaître la volonté de Dieu est la nudité de tout.

0. Au Duc de Chevreuse. 21 février 1693.

J’ai beaucoup pensé à vous depuis quelques jours

0. Au Duc de Chevreuse. 23 février 1693.

Je vous prie de ne vous confesser que lorsque Dieu vous en donnera le mouvement 

0. Au Duc de Chevreuse. 28 février 1693.

Je suis trop à vous, monsieur, en Notre Seigneur Jésus- Christ pour vous cacher quelque chose

0. Au Duc de Chevreuse. 2 mars 1693.

Je vois de plus en plus en vous les démarches de la grâce et un de ses soins. Je me trouvais très unie à vous et à M. l’[abbé] de F[énelon].

0. Au Duc de Chevreuse. 3 mars 1693.

Je vous prie, au nom de Dieu, de ne vous gêner ni pour trois ni pour quatre communions par semaine ni pour plusieurs de suite.

0. Au Duc de Chevreuse. 4 mars 1693.

J’ai beaucoup de joie que Dieu vous ait ouvert les yeux

0. Au Duc de Chevreuse. 16 mars 1693.

Il est aisé de répondre à une difficulté à laquelle vous répondez vous-même.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 mars 1693.

Je commence par la fin de votre lettre pour vous dire que la réflexion que vous y faites ne vaut rien du tout.

0. Au Duc de Chevreuse. 27 mars 1693.

J’ai pensé mourir l’autre nuit : ce que j’ai souffert ne se peut expliquer

0. Au Duc de Chevreuse. 10 avril 1693.

J’ai de la joie, monsieur, que Dieu Se serve de l’histoire qu’il m’a fait écrire pour vous faire du bien 

0. Au Duc de Chevreuse. 17 avril 1693.

Je verrai, monsieur, demain, M. Dodart, à quelle heure il vous plaira du matin.

0. Au Duc de Chevreuse. 18 avril 1693.

Poison?

Je ne sais pourquoi, je ne puis vous remercier de la bonté que vous avez de vous intéresser à ma santé.

0. Au Duc de Chevreuse. 20 avril 1693.

Depuis que vous êtes parti, je suis restée dans une plénitude pour vous qui me rend toute languissante.

0. Au Duc de Chevreuse. 1er mai 1693.

Je comprend aisément ce que vous me dites pour l’avoir éprouvé.

0. Au Duc de Chevreuse. 3 mai 1693.

Je crois qu’il sera bon de se voir puisque Dieu le permet.

0. Au Duc de Chevreuse. 4 mai 1693.

Je vous prie, monsieur, de voir cette lettre et d’y répondre vous-même.

0. Au Duc de Chevreuse. 8 mai 1693.

«…vous regarder comme une statue qui se pourrait voir ébaucher ».

Je n’ai jamais pu répondre par votre laquais à la lettre

0. Au Duc de Chevreuse. 12 mai 1693.

Venez quand il vous plaira. J’ai bien envie de rester en silence avec vous.

0. Au Duc de Chevreuse. 15 mai 1693.

Il n’y a aucun rapport de la seconde voie à la troisième

0. Au Duc de Chevreuse. 11 juin 1693.

«…cet amour tout pur et tout dégagé des rapports à soi-même auquel vous êtes appelé».

Il m’est mis au cœur de vous écrire, monsieur.

0. Au Duc de Chevreuse. 12 juin 1693.

«…que la volonté perde toute tendance, après avoir perdu tout choix».

Votre lettre m’a fait un fort grand plaisir.

0. Au Duc de Chevreuse. 30 juin 1693.

« Il prend dans son sein, il rejette ensuite sur le sable, c’est-à-dire en nous-mêmes ».

J’avoue, monsieur, que je reçois toujours un nouveau plaisir de voir en vous les démarches de la grâce.

0. Au Duc de Chevreuse. 2 juillet 1693.

Difficultés avec M. Boileau. Des ecclésiastiques trompés par des dévotes.

Il m’est venu fortement au cœur de vous prier, monsieur, d’éclaircir à fond l’affaire dont vous me parlâtes hier.

0. Au Duc de Chevreuse. 6 juillet 1693.

Il me vient, monsieur, de vous dire que M. Bollau [Boileau] parle lui-même à ces trois médecins

0. Au Duc de Chevreuse. 7 juillet 1693.

J’espérais vous voir ce matin, monsieur

0. Au Duc de Chevreuse. 7 juillet 1693.

Madame de Chevreuse étant chez madame de Mortemart

0. Au Duc de Chevreuse. 8 juillet 1693.

Je ne vous remercie point : c’est Dieu que vous servez

0. Au Duc de Chevreuse. 8 juillet 1693.

J’ai été une partie du jour et de la nuit dans un esprit de prière

0. Au Duc de Chevreuse. 9 juillet 1693.

La maladie n’a point été véritable, mais feinte.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 juillet 1693.

J’ai une impression qu’il s’agit de moi dans le stratagème de la dévote de M. Boileau.

0. Au Duc de Chevreuse. 11 juillet 1693.

Vous avez dû recevoir une lettre où je vous mandais la pensée que j’avais d’être mêlée dans la sainteté de cette fille

0. Au Duc de Chevreuse. 12 ou 13 juillet 1693.

Ce que j’ai appris serait trop long à vous dire par écrit.

0. Au Duc de Chevreuse. 14 ou 15 juillet 1693.

Pour vous parler tout simplement, monsieur, je vous dirai que je ne fais aucun jugement

0. Au Duc de Chevreuse. 15 juillet 1693.

J’ai cru devoir à M. le marquis de Charost de l’avertir de ce qui s’était passé

0. Au Duc de Chevreuse. 18 juillet 1693.

Je n’ai point au cœur d’avoir une conférence avec cette créature si vous n’êtes présent

0. Au Duc de Chevreuse. 21 juillet 1693.

Recom[mandé] au p[etit] M[aître].

Je ne doute point que vous n’ayez fait tout l’usage que Dieu a prétendu de la croix

0. Au Duc de Chevreuse. 29 juillet 1693.

J’ai cru que Dieu ne voulait pas perdre le fils d’un tel père

0. Au Duc de Chevreuse. Fin juillet ou début août 1693.

Donnez, Seigneur, la force à vos serviteurs d’enseigner votre parole avec une entière liberté. Jusques à quand clochera-t-on des deux côtés ?

0. Au Duc de Chevreuse. 1er août 1693.

J’ai appris des choses sur la prétendue dévote de M. B[oileau] que je ne puis dire qu’à vous.

0. Au Duc de Chevreuse. 14 août 1693.

Il m’est venu dans l’esprit de vous envoyer la lettre de M. Bolau [Boileau] et une que je reçus hier du marquis de Cha[rost].

0. Au Duc de Chevreuse. 19 août 1693.

Vous voulez bien, monsieur, que je vous représente, avec ma simplicité ordinaire, que je sens une extrême répugnance que vous vous mêliez davantage de l’affaire de la dévote

0. Au Duc de Chevreuse. 19 août 1693.

J’avais écrit ce paquet : je persiste dans la pensée qu’il faut tout laisser au Seigneur Dieu

0. Au Duc de Chevreuse. 20 août 1693.

Je crois devoir vous dire que madame la duchesse de Charost a eu occasion de parler de moi à madame de Moussi [Moussy]

0. Au Duc de Chevreuse. 22 août 1693.

Vous voyez, monsieur, par ce billet que cette bonne dem[oise]lle n’a pu faire consentir son confesseur à ce qu’elle voulait.

0. Au Duc de Chevreuse. 23 août 1693.

Je suis bien aise que ce que vous avez trouvé en M. de M[eaux] ait du rapport avec l’impression que j’en avais au- dedans.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 août 1693.

Voilà, monsieur, le seul écrit qui me reste ici, que j’ai eu mouvement de vous envoyer pour M. de Meaux.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 août 1693.

Il m’est revenu dans l’esprit que vous donniez, s’il vous plaît, à M. de M[eaux], les Torrents.

0. Au Duc de Chevreuse. 26 août 1693.

Je vous ai envoyé un écrit, par imprudence, sur l’humilité

0. Au Duc de Chevreuse. 27 août 1693.

Voilà une lettre que je vous prie de garder.

0. Au Duc de Chevreuse. 29 août 1693.

Ce 29e août. Il m’est venu dans l’esprit, monsieur, que si monsieur de M[eaux] veut bien se donner la peine de m’examiner à fond

0. Au Duc de Chevreuse. 31 août 1693.

Il serait, monsieur, d’une extrême conséquence pour la gloire de Dieu

0. Au Duc de Chevreuse. Fin août 1693.

Je ne doute point du tout, m[on] b[on] d[uc], de votre cœur, il me semble d’en être fort sûre.

0. Au duc de Beauvillier. Fin août 1693.

« Mon témoin est au ciel, et mon juge au plus haut des cieux» Je ne prétends point, monsieur, vous assurer, si Dieu vous met en doute.

0. Au Duc de Chevreuse. Fin août 1693.

Je suis très peinée que Madame de No[ailles] veuille mettre S.B. [Fénelon] en jeu

0. Au Duc de Chevreuse. Septembre 1693.

Je vous prie que tout l’orage tombe sur moi. Il faut qu’une périsse pour plusieurs.

0. Au Duc de Chevreuse. 4 septembre 1693.

J’ai oublié de vous dire que madame de Moussi a encore dit à madame de Ch[arost] qu’elle savait qu’on avait donné de mes écrits à examiner à M. de Meaux.

0. Au Duc de Chevreuse. 5 septembre 1693.

Il faut que je vous importune toujours, monsieur. Dieu veut que j’aie recours à vous en tout 

0. Au Duc de Chevreuse. 6 septembre 1693.

Voilà, mon très cher Enfant en N[otre] S[eigneur], - permettez-moi pour cette fois ce mot, qui m’est échappé -, voilà, dis-je, les écrits de frère Jean de S[ain]t-Samson.

0. Au Duc de Chevreuse. 7 septembre 1693.

Voilà une lettre de la part d’une fille qui a demeuré chez madame de la Vienne et chez Mme Orseau.

0. De Monsieur Quillot. 7 septembre 1693.

Vous avez sujet de croire, madame, que vous me faites plaisir de me donner lieu de rendre service au pauvre père Lacombe

0.  De la Duchesse de Charost à Chevreuse (?) 1693 (?)

Du Pré Saint-Gervais. Voilà Monsieur la lettre de [16]83 dont je vous ai parlé, qui était écrite au père de L[a] C[ombe]

0.  De la Duchesse de Charost  au duc de Chevreuse. 8 septembre1693.

Le 8 septembre. On m'a écrit une lettre, Monsieur, que j'ai copiée

[suivi d’une copie d’un billet de Madame Guyon ].

0. Au Duc de Chevreuse. 10 septembre 1693.

Voilà une lettre de Dijon. J’ai écrit à Lyon pour avoir de plus amples informations.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 septembre 1693.

Vous voyez bien qu’il n’a pas tenu à moi que je n’ai vu le père de Valois.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 septembre 1693.

J’avais écrit ces lettres lorsque j’ai reçu la vôtre. Le père Le Valois n’approuvera jamais mon livre.

0. Au Duc de Chevreuse. 11 septembre 1693.

Je vous ai mandé que le P. de Valois ne m’avait point voulu voir.

0. Au Duc de Chevreuse. 12 septembre 1693.

J’ai donné ordre à la fille qui reste au logis de m’envoyer vos lettres.

0. Au Duc de Chevreuse. 12 septembre 1693.

Il faut que j’obéisse à Dieu et que je me retire.

0. De Mademoiselle Matton. 15 septembre 1693.

Lyon, ce 15e septembre 1693. Madame. J’ai reçu l’honneur de la vôtre.

0. Au Duc de Chevreuse. 16 septembre 1693.

J’ai oublié de vous dire, monsieur, en vous priant de savoir si M. de Meaux me veut examiner dans son diocèse, que je m’y rendrai.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 septembre 1693.

Voilà, monsieur, une lettre que je prends la liberté d’écrire à madame la duchesse de Chevreuse.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 septembre 1693.

Je ne suis point vagabonde, monsieur.

0. Au Duc de Chevreuse. 23 septembre 1693.

Voilà la lettre que je viens de recevoir de Lyon

0. Au Duc de Chevreuse. 30 septembre 1693.

L’on me lie à vous d’une manière si intime et si forte qu’il me paraît que vous en devez apercevoir quelque chose.

0. Au Duc de Chevreuse. 5 octobre 1693.

Voilà une lettre que j’ai reçue de Mme la d[uchesse] de Cha[rost]

0. Au Duc de Chevreuse. 6 octobre 1693.

Comme il ne m’est rien venu sur M. votre fils, je ne vous en ai rien mandé.

0. A Bossuet. 6 octobre 1693.

Monseigneur, La confiance que Dieu m’a donnée en votre lumière et en votre discernement

0. Au Duc de Chevreuse. 7 octobre 1693.

Je vous prie, monsieur, d’avoir la bonté de donner cette lettre à S. B [Fénelon].

0. Au Duc de Chevreuse. 9 octobre 1693.

Voilà une lettre que je viens de recevoir de M. de Meaux. Je vous prie, monsieur, de lui envoyer le Pentateuque

0. Au Duc de Chevreuse. 12 octobre 1693.

J’ai reçu votre lettre longtemps après votre départ, monsieur : ainsi, quelque envie que j’eusse d’y répondre, je ne l’ai pu.

0. Au Duc de Chevreuse. 12 octobre 1693.

Je vous avoue que la lettre que vous m’écrivîtes sur madame de B[eauvilliers?], me fit souffrir

0. Au Duc de Chevreuse. 15 octobre 1693.

Je ne sais rien sur monsieur de M[eaux] à l’égard de S. B.

0. Au Duc de Chevreuse. 17 octobre 1693.

Je ne puis en façon quelconque consentir à rien faire imprimer 

0. Au Duc de Chevreuse. 18 octobre 1693.

Je viens de lire la lettre que vous m’avez envoyée, dont je suis très contente.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 octobre 1693.

Voilà la lettre de monsieur de Meaux que je vous envoie, j’ai reçu les vôtres.

0. A Bossuet. 22 octobre 1693.

Comme je n’ai point d’autre désir, Monseigneur, que celui de vous obéir très exactement

0. D’une religieuse (?) 22 octobre 1693.

Ma chère mère, m’étant toujours flattée que votre absence ne serait pas longue

0***. Au Duc de Chevreuse (?) Octobre 1693.

« La main du Seigneur n’est point raccourcie. » Il me semble qu’il n’y aura pas de peine à concevoir les communications intérieures des purs esprits

0. Au Duc de Chevreuse. Octobre 1693.

Il est certain qu’une chose mue et agitée qui ne se remue pas par elle-même, quelque active qu’elle soit, est passivement agissante.

0. Au Duc de Chevreuse. 28 octobre 1693.

Mon cœur n’a point été à son aise depuis hier.

0. Au Duc de Chevreuse. 28 octobre 1693.

Vous pouvez donner l’Apocalypse à M. de Meaux

0. Au Duc de Chevreuse. 29 octobre 1693.

Je vous prie instamment, monsieur, de demander à M. de Meaux qu’il lise les 6e, 7e et 9e livres du Traité de l’Amour de Dieu de saint François de Sales.

0. Au Duc de Chevreuse. 29 octobre 1693.

Je voulais vous parler de M. le c[uré] de V[ersailles]

0. Au Duc de Chevreuse. 30 octobre 1693.

Je crois, monsieur, qu’il ne faut pas montrer à M. de Meaux l’Apocalypse.

0. A Bossuet. 30 octobre 1693.

Je ferai exactement, Monseigneur, tout ce que vous me marquez

0. Au Duc de Chevreuse. 31 octobre 1693.

Je vois bien que M. de Meaux prend du côté du corporel et du sensible des choses purement spirituelles.

0. A une « Enfant ». Novembre 1693.

Eh bien, ma bonne enfant, vous êtes donc malade : il faut guérir.

0. Au Duc de Chevreuse.1er novembre 1693.

Il est de la politique de madame de M[aintenon]

0. Au Duc de Chevreuse. 2 novembre 1693.

Non, monsieur, ne craignez pas que je me dérobe à l’examen de M. de Meaux.

0. Du P. Lacombe. 16 novembre 1693.

Ce 16 novembre 1693. J’ai reçu votre lettre avec une nouvelle et vive joie

0. Du P. Lacombe. Fin 1693.

Qui que vous soyez, vous qui m’avez fait un billet non moins édifiant qu’obligeant

0. Au Duc de Chevreuse. 17 novembre 1693.

Quoique je ne sache pas, monsieur, si vos sentiments sont changés pour moi

0. Au Duc de Chevreuse. 19 ou 20 novembre 1693.

Je vous ai écrit, il y a quelques jours, à tout hasard

0. Au Duc de Chevreuse. Novembre 1693.

Que ne me jetez-vous dans la mer pour apaiser l’orage, m[on] b[on] d[uc] !

0. Au Duc de Chevreuse. 1er décembre 1693.

J’ai au cœur, depuis quelques jours, que monsieur de Meaux écrira contre cette voie

0. Au Duc de Chevreuse. 4 ou 5 décembre 1693.

J’ai cru devoir vous avertir d’une chose dont on m’a donné avis dans le secret

0. Au Duc de Chevreuse. 10 Décembre 1693.

Voilà la copie d’une lettre que j’ai écrite à S. B. [Fénelon]

0. A la « Petite Duchesse  » (?) Décembre 1693.

J’ai tous les sujets du monde de croire que monsieur de Meaux ne désire voir tant d’écrits que pour me condamner hautement

0. Au Duc de Chevreuse. Peu avant le 20 décembre 1693.

La lettre de M. de Meaux est très bonne et je suis toujours disposée à le voir s’il le souhaite.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 ou 25 décembre 1693.

Pour répondre à ce que vous me demandez, je vous dirai que mademoiselle Densau est fort sage.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 décembre 1693.

Ne vous laissez point aller à votre raisonnement

0. Au Duc de Chevreuse. 27 décembre 1693.

J’ai plutôt du penchant que de la répugnance au mariage de mademoiselle Dengeau

0. Au Duc de Chevreuse. 2 ou 3 janvier 1694.

Le secret à tous sans exception, sinon St B [Fénelon] et mon bon [Beauvillier].

0. Au Duc de Chevreuse. 4 janvier 1694.

Il faut que pour vous réjouir je vous apprenne ce qui se dit dans le monde

0. Au Duc de Chevreuse. 4 janvier 1694.

...fait le mariage de mademoiselle D.D

0. Au Duc de Chevreuse. 10 janvier 1694.

10 janvier 1694

Je sais que M. de Meaux est de retour 

0. Au Duc de Chevreuse. 11 janvier 1694.

Donnez, monsieur, l’Apocalypse à M. de M[eaux], s’il la souhaite.

0. Au Duc de Chevreuse. 13 janvier 1694.

13 janvier 1694. Il m’est venu plusieurs fois au cœur qu’il fallait donner incessamment l’Apocalypse

0. Au Duc de Chevreuse. 16 ou 17 janvier 1694.

Je n’ai aucune véritable répugnance à voir monsieur de M[eaux]

0. Au Duc de Chevreuse. 24 janvier 1694.

Je crois que vous devez plutôt suivre la volonté et le penchant de madame de Ch[evreuse] que ce que je vous ai mandé.

0. A Bossuet. 25 (?) janvier 1694.

25 (?) janvier 1694. J’attends vos ordres, Monseigneur, pour me rendre où il vous plaira

0. Au Duc de Chevreuse. 27 janvier 1694.

Il m’est venu dans l’esprit, monsieur, que vous deviez montrer à M. de M[eaux] la lettre écrite en [16]83.

0. Au duc de Beauvillier. Janvier 1694.

Que vous dirai-je, m[on] b[on] d[uc], sur l'état où vous vous trouvez à mon égard ?

0. A Bossuet. 29 janvier 1694.

Ce 29 janvier 1694.

Permettez-moi, Monseigneur, avant d’être examinée, que je vous proteste

0. A Bossuet. 30 janvier 1694.

30 janvier 1694. Je prends encore la liberté, Monseigneur, d’écrire à Votre Grandeur

0. Au Duc de Chevreuse. Février 1694.

Nous sommes tous faits à l’image et semblance de mon petit Maître : les uns sont peints en huile

0. Au Duc de Chevreuse. 5 février 1694.

5 février 1694. J’ai oublié à vous dire qu’une des raisons pour lesquelles Dieu a bien voulu Se servir d’une femme

0. Au Duc de Chevreuse. 5 février 1694.

5 février 1694. Voilà pour la troisième lettre que je vous écris, monsieur

0. Au Duc de Chevreuse. 5 février 1694.

Je désire fort voir M. de M[eaux], pour l’éclaircir de bien des choses qui ne font aucune difficulté.

0. Au Duc de Chevreuse. 9 ou 10 février 1694.

Il me vient fortement au cœur de vous envoyer une préface que M. le marquis de Ch[arost?] m’a envoyée.

0***. A Bossuet. Vers le 10 février 1694.

L’état d’égalité, le sans-limite et les désirs particuliers dans cet état.

Il me semble, Monseigneur, qu’il est aisé de concevoir qu’une personne qui met son bonheur en Dieu seul ne peut plus désirer son propre bonheur.

Pièce jointe : Etat Apostolique, appel à enseigner.

Ordinairement les personnes peu avancées veulent se mêler de conduire les autres avant que Dieu les appelle à cet emploi

0. Au Duc de Chevreuse. 13 février 1694.

Je ne suis méprise, monsieur, et je vous ai envoyé un papier pour l’autre.

0. Au Duc de Chevreuse. 18 février 1694.

Je ne manquerai pas samedi de faire ce que vous me mandez.

0. Au Duc de Chevreuse. 21 février 1694.

Vous m’avez témoigné, monsieur, tant de bontés

0. A Bossuet. 21 février 1694.

Je vous avais prié, Monseigneur, de m’aider de vos conseils pour me tirer de mes égarements 

0. A Bossuet. Février 1694.

Lorsque je pris la liberté de vous demander de m’examiner, c’était avec une disposition sincère de vous obéir aveuglément

0. Au Duc de Chevreuse. 22 février 1694.

Je suis obligée, monsieur, avant de me retirer tout à fait, pour la décharge de ma conscience

0. Au Duc de Chevreuse. 23 février 1694.

23 février 1694. Il me vient toujours dans la tête, malgré moi, qu’Eliud est un personnage mystérieux dans Job

0. Au Duc de Chevreuse. 23 février 1694.

23 février 1694 au soir. Voilà ma réponse à monsieur de Meaux. Je n’ai point prétendu m’en aller

0. Au Duc de Chevreuse. 25 février 1694.

Voilà une lettre qu’il m’a fallu écrire à M. de Meaux.

0. A Bossuet. Fin février 1694.

J'éprouve, Monseigneur, depuis quelques jours une union très réelle avec votre âme.

0. Au Duc de Chevreuse. Mars 1694.

Je ferai tout ce que vous m’ordonnez.

0. Au Duc de Chevreuse. 3 ou 4 mars 1694.

Je ne puis plus écrire : l’on m’a mal soignée

0. De Bossuet. 4 mars 1694.

A Paris, 4 mars 1694. J’ai reçu, madame, la lettre que M. de Chevreuse m’a rendue de votre part. […] Pendant que je ferme ce paquet, Dieu me remet dans l’esprit

0. A Bossuet. 8 mars 1694.

Je n’ai nulle peine, Monseigneur, à croire que je me suis trompée

0. Au Duc de Chevreuse. 10 mars 1694.

Je me sers de la main d’une fille pour vous écrire encore ce billet, monsieur.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 mars 1694.

M. Fouquet pourra toujours me faire tenir les lettres de M. de Meaux et les vôtres.

0. A M. Fouquet & Mme de Charost. Fin mai 1694.

J’ai toujours cru que vous mourriez de cette maladie […] A Mme de Charost : Je suis persuadée que M. Fouquet ne saurait plus guère vivre.

0. Au Duc de Chevreuse. Juin (?) 1694.

Je vous prie d’envoyer ces lettres à M.

0. Au duc de Beauvillier. Juin 1694.

Je prends, monsieur, la liberté de vous adresser cette lettre pour Mme de Maintenon.

0. A Mme de Maintenon. 7 juin 1694.

Madame, Tant qu’on ne m’a accusée que d’enseigner à faire l’oraison

0. Au Duc de Chevreuse. 18 juillet 1694.

Je prends le temps que je ne suis plus dans le fort de mon accès pour vous écrire 

0. Au Duc de Chevreuse. 25 juillet 1694.

Vous avez eu la charité jusqu’à présent de vous mêler de ce qui me regarde, monsieur.

0. A Bossuet. 28 juillet 1694.

A Versailles 28 juillet [1694]. Je vous envoie, Monseigneur, une partie de mon travail

0. Au Duc de Chevreuse. Août 1694.

Je crois … que vous ne pouviez pas prendre une résolution plus équitable

0. Au Duc de Chevreuse. 1er août 1694.

J’ai eu beaucoup de joie, monsieur, lorsque M. Dupuy m’a mandé

0. Au Duc de Chevreuse. 12 ou 13 août 1694.

J’ai bien cru que le G. [Fénelon] ne serait pas cette fois-ci.

0. Au Duc de Chevreuse. Mi-août 1694.

Vous voulez bien, monsieur, que j’aie toujours recours à vous

0. Au Duc de Chevreuse. 26 août 1694.

Ceci pour vous seul. Je sais que M. de M[eaux] m’a beaucoup parlé de ma Vie

0. Au Duc de Chevreuse. 26 août 1694.

Je commence par répondre aux propositions de votre lettre

0. Au Duc de Chevreuse. 26 ou 27 août 1694.

Je ne sais si je me suis bien expliquée dans la réponse que je vous ai faite.

0. Au Duc de Chevreuse. 28 août 1694.

Je ne sais, monsieur, s’il ne serait point à propos de demander qu’ils se déterminent dans la fin des dernières interrogations

0. Au Duc de Chevreuse. 1er ou 2 septembre 1694.

Je ne puis m’empêcher de vous dire que M. de M[eaux] ne cherche point du tout à éclaircir

0.  A Dupuy (?) Début septembre 1694.

Puisque tout roule sur une question théologique et qu’il ne s’agit point de moi

0. Au Duc de Chevreuse. 8 septembre 1694.

Vous savez que les vicissitudes sont de saison pour votre âme.

0. Au Duc de Chevreuse. 11 septembre 1694.

Il serait bon, en donnant la Vie, que ces messieurs fussent avertis

0. Au Duc de Chevreuse. 12 septembre 1694.

Ce n’est qu’afin que vous disiez l’article des vœux effacés à ces messieurs

0. Au Duc de Chevreuse (?) 13 septembre 1694.

Faites donc ce que vous voudrez par madame de Montmorency

0. Au Duc de Chevreuse. 13 septembre 1694.

Je vous conjure au nom de Notre Seigneur de demander à ces messieurs

0. Au Duc de Chevreuse. 15 septembre 1694.

Le 15 septembre 1694 au soir. C’est pour vous dire, monsieur, que j’enverrai règlement deux fois la semaine

0. Au Duc de Chevreuse. 20 septembre 1694.

Je viens d’apprendre tout à l’heure la mort de madame de Montmorency.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 septembre 1694.

S B [Fénelon] me mande une chose que je ne vois nul moyen d’exécuter.

0. Au Duc de Chevreuse. 22 septembre 1694.

Voilà, monsieur, une lettre que je prends la liberté d’écrire à madame la duchesse de Chevreuse.

0. Au Duc de Chevreuse. Avant le 25 septembre 94.

Je n’ai rien du tout à vous mander.

0. Au Duc de Chevreuse. 25 septembre 1694.

La lettre qui joint la vôtre ne me fait point changer de sentiment.

0. Au Duc de Chevreuse. Le 1er octobre 1694.

J’ai bien de l’obligation à M. de Meaux de vouloir bien prêter l’oreille à la justification des écrits.

0. Au Duc de Chevreuse. 3 octobre 1694.

Je vous conjure, monsieur, d’envoyer cette lettre sans délai à M. de Meaux.

0. A Bossuet. 3 octobre 1694.

J’ai écrit les Justifications des écrits avec une entière liberté

0. Au Duc de Chevreuse. Reçu le 4 octobre 1694.

Votre lettre m’a beaucoup réjouie et j’espère que monsieur le c[uré] de Vers[ailles] ne tiendra pas contre la dernière lettre.

0. De Bossuet. 5 octobre 1694.

A Germigny, 5 octobre 1694. J’ai reçu, madame, la lettre

0. Au Duc de Chevreuse. 7 octobre 1694.

Je serai ravie de ne rien faire en tout ceci sans vous

0. A Madame de Guiche. 13 octobre 1694.

Vous avez trop de bonté, madame, de vouloir bien vous informer de la vérité

0. Au Duc de Chevreuse. 15 octobre 1694.

Il faut, que je crois, monsieur, donner tout le temps à ces messieurs de tout examiner.

0. A la Duchesse de Noailles. 16 octobre 1694.

Permettez-moi, madame, de vous témoigner l’extrême reconnaissance que j’ai des bontés

0. Au Duc de Chevreuse. 18 octobre 1694.

Il me vient toujours au cœur que le cœur de M. de M[eaux] est ulcéré contre moi

0. Au Duc de Chevreuse. 19 octobre 1694.

J’ai reçu la réponse de M. de M[eaux]. Je souhaite qu’il soit vraiment dans la constitution qu’il dit, et tout ira bien.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 octobre 1694.

J’oubliais à vous dire que madame de Noailles a été fort scandalisée de ce que, dans mes Justifications je dis du bien de moi

0***. Au Duc de Chevreuse. 25 octobre 1694.

« …tout mon but est d’être guenillon parfait... »

J’apprends que vous arrivez, et que vous avez un nouveau compagnon de voyage que j’aime de tout mon cœur.

0. Au Duc de Chevreuse. 26 octobre 1694.

Je vous envoie un brouillon de lettre pour vous. La pensée m’est venue de vous l’écrire afin que vous ayez la bonté de l’envoyer à ces messieurs.

0. A ? 26 octobre 1694.

Je viens de voir le mandement de Mgr l’arch[evêque].

0. Au Duc de Chevreuse. 27 octobre 1694.

Vous savez, monsieur, le dessein que j’avais pris de remettre ma cause entre les mains de Mgr l’archevêque

0. Au Duc de Chevreuse. 27 octobre 1694.

Voilà, monsieur, une lettre de la bonne comtesse 

0. Au Duc de Chevreuse. 28 octobre 1694.

Voilà une lettre du frère de Put [Dupuy] qui confirme ce qu’on m’avait mandé que ces filles

0. A  Nicolas de Béthune-Charost. Octobre 1694.

Mon bon abbé, faites-moi faire un cachet où il y ait un saint Michel qui marche sur le dragon

0. A tous les Michelins. 29 ou 30 octobre 1694.

La servante des michelins à tous les michelins.

0. Au Duc de Chevreuse. 29 ou 30 octobre 1694.

Voilà une lettre de la bonne comtesse ; brûlez-la, s’il vous plaît

0. Au Duc de Chevreuse. 29 octobre 1694.

Voilà la réponse par notre père général.

0. Au Duc de Chevreuse. 29 octobre 1694.

J’ai voulu essayer quelque chose, je n’en ai pas l’esprit.

0. Au Duc de Chevreuse. 1er novembre 1694.

Vous savez qu’il faut que je dise toutes les sottises qui me viennent dans la tête.

0. Au Duc de Chevreuse. 1er novembre 1694.

Si notre génér[al] me le permet[tait], je me retirerais dans ma première solitude

0. Au Duc de Chevreuse. 1er novembre 1694.

Je me sens pressée de vous écrire pour vous dire, monsieur, que j’attends votre réponse

0. Au Duc de Chevreuse. 3 ou 4 novembre 1694.

Il y a déjà du temps que j’ai au cœur que M. de M[eaux] écrit contre 

0. Du Duc de Chevreuse. 3 novembre 1694.

Voici le projet que vous demandez. Je ne l’envoie que pour vous donner une idée de ce que vous avez à faire.

0. Au Duc de Chevreuse. 4 novembre 1694.

J’ai écrit comme vous le verrez, mon tuteur

0.  De la Marquise de Prunay à ? 6 novembre 1694.

A mi ritorno qui in Cortemiglia [ A mon retour ici à Cortemiglia ]

0. Demandes de Mme de Noailles et réponses. 7 novembre 1694.

Qui sont les trois personnes qui ont écrit les lettres de Dijon et Lyon? - J’ai marqué les personnes sur les lettres.

0. De Nicole à la Duchesse de Noailles. 8 ou 9 Novembre 1694.

Vous me donnez, madame, une occasion de pratiquer la vertu du monde qui m’est la plus facile, puisqu’il ne s’agit que de dire sincèrement la vérité.

0. Dom Innocent (Le Masson) à Tronson. 8 novembre 1694.

[…] J’ai trouvé son Cantique entre les mains de nos filles chartreuses

0. Dom Innocent Le Masson à l’abbé La Pérouse.

C’est à moi-même, monsieur, que la patiente [Cateau Barbe] l’a dit

0. Au Duc de Chevreuse. 9 novembre 1694.

J’aurais bien copié la lettre pour M. l’archevêque si vous me l’aviez envoyée

0. De L’Archevêque de Vienne à la Duchesse de Noailles . 9 novembre 1694.

Sur ce qui m’a été dit, madame, que vous souhaitiez avoir quelque éclaircissement

0. Du P. Lacombe. 10 novembre 1694.

Au seul Dieu soient honneur et gloire. Je pensais avant-hier matin, à mon réveil, qu’il y avait longtemps que je n’apprenais rien de vous.

0. Au Duc de Chevreuse. 10  novembre 1694.

Il faut vous dire, mon cher tuteur, que depuis hier que je vous ai écrit, il m’est revenu je ne sais combien de fois que ce n’était point le temps des justifications.

0. Au Duc de Chevreuse. 10 novembre 1694.

J’ai trouvé à l’ouverture du livre de St Augustin, intitulé De la véritable religion

0. Au Duc de Chevreuse. 14 novembre 1694.

Voilà, mon cher tuteur, une lettre de la bonne comtesse.

0. Au Duc de Chevreuse. 16 novembre 1694.

Vous verrez par cette lettre que monsieur de Meaux écrit contre l’intérieur 

0. Au Duc de Chevreuse. 17 novembre 1694.

Je viens de recevoir cette lettre, m[on] c[her] t[uteur]. J’avais déjà appris d’ailleurs que M. B[oileau] et quelque autre avaient consulté la Sorbonne

0. Au Duc de Chevreuse. 19 novembre 1694.

J’ai été pressée de faire cette lettre.

0. Au Duc de Chevreuse. 20 novembre 1694.

Je viens de recevoir votre lettre m[on] c[her] t[uteur].

0. Au Duc de Chevreuse. 23 novembre 1694.

J’attends vos ordres pour partir, mon cher tuteur.

0. Au Duc de Chevreuse. 26 ou 27 novembre 1694.

Votre lettre m’a fait un véritable plaisir, y voyant vos dispositions qui sont meilleures que jamais.

0. Au Duc de Chevreuse. 1er décembre 1694.

Voilà, mon bon tuteur, une lettre en confession de foi que je vous envoie pour ces messieurs.

0. Au Duc de Chevreuse. 7 décembre 1694.

Il me paraît, mon bon tuteur, que les raisons qu’on a eues pour faire que l’assemblée ne se fît point avec M. Tronçon [Tronson]

0. Au Duc de Chevreuse. 7 décembre 1694.

Il est de conséquence, mon bon tuteur, que M. de Châlons sache

0. Au Duc de Chevreuse. 9 décembre 1694.

Je ne vous ai pas mandé, mon bon tuteur, que le livre fut écrit de la main de mademoiselle de Salbert

0. Au Duc de Chevreuse. 10 décembre 1694.

Plus je pense à la lettre du P. Paulin, plus je suis convaincue qu’il se méprend et confond toutes choses

0. Au Duc de Chevreuse. 13 décembre 1694.

Je ne saurais assez vous témoigner, monsieur, mon extrême reconnaissance

0. D’un informateur. 16 décembre 1694.

Il me vint trouver, Ma c[hère] m[adame], avant-hier, une personne

0. De Fénelon à Bossuet. 16 décembre 1694.

Je reçois, Monseigneur, avec beaucoup de reconnaissance les bontés que vous me témoignez.

0. A Bossuet. Vers le 21 décembre 1694.

Je ne saurais assez vous exprimer et ma joie et ma reconnaissance

0. A Bossuet. 23 décembre 1694.

Je n’ai garde de partir, Monseigneur, devant le temps que vous me l’avez précrit

0. Au Cardinal Le Camus. 27 décembre 1694.

L’on m’a mandé qu’il courait à Paris une lettre qu’on attribue à Votre Éminence

0. Au Duc de Chevreuse. Décembre 1694.

Il m’est venu tout à coup au cœur d’écrire à M. le duc de Monfort.

0. Aux Enfants du petit Maître. Début 1695 (?)

Mes chers enfants, Je vous souhaite une bonne année.

0. Au Duc de Chevreuse (?) 7 janvier 1695.

J’attends mon obéissance pour partir

0. Au Duc de Chevreuse. 8 janvier 1695.

Mon bon tuteur, je m’en irai sitôt que j’aurai reçu l’obédience

0. Au Duc de Chevreuse. 8 janvier 1695.

Si l’on m’arrête sur le chemin par l’ordre de M. l’arch[evêque], que répondrais-je ?

0. A Bossuet. Vers le 10 janvier 1695 (?)

Monseigneur, je prends la liberté de vous offrir ce tableau

0. Du Cardinal Le Camus au Duc de Chevreuse. 18 janvier 1695.

Grenoble, 18 janvier 1695. Il y a plus de quinze jours, monsieur, que j’ai envoyé à mon frère les éclaircissements

0. Au Duc de Chevreuse (?) Février 1695.

... Dieu est un grand roi, dont la faveur est plus à rechercher qu’on ne peut dire.

0. De M. D’Aranthon à ? 8 février 1695.

Quand j’ai reçu votre lettre du dernier jour de l’année 1694, j’en avais déjà anticipé la réponse

0. Du P. Lacombe à ? Février 1695.

J’ai bien reçu votre lettre, ô personne qui m’êtes inconnue

0. Du P. Lacombe. 4 mars 1695.

J’ai reçu heureusement la vôtre dernière aussi bien que la précédente.

0. Au Duc de Chevreuse. Mars 1695.

J’ai vu un papier d’articles qu’on dit avoir été conclus avec une personne en qui vous avez toute confiance.

0***. A Bossuet. 8 mars 1695.

Je croyais, Monseigneur, aller hier au soir chez vous, et recevoir vos ordres pour aujourd’hui, mais je ne fus pas libre.

0. Dom Richebraque au Duc de Chevreuse. 14 avril 1695.

Monseigneur, Je réponds autant précisément que je puis à la lettre

0. Du R.P. Richebraque à Madame Guyon. 14 Avril 1695.

Madame, Est-il possible qu’il faille me chercher dans ma solitude pour fabriquer une calomnie contre vous

0. Au Duc de Chevreuse. Mi-avril 1695.

M. de M[eaux] vient de venir, voulant toujours que je déclare ce que vous savez.

0. Du Duc de Chevreuse à Dom Richebraque. 18 avril 1695.

A Versailles, le 18 avril 1695. J’ai reçu, mon R[évérend] P[ère], l’éclaircissement

0. De Dom Richebraque au Duc de Chevreuse. 23 avril 1695.

Monseigneur, Un petit voyage que j’ai été obligé de faire, m’a empêché de répondre plus tôt

0. A la Duchesse de Mortemart ? Mai 1695.

J’ai entre mes mains votre fouet qui ne sera pas perdu.

0. A la Duchesse de Mortemart ? Mai 1695.

Puisque Jésus-Christ se consolait avec les Apôtres, il faut que je me console avec vous

0. Du Cardinal Le Camus à Dom Falgeyrat. 3 mai 1695.

Grenoble, 3 mai 1695. Il court, mon révérend père, une lettre sous votre nom dans Paris

0. Du P. Lacombe. Mai 1695.

J’ai vu l’Ordonnance du seigneur prélat dans le diocèse duquel vous êtes présentement.

0. Du P. Lacombe. 12 mai 1695.

Ce 12 mai, jour de l’Ascension, 1695. J’ai été également surpris et réjoui, lorsqu’à l’ouverture du paquet

0. Du P. Lacombe. 25 mai 1695.

J’ai reçu heureusement deux de vos lettres de Meaux.

0. Au Duc de Chevreuse. 2 juin 1695.

Jusqu’à présent, monsieur, je n’ai point pris la liberté de vous écrire pour ne point faire contre votre intention. J’ai tâché de souffrir toutes les violences de M. de M[eaux]

0. Au Duc de Chevreuse. Juin 1695.

Vous apprendrez la dernière injustice de M. de M[eaux]

0. Au Duc de Chevreuse. Juin 1695.

Vous me faites grand plaisir de me mander que le Chi[nois] n’a point de part à la connaissance de la sœur grise

0. A la petite Duchesse [de Mortemart]. Juin 1695.

Je vous avoue, ma bonne p[etite)] d[uchesse], que je crains pour vous

0. Au Duc de Chevreuse. 1695.

... J’admire comment l’on peut encore se persuader, après ce que monsieur de M[eaux] a fait, qu’il ait quelque légère intention favorable.

0. A la petite Duchesse. Juin 1695.

Lorsque j’ai prié qu’on gardât le secret sur le passage de M. de Mors[tein]

0. A la petite Duchesse. Juin 1695.

Je vous suis tout à fait obligée des marques d’amitié que vous me donnez.

0. A la petite Duchesse. Juin 1695.

J’ai reçu avec joie la réponse de mon t[uteur].

0. Au Duc de Chevreuse. 21 juin 1695.

J’ai donné le modèle que je vous ai envoyé il y a samedi huit jours.

0. Au Duc de Chevreuse. 23 juin 1695.

Je ne sais pourquoi j’ai une certaine répugnance à voir les deux sœurs si fort voisines 

0. A Madame de Morstein ? 25 juin 1695.

Le procédé de M. de M[eaux] étonne fort la Mère et tout le monde 

0. A la comtesse de Morstein. 28 juin 1695.

M. de M[eaux] sort d’ici. Il a d’abord paru en colère, me disant les mêmes choses.

0. A la comtesse de Morstein ? 30 juin 1695.

La Providence a permis que vous m’ayez dit que vous avez un équipage à vous

0. A la petite Duchesse. Juillet 1695.

Je suis fort en peine du paquet que je vous ai envoyé où étaient les deux billets de M. de M[eaux].

0. Du P. Lacombe. 3 juillet 1695.

Je reçois heureusement, ma très chère et toujours uniquement aimée en Notre Seigneur, toutes vos lettres de Meaux

0. Au Duc de Chevreuse. 4 juillet 1695.

Je vous envoie la copie de ce que monsieur de Meaux m’a donné, mais vous serez bien surpris lorsque vous apprendrez qu’il m’a fait encore signer une page

0. Au Duc de Chevreuse. 6 juillet 1695.

Ce mercredi à 4 heures du soir. M. de Meaux vient de venir quérir la décharge qu’il me donna hier, disant qu’il m’en apportait une autre ; elle est bien différente

0. Au Duc de Chevreuse. 7 juillet 1695.

Je vous prie, mon bon tuteur, de dire à monsieur de M[eaux]

0. A la comtesse de Morstein (?) Juillet 1695.

Ma bonne et chère c[omtesse], les inégalités de M. de M[eaux] me font craindre qu’il ne se rétracte de la permission qu’il m’a donnée de sortir 

0. A la comtesse de Morstein (?) Juillet 1695.

Ma bonne et ch[ère], je vous prie d’envoyer incessamment ceci à mon tuteur, mais par gens bien sûrs. Je vous attends lundi au soir

0. De la mère le Picard. 9 (?) juillet 1695.

J’espérais bien être la première, ma très honorée et chère sœur, à vous demander des nouvelles de votre voyage

0. Des religieuses de la Visitation de Meaux. 9 (?) juillet 1695.

Vive + Jésus / Madame. / Vous avez si puissamment gagné les cœurs de cette communauté

0. Au Duc de Chevreuse. 13 juillet 1695.

Je vous assure que vous m’avez fait un grand plaisir de me mander qu’on approuvait ma sortie

0. Du P. Lacombe. 15 juillet 1695.

Je viens de recevoir votre bonne lettre, ma chère et très honorée en Notre Seigneur, avec toute la joie qu’on peut avoir en apprenant de vos nouvelles

0. De Bossuet. 16 juillet 1695.

Vous pouvez, madame, aller aux eaux. Vous ferez fort bien d’éviter Paris

0. De la mère le Picard. 18 juillet 1695.

Monseigneur de M[eaux] me vient d’adresser cette lettre, ma très chère fille.

0. Au Duc de Chevreuse. 19 juillet 1695.

Voilà une copie ou plutôt l’original de la protestation que j’ai corrigée en la récrivant.

0. Au Duc de Chevreuse (?) 21 juillet 1695.

Ce jeudi 21. Je viens de recevoir votre lettre, et une de monsieur de Meaux qui me redemande la décharge qu’il m’a donnée.

0. Au Duc de Chevreuse. 23 juillet 1695.

Si je savais où prendre madame de Morst[ein], j’irais sans faute

0. Du P. Lacombe. 29 juillet 1695.

Grâces et gloire à Dieu, ma très honorée et très chère en Notre Seigneur.

0. Au Duc de Chevreuse. Juillet 1695.

Il m’est venu dans l’esprit qu’il ne fallait pas rendre à M. de M[eaux] un papier

0.  A la petite Duchesse. Août 1695.

Je vous avoue, ma p[etite] d[uchesse], que je suis toute prête de me livrer plutôt que d’être cause que les autres souffrent pour moi.

0. Au Duc de Chevreuse. Août 1695.

Il m’est venu dans l’esprit, mon bon t[uteur], que pour tirer tout le monde d’embarras

0. Au Duc de Chevreuse. 5 août 1695.

Vous voyez bien que monsieur de Meaux, avec toute sa douceur prétendue, a parlé à madame de Maint[enon] et elle au Roi.

0. Au Duc de Chevreuse. 6 août 1695.

Ma lettre était écrite d’hier au soir. J’ai songé cette nuit

0. A la petite Duchesse. Peu après le 6 août 1695.

Enfin, l’archevêque de Paris est donc mort, et mort subitement 

0. A la petite Duchesse. Avant le 15 août 1695.

Je me suis trouvée si mal depuis hier que j’appris la mort imprévue de M. l’archevêque que je ne suis guère en état d’écrire.

0. A la petite Duchesse. Août 1695.

Ma bonne p[etite] d[uchesse], je ne manquerai pas d’avoir des affaires avec M. de M[eaux].

0. A la petite Duchesse. Avant le 20 août 1695.

Vous ne me répondez pas aussi simplement que je vous écris

0. A la petite Duchesse. Avant le 20 août 1695.

Voilà m b p d [ma bonne petite duchesse] un brouillon de lettre que j’ai fait pour M. de M[eaux].

0. A la petite Duchesse. Août 1695.

J’ai pensé, Ma p[etite] d[uchesse], que peut-être ne me laissera-t-on pas en repos chez mon fils si l’on sait que j’y suis.

0. A la petite Duchesse. Peu après le 16 août 1695.

Le tut[eur] me mande de sortir d’ici sans délai et de chercher une maison.

0. A la petite Duchesse. Août 1695.

Je n’ai point été fâchée contre vous et je ne veux pas même que vous fassiez réflexion sur tout cela.

0. Au Duc de Chevreuse. 18 août 1695.

Je connus le jour de la Vierge que ce serait M. de Châlons qui serait arch[evêque]

0. Au Duc de Chevreuse. 18 août 1695.

Je vous ai mandé, mon tuteur, que je ne pouvais en nulle manière me remettre entre les mains de monsieur de Meaux, parce qu’il n’a nulle parole

0. Du P. Lacombe. 20 août 1695.

Ce n’est pas une petite consolation pour moi, ma très chère et toujours constamment aimée en Notre Seigneur, durant ma longue captivité, et avec ma désolation extérieure et intérieure

0. Au Duc de Chevreuse. 20 ou 21 août 1695.

Je suis bien fâchée, mon bon tuteur, de vous causer tant de peine.

0. Au Duc de Chevreuse. 24 août 1695.

La lettre que vous m’avez envoyée pour monsieur de Meaux est parfaitement bien.

0. Au Duc de Chevreuse. 30 août 1695.

Ce trentième. Vous me mandez bien les conversations, mais vous ne me mandez pas votre sentiment ni celui du bon.

0. De la mère le Picard à Bossuet. Vers la fin août 1695.

Venant de recevoir cette lettre de Mme Guyon toute ouverte, je vous l’envoie, Monseigneur.

0. A Bossuet. Vers la fin août 1695.

Monseigneur, J’ai satisfait durant six mois à la parole que je vous avais donnée de me mettre quelque temps entre vos mains

0. Du P. Lacombe. Août ? 1695.

Il paraît, par la suite de vos maux, que Dieu vous avait préparé un calice fort grand et bien rempli 

0. Du P. Lacombe. 5 septembre 1695.

Quoique vos lettres, ma très chère en N[otre] S[eigneur], ne m’apprennent guère que des choses qu’humainement on appelle funestes

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

Ma bonne p[etite] d[uchesse], la lettre qui a été perdue est quelque chose de bien affligeant

0. Au Duc de Chevreuse. 12 septembre 1695.

Mon bon tuteur, je vous ai mille obligations.

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

Madame de M[orstein ?]a t-elle retiré les papiers de son mari ?

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

Je n’ai pas plus tôt fait une proposition qu’elle me paraît impertinente 

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

J’attendrai ici les ministres de la fureur de ... Vous ne me mandez rien sur le parti d’aller demeurer avec mon fils

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

Le paquet est perdu 

0. A la petite Duchesse. Septembre 1695.

Ma bonne] p[etite] d[uchesse], rien n’est plus certain qu’il y a de la friponnerie

0. A la petite Duchesse. Octobre 1695.

Si je vous ai mandé quelques mots sur le tort que je craignais que le Ch. vous pût faire

0. Au Duc de Chevreuse. 4 octobre 1695.

Mon bon tuteur, je vous assure que ce serait avec plaisir que je me livrerais pour tout si le Maître me le permettait.

0. A la petite Duchesse. 7 octobre 1695.

J’avais envoyé trois lettres du P[ère] Lacombe, depuis peu, à la petite duchesse

0. Du P. Lacombe et du Sr Lasherous. 10 octobre 1695.

Ce 10 octobre. Je n’ai reçu la vôtre du 22e du mois passé que le 8 du présent. Un retardement considérable

0. A son fils. 13 octobre 1695.

Je vous assure, mon très cher fils, que votre lettre m’a donné bien de la joie

0. A la petite Duchesse. 16 octobre 1695.

Je crois qu’il est assez vraisemblable que le petit homme peut [puisse] avoir le paquet en question.

0. Du P. Lacombe. 20 octobre 1695.

Je redouble, vous ayant écrit par le dernier ordinaire, dans la pensée que celle-ci pourra encore vous trouver où vous êtes

0. Aux duchesses. Octobre 1695.

Je croyais bien encore hier, ma bonne d[uchesse], ne vous écrire jamais.

0. A la petite Duchesse. Octobre 1695.

Je suis en peine, Ma p[etite] d[uchesse], si vous avez reçu dimanche une lettre qu’on vous porta

0. A la petite Duchesse. Octobre 1695.

J’ai au cœur de vous dire que je crains que le Ch. ne vous nuise, car je la trouve bien pleine d’amour-propre.

0. A la petite Duchesse. Novembre 1695.

Je crois, ma très chère, qu’il ne faut pas penser à venir à présent.

0. Du P. Lacombe et du Sr Lasherous. 11 novembre 1695 ?

Je reçois la vôtre du 28 octobre à laquelle je réponds le même jour.

0. Au Duc de Chevreuse. 13 ou 14 novembre 1695.

Puisque la femme de Monfort ne veut pas venir

0. Au Duc de Chevreuse. 15 novembre 1695.

Je suis très satisfaite de ce que vous me marquez de votre état intérieur.

0. A la petite Duchesse. 27 novembre 1695.

Jusqu’à présent, j’ai gardé un profond silence dans toutes les calomnies

0. A ? Novembre 1695.

Il y a longtemps que j’avais connu que c’était là l’endroit qui arrête N. sans qu’elle me l’ait voulu avouer

0. Du P. Lacombe et de Jeannette. 7 décembre 1695.

Je reçus hier votre lettre où étaient les anneaux. La joie en a été grande dans notre petite Eglise.

0. A la petite Duchesse (?) Décembre 1695.

Je vous assure que le gros enfant [La Pialière] n’a rien lu de ce que je lui ai donné sans le cacheter 

0. A La Reynie.

Monsieur, Je prends la liberté de vous supplier instamment d’avoir la bonté d’attacher à l’interrogatoire que vous me fîtes dernièrement, la déclaration que je vous fais

0. A La Reynie.

Monsieur, J’espérais toujours que vous me feriez l’honneur de revenir

0. A La Reynie. 5 avril 1696.

Je vous supplie très instamment, monsieur, de recevoir la déclaration que je vous fais, écrite et signée de mon sang

0. A La Reynie. Entre le 5 et le 12 avril 1696.

Je prends la liberté de vous représenter encore, monsieur, qu’il ne s’agissait pas en cet endroit de déclarer ma foi, mais de répondre positivement à un fait.

0. De Pirot. 9 juin 1696.

En Sorbonne, le 9 juin 1696. A Madame Guyon. Vous ne devez pas être surprise, madame, si jusqu’à cette heure je n’ai pas voulu entrer en matière avec vous pour vous entendre en confession

0. A Tronson. 3 août 1696.

Je prends la liberté, monsieur, de vous conjurer

0. De Tronson. 10 (?) août 1696.

Je vous plains, et je compatis à vos peines autant que je le dois.

0. De Tronson. 27 août 1696.

Ce 27 août 1696. Je crois, madame, que M. le curé de Saint-Sulpice vous portera au premier jour l’acte de soumission que Mgr l’archevêque exige de vous.

0. A Tronson. 28 août 1696.

Monsieur. J’ai fait aveuglément ce que vous m’avez conseillé de faire

0. De Tronson. 31 août 1696.

Le 31 août 1696. J’ai eu une extrême joie de voir votre parfaite soumission

0. A Tronson 1er septembre 1696.

Monsieur. Quand je n’aurais pas signé avec soumission la déclaration

0. A l’Archevêque de Paris, M. de Noailles. 20 septembre 1696.

Monseigneur. Je ne puis vous dire la consolation que j’ai reçue d’apprendre que vous étiez satisfait et édifié de ma soumission.

0. A Tronson. 20 octobre 1696.

Je prends, monsieur, la confiance de vous écrire

0. A M. de la Chétardie. 20 octobre 1696.

Je n’ai point besoin des hardes qui sont chez Mme la duchesse

0. A la petite Duchesse. Novembre 1696.

Mon cœur me rend un bon témoignage de vous, et je vous aime de tout mon cœur.

0. A la petite Duchesse. Novembre 1696.

Je vous prie d’empêcher que je n’aille chez mon fils.

0. De Tronson. 27 novembre 1696.

Je ne doute pas, madame, que vous n’ayez été surprise de ne point recevoir de réponse

0. A Tronson. 29 novembre 1696.

Quand je n’aurais pas, monsieur, un aussi grand éloignement de tout commerce au dehors

0. A la petite Duchesse. Décembre 1696.

N. [La Chétardie] me marque une si horrible défiance de moi

0. De Tronson. 13 décembre 1696.

Je ne puis être que très édifié, madame, de l’inclination que vous me témoignez avoir pour la retraite et pour la solitude.

0. Du Cal le Camus à l’évêque de Chartres. 1697.

M. l’évêque de Genève avait mis Mme Guyon chez les Nouvelles Catholiques de Gex

0. A la petite Duchesse. Janvier 1697.

Je crois vous devoir dire que le curé [La Chétardie] n’a pas voulu me venir voir

0. A la petite Duchesse. Février 1697.

Je désire tout à fait d’avoir des nouvelles du B[on] [Beauvillier] que j’aime plus que jamais

0. A la petite Duchesse. Mars 1697.

Je vous conjure, au nom du p[etit] M[aître], de m’envoyer le livre [Explication des Maximes] de S. B. [Fénelon] en question

0. A la petite Duchesse. Mars 1697.

Je ne crains point que le prêtre me trahisse sur la messe et la communion 

0. A la petite Duchesse. Mars 1697.

Ce que vous m’avez mandé de Dom [Alleaume] m’a donné autant de douleur que ce que vous me mandez du succès du livre me donne de joie : c’est une marque que Dieu l’agrée

0. A la duchesse de Beauvillier. Mars 1697.

Je ne sais pourquoi vous croyez que je n’aime plus L B [Beauvillier], car je l’aime fort 

0. A la petite Duchesse. Mars 1697.

Je suis trop en peine de l’état des personnes et des affaires pour ne vous pas demander des nouvelles.

0. A la petite Duchesse. Avril 1697.

J’avais résolu de ne plus écrire après la réponse que l’homme [me] dit de bouche

0. A la petite Duchesse. Avril 1697.

Je vous écris encore cette lettre, ne sachant pas si, après les violences qu’on exerce sur moi, je le pourrai encore faire.

0. A la petite Duchesse. Avril 1697.

Depuis ma lettre écrite, j’ajoute que la fille fit tant de bruit en disant des injures

0. A la petite Duchesse. Avril 1697.

Il est de conséquence d’éclaircir plutôt le livre que de l’abandonner.

0. A la petite Duchesse. 18 avril 1697.

Je ne suis point surprise qu’on ait fait tout cela à M. de V. et à Rem.

0. Attribuée au P. Lacombe. 27 avril 1698.

C’est devant Dieu Madame, que je reconnais sincèrement qu’il y a eu de l’illusion, de l’erreur et du péché

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

N. [le curé] sort d’ici, qui, après m’avoir fait les exhortations ordinaires de me convertir et rentrer en moi-même

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

C’était moi qui avait ouvert la lettre et contrefait mon écriture pour le dessus.

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

Je ne suis pas surprise de ce que vous me mandez.

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

Je vous avoue que je suis bien fâchée des mouvements que N. [Fénelon ?] se donne

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

Je vous dirai que N. [le curé] est venu, qu’il me tourmente avec excès

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

Quand je vous ai demandé de l’argent, madame, je l’ai cru nécessaire

0. A la petite Duchesse. Mai 1697.

Je vous assure, madame, que lorsque vous me mandez qu’on est bien, il me semble que je n’ai plus de mal.

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Les persécutions affligent la nature, mais elles nourrissent l’amour.

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Je ne suis point surprise que les choses aillent à toute extrémité

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Je n’ai pas entendu ce que vous voulez dire.

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Je ne vous saurais exprimer la douleur où je suis de la faiblesse de N. [Fénelon]

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Vous ne sauriez croire combien je suis affligée de tout ce que vous me mandez de N.

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

N. [le curé] sort d’ici. Je ne l’avais point vu depuis trois jours devant la Pentecôte.

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Vous ne sauriez croire la joie que vous me donnez de me mander qu’on tiendra ferme et que la chose ira à R[ome].

0. A la petite Duchesse. Juin 1697.

Je suis dans un étonnement de voir le peu de vérité qu’il y a dans le livre de M. de M[eaux]

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

Je ne sais que penser du changement que vous me marquez

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

Je vais vous dire une chose qui vous surprendra sans doute.

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

N. ne veut pas prendre le vin, mais quelques bouteilles pour dire qu’il est bon. Je n’ai garde d’en boire, je n’en ai bu qu’à trois repas, j’en ai pensé mourir.

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

Que puis-je vous dire, ma tr[ès] c[hère] ? Les raisons que vous me dites contre le mariage

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

Je crois comme vous qu’il faut interrompre le commerce pour quelque temps.

0. A la petite Duchesse. Juillet 1697.

Puisque vous voulez, ma très c[hère], que je vous mande de mes nouvelles, je vous dirai que, comme je n’ai bu du vin qu’à trois repas

0. Du Père Loir à ? 25 juillet 1697.

Ce 25 juillet 1697, à la Bussière. C’est assez promener vos yeux, madame, sur les diverses descriptions que je vous ai faites

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

N. sort d’ici, il m’a dit qu’il venait de Bourges.

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

Je ne vous écrivis pas dimanche, je ne pouvais encore le faire.

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

Bien loin que l’exil m’ait fait de la peine, j’en ai eu une joie que je ne puis vous exprimer.

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

J’ai une peine de ce qu’on reprend le vin très grande

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

C’est une ruse pour empêcher qu’on aille à R[ome].

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

Je vous assure que j’ai bien de la peine de la faiblesse et de la mollesse de N. [Fénelon]

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

N. [le curé] vint la veille de la Vierge et comme le vin n’est plus ici, il commença à nous faire sentir sa cruauté.

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

Je ne crois point que vous deviez cesser de nous voir rarement comme vous faites

0. A la petite Duchesse. Août 1697.

Je crois que l’unique parti qu’il y ait à prendre est de joindre les deux lettres ensemble

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697

Vous m’avez bien consolée, ma très ch[ère], de me mander que la lettre n’a point été décachetée.

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Vous verrez par les deux lettres ci-jointes les mesures que nous devons prendre

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Les trois lettres de l’ecclési[astique] dont il est parlé ci-dessus sont avec l’original.

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Je savais bien que N. avait dit hautement que personne n’approuvait ma conduite

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Puisque les choses vont comme vous les dites sur le petit ch., laissez-la donc à N. 

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Je ne sais que vous répondre, ma tr[ès] ch[ère]. Je n’ai au cœur ni pour ni contre.

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

Je ne crois point du tout que vous deviez vous captiver et vous géhenner dans ce silence. L’Esprit de Dieu est libre et je ne crois point du tout que Sa grâce soit attachée à fermer les yeux

0. A la petite Duchesse. Septembre 1697.

J’ai envoyé jeudi aux Th[éatins], et on n’y était pas.

0. A la petite Duchesse. Octobre 1697.

Je crois, autant que je le peux conjecturer, que N. est la confidente

0. A la petite Duchesse. Octobre 1697.

Je ne suis point surprise que vous ayez remarqué la fausseté de N. [le curé].

0. A la petite Duchesse. Octobre 1697.

Ce bon ecclési[astique] m’a mandé que N.[Bossuet] avait fait un mandement latin contre M. de C[ambrai]

0. A la petite Duchesse. Novembre 1697.

N. [le curé] vint me confesser la veille de la Toussaint.

0. A la petite Duchesse. Novembre 1697.

Vous savez, ma très ch[ère], que tous les égarements et écarts commencent toujours par le dégoût qu’on a de moi

0. A la petite Duchesse. Novembre 1697.

Tout le monde est à présent contre M. de C[ambrai].

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Ce bon prêtre m’a mandé qu’on avait ajouté encore trois examinateurs aux sept

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Ma fille m’est venue voir ; je fis fort l’étonnée.

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

N. est venu, qui m’a apporté la lettre pastorale de M. de P[aris].

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Je crois que le bon ecclési[astique] se soutiendra, car il a pour moi une affection et une créance qui l’étonne lui-même.

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Il peut arriver que sans y penser on ait pris trois fois pour deux.

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

J’ai reçu votre lettre avec joie, et j’attends les réponses

0. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Il serait assurément nécessaire que M. de C[ambrai] répondît à la lettre de M. de P[aris].

0***. A la petite Duchesse. Décembre 1697.

Je vous assure que le compagnon [Fénelon] me fait grande pitié.

0. A l’Archevêque de Paris, M. de Noailles. Décembre 1697.

Monseigneur, j’ai lu, avec tout le respect et la soumission possibles, la lettre pastorale

0. Du P. Lacombe à l’évêque de Tarbes. 9 janvier 1698.

Comme l’on n’a pas jugé à propos de m’entendre ici avant que d’envoyer à Votre Grandeur les écrits que l’on m’a trouvés et les nouveaux chefs d’accusation

0. A la petite Duchesse. Janvier 1698.

M de Cha[rtres] a été à Paris à la maison des filles qui me gardent.

0. A la petite Duchesse. Janvier 1698.

J’ai reçu le pot de noix que vous avez eu la bonté de m’envoyer 

0. A la petite Duchesse. Janvier 1698.

Je suis fort en peine de votre santé : faites-m’en savoir des nouvelles

0. A la petite Duchesse.

Je crois que M. de C[ambrai] doit faire imprimer ses réponses

0. A la petite Duchesse. Mars 1698.

Je suis charmée des lettres de N. [Fénelon]. Rien n’est plus fort, plus net, plus décisif.

0. A la petite Duchesse. Mars 1698.

Votre lettre m’a donné de la joie, car j’avais déjà sacrifié à Dieu bien des choses.

0. A la petite Duchesse. Mars 1698.

Je vous conjure de vous ménager ce carême 

0. A Tronson. Mars 1698.

Mars 1698. J’ai demandé, monsieur, permission à M. de Saint-Sulpice de me donner l’honneur de vous écrire

0. A la petite Duchesse (?) Avril 1698.

Les choses que vous me mandez m’ont mise dans un étonnement que je ne puis exprimer.

0. A la petite Duchesse. Avril 1698.

Le P[ère] d[e] L[a] C[ombe] n’a point demeuré avec moi à Grenoble.

0. A la petite Duchesse. 3 mai 1698.

Ce que vous me mandez du P[ère] d[e] L[a] C[ombe] m’étonne beaucoup.

0. A la petite Duchesse. Mai 1698.

Je suis bien éloignée d’avoir de la défiance de vous, mais N[otre] S[eigneur] me tient dans un entier esprit de sacrifice.

0. A la petite Duchesse. Mai 1698.

Mai 1698.

J’ai bien de la peine à croire que la nouvelle de M. de V[ersailles] soit bien vraie

0. A la petite Duchesse. Mai 1698.

Plus je pense à ce que vous me mandez du P[ère] d[e] L[a] C[ombe], plus je suis persuadée qu’il y a à tout cela quantité de faussetés

0. De La Chétardye. Début mai 1698.

Madame, Voici une lettre qui va vous surprendre, mais je ne puis plus vous dissimuler la peine que votre conduite me cause.

0. A la duchesse de Beauvillier. 16 mai 1698.

A Vaugirard, le 16 mai 1698. Je prends la liberté de vous écrire, dans l’extrémité où je suis réduite

0. A la petite Duchesse. Mai 1698.

J’ai été affligée de ce que vous me mandez de La bonne c[omtesse]1, sans en avoir été surprise.

0. De Melle Marc à son frère.

Mon très cher frère,

Je ne sais si j’aurai jamais la consolation de vous voir 

0.  Lettre sur l’abandon.

Dieu est. Que la plénitude de Jésus-Christ soit le lien de nos cœurs et toute notre plénitude.

0. De Melle Marc en prison.

A Dieu toute la gloire ! Mon révérend Père, je vous dirai les sentiments de mon cœur le plus brièvement que je pourrai.

Témoignages.


Protestations, soumissions, attestations. Témoignages divers.

0. Du Frère Boniface à d’Arenthon d’Alex. 19 décembre 1683.

[ …] Pour ce qui regarde le R[évérend] P[ère] Lacombe, j’ai protesté à Votre Grandeur que nous n’avons jamais parlé de lui, ni des pères barnabites, qu’à l’avantage de leur mission.

0. Mémoire écrit à Thonon. Avant novembre 1687.

Monseigneur est très humblement supplié : Primo. De supprimer et défendre les trois livrets suivants, à savoir

0. Témoignage du Père Thomas. Après 1687.

Trois choses me viennent en mémoire au sujet de Madame Guyon que je découvre par intérêt de la vérité.

0. Abrégé de la vie de Mme Guyon par Chevreuse. 1693.

Il est juste, monsieur, de vous expliquer les raisons qui obligent plusieurs personnes censées à croire que N. [Mme Guyon] a reçu l'esprit de Dieu avec abondance.

0. Justification. 1694 ?

Je n'entreprendrais jamais de me justifier sur les mœurs si je n'en voyais l'infinie conséquence, parce qu'on prend occasion des crimes dont on m'accuse pour décrier l'intérieur.

0. A Bossuet (Mémoire). Fin juin ou début juillet 1694.

Quoique j’eusse formé le dessein de me laisser accabler sans me justifier ni me défendre, la gloire de Dieu et l’intérêt de la vérité m’obligent aujourd’hui de rompre cette résolution.

0. Du Père Paulin d’Aumale. 7 juillet 1694.

Il y a environ dix ans que Dieu m'ayant donné la connaissance de Mme la duchesse de Charost

0. A Bossuet (Soumission). Juillet 1694.

Juillet 1694. Je déclare, Monseigneur, que je soumets mes livres et mes écrits purement et simplement sans nulle condition

0. Aux examinateurs (Bossuet, Noailles, Tronson). 25 juillet 1694.

Comment pourrai-je, Messeigneurs, paraître devant vous, si vous me croyez coupable des crimes dont on m’accuse ? […] DÉCLARATION DE Mme DE GUYON. Je déclare, Messeigneurs, que je soumets mes livres et mes écrits purement et simplement

0. A Bossuet (Soumission). Début octobre 1694.

Je soumets encore de nouveau généralement tous mes écrits, tant les anciens que ce que j’ai ajouté ici pour les éclaircir

0. Aux examinateurs. 1er décembre 1694.

Je proteste de nouveau, messieurs, que je soumets encore tout ce que j’ai écrit à vos lumières, pour en faire tout ce qu’il vous plaira

0. Réponses aux examinateurs. 6 décembre 1694.

Réponses de Mme Guyon aux demandes qui lui ont été faites par MM. les évêques de Meaux et de Châlons, le lundi 6 décembre 1694 : 1. Dans le temps de l’oraison

0. Des examinateurs (Tronson). 12 décembre 1694.

Elle n’a rien dit sur le premier article. Sur le second, elle a dit que

0. Protestation en forme de testament. 15 avril 1695.

Je soussignée, étant au lit, malade, dans le couvent de la Visitation de Sainte-Marie de Meaux

0. Soumission « A ». 15 avril 1695.

Je, soussignée, reconnais qu’Illustrissime et Révérendissime Père et Seigneur en Jésus-Christ, messire Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, au jugement duquel je me suis soumise

0. Déclaration du 15 avril 1695.

Je supplie Monseigneur l'évêque de Meaux, qui a bien voulu me recevoir dans son diocèse

0. Du frère du cardinal le Camus Au Duc de Chevreuse. 19 Avril 1695.

19 avril 1695. M. le cardinal Le Camus a répondu à M. le pre­mier président de la Cour des aides, son frère, qu'il n'a jamais rien vu ni connu de mauvais en Mme Guyon

0. Du R. P. Richebracque à Chevreuse. 23 Avril 1695.

Monseigneur, Un petit voyage que j'ai été obligé de faire, m'a empêché de répondre

0. Soumission « B ». 1er juillet 1695.

Je reconnais que Monseigneur l’évêque de Meaux m’a remis en main son Ordonnance et Instruction pastorale sur les états d’oraison

0. Attestation de M. de Meaux, Pièce « C ». 1er juillet 1695.

Nous, évêque de Meaux, avons reçu les présentes soumissions et déclarations de ladite Dame Guyon

0. Attestation de M. de Meaux, Pièce « D ». 1er juillet 1695.

Nous, évêque de Meaux, certifions à qui il appartiendra qu’au moyen des déclarations et soumissions de Madame Guyon

0. De la mère le Picard et de religieuses de la Visitation de Meaux. 7 juillet 1695.

+ Nous soussignées, supérieure et religieuses de la Visitation Sainte-Marie de Meaux, certifions

0.  Protestation. 1695 ?

Je proteste devant Dieu que je ne dirai pas un mot que je ne sois prête de jurer sur l'Évangile. Ce que j'ai appris que monsieur de F[îtes] dit contre moi

0. Soumission. 28 août 1696.

Acte de soumission dressé par M. Tronson, signé par Mme Guyon le 28 août 1696.

Comme je ne respire, Dieu merci, que soumission aveugle et docilité pour l’Eglise

0. Mémoire du prêtre Rouxel. 170

[…] je fus obligé par charité de conduire une jeune demoiselle orpheline et pauvre de bien à Évian

Pièces issues de la correspondance de Madame de Maintenon.

0. Lettres de Mme de Maintenon. Extraits relatifs à Fénelon. 1691 A 1693.

1. De Mme de Maintenon à Mme de la Maisonfort, novice à Saint-Cyr, 6 février 1691.

2. Le 7 juin 1692 Fénelon écrit à Mme de la Maisonfort.

3. À Mme la comtesse de Saint-Géran.

0. Lettres de Mme de Maintenon. Extraits relatifs à Mme Guyon. 1694.

4. Le 7 juin 1694 Madame Guyon aurait écrit à Mme de Maintenon.

5. À M. Le duc de Chevreuse. [21 juin 1694].

6. À M. le duc de Beauvillier. [21 juin 1694].

7. À Mgr l'évêque comte de Châlons [Noailles].

8. [À Madame la comtesse de Saint Géran [28 juin1694].

9. À M. évêque de Châlons [Noailles].

1 À M. évêque comte de Châlon [Noailles].

0. Evénements à Saint-Cyr et récit de Mme du Perou.

11. Evénements à Saint-Cyr et récit de Madame du Pérou.

0. Lettres de Mme de Maintenon. 1695.

12. À M. l’ évêque de Châlons [Noailles].

13. [ À M. l'évêque de Châlons, Noailles. 21 juin 1695].

14. À ma sœur de la Maisonfort, Dame de Saint-Louis.

15. À M. évêque et comte de Châlons [Noailles].

16. À Mgr l'archevêque de Paris [Noailles].

17. À Mgr l'archevêque de Paris [Noailles].

18. À Mgr l'archevêque de Paris [Noailles].

0. Lettres de Mme de Maintenon. Extraits de Fénelon et de Beauvillier. Premier semestre 1696.

19. À Mgr l'archevêque de Paris [Noailles].

2 À Mgr l'archevêque de Paris [Noailles].

21. À Mgr l'archevêque de Paris.

22. À Mgr l'archevêque de Paris.

23. On presse Fénelon.

24. Beauvillier résiste moins bien.

0. Lettres de Mme de Maintenon. Extrait d’un discours du Roi. Second semestre 1696.

25. À Mgr l'archevêque de Paris.

26. À Mgr l'archevêque de Paris.

27. du 25 septembre 1696.

28. À Mgr l'archevêque de Paris.

29. À Mgr l'archevêque de Paris.

3 Le discours du roi.

31. À Mgr l'archevêque de Paris :

0. Pièces de bonne fin.

32. Règlement royal.

33. À Madame de Brinon.


Pièces judiciaires.

0. Enquête adressée à Mme de Maintenon. Fin 1695 ?

« Mémoire sur le quiétisme. » Il ne peut s'élever dans l'Eglise une hérésie plus dangereuse que le quiétisme.

0. Le roi à M. de Noailles, archevêque de Paris. Décembre 1695.

Versailles, ce mercredi matin, 28 ou 29 décembre 1695. On gardera madame Guyon où elle est jusques à demain matin

0. De Pontchartrain A La Reynie. 29 décembre 1695.

Vous savez monsieur la capture que des Grés [Desgrez] a faite de Mme Guyon et de quelques autres avec elle.

0. Interrogatoires. (Extraits). 1696.

De nombreuses pièces permettent de dater les transferts de J. Guyon

0. Premier interrogatoire : de La Reynie à Pontchartrain. 22 janvier 1695.

Ce 22 janvier 1696. Madame Guyon / père de la Combe / De la Sherons / Jeannette.

0. Second interrogatoire : compte-rendu officiel. 19 janvier 1696.

Interrogatoire fait par nous Gabriel Nicolas de la Reynie

0. Observation de La Reynie.

Observation. J’ai observé avec beaucoup d’attention Madame Guyon

0. M. de Pontchartrain à M. de Bernaville. 20 juin 1696.

Versailles, 20 juin 1696. Le Roi veut que M. Guyart, médecin, aille voir madame Guyon

0. M. de Pontchartrain à l'archevêque de Paris. 23 juillet 1696.

23 juillet 1696. Le Roi donnera ordre pour faire à madame Guyon les accommodements

0. M. de Pontchartrain à M. de Bernaville. 8 août 1696.

Marly, 8 août 1696. Madame Guyon a demandé à Desgrez du papier pour m'écrire

0. Déclaration signée avant de sortir de Vincennes. 9 octobre 1696.

Je supplie très humblement monseigneur l’archevêque d’être persuadé de ma parfaite obéissance

0. Mémoire de Pirot. 25 août 1697.

Ce qui a donné lieu au livre de Monseigneur de Cambrai et ce qui s'est fait à ce sujet jusqu'au 25 août 1697. Les deux livres que fit Madame Guyon sur l'oraison

0. Doctrine Du P. Lacombe.

Doctrine enseignée par le père François de La Combe, barnabite, à ses plus illustres pénitentes. Première proposition. La contemplation en oraison de repos consiste

0. M. de Pontchartrain à M. le Peletier. 31 mai 1698.

Versailles, 31 mai 1698. J'envoie à M. l'archevêque de Paris un ordre pour faire conduire à la Bastille madame Guyon

0. M. de Pontchartrain à M. du Junca. 31 mai 1698.

31 mai 1698. Madame Guyon et une fille qui la sert doivent être conduites à la Bastille

0. M. de Pontchartrain à M. de Bernaville. 31 mai 1698.

31 mai 1698. Le Roi a donné ordre pour faire conduire à Vincennes une femme de madame Guyon

0. Journal de M. du Junca. 4 juin 1698.

Du mercredi, 4 juin, à dix heures du matin. M. Desgrez a mené ici une prisonnière, madame Guyon, sans aucune fille avec elle

0. M. de Pontchartrain à M. de Saint-Mars. 23 septembre 1699.

23 septembre 1699. Quant à madame Guyon, ne lui donnez pour confesseur que celui que M. l'archevêque vous dira.

0. M. de Pontchartrain à M. de Saint-Mars.

Versailles, 3 août 1699. A l'égard du prie-Dieu que madame Guyon veut faire faire

0. M. de Pontchartrain à M. de Saint-Mars. 30 décembre 1699.

Versailles, 30 décembre 1699. Le Roi a accordé 900 liv. de gratification à la fille qui sert madame Guyon

0. M. de Pontchartrain à M. de Saint-Mars. 12 avril 170

Versailles, 12 avril 170 Vous pouvez faire faire les Pâques

0. M. de Pontchartrain à M. d’Argenson. 15 octobre 170

Fontainebleau, 15 octobre 170 M. le cardinal de Noailles ayant dit au Roi que le prêtre de Franche-Comté [Rouxel]

0. Le même à M. de Saint-Mars. 22 décembre 170

Versailles, 22 décembre 170 J'ai lu au Roi votre lettre 

0. Le même à M. de Bernaville. 23 décembre 170

Versailles, 23 décembre 170 Famille, que le Roi veut faire transférer à la Bastille

0. Journal de M. du Junca. 24 décembre 170

Du vendredi 24 décembre, M. le gouverneur ayant reçu les ordres

0. M. de Pontchartrain à M. de Saint-Mars. 31 janvier 1703.

Versailles, 31 janvier 1703. Le Roi trouve bon que dorénavant madame Guyon voie ses enfants

0. M. de Pontchartrain à M. de Bouville et à l'Evêque de Blois. 21 mars 1703.

21 mars 1703. La maladie de madame Guyon ayant déterminé le Roi à la faire sortir de la Bastille pour six mois

0. Journal de M. du Junca. 24 mais1703.

Du samedi 24 du mois de mai, suivant l'ordre

0. M. de Pontchartrain à l'Evêque de Blois. 19 septembre 1703.

Versailles, 19 septembre 1703. Le Roi a permis à madame Guyon de rester encore pendant six mois avec sa famille

0. M. de Ponchartrain au Cal de Noailles. 12 août 1706.

Versailles, 12 août 1706. Madame Guyon la jeune m'écrivit

0. M. de Pontchartrain à l'Evêque de Blois. 15 septembre 1706.

Versailles, 15 septembre 1706. Je vous adresse l'ordre du Roi pour envoyer madame Guyon dans la maison des Forges, près Sueure

0. Rapport de M. d'Argenson sur Marie de Lavau. 12 janvier 1707.

Marie de Lavau, mise à la Salpêtrière le 24 mars 1706.

0. Rapport de M. d'Argenson sur le Père Lacombe. 1715 ?

Le P. de la Combe, barnabite, âgé de soixante-douze ans, est entré à l'hôpital de Charenton


Index biographique.

Notices :

Affaire Cateau Barbe 

Correspondance éditée par Levesque.

Divers écrits de Madame Guyon (ms. 2057).

Fénelon : Explication des Maximes des Saints (1697).

Laurent de la Résurrection et son œuvre.

Liste d’abréviations et de surnoms.

Manuscrits : descriptions complémentaires.

Relations et autres pièces biographiques.

Soumissions et attestations vues par Levesque.

Index général.

Illustrations.



Tome III, Chemins mystiques :




Introduction.

Rappel des sources et organisation du volume.

21 lettres de Madame Guyon publiées dans le « Directeur Mystique » .

1. Voie pour devenir une créature nouvelle.

Dieu, en nous créant, a mis dans l’essence de notre âme une tendance de réunion à son principe et un germe d’immortalité.

2. Filiation spirituelle.

J’ai vu par votre lettre que vous êtes en peine sur la filiation.

3. Mourir à soi et s’abandonner.

Il est vrai, les écrits pour les commençants sont plus à la portée de tout le monde, tout le monde les entend.

4. A Poiret. Foi nue et oraison simple.

Je vous assure, N., que Dieu vous appelle à une foi très simple et très nue

5. Usage des incertitudes. Anéantissement.

Tant que nous désirons des assurances dans notre voie, nous sommes accablés d’incertitude

6. Abandon de son sort à Dieu.

Ce serait une idée bien illusoire de croire qu’il fallût, par des péchés, risquer son éternité pour l’amour de Dieu.

7. Dieu affermit la foi.

Dieu ne détruit jamais les vertus comme vertus, mais il détruit la propriété de ces mêmes vertus.

8. Danger des voies extraordinaires.

Nous sommes bien éloignés de vouloir poser des bornes à la puissance de Dieu, et nous sommes persuadés qu’il y a différentes routes

9. Résistance à Dieu, peines et abandon.

Quand je ne serais pas aussi convaincue que je la suis, ma chère sœur, que tout ce qui n’est pas fait par amour, mais avec gêne et contention, ne saurait subsister longtemps

10. Perte de la raison et de la volonté.

Ce que fait la foi est premièrement de s’élever sur le débris de notre raison 

11. Fermeté dans l’abandon.

La lettre que je vous avais écrite a fait dans votre âme l’effet que Notre-Seigneur en prétendait, qui est de vous élargir le cœur

12. Fidélité dans la voie de la perte.

Qui peut mettre des bornes au pouvoir divin pour dire : « Si l’état a été de Dieu, il doit suivre telle et telle chose » ?

13. D’assurance dans la voie de la perte.

Vous demandez trop de raison, et vous voulez trop raisonner et trop d’assurance. Je n’ai nulle règle à vous donner

14. Communications des esprits. Souplesse sous Dieu.

Les esprits purifiés non par leur propre vertu, mais par l’abandon parfait et par le passage de leur volonté en celle de Dieu, s’écoulent les uns dans les autres

15. De la perte en Dieu.

A L’AUTEUR :

Je suis comme une personne bannie de son pays, qui ne sait ni où elle est, ni où elle va

REPONSE :

Vous dites bien que vous êtes comme une personne bannie de son pays, car le dessein de Dieu est de vous chasser de chez vous

16. Perte totale, source de tout bien.

J’ai beaucoup de joie lorsque je reçois de vos nouvelles, parce que vous m’êtes chère en Notre-Seigneur, et vous la serez d’autant plus que vous vous perdrez davantage.

17. Règne du pur amour.

Ô Amour! Jusqu’à ce que l’âme soit en la main de Dieu comme un chiffon serait en la main d’une personne pour se laisser tourner, mener, salir, et blanchir

18. Agrément de l’abjection.

Je ne puis vous expliquer l’abîme d’abjection où je suis

19. Abandonnement, etc.

Oh ! comment pourrais-je exprimer l’état où je me trouve ?

20. Etat d’une âme perdue en Dieu.

Le livre que je vous envoie, surtout le 13e chapitre, me paraît très conforme à l’état que j’ai passé il y a déjà longtemps.

21. Usage des écrits intérieurs.

Ou conclusion de tous les écrits de Mme G[uyon].

Si jamais ces écrits tombent entre les mains


Lettres dont on connaît les destinataires et lettres datées.

I. Lettres à Fénelon.


22 [D.3.55] A Fénelon. 26 mai 1689.

Votre état est une volonté indifférente quant au fond.

23 [D.1.221] A Fénelon. Fin 1688 ou début 1689.

Dieu me tient si fort occupée pour vous en Lui que cela augmente chaque jour, loin de diminuer.

24 [D.3.129]. A Fénelon. Fécondité et communication spirituelle.

Dieu me fait être avec vous une et indivisible, et, quand toutes les répugnances de vous à moi seront ôtées

25 [D.1.236]. A Fénelon (?) Etat d’une âme à qui Dieu est tout.

C'est aujourd'hui la fête de mon divin petit Maître. Il me saisit si fort que rien plus, et vous êtes de la partie.

26 [D.2.112]. A Fénelon (?) Union de cœurs. Conduite, etc.

C'est pour suivre le mouvement qui m'est donné que je vous écris. Mon cœur vous trouve plus présent et plus uni que jamais.

27*** [D.2.169]. A Fénelon (?) et A … Touchant divers états.

Le véritable état apostolique est d'être tout à tous et [tel] que chacun trouve son compte selon son état.

28 [D.2.170]. A Fénelon (?) Désappropriation. Anéantissement.

Je ne suis pas surprise que, lorsque je vous parle, je ne vous fasse pas comprendre ce que je veux dire.

II. Lettres au marquis de Fénelon.

29. De Fénelon au marquis de Fénelon. 1714 (?)

Je crois que la bonne personne dont il s’agit doit faire deux choses : la première est de ne s’arrêter jamais à aucune de ses lumières extraordinaires.

30 [D.4.132]. Au marquis de Fénelon. Eviter la scrupulosité, etc.

Il me paraît, mon cher E[nfant], que, quand les choses sont d'elles-mêmes indifférentes

31 [D.4.134]. Au marquis de Fénelon. Divers avis.

Il ne faut point avoir de regret, mon cher E[nfant], de ce que Dieu ordonne par Sa Providence 

III. Lettres à d’autres correspondants.

32 [D.1.5] A Mlle De la Maisonfort.

Comme vous avez désiré de moi, ma très chère cousine, que je vous écrivisse sur une partie des choses que vous me dites dans la dernière conversation que nous avons eue ensemble

33 [D.1.168] A Mlle De la Maisonfort.

Ma chère cousine, il faut avoir cette précaution de ne vous attacher qu’à Dieu.

34.  A l’Archevêque Colbert de Rouen.

C’est souvent où le péché a abondé que la grâce surabonde.

35. Au Duc de Chevreuse ( ?).

L’abandon, clef de tout l’intérieur.

Vous me parlez d’abandon, monsieur, et vous me dites une chose qui ne m’est pas nouvelle

36.  Au fils du Vidame ( ?) 1715 (?)

J’ai toujours conservé pour vous, monsieur, tout le respect et la considération que vous méritez

IV. Lettres datées.

37 [D.2.22]. 1691. Ne pas se chagriner de ses défauts.

Je viens tout présentement de recevoir votre lettre, je vous assure que vous m’êtes toujours bien cher en Notre-Seigneur et que Lui seul le sait.

38. Janvier 1707.

Ne pouvant vous écrire, je me sers de la main du premier et du dernier pour vous écrire sur ce que je trouve de plus essentiel dans votre lettre.

39 [D.4.164]. 1716. Vérité non reçue.

Il faut que je vous ouvre un peu mon cœur comme à mon cher enfant.

40.  D’une âme désolée. 4 et 7 décembre 1716.

4 Décembre 1716. Ô vous qui avez essuyé les peines de l’amour divin, dites-moi quel soulagement pour une âme toute désolée, comme la mienne ?

41 [D.4.165]. 1717. Acquiescement à souffrir.

Je souffre à présent, presque sans relâche, des douleurs incroyables : il est impossible, sans miracle, que cela dure longtemps.


Lettres sans indications de date ou de destinataire.


I. « L’état des commençants ».

42 [D.1.1].

J’ai appris avec beaucoup de joie, mademoiselle, le dessein que vous avez d’être à Dieu sans réserve : c’est l’unique chose qui soit nécessaire, et qui peut rendre notre vie heureuse.

43 [D.1.2]. Avis de conduite pour l’extérieur et l’intérieur.

Je n’ai jamais prétendu que vous fissiez comme les religieuses, de ces règles qui sont toujours les mêmes et desquelles on ne se dispense jamais.

44 [D.1.3]. Diverses règles de conduite.

Je ne sais, mademoiselle, qui a pu inspirer à madame votre mère les dispositions de chagrin qu’elle vous paraît avoir contre vous.

45 [D.1.4]. Obéissance, devoirs, oraison.

Puisque l’on vous a permis de m’écrire, je vous répondrai simplement ce que le Seigneur me donnera. Il faut que tout soit réglé par l’obéissance.

46 [D.1.6]. Divers avis de conduite.

Pour ce qui vous regarde, il est bon d’avoir un peu d’attention pour ne rien faire qui puisse peiner les personnes avec qui on est obligé de vivre ; mais vous poussez cela trop loin, et il ne faut s’occuper de rien.

47 [D.1.7]. Bonheur de connaître ses défauts.

Une des plus grandes grâces que Dieu nous puisse faire, c’est de nous donner la connaissance de nos défauts.

48 [D.1.8]. Ne point haïr la corrrection.

Vous croyez donc qu’il n’y a qu’à se donner à moi tout à fait ; il faut voir si j’accepterai. La charge est plus forte que vous ne pensez.

49 [D.1.9]. Ne point haïr la correction (suite).

Vous voulez que je vous dise vos défauts. Je le veux.

50 [D.1.10]. Usage de la rigueur. Misère universelle.

Vous trouverez sans doute, doux comme vous êtes, ma lettre trop forte

51 [D.1.11]. Ne point contester, etc.

Est-il possible que vous ayez disputé avec N. ?

52 [D.1.12]. [Grâce et nature].

Lorsque vous avez dit les défauts simplement, sans vous embarrasser s’ils sont vrais ou non, laissez tout tomber et ne vous en embarrassez plus.

53 [D.1.13]. S’avancer toujours.

Vous savez que la plus forte preuve de l’amour est de ne rien souffrir à la personne que l’on aime.

54 [D.1.14].

Ayez bon courage et laissez tomber tout ce vilain amour-propre qui empoisonne toutes choses.

55 [D.1.15]. Connaissance de soi-même, etc.

[53] La plus forte illusion est de ne pas se connaître.

56 [D.1.16]. Se rompre en diverses choses pour l’amour de Dieu.

Vous avez raison de croire que je vous gronderai.

57 [D.1.17]. Se mortifier en diverses choses.

Je suis le penchant qui m’est venu de vous écrire pour vous conjurer d’être à Dieu sans réserve

58 [D.1.18]. Mort à l’esprit propre…

Il est très difficile de se défaire soi-même de son esprit lorsque l’on en a autant que vous en avez

59 [D.1.19]. Réponse à la lettre qui précède :

Je consens, madame, à tout ce que vous me mandez.

60 [D.1.19]. Soumission de l’esprit.

Le Maître est content de la docilité 

61 [D.1.20]. Soumission de l’esprit (suite).

Je suis satisfaite, mon cher E[nfant], au-delà de tout ce que je vous puis dire, de votre acquiescement et de votre soumission.

62 [D.1.21]. Périls du propre esprit.

Je ne suis point surprise de ce que vous me mandez de N.

63 [D.1.22]. L’attachement à soi, grand obstacle.

Je prie Dieu qu’Il ne demande compte à personne du tort qu’on lui peut faire en le rappelant trop tôt.

64 [D.1.23]. la grâce fait changer l’humeur.

Je vous conjure, ma très chère, par l’amour de Jésus-Christ

65 [D.1.24]. Surmonter les défauts d’humeur.

Ne vous découragez jamais quoique vous éprouviez des misères infinies, mais supportez-vous et supportez les autres

66 [D.1.25]. Surmonter la mélancolie.

Je vous assure, ma très chère, que je souffre du moins autant que vous de ce que vous souffrez.

67 [D.1.26].

Il y a deux sortes de travail sur votre humeur

68 [D.1.27]. Défauts découverts par la charité.

On m’a dit de votre part que vous aviez beaucoup de hauteur.

69 [D.1.28]. [Oraison de la volonté, foi nue].

La lettre que vous avez pris la peine d’écrire pour me faire savoir votre état

70 [D.1.29]. Egards au monde…

Je viens d’apprendre que N. est mal. J’en suis très touchée.

71 [D.1.30]. Corruption du monde.

Il faut que Dieu mette la main à tout : tout en a besoin.

72 [D.1.31]. Union d’âmes.

Je ne suis point fâchée que les gens du monde qui, jusqu’alors, vous avaient laissé en repos

73 [D.1.32]. [Regarder Dieu en la personne].

Ne vous contraignez pas pour aller à la Cour

74 [D.1.33]. Utilité d’être contrarié.

Le pis qui puisse arriver est que N. ait gagné l’esprit de N. sur vous, et que vous passiez pour une personne qui s’imagine.

75 [D.1.34]. Union des âmes, nécessaire.

Je suis très mortifiée de ce que vous souffrez.

76 [D.1.35]. Oraison, mortification.

Vous serez sans doute étonnée, madame, que je m’ingère de moi-même à vous écrire.

77 [D.1.36]. S’exposer souvent en silence devant Dieu.

Vous savez bien par vos dispositions que ce sont vos goûts qui sont votre lumière et votre guide.

78. [D.1.37]. Esprit intérieur. Souffrir les croix.

J’ai bien de la joie, ma chère sœur, que Dieu ait bien voulu Se servir de ce méchant néant pour votre consolation.

79 [D.1.38]. Cultiver l’intérieur. Eviter le superflu.

Je prends beaucoup de part à la perte que N.N. ont fait de N. C’était une excellente fille

80 [D.1.39]. [Que sommes-nous que des chiens morts ?]

Je vois bien par tout ce que vous me mandez que vous avez pris le change

81 [D.1.40]. Oraison et humilité.

Vous avez trop de bonté, ma très chère mère, de penser à moi

82 [D.1.41]. Détour de foi : retour à Dieu par le cœur.

Je vous assure que vous ne m’êtes pas inconnue

83 [D.1.42]. Raisonnement de l’esprit et touche du cœur.

Je ferais volontiers, mademoiselle ce que vous m’ordonnez, si je croyais y pouvoir réussir. Convaincre l’esprit, ou toucher le cœur, sont deux choses si différentes

84 [D.1.43]. Manque de cœur ouvert, grand obstacle.

Je vous ai répondu aux choses principales de vos lettres

85 [D.1.44]. Devenir simple pour Jésus-Christ.

N’attendez pas de moi des compliments : je vous plains de ceux que l’on vous fait, loin de vous en faire.

86 [D.1.45]. Simplicité de cœur, humilité, oubli de soi-même, etc.

Je ne vous fais point de compliment, et je suis persuadée que vous n’en attendez pas de moi

87 [D.1.46]. Résolution d’un commençant.

Je ne puis avoir aucune peine de celle que je vous ai faite

88 [D.1.47]. Dieu a des voies sur les âmes.

Puisque vous voulez bien que je vous dise mon sentiment

89 [D.1.48]. Suivre les desseins et la voie de Dieu.

Permettez-moi, ma très chère, de vous parler à cœur ouvert

90 [D.1.49]. Ne point se former de propre vocation.

Puisque vous voulez que je vous dise mon sentiment, ma très chère

91 [D.1.50]. Sur l’indépendance de conduite.

Puisque vous m’ordonnez, monsieur, de vous dire simplement ma pensée, je le ferai pour vous obéir.

92 [D.1.51]. Choisir ou non la voie de l’anéantissement.

Est-il possible, M., que vous preniez pour un refroidissement d’amitié ce qui en est la plus forte preuve ? Il y a bien de la différence de nous aimer pour Dieu ou de nous aimer pour nous-mêmes.

93 [D.1.52]. Consolation…

Je vous conjure, madame, d’être persuadée que personne ne prend plus de part que moi à votre affliction.

94 [D.1.53]. Avis pour une conduite paisible.

Je vous écris sans en savoir la raison. Pourquoi cherchez-vous quelque chose hors de l’ordre et de la volonté de Dieu sur vous ?

95 [D.1.54]. Ne point sortir trop tôt hors de soi.

Vous savez, madame, l’affection tendre et sincère

96 [D.1.56]. Discernement de l’inspiration de Dieu.

La bonté que vous m’avez témoignée me fait prendre la liberté de vous écrire

97 [D.1.57]. Démêler la grâce d’avec la nature.

Je crois, ma chère N., que c’était une tentation du démon qui vous faisait garder en vous-même les choses qui vous faisaient de la peine 

98 [D.1.58]. Douceur envers les faibles.

Voilà les réponses, et celle pour M. Sa lettre me paraît simple et vraie

99 [D.1.59]. Souffrir les défauts…

Je vous plains, M., mais je ne désespère pas de N.

100 [D.1.60]. Aller pas à pas avec les commençants.

Pour N., il faut beaucoup la ménager. C’est tout ce que vous pouvez souhaiter, à présent, que l’ouverture qu’elle a pour vous.

101 [D.1.61]. Support des infirmes.

Je suis très affligée, ma très chère, de la peine que N. vous fait 

102 [D.1.62]. Supports et devoirs mutuels.

Je comprends fort bien qu’un mal connu est moins dangereux que celui qui est caché, pourvu qu’on veuille bien en guérir

103 [D.1.63]

Je ne puis qu’approuver votre conduite sur votre chère épouse.

104 [D.1.64]. Comment supporter les défauts, etc.

Je vous prie de dire à N. qu’elle prenne bien garde de ne point suivre son âpreté

105 [D.1.65]. Conduite et support des faibles.

Après avoir examiné votre lettre, je vous dirai que vous devez faire tous vos efforts adroitement

106 [D.1.66]. Conduite… (suite).

Ces personnes qui sont jeunes et peu expérimentées, ont besoin [qu’on se serve] d’une grande douceur pour les attirer.

107 [D.1.67]. Support et correction des défauts.

Je sais que votre indisposition est très pénible, soit à votre égard, soit à l’égard des frères.

108 [D.1.68]. [Tolérance à l’égard des défauts].

Qu’il y a de différence d’avoir le sentiment de la présence de Dieu ou d’avoir Dieu !

109 [D.1.69]. Se combattre avec courage et persévérance.

On ne peut être plus contente que je le suis de votre docilité

110 [D.1.70]. S’accommoder aux faiblesses.

J’ai toujours bien cru, monsieur, que la trempe de votre cœur, jointe aux faiblesses, serait le moyen dont Dieu Se servirait

111 [D.1.71]. S’accommoder…(suite).

Je suis tout à fait fâchée de ce que vous me mandez de N.

112 [D.1.72]. S’humilier. S’occuper de Dieu.

N. me fait une grande compassion, et d’autant plus que si elle s’abaissait

113 [D.1.73]. Ne se décourager pour ses défauts.

Vous savez combien je m’intéresse à tout ce qui vous regarde

114 [D.1.74]. Ne se décourager… (suite).

Que vous dirai-je ? Je vous plains plus que je ne vous le puis exprimer.

115 [D.1.75]. Coopérer avec courage et patience.

Dieu vous ayant appelée, madame, dans un temps où vous ne pensiez pas à Lui

116 [D.1.76]. Diverses vertus de l’âme coopérante.

Dieu ne regarde pas la fortune temporelle ; au contraire, Il semble renverser celle de ceux qui sont à Lui

117 [D.1.77]. Fidélité à la grâce…

Je ne suis point surprise de ce que vous me mandez de N. Lorsque l’on est rentré une fois dans la possession de soi-même, la nature y trouve si fort son compte

118 [D.1.78]. Fidélité à la grâce et petitesse.

Je suis très fâchée de votre infidélité : elle est de conséquence.

119 [D.1.79]. Compassion. Fidélité, etc.

Il est juste que Dieu fasse payer à N., dès cette vie, la peine de son élévation.

120 [D.1.80]. [Il a une bonne lancette…]

Tout ce que Dieu fait est toujours pour le mieux

121*** [D.2.1]. Abrégé des voies de Dieu.

Monsieur, Tout se fait et s’opérera toujours pour vous par la souplesse de votre volonté et par l’enfance

122 [D.2.2]. Oraison et dévotion solide.

Le souverain bonheur de la vie, comme vous le dites fort bien, est cette dépendance continuelle à toutes les volontés divines.


[Dix Lettres de direction adressées à une demoiselle :].

123 [D.2.3].[…comme s’il n’y avait que Dieu et vous…]

Je crois, mademoiselle, que lorsque votre oraison est trop sèche, il faut lire quelque chose

124 [D.2.4].[…Au milieu de votre cœur…]

Ayez bon courage, mademoiselle, plus vous trouverez de difficulté

125 [D.2.5]. Avis pour un fondement solide.

Je vous assure, mademoiselle, que j’aurais beaucoup de peines de voir celles que vous avez, si je n’étais sûre qu’elles vous sont très utiles.

126 [D.2.6]. Avis… (suite).

C’est une très bonne disposition, mademoiselle, que celle de vouloir servir Dieu pour Dieu même, sans avoir égard ni au goût ni à la sécheresse.

127 [D.2.7]. [Utilité de la joie].

Votre sécheresse peut venir de la mélancolie dans laquelle vous vous laissez aller.

128 [D.2.8]

Je ne sais, mademoiselle, pourquoi je m’avise de vous écrire

129 [D.2.9]

Souffrez, mademoiselle, toutes les croix que la Providence vous envoie, et regardez-les comme des gages de l’amour d’un Dieu.

130 [D.2.10]

Je vous avoue, mademoiselle, que je goûte dans la séparation des créatures des plaisirs inconcevables.

131 [D.2.11]

J’ai bien de la joie, ma chère demoiselle, que vous continuiez toujours dans le dessein d’être à Dieu en quelque état qu’Il vous choisisse.

132 [D.2.12]

Je crois, mademoiselle, qu’il faut demeurer dans un vide de tout désir pour un état ou pour l’autre

133 [D.2.13]

Je réponds à la lettre de mademoiselle M. avant de vous répondre.

134 [D.2.14]

J'ai été chez vous, et j'eusse été bien contente de vous y voir si la divine Providence l'eut permis

135 [D.2.15]

O ma chère, n'ayez ni peine ni jalousie, mais songez que l'amitié véritable n'est fondée qu'en Jésus-Christ.

136 [D.2.16]

Vous ne devez pas douter que je n'aie toujours beaucoup de joie d'apprendre de vos nouvelles

137 [D.2.17]

Vous ne sauriez manquer en faisant ce que vous dit N.

138 [D.2.18]

Je n'ose plus vous écrire, ni à N. Nous nous trouverons en Dieu : c'est où il faut me chercher dorénavant.

139 [D.2.19]. Sur la peine d’ouvrir son cœur…

Deux raisons m'ont portée de dire à mademoiselle, non de vous plus donner de conseil

140 [D.2.20]. Prier, lire, n’être pas triste.

Vous ne devez pas craindre, ma chère fille, l'oisiveté à l'oraison si vous commencez par le recueillement.

141 [D.2.21]. Indiscrétion des commençants.

Vous savez que je ne donne jamais de moi-même des avis

142 [D.2.23]. N’être point irrésolu ou partagé.

Il me paraît que, de quelque manière que Notre-Seigneur permette que je vous traite, vous devez suivre votre même train à mon égard.

143 [D.2.24].

J'ai vu votre lettre. Il y a de la faute de chaque côté. Soyez tous unis en charité.

144 [D.2.25]. Tentations d’incertitude.

Demeurez en repos, ne songez plus à aucun état

145 [D.2.26]. Ne point retourner en arrière.

J'ai fort souhaité, monsieur, que Notre-Seigneur vous donnât la plénitude de Son Esprit

146 [D.2.27]. [Je vous veux si pur, si petit…]

Je vous ai demandé à Dieu avec la dernière instance, sans me mettre en peine de ce qu'il m'en doit coûter

147 [D.2.28]. Amitié d’amour-propre…

Je suis touchée de vos peines, mais que voulez-vous ? Il faut porter la croix, et la porter constamment.

148 [D.2.29]

Il ne faut pas se troubler sur ses misères, mais il faut en porter paisiblement la vue, et ne s’y laisser jamais aller volontairement.

149 [D.2.30]

Je vous aime toujours de tout mon cœur, mais à condition que vous ne serez plus si friand d’amitié.

150 [D.2.31]

Vous me ferez justice, mademoiselle, quand vous serez persuadée que personne ne prend plus de part que moi à tout ce qui vous regarde.

151 [D.2.32]

J’ai bien de la joie, mademoiselle, que les choses soient comme vous les dites

152 [D.2.33]

Il faut souffrir les temps de peine et d’épreuves, mademoiselle, mais il faut les soutenir avec une fidélité inviolable.

153 [D.2.34]. Mortifier la propre volonté.

Je ne crois pas que M. doive s’inquiéter se sentir trop d’attache pour N.

154 [D.2.35]. Mortifier sa propre volonté.

Que puis-je vous dire, sinon de mourir sans cesse à vous-même, car nous vivons en toutes choses

155 [D.2.36]. Nécessité de mourir à tout.

J’ai tâché de me cacher à moi-même ce que Dieu voulait de vous

156 [D.2.37]. Deux voies…

Il m’est venu de vous dire, madame, que le diable est autour de vous comme un lion rugissant

157 [D.2.38]. Retraite intérieure.

J’ai été, madame, la plus surprise du monde d’apprendre que vous croyez que je vous avais conseillé de quitter le lieu où vous êtes.

158 [D.2.39]. Règles de conduite intérieure.

Ce qui fait l’enfer dans l’autre vie est la compagnie continuelle des créatures et la privation de Dieu

159 [D.2.40]. De la prière du cœur, etc.

J’ai à répondre, ma chère mère, à deux de vos lettres

160 [D.2.41]. Recueillement. Oraison du cœur.

J’ai souffert pour votre cœur, que je ne trouvais point à l’ordinaire depuis quelques jours.

161 [D.2.42]. Besoin de la présence de Dieu.

Dieu permet, mademoiselle, que vous sentiez votre faiblesse

162 [D.2.43]. Retours fréquents à Dieu.

Le démon faisait tous ses efforts pour empêcher que vous n’entrassiez dans les desseins de Dieu

163 [D.2.44]. S’exposer souvent à Dieu…

Pour ce qui regarde les enfants, il ne faut pas croire qu’ils deviennent parfaits

164 [D.2.45]. Eviter la tristesse.

Pourquoi êtes-vous triste et pourquoi vous troublez-vous ?

165 [D.2.46]. Paix et abandon.

Pourquoi vous désolez-vous, ma très chère ?

166 [D.2.47]. Souffrir les oppositions et tentations.

Il est vrai, ma chère fille, que je suis souvent occupée de vous, mais c’est bon signe.

167 [D.2.48]. Dire ses peines.

Je sentis bien hier, ma très chère en Notre-Seigneur, que vous étiez peinée.

168 [D.2.49]. Conseils de cessation, d’abandon, etc.

Je suis ravie que le calme dure.

169*** [D.2.50]. Nécessité des secours et moyens.

Comme il me faut suivre tous les mouvements de mon cœur

170 [D.3.1]. Voies de Dieu et des hommes, incompatibles.

J'ai reçu beaucoup de consolation, monsieur, de votre lettre, voyant que vous voulez être à Dieu sans réserve

171 [D.3.2] Commencer par l’intérieur et par l’oraison.

J'ai eu beaucoup de consolation, monsieur, de voir la simplicité qui est dans votre lettre

172 [D.3.3]. De l’extérieur et de l’intérieur.

Quoique je n'ai point eu de part, monsieur, à la lettre que M. vous a écrite

173 [D.3.4]. S’occuper de Dieu, se garder du reste.

Vous me feriez tort, mon cher E[nfant], si vous me croyiez capable de vous oublier.

174 [D.3.5]. Oraison et renoncement à soi.

Pour l'intérieur, la fidélité à l'oraison me paraît essentielle

175 [D.3.6]. Avis sur l’oraison.

Si je ne vous écris pas, monsieur, aussi souvent qu’aux autres

176 [D.3.7]. Dissipation, recueillement, oraison.

Je vous assure que j'ai beaucoup de joie de votre docilité

177 [D.3.8]. Continuer l’oraison.

Suivez votre goût, madame, pour le silence

178 [D.3.9]. Oraison. Attirer à dieu le prochain.

Je bénis Dieu de tout mon cœur, mon cher M.

179 [D.3.12]. Le temps de détruire ses passions et défauts.

Les dispositions d'angoisse que vous avez ressenties

180 [D.3.13]. Opposition à se reconnaître.

J'ai toujours bien cru, monsieur, que lorsque je vous manderais la vérité de ce que Notre-Seigneur veut de vous

181 [D.3.14]. Raison et amour-propre, obstacles à Dieu.

Il me semble de connaître que vous avez un amour-propre si fort

182 [D.3.15]. Connaissance de ses défauts.

J'ai bien de la joie, mademoiselle, que Dieu vous fasse connaître vos défauts les plus cachés.

183 [D.3.16]. Combattre ses défauts naturels.

Vous outrez un peu la matière quand vous vous traitez de détestable 

184 [D.3.17].

Voilà une lettre que je vous envoie et que j'avais écrite

185 [D.3.18]. Découverte des défauts intérieurs.

Je craindrais d'être infidèle si je ne vous disais

186 [D.3.23]. Dommage des réflexions, etc.

Je m'étais bien imaginé, monsieur, que vous seriez dans la peine

187 [D.3.24]. Ne point suivre les ferveurs.

Je crois qu'il est à propos pour deux raisons que vous empêchiez M. de parler et d'écrire

188 [D.3.25]. Eviter la curiosité et la distraction.

Vous lisez toujours les livres curieux

189 [D.3.26]. Ne point donner lieu à la tristesse.

J'ai appris, monsieur, de votre ami la mélancolie dans laquelle vous êtes.

190 [D.3.27]. La mélancolie se chasse par l’oraison.

J'infère de ce que j'ai remarqué dans vos lettres que vous vous laissez aller à la mélancolie.

191 [D.3.28]. De la mélancolie et de la joie, etc.

Ce à quoi vous avez présentement le plus à prendre garde, c'est la mélancolie.

192 [D.3.29] ; Faiblesse de l’homme. Renoncement à soi.

Il est certain, monsieur, que ce ne sont pas toujours les temps consacrés aux mystères de notre salut que l'on est le plus recueilli

193 [D.3.30]. Renoncement à soi. Fidélité à Dieu.

Je vous prie de vous abandonner beaucoup à Notre-Seigneur et de quitter votre manière ordinaire d'agir et de concevoir les choses

194 [D.3.31]. Croix journalières. Renoncer à soi-même.

Je vous assure que vous m'êtes très chère en Jésus-Christ.

195 [D.3.32]. Fidélité.

Dieu veut assurément de vous une grande fidélité, et la mort de tout ce qui est de sensible et naturel

196 [D.3.33]. Fidélité.

Je vous ai dit quantité de fois qu'il vous fallait une fidélité inviolable

197 [D.3.34]. Jeûne indiscret.

J'avais au cœur, ma chère demoiselle, que c'était quelque raison particulière et par vous-même que vous avez commencé à mener une vie aussi extraordinaire que celle où vous vous êtes réduite.

198 [D.3.35]. Pour être à Dieu.

Quoique je vous aie vu, je ne laisse pas de vous écrire ma pensée sur la lettre que j'ai trouvée.

199 [D.3.36]. Soumission. Ingénuité.

Je crois que vous devez vous combattre et vous défier beaucoup de vous-même dans les répugnances que vous avez pour N. 

200 [D.3.37]. Se laisser conduire en enfant.

Oui, c'est de tout mon cœur, ma chère enfant, que je vous reçois, et de toute l'étendue de mon âme.

201 [D.3.38]. Lait des enfants. Pain des forts.

M. m'a lu votre lettre, ma très chère sœur en Notre-Seigneur

202 [D.3.39]. Avis de conduite, etc.

Ne vous inquiétez point, ma chère dame, de l'état de peine

203 [D.3.41]. Avis.

Je vous renvoie, mon cher M., une copie de la lettre que vous n'avez pas reçue

204 [D.3.42]. Sur le devoir de conduire et de corriger.

J'ai eu trop d'union avec vous pendant ma vie, ma très chère, pour ne vous en pas donner des preuves en mourant.

205 [D.3.43]. Support et service du prochain pour Dieu.

Je vois bien que Dieu veut vous exercer par le même endroit qui pourrait vous servir d'appui

206 [D.3.44]. Education des enfants.

J'ai reçu, mon cher M., votre lettre. La méthode dont vous vous servez pour élever vos enfants me plaît fort

207 [D.3.47]. Souffrir pour soi et pour d’autres.

On ne connaît guère un bien lorsqu'on le possède, mais après l'avoir perdu.

208*** [D.3.48]. Union des saints.

Je ne m'étonne pas, mon cher E[nfant], que vous ayez de la peine sur certains points de l’Église catholique et romaine.

209 [D.3.49]. Infidélité. Colère divine.

Je vous avoue que ce serait le meilleur pour vous d'être écrasé sans miséricorde

210 [D.3.50]. S’accoutumer au désintéressement.

Je suis très contente du bon frère **.

211 [D.4.39]. Vraie voie.

Mes maladies et mes longues souffrances m'ont empêché[e], ma chère fille, de répondre plus tôt au billet

212 [D.4.40].

Je vous prie, mon cher monsieur, de remplir tous vos devoirs à l'égard de monsieur votre père

213 [D.4.41].

Que dirai-je à mon cher F. sinon qu'il se réjouisse d'être traité comme le divin Maître

214 [D.4.42]. Etre fidèle à Dieu.

Il faut bien dire un petit adieu à notre cher frère. Je prie le divin petit Maître qui a bien voulu le recevoir dans Sa filiation

215 [D.4.43]. Etre fidèle.

Quoique je sois fort mal, j'écris ce petit mot à mon cher ** pour lui dire que la Sainte Vierge n'est pas morte 

216 [D.4.44]. Oraison. Simplicité.

Je vois bien, monsieur, que le Seigneur veut vous éprouver par les peines d’esprit

217 [D.4.45]. Se combattre.

Je me sers de la main de ** pour vous témoigner la joie que j'ai toujours quand je reçois vos lettres.

218 [D.4.46]. Prier et se combattre.

Je ne manquerai pas de prier Notre-Seigneur pour vous.

219 [D.4.47]. Personnes d’oraison combattues.

Je suis ravie, monsieur, du goût que vous avez pour l'oraison.

220 [D.4.48]. Obstacles à l’avancement.

J'ai eu bien de la joie, monsieur, d'apprendre de vos nouvelles, je vous assure que vous m'êtes bien cher.

221 [D.4.49]. Avis sur les mortifications.

J'ai lu, monsieur, votre lettre. Je vous dirai qu'il me paraît que votre confesseur a raison de trouver à redire

222 [D.4.50]. L’oraison en sécheresse.

Je suis bien aise, monsieur, que vous soyez entré dans les dispositions que je vous ai mandées.

223 [D.4.51]. Oraison. Mortification.

Je vous assure que c'est une grande consolation pour moi de voir les miséricordes que Dieu vous fait

224*** [D.4.52]. Abnégation, humilité, enfance.

Quittez-vous vous-même, mon cher frère.

225 [D.4.53].

Vous me faites plaisir de m'avoir avertie de ce que vous pensez sur **.

226 [D.4.55].

Mon cher f[rère], si Dieu me tirait de cette vie, je Le prierais de vous envoyer, comme à un autre Elisée, Son double Esprit.

227 [D.4.56]. Quand suivre ses mouvements.

La première partie de votre lettre est très bonne. Quand on agit simplement et bonnement, il ne faut pas tant examiner si l'amour-propre s'en mêle.

228 [D.4.57]. Suivre Dieu. Comment souffrir.

Il y a longtemps, ma chère demoiselle, que j'avais envie de vous écrire 

229 [D.4.61]. Ne point se fonder sur le sensible.

Voilà, cher **, la réponse pour le bon **, que vous lui ferez tenir.

230 [D.4.63]. Vie abrégée ou prolongée.

J'ai eu bien de la joie, mon cher E[nfant], de recevoir de vos nouvelles : j'en étais en peine

231 [D.4.64]. Se trouver dans le cœur de Jésus.

Il y a une manière d'avoir de vos nouvelles et de converser ensemble, mon cher f[rère], qui ne demande pas de fréquentes lettres

232 [D.4.66]. Avis de conduite.

Mon très cher f[rère] en Notre-Seigneur, Je prierai Dieu pour M.***, et ne comprends pas comment on veut l'engager à la Cour

233 [D.4.67]. Solitude. Chutes.

De quoi nous servirait-il d'avoir gagné tout le monde si nous perdons notre âme ?

234 [D.4.69]. Avis de conduite en société.

Vous avez raison, mon cher f[rère], de croire que Dieu nous appelle à la liberté puisque l'Ecriture nous en assure.

235 [D.4.70]. Condescendance. Aridité. Parler.

Assurément, mon cher E[nfant], Dieu me donne pour vous une union très tendre.

236 [D.4.71]. Instructions et précautions spirituelles.

Votre lettre, mon cher E[nfant], m'a été d'une grande consolation, y voyant les miséricordes que Dieu vous fait.

237 [D.4.75]. Oraison de silence. Recueillement.

Que dirais-je à mon cher * sinon qu'il est impossible qu'il passe tout d'un coup d'une méditation raisonnée dans le pur silence.

238 [D.4.76].

Pour ce qui regarde l'abstraction et le dénuement des pensées

239 [D.4.79]. Essentiel et accessoire.

Dieu a différentes manières de s’exprimer qui reviennent au même dans la suite.


II. « Un état plus avancé ».

240 [D.1.82]. Eviter l’activité dans l’oraison.

Je vous ai promis, madame, de vous écrire sur certains articles, mais je vous avouerai

241 [D.1.83].

Le travail que vous faites ne laisse pas de dessécher, et il faut humecter par l’onction de la grâce, puisée dans des silences fréquents et courts

242 [D.1.84]. Ecouter la voix de Dieu à l’intérieur.

Mon divin Maître m’oblige encore de vous demander de Sa part si vous ne distinguez pas Sa voix

243 [D.1.85].

Dieu ne demande point que vous vous donniez des mouvements extraordinaires pour vous corriger

244 [D.1.86].

Je ne vous écris que quelques mots pour vous dire que la défiance de vous-même est bonne

245 [D.1.88].

Ne vous inquiétez pas de ce que vous dit C. : elle n'a rien pour vous.

246 [D.1.89].

J'ai la joie que Dieu Se serve de l'histoire qu'Il m'a fait écrire pour vous faire du bien.

247 [D.1.90]. Moyens pour avoir l’intérieur paisible.

J'aurais une grande joie de vous voir, ma très chère, si Dieu le permettait ce printemps.

248 [D.1.91]. Obstacles au renouvellement du règne de Dieu.

Écrite le premier jour de l'an. Il y a longtemps, mes chers enfants, que je soupire après le règne de Dieu

249 [D.1.92].Du royaume si désiré.

Pour la prophétie, il y a là quelque chose d'assez surprenant. Cependant le temps fixé me paraît contraire à l’Évangile

250 [D.1.95]. Recherches secrètes de la nature.

J'espérais toujours, M., que votre peine tomberait

251 [D.1.96]. Ne point s’excuser pour plaire à Dieu.

Votre lettre m'a donné de la joie : on y voit l'opération de la grâce.

252 [D.1.97]. Ne s’attacher à l’extraordinaire, mais au solide.

J'ai vu une lettre de N. qui a été voir notre petite sœur d'Isèle.

253 [D.1.98]. Instructions sur la coopération.

Je n'ai pu, ma chère enfant, vous répondre plus tôt à cause que j'avais la fièvre.

254 [D.1.99]. Vrais moyens d’avancement selon Dieu.

Vous savez bien que, vous étant aussi unie que je vous le suis en Jésus-Christ

255 [D.1.100].

Non, M., le divin Maître ne Se tait jamais : Il parle sans cesse lorsqu'Il est toujours obéi.

256 [D.1.105]. « Laver dans l’abîme… »

Je ne doute point que vous n'ayez les défauts que vous me mandez et même encore davantage

257 [D.1.106].

J'ai reçu la grande lettre que vous m'avez écrite.

258 [D.1.107]. Se laisser détruire à Dieu.

Je vous assure que je prends bien de la part à toutes vos peines, mais je suis ravie que le divin Maître vous fasse perdre toute mesure

259 [D.1.109].

Le printemps, madame, ne dure plus, l'été est passé et l'automne pour N. sent les approches de l'hiver.

260 [D.1.110]. La mort, lumière sûre.

Souvenez-vous que qui dit « mort », dit séparation : rien ne coûte tant, mais bon courage !

261 [D.1.111]. Mourir à soi-même.

Saint Jean, dans son Apocalypse, dit : Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur.

262 [D.1.112]. Laisser faire la destruction du propre.

Ne vous étonnez pas si je vous dis des choses fortes sur la perte totale.

263 [D.1.113].

Je ne m'étonne point de l'état où vous vous trouvez : il faut essuyer bien d'autres vicissitudes que celle que vous avez essuyée.

264 [D.1.114]. « Nous sommes un glaçon dur et resserré… »

Je n'ai guère de plus grande joie que d'apprendre de vos nouvelles, et surtout de celles où je remarque que Dieu vous éclaire sur la propriété

265 [D.1.115]

Je vous souhaite de bonnes fêtes afin que Jésus-Christ, qui est notre Pâque, ressuscite véritablement en vous.

266 [D.1.116]. Renoncer aux propres vues et réflexions.

Je vous assure, ma très chère, que vous m'êtes très chère et que je suis fort unie à vous

267 [D.1.118].

Vous ne sauriez croire combien j'ai eu de joie que vous soyez entrée avec petitesse

268 [D.1.119]. Renoncement à soi, retour à Dieu, etc.

J'ai bien de la joie de ce que vous me mandez de N. Rien ne me fait plus de plaisir que lorsque je vois que l'on se tourne véritablement vers Dieu

269 [D.1.120].

Il m'a semblé que quoique vous eussiez la volonté générale d'être petit, vous avez le goût de l'esprit

270 [D.1.121]. Sagesse humaine incompatible avec la divine.

Vous m'avez demandé si la sagesse, la prudence humaine et la prévoyance étaient des péchés.

271 [D.1.122].

La raison nous est donnée pour la conduite de tout homme raisonnable.

272 [D.1.123]. Ne s’employer plus qu’à mourir à soi-même.

Je suis ravie que vous ayez suivi ce que Notre-Seigneur m'a fait vous dire sur vos études.

273 [D.1.124]. Prière et confiance en Dieu : y continuer.

Vous me ferez justice, madame, lorsque vous serez persuadée que personne ne prend plus d'intérêt que moi à votre bonheur

274 [D.1.125]. Raison et oraison.

On peut dire de vous ce que saint Jérôme disait de saint Paul : que vos défauts seraient des vertus

275 [D.1.126]. S’exposer souvent devant Dieu.

Je vous assure que je n'ai jamais changé pour vous

276 [D.1.127]. Souffrir avec soumission et persévérance.

Je prends beaucoup de part à vos peines, mais il faut les souffrir

277 [D.1.128]. Souffrir les peines et les distractions en priant.

Personne, madame, ne s'intéresse plus que moi à vos peines, et si je pouvais contribuer

278 [D.1.129]. Supporter les sécheresses, etc.

Je prends une part si grande, madame, à tout ce qui vous regarde

279 [D.1.130]. Porter les épreuves et les coups.

Je vous assure que vous m'êtes toujours très cher et que je partage avec vous toutes vos peines

280 [D.1.131]. Sensibilités et leur usage.

Le bon Dieu permet, ma très chère, qu'on soit quelquefois plus sensible à de petites choses

281 [D.1.132]. Peines d’esprit : s’il faut y résister.

Quand vous avez des peines dont vous ne pénétrez pas la cause

282 [D.1.133]. Peines d’esprit (suite).

Je crains que les entraînements de vos occupations non nécessaires ne vous prennent trop de temps.

283 [D.1.134].

Aujourd'hui que je suis mieux, je l'emploie à vous écrire.

284 [D.1.135].

Que vous dirai-je, sinon que je suis plus unie à vous que jamais ?

285 [D.1.136]. Foi nue.

Votre lettre m'a fait un fort grand plaisir. Vous n'éprouverez que ce que vous devez éprouver

286 [D.1.137]. Foi nue, épreuves.

J'avoue que je reçois toujours un nouveau plaisir de voir en vous les démarches de la grâce.

287 [D.1.138]. Epreuves.

Je reçois avec petitesse et action de grâces les marques de votre bon cœur.

288 [D.1.139]. Epreuves.

N., on ne peut prendre plus de part que je ne fais à votre nouvelle affliction.

289 [D.1.140]. S’abandonner.

Je viens de recevoir votre lettre. Je suis peinée de votre peine.

290 [D.1.141]. Avis pour les temps de séparation.

On peut bien diviser les corps, mis on ne peut séparer les esprits qui ne sont qu'un en Dieu.

291 [D.1.142]. Croix, abandon, oraison, etc.

Je trouve vos remarques très justes. Il est aisé de voir qu'on se grossit les objets

292 [D.1.143].

Ne vous mettez point en peine de la douleur naturelle que vous sentez

293 [D.1.144].

J'ai appris, ma chère, que le Seigneur, votre Maître et le mien, vous visite.

294 [D.1.145]. Simplicité, petitesse, etc.

Ne vous étonnez point, je vous prie, de votre pauvreté

295 [D.1.146]. Se laisser conduire à Dieu en enfant.

Je vous reçois, madame, de tout mon cœur de la part de Celui qui m'a donnée à vous sans réserve.

296 [D.1.147]. Etre petit.

Dieu vous veut petit, et vous êtes encore un peu grand.

297 [D.1.148]. Simplicité et droiture en tout.

Vous voulez bien, mademoiselle, que je vous souhaite une heureuse année, pleine des miséricordes de Dieu.

298 [D.1.150].

Vous perdez de votre simplicité et de votre franchise, et cela vous paraît vous mener loin.

299 [D.1.151]. Rareté de la simplicité désintéressée.

J'ai le cœur bien serré depuis hier au soir : je ne sais pourquoi.

300 [D.1.152]

Ayez bon courage, je vous en prie. Abandonnez-vous à Dieu sans aucune réserve

301 [D.1.153]. Abandon général et ses avantages.

J'ai beaucoup de joie de vous voir dans ces dispositions d'abandon

302 [D.1.154]. Abandon, oraison, petitesse.

Votre lettre m’a fait un véritable plaisir, y remarquant votre détermination d’être à Dieu sans réserve.

303 [D.1.155]. Acquiescer en Dieu par la foi.

J'ai pris toute la part que je dois aux dispositions que vous avez écrites à N.

304 [D.1.156]. Ne s’attacher qu’à Dieu. Rien de soi. S’abandonner.

Je vous avoue, ma très chère, que je ne puis tenir contre vous.

305 [D.1.157]. Rien de soi, S’abandonner.

Voilà une lettre pour N. Je n'ai besoin de quoi que ce soit à présent.

306 [D.1.158]. Appel à l’abandon absolu.

Sitôt que je vous ai eu quitté, j'ai ouvert sans y penser l’Évangile.

307 [D.1.160]. Abandon à Dieu sans retour sur soi.

Je vous conjure de ne point retourner sur vous-même et de vous abandonner à Dieu.

308 [D.1.161]. Soumission humble et paisible à Dieu.

Je vous assure, ma très chère, que c’est pour moi une très grande joie d’apprendre de vos nouvelles, et de celles de votre sœur

309 [D.1.162].

Je vous conjure de ne vous inquiéter point de votre état.

310 [D.1.163].

J’aime bien votre état, et le trouve aussi bon et meilleur que celui qui l’a précédé

311 [D.1.164]. Indifférence, mort, abandon enfantin.

J’ai lu avec un fort grand plaisir la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, y voyant les progrès de l’amour pur

312 [D.1.165]. Correspondre à la grâce par le renouvellement de l’abandon.

Personne au monde ne prend autant de part que moi aux miséricordes que Dieu vous fait.

313 [D.1.166]. Détachement et oubli de soi.

J’ai eu bien de la joie de voir N. et d’apprendre par lui de vos nouvelles.

314 [D.1.167]. Abandon et ses avantages, etc.

Je crois bien que la patience que vous avez à souffrir ces contre-temps et ces dérangements

315 [D.1.169]. Moments divins, etc.

Je ne crois pas que vous en soyez encore à prétendre du goût dans la prière.

316 [D.1.170]. Abandon continuel.

Il n’y a rien à faire qu’à se laisser conduire de moment en moment par la Providence

317 [D.2.51]. Voies de Dieu et de l’homme.

J’ai un véritable déplaisir de l’embarras où P. a jeté N.

318 [D.2.52].

Je vous prie de vous tenir ferme à ce que nous avons dit.

319 [D.2.53]. Trois états de l’Eglise intérieurement.

J'ai été beaucoup occupée de vous aujourd'hui sans en savoir la cause.

320 [D.2.54]. Procédé graduel dans le spirituel.

Serez-vous toujours en vous-même ?

321 [D.2.55]. De la correction des défauts.

Je suis bien aise que vous disiez à cette personne ce que vous pensez d’elle

322 [D.2.57]. Ménager les faibles, etc.

Je me sens toujours plus portée, M., sans en savoir la raison

323 [D.2.58]. Simplicité. Conscience.

Comme il se faut laisser arracher toutes choses

324 [D.2.59]. Se défaire de sa propre activité.

Ne doutez pas, monsieur, que vous ne soyez appelé à cette vie du Verbe

325 [D.2.60]. Amortir la vivacité, etc.

Il y a toujours en vous des dispositions d’abandon

326 [D.2.61]. Prier. Mourir à la vivacité naturelle.

Ces paroles que Notre-Seigneur dit en chassant du Temple les vendeurs

327 [D.2.62]. Mortification du naturel, etc.

Il y a plus de deux ans que je vous ai dit que l’amitié, dont vous croyiez vous devoir séparer parce que vous la croyiez trop naturelle, était le moyen de la mort que Dieu vous avait choisi.

328 [D.2.63]. Fidélité à ce qui mortifie.

Je voudrais que vous eussiez fait sans hésiter le remède que je vous ai dit 

329 [D.2.64]. Ne pas vivre en soi. Vivre en paix.

J’ai le mouvement de vous écrire, et je le fais sans hésiter, pour vous certifier que Notre-Seigneur vous veut de plus en plus pour Lui-même.

330 [D.2.65]. Correspondre aux voies de Dieu.

Il est aisé de vivre sans réflexions volontaires lorsque l’on est en paix

331 [D.2.66]. Correspondre aux voies de Dieu.

J’ai bien de la joie, monsieur, que vous ayez fait avec docilité et petitesse ce que je vous ai conseillé

332 [D.2.67]. Remède à l’amour-propre, etc.

Le remède que vous me demandez contre l’amour-propre est celui de mourir à tout désir impétueux, même [à celui] d’être délivré de l’amour-propre

333 [D.2.68]. Eviter le découragement.

N’ayez point de peine pour la faiblesse de votre foi

334 [D.2.69].

Que vous dirai-je, sinon que vous soyez si petit que l’on ne vous voit plus ?

335 [D.2.70].

J’ai bien de la joie que vous vous soyez défait de votre tristesse depuis mon départ.

336 [D.2.71]. Se désoccuper de soi.

Je crois que vous ne devez nullement vous violenter dans le temps de l’abattement de votre corps 

337 [D.2.72]

Je vous porte compassion, et vous avez véritablement sujet d’être peinée.

338 [D.2.73]. Abandon absolu.

Dieu fait bien toutes choses. La promptitude avec laquelle tous ces officiers

339 [D.2.74]. Contre la crainte de s’être trompé.

On ne peut être plus contente que je le suis de vos dispositions.

340 [D.2.75]. Ne pas s’opposer à ce qui nous fait souffrir.

Je ne serai jamais mal édifiée de vous ; mais je n’aurais garde de vous communiquer la paix

341 [D.2.76]. Contre les craintes d’être trompé.

Il est bon que vous ayez des doutes et des incertitudes

342 [D.2.77]. Hésitations punies.

Je ne crois pas que Dieu vous ait abandonnée

343 [D.2.78]. Directeurs. Dépouillement.

Plus vous deviendrez faible, plus les sentiments se réveilleront

344 [D.2.79]. Résistance active et sa cessation.

J'ai cru vous devoir ôter de la peine où vous pourriez être de l'état où est à présent N.

345 [D.2.80]. Oraison d’exposition en pure foi.

Ne vous mettez point en peine de votre état, quoiqu'il soit peu consolant

346 [D.2.81]. Dieu présent. Le regarder.

Le découragement vient de l'orgueil et l'humble persévérance attire enfin une singulière protection de Dieu.

347 [D.2.82]. Se rendre à Dieu. Se supporter.

Je vous assure, madame, que personne n'a plus de zèle pour votre avancement que Dieu m'en donne.

348 [D.2.83]. Utilité des sécheresses d’esprit.

Vous m'avez ordonné, madame, de vous écrire sans savoir ce que vous désirez de moi.

349 [D.2.84]. Tâcher à s’occuper de Dieu.

Je n'ai point été fâchée, mais je n'ai pu souffrir sans peine que vous vissiez cette personne.

350 [D.2.85]. Conduites diverses, etc.

J'ai cru devoir encore une fois vous faire comprendre les différentes conduites de Dieu.

351 [D.2.86]. Conduite diverses. Celle du sacrifice.

Je conviens qu'il faut que les forces actives soient entièrement perdues pour ne pouvoir plus combattre.

352 [D.2.87].

Ne craignez point que la retraite et l'application

353 [D.2.88].

Demeurez abandonné de moment en moment à Dieu

354 [D.2.89]. Mourir à soi, aux appuis, au sensible.

Ne vous étonnez pas de vos misères et pauvretés.

355 [D.2.90]. Ne chercher que d’adhérer à Dieu.

Pour ce qui regarde l'article dont vous me parlez, entrez en défiance autant qu'il vous plaira.

356 [D.2.91]. Mourir à tout et à soi-même.

Vous me feriez tort, ma très chère madame, si vous doutiez de la sincérité de mon cœur pour vous.

357 [D.2.92]. Mourir à tout et à soi-même.

Demeurez, au nom de Dieu, abandonnée.

358 [D.2.93]. S’abandonner à mourir.

Dieu met l'âme dans une si cruelle et longue mort qu'il n'y a plus de vie ni d'espérance de vie.

359 [D.2.94]. Comment faire dans la mort mystique.

Votre état me plaît. Ne craignez rien si vous n'aimez rien en vous.

360 [D.2.95]. Comment faire dans la mort mystique.

Vous n'avez point à vous plaindre. Vous avez désiré la mort, elle est venue.

361 [D.2.96]. Comment faire dans la mort mystique.

Il me semblait hier deux choses : premièrement, que ce qui fait que les communications de mon cœur au vôtre n'ont pas toute leur étendue

362 [D.2.97]. Dispositions à l’anéantissement.

Votre lettre, madame, me donne de la joie, y voyant les démarches de la grâce qui conduit votre âme avec une économie admirable.

363 [D.2.98]. Ne point chercher d’appui.

Je ne crois pas que vous deviez réfléchir si vous avez bien fait ou mal fait d'avoir parlé à N.

364 [D.2.99]. Purification de l’amour-propre.

Au nom de Dieu, ne vous tourmentez plus pour connaître si vous êtes occupée de Dieu et si vous L'aimez.

365 [D.2.100]. Purification de l’amour-propre, etc.

Je vous conjure de ne point réfléchir comme vous faites après que les choses sont faites.

366 [D.2.101]. Tentation d’amour-propre spirituel.

Pourquoi voulez-vous être assurée de votre persévérance ?

367 [D.2.102]. Abandon, distractions, mortification, etc.

J'ai toujours beaucoup de joie, monsieur, quand je reçois de vos lettres. Je ne doute point

368 [D.2.103]. Purification passive de l’âme.

Loin que ce que vous me mandez que vous éprouvez vous doive faire douter de votre intérieur

369 [D.2.104]. Purification douloureuse et abandon.

J'aime votre état parce que moins il y a de sensible et d'assurance, plus vous avez de quoi exercer votre foi et votre abandon

370 [D.2.106]. Peines et impuissances.

Ne vous étonnez point de votre humeur. La privation de la vie intérieure

371 [D.2.107]. Bonheur de l’anéantissement.

Vous ne sauriez croire la joie que j'ai eue d'apprendre par votre lettre que vous voulez bien vous abandonner à Dieu sans réserve.

372 [D.2.108]. Se taire pour mourir à soi.

Pour ce qui vous regarde, je crois qu'il faut outrepasser autant que vous le pouvez ces petites froideurs

373 [D.2.109]. Oppositions à la grâce.

Demande : « D'où vient que vous communiquez aux autres paix […] Réponse : Il y a deux sortes de résistances. L'une volontaire

374 [D.2.110]. Apprendre à se simplifier.

Comme tout votre défaut vient de votre activité naturelle, soyez persuadé que vous ne sauriez trop vous simplifier.

375 [D.3.51].Construction divine du vrai intérieur.

Je suis toujours fort ravie, monsieur, quand je reçois de vos nouvelles, remarquant le progrès de la grâce en vous.

376 [D.3.52]. Intelligence et simplicité des paroles de Dieu.

Il m’a été montré comme le soin de Jésus-Christ a été d’interpréter les Écritures Saintes

377 [D.3.54]. Usage des moyens. Attache à Dieu seul.

La pensée m’est venue ce matin, malgré tout mon mal, de vous écrire

378 [D.3.59]. Tranquillité de deux sortes.

Il y a cette différence entre la tranquillité qui vient d’un âme perdue et abîmée

379 [D.3.61]. Foi nue commencée. Epreuves, etc.

Je ne sais comme je me suis expliquée dans ce que je vous ai écrit

380 [D.3.62].

J’ai toujours une plus grande certitude que votre état est de Dieu

381 [D.3.63].

Je me suis senti un fort mouvement de vous écrire pour vous certifier que Dieu veut

382 [D.3.64]. Voies de Dieu pénibles. Abandon.

D’où vient que vous dites que c’est un temps perdu de travailler à vous rendre intérieur ?

383 [D.3.65]. Peines d’esprit de plusieurs sortes.

Je vois deux sortes de peines dans votre lettre, ma très chère fille

384 [D.3.66]. Voie de perte et de mort, etc.

Ce que vous exprimez de votre âme est très juste et bien compris

385 [D.3.67]. Voie de perte et de mort à toutes choses.

Il est vrai, madame, que vous ne pouvez faire autre chose à présent que de consentir au dessein de Dieu

386 [D.3.70]. Oraison sans action des puissances.

C’est une imperfection, dans l’état où vous êtes, de vouloir agir

387*** [D.3.72]. Se laisser traiter et détruire à Dieu.

J’ai lu, mon révérend père, ce que vous mandez du bon soldat de Jésus-Christ

388 [D.3.73]. N’aimer que Dieu. S’en laisser détruire.

Il faut que votre état soit comme il est, et qu’il augmente même, car il ne faut pas qu’il reste pierre sur pierre

389*** [D.3.74]. Insensibilité. Mort. Fidélité à cet état.

On m’a lu votre lettre, monsieur. Ce que je puis vous dire, c’est que votre état me paraît un avancement

390 [D.3.75].

Au nom de Dieu, demeurez dans votre paix et dans votre abandon

391 [D.3.76]. N’aimer que Dieu. S’en laisser détruire.

Le procès de N. étant fini, nous ne sommes pas dans une saison où il puisse avoir des affaires.

392 [D.3.78]. 

C’est me faire un véritable plaisir que de me faire savoir des nouvelles de N.

393 [D.3.79].

Je ne m’étonne point de tout ce que vous souffrez.

394 [D.3.80].

C’est toujours l’ordinaire de ces sortes d’états

395 [D.3.84]. Désappropriation, foi, lumière et ténèbres.

J’ai reçu, ma très chère sœur, votre lettre avec plaisir, y remarquant les bontés

396 [D.3.85]. Du dépouillement de l’âme, etc.

Cette petite peine que vous avez, augmentera, loin de diminuer.

397 [D.3.86]. Abandon et humiliations.

Vous avez raison de dire que l’abandon nous rend tranquilles

398 [D.3.87]. Etat de passiveté.

Vous me dites de faire des actes de résignation et de renoncement.

399 [D.3.88]. Foi passive et nue. Abandon.

La foi passive est cette onction savoureuse qui pénètre l’âme et lui ôte toute envie de discourir avec Dieu

400 [D.3.89]. Etre passif. Etre chargé d’âmes.

Ce serait vous tirer de votre état que de vouloir vous donner une peine

401 [D.3.91]. Abandon. Oraison. Enfance.

Je suis assurée que ce qui fait à présent votre crainte et votre tourment, fera un jour votre joie

402 [D.3.92]. Abandon purifiant. Voie du fond., etc.

Votre lettre, mon cher F[rère], m’a comblée de consolation, y voyant les dispositions de soumission

403 [D.3.94]. Amour, souffrances, fidélité à Dieu.

Je m’en vais, monsieur, unie à vous en Notre-Seigneur au-delà de ce que je vous en puis dire.

404 [D.3.95]. Abandon absolu.

Il ne s’agit pas d’avoir des certitudes

405 [D.3.96]. Abandon. Fidélité. Vicissitudes.

Vous ne devez pas douter que je ne reçoive agréablement de vos nouvelles, surtout des intérieures

406 [D.3.97]. Union. Corruption. Enfance.

J’ai toujours beaucoup de joie, mon cher F[rère] lorsque j’apprends des nouvelles de votre âme

407 [D.4.81]. Voie de l’amour et de la foi.

Nous avons attendu longtemps de vos nouvelles, mon cher f[rère]

408 [D.4.85].

Il est bien juste que le cher ** ait de quoi mourir à soi-même.

409 [D.4.86]. Croix. Enfance.

Je me réjouis et de votre meilleure santé et des miséricordes que Dieu vous fait.

410 [D.4.87]. Bonheur des croix.

Votre lettre m'a fait un véritable plaisir en voyant les dispositions de votre cœur dans l'état de croix où Dieu vous a réduit.

411 [D.4.88]. Résister au démon par foi et abandon à Dieu.

Je ne suis nullement surprise de ce que vous éprouvez, Dieu m'ayant fait connaître

412 [D.4.91]. Dépouillement, avancement.

Je vous assure, ma chère demoiselle, que vous êtes beaucoup mieux que vous ne pensez.

413 [D.4.92]. Recueillement. Oraison. Abandon.

Si j'avais à me plaindre de quelque chose dans votre lettre, monsieur, c'est qu'elle est trop cérémonieuse

414 [D.4.93]. Fidélité à l’oraison bien que sèche.

Il est bon d'être humble, mais il ne faut pas que vous preniez pour vous ce qui n'est pas écrit à vous

415 [D.4.94].

J'ai toujours de la joie d'apprendre de vos nouvelles, voyant que vous voulez être à Dieu sans réserve et que vous persévérez dans Son amour.

416 [D.4.95].

Lorsque les sécheresses sont longues et fortes, il faut faire agir le cœur, ainsi que le père Surin s'exprime

417 [D.4.96]. Souffrir les sécheresses.

Accoutumez-vous de bonne heure à être sevré et à manger le pain sec

418 [D.4.97]. Décès en état de sécheresse.

Je ne crois pas que vous deviez vous inquiéter pour votre chère épouse

419 [D.4.99]. Du sacrifice de l’âme.

Il est certain, mon très cher f[rère], que, quoique nous ne devions faire cas pour nous-mêmes que de la foi nue et de l'amour pur

420 [D.4.100]. Comment il faut donner conseil.

Que dirai-je à mon cher **, sinon que sa lettre m'a plu beaucoup

421 [D.4.101]. Avis de conduite.

Souvenez-vous, mon cher f[rère], de ce mot de l'Imitation 

422 [D.4.105]. Oraison. Présence de Dieu.

Votre long silence, mon cher f[rère] en Jésus-Christ, ne m'a pas mise en peine un moment.

423 [D.4.110]. de consolation.

Monsieur, Quoique je prenne beaucoup de part aux grandes afflictions que Dieu vous envoie

424 [D.4.111]. de consolation.

J'ai appris, monsieur, par une lettre de **, comme Dieu continue de vous affliger.

425 [D.4.112]. Consolation.

Je vous assure, mon cher frère en Notre-Seigneur, que personne ne prend plus de part à vos afflictions que moi 

426 [D.4.113]. Salut des enfants mourants.

Je crois que vous ne doutez pas, mon cher frère en Jésus-Christ, qu'étant aussi unie que je le suis avec vous

427 [D.4.114]. Usage et fruits des afflictions.

J'ai appris l'état où vous êtes, et mon cœur, loin d'être resserré par l'affliction, est dilaté par la joie.

428 [D.4.116]. Foi nue. Amour pur.

M. * m’a lu la lettre que vous lui avez écrite, qui m’a fait beaucoup de plaisir

429 [D.4.117].

J'ai vu la lettre du cher **. Quand il aurait pour directeur un saint du Ciel

430 [D.4.118]. Oubli et vide de soi-même.

Mon cher E[nfant], oubliez-vous vous-même pour ne plus penser qu’à Dieu en Lui-même et pour Lui-même.

431 [D.4.119]. Perdre tout.

Je n'aurai point de repos que je ne vous aie perdu avec moi en Dieu pour toute l'éternité.

432 [D.4.120]. Oublier tout.

Mon cher f[rère], oublions tout ce qui nous concerne pour nous jeter à corps perdu entre les bras de l'amour sacré.

433*** [D.4.124]. Touchant les nouveaux prophètes.

Mon cher frère,

Nous avons enfin ici ** dont je suis tout à fait contente. C'est un cœur bien droit au Seigneur.

434 [D.4.125]. Touchant les Nouveaux Prophètes (suite).

Que le bon monsieur ** soit persuadé de l'union que j'ai avec lui en Jésus-Christ.

435 [D.4.126]. Union des âmes en Dieu.

Je vous assure, mon cher f[rère] en Notre-Seigneur, que si Dieu vous donne quelque charité pour moi


III. « Un progrès qui va encore plus loin ».

436 [D.1.172]. De l’abandon absolu.

Si nous n’éprouvions jamais ce que nous sommes

437 [D.1.173]. Abandon à la volonté et vertu de Dieu.

Non, madame, il n’y a qu’une chose : c’est de demeurer dans notre impuissance et dans notre néant

438 [D.1.174]. Abandon dans les revers, etc.

Je vous porterais beaucoup de compassion si je ne savais que le chemin de la croix

439 [D.1.175].

Dieu fait ce qu'Il veut faire de nous.

440 [D.1.176].

Comment sauriez-vous ce que je dois devenir

441 [D.1.177]. Abandon au jugement de Dieu.

Il peut être très vrai que Dieu est fâché contre moi

442 [D.1.178]. Se prêter à Dieu sans attache.

N. devrait servir d'un grand exemple aux autres

443 [D.1.179]. L’abandon se réitère sans multiplicité.

Je comprends aisément ce que vous me dites pour l'avoir éprouvé.

444 [D.1.180]. Perte de tout sans appui.

Il y a un temps où il semble que la perte soit assurée

445 [D.1.181]. Perdre la sagesse humaine.

Voilà une lettre pour N. Je vous assure que je l'aime plus que jamais

446 [D.1.182]. Perdre la sagesse humaine.

Pourquoi la sagesse humaine nous est-elle si fort nuisible ?

447 [D.1.183]. Détachement spirituel et simplicité.

Lorsque je vous dis hier qu'il ne fallait pas dire les défauts à N.

448 [D.1.184]. Horreur de l’appui sur soi.

Pour vous, ma chère, mon cœur est d'autant plus à vous que je vous vois plus dans la défiance de vous-même

449 [D.1.185]. Perte des répugnances spirituelles.

Il me semble que mon cœur est le trône du pacifique Salomon.

450 [D.1.186]. Perdre l’attache à l’extraordinaire.

J'ai songé à ce que mande N. sur Marie Joseph

451 [D.1.187]. L’état du rien possède Dieu.

Je viens de recevoir votre lettre, mon cher N., sur les circonstances de la mort de Marie Joseph.

452 [D.1.190]. Ne tenir à rien, etc.

Je crois qu'il y a encore bien des petites choses sur quoi vous tenez, et bien des défauts.

453 [D.1.191].

C'est pour vous prier d'étendre et de dilater votre cœur, ou plutôt de le laisser étendre à la grâce, ce cœur trop petit pour l'immense Dieu.

454 [D.1.192]. S’avancer du connu, etc.

Je ne puis douter que M. ne soit arrêté malgré sa bonne intention.

455 [D.1.193]. Aller à Dieu par l’esprit, etc.

Je viens d'apprendre une chose qui m'a, je ne dirai pas, affligée

456 [D.1.194]. Aller dans le simple général.

J'ai toujours une extrême joie d'apprendre de vos nouvelles car votre âme m'est bien chère. Je ne crains pas pour vous

457 [D.1.196].Ne pas juger le spirituel par le sensible.

J'ai beaucoup pensé à vous depuis quelques jours.

458 [D.1.197]. Manières d’agir de Dieu opposées à celles des hommes.

Que je suis ravie que Dieu vous fasse sentir votre faiblesse !

459 [D.1.198]. Comment juger des choses divines.

Je crois que N. me connaît assez. Je l'estime fort

460 [D.1.200]. Diverses opérations, etc.

Vous savez bien qu'étant unie à vous au point que j'y suis en Jésus-Christ

461 [D.1.201]. Fautes de surprise, etc.

Rien ne peut me faire plus de plaisir que d'apprendre de vos nouvelles, surtout étant aussi bonnes que je les remarque.

462 [D.1.202]. Compassion des faibles. Jugements de Dieu.

Quoique votre lumière soit très profonde pour votre degré, je connais pourtant qu'il y a bien des choses que vous verrez un jour d'un autre œil

463 [D.1.203]. humiliation et enfance.

Ce sont, comme dit Jésus-Christ de saint Jean, des lampes ardentes et luisantes

464 [D.1.204]. Petitesse et enfance.

Que dirai-je à mon petit Séraphin, sinon qu'il faut qu'il soit si petit que l'on ne l'aperçoive plus

465 [D.1.205]. Simplicité, petitesse, abandon.

à l'auteur : « J'ai vu votre lettre […] Réponse : Vous ne sauriez comprendre le plaisir

466 [D.1.206]. Simplicité et conduite des enfants.

J'avais des douleurs qui m'ont empêchée de vous écrire hier plus au long. Je ne puis souffrir, dans les enfants du petit Jésus, cette affectation d'une sévère vertu.

467 [D.1.207]. Obéissance et abandon enfantin.

Vous savez que je vous ai dit que je n'avais pas la force de désobéir.

468 [D.1.208]. Agir en simplicité.

Vous ne sauriez être trop simple

469 [D.1.209]. Simplicité et pureté de cœur.

Je vous assure que rien ne peut me donner une plus forte joie que d'apprendre que vous avancez dans l'amour de Dieu simple et véritable

470 [D.1.210]. Humilité.

Je vous assure, N., que je souhaite que nous soyons si petits qu'on ne nous voie qu'à travers un microscope.

471 [D.1.211]. Humilité et espérance de l’humble.

C'est le propre de la présomption de s'enfler horriblement dans la prospérité et de s'abattre étrangement dans l'adversité.

472 [D.1.212]. Connaître la volonté de Dieu.

Vous savez que la véritable disposition pour connaître la volonté de Dieu est la nudité de tout penchant.

473 [D.1.216]. Union en charité, etc.

Je vous assure que Dieu vous fait éprouver ce qu'Il me fait éprouver

474 [D.1.217].

Je ne désire rien tant au monde que l'union entre mes vrais enfants

475 [D.1.218]. Unions spirituelles.

Vous ne devez pas douter que l'assurance, que vous me donnez, de l'union de votre cœur

476 [D.1.219]. Union des âmes en Dieu.

Il y a des moments qu'il me semble que mon âme vous attire à elle

477 [D.1.220]. Unions spirituelles, etc.

Je suis pressée de vous dire que, quoique je sois ici environnée de saints

478 [D.1.222]. Ravissement et union en Dieu.

Lundi 4 juillet, étant à la messe à Notre Dame, tout à coup Dieu m'a comme abîmée

479 [D.1.223]. Union en Dieu invariable.

Pourquoi se gêner à dire lorsque le Seigneur n'y porte pas ?

480 [D.1.224]. Fondements de l’amitié et de l’union véritable.

N. sait bien sans doute que je tiens à lui par l'éternel même et l'immuable

481 [D.1.225]. Unité de volonté, etc.

On a peine à comprendre ce que c'est que la mort de la volonté et l'extinction des désirs.

482 [D.1.229]. Opérations de Dieu, etc.

Je vous prie de ne vous confesser que lorsque Dieu vous en donnera le mouvement.

483 [D.1.230].Tout à Dieu. Rien à nous.

La M. était une grande servante de Dieu et bien prévenue de Lui dès sa jeunesse.

484 [D.1.231]. Dieu seul.

Ne doutez point, ma très chère sœur, que vous ne me soyez fort présente

485 [D.1.234]. Suivre Dieu pour vivre de sa vie.

Je vous prie, au nom de Dieu, de ne vous gêner point sur le nombre de vos communions par semaine

486 [D.1.235]. Nouveau jour, tout en Dieu.

Je vous entends à merveille. Ce nouveau jour que vous éprouvez est un commencement de ce jour éternel.

487 [D.1.237]. Le vrai amour ne trompe point.

Non, je ne veux point que l'on appelle l'amour « trompeur » : il ne le fut jamais.

488 [D.1.238]. Dieu seul. Néant du reste.

Je ne sais, mes enfants, pourquoi vous vous amusez à une personne qui n'a rien de bon

489 [D.1.239]. Attendre les promesses en patience.

Je me trouve toujours de plus en plus unie à vous pour les âmes que vous savez.

490 [D.1.240]. L’intérieur inconnu, etc.

Il n'y a rien qu'on n'ait inventé contre l'intérieur pour le détruire.

491*** [D.2.111]. Sentiment. Raison. Foi.

Il y a deux sortes de goûts, celui du fond et celui du sentiment.

492 [D.2.117]. Avis de patience, d’oraison, etc.

J'ai vu la lettre de votre ami.

493 [D.2.118]. Petitesse. Point d’appui dans la purification.

N. vous est plus propre que nul autre parce qu'il est véritablement petit

494 [D.2.119]. Ne point juger de soi-même.

Je vous prie, au nom de Dieu, de n'hésiter point sur le fait de laisser à Dieu le soin de vous juger

495 [D.2.120]. Abandon libre et absolu.

Je crois qu'en l'état où vous êtes, vous ne sauriez trop vous délaisser.

496 [D.2.121]. Vie propre, difficile à perdre.

Je vous ai si souvent dit qu'il faut une perte et mort sans ressource parce que votre vie n'est plus de la nature 

497 [D.2.122]. Perte et abandon.

La lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire m'a beaucoup donné de joie, m'apprenant l'état de votre santé.

498 [D.2.123]. Perte et abandon.

Des abîmes de malheurs, M., mais de bonheurs, parce que le sacré abandon rend douces les choses les plus fâcheuses.

499 [D.2.124]. Abandon à Dieu et sa sûreté.

On ne saurait jamais rien risquer en s'abandonnant à Dieu.

500 [D.2.125]. Abandon.

Vous m'aviez dit que vous m'écririez, mon cher Enfant

501 [D.2.126]. Abandon.

Assurez-vous que je n'ai point de peine de tout ce que l'on pense de moi

502 [D.2.127]. Abandon à l’amour purifiant.

Je vous plaindrais extrêmement si je n'étais assurée de la bonté de Dieu sur vous.

503 [D.2.128]. Abandon et sacrifice de soi.

J'ai oublié à vous prier de m'écrire lorsque vous seriez dans la peine

504 [D.2.129]. Oubli.

Soyez certaine que vous ne fûtes jamais plus à Dieu que vous y êtes

505 [D.2.130]. Perte d’appuis. Abandon.

Il faut mourir à tout, et je ne serais nullement fâchée

506 [D.2.131]. Peines dans l’abandon interrompu.

La peine que vous avez vient assurément de votre infidélité

507 [D.2.132]. Abandon absolu.

Après avoir porté la paix de l'amour, il faut porter la rigueur de l'amour.

508 [D.2.133]. Pur abandon, etc.

J'écris seulement deux mots à N. où je mande simplement ma disposition.

509 [D.2.134]. Peines dans l’abandon.

Je ne m'étonne pas que vous soyez comme vous êtes, n'étant par encore fixe dans l'abandon.

510 [D.2.135].

Chacun est conduit différemment.

511 [D.2.136]. Abandon sans réserve.

Vous ne devez pas douter, madame, de ma fidélité pour votre service.

512 [D.2.137]. Abandon et perte sans et avec courage.

Dieu a deux manières de conduite sur les âmes abandonnées 

513 [D.2.138]. Nécessité de l’anéantissement.

Oui, il faut que vous soyez anéanti

514 [D.2.139]. Avantage et rareté de l’abandon.

Qu'un cœur qui n'a plus de réserve avec Dieu est content et heureux

515 [D.2.141]. Perte et abandon.

Il est vrai que j'ai souhaité que vous perdissiez toute voie

516 [D.2.142]. Mort, perte, exil du cœur.

C'est à présent, ma chère N., que Dieu vous veut entièrement tirer de vous-même

517 [D.2.143]. Dépouillement.

Vous ne sauriez croire combien vous m'êtes chère en Notre-Seigneur et la part que je prends à vos maux.

518 [D.2.144]. Sacrifice. Suivre Dieu.

J'ai de la joie que vous soyez mieux de toute manière

519 [D.2.146].

Je crois que vous ne sauriez trop continuer de suivre

520 [D.2.148]. Patience. Oraison. Souffrances.

Si vous pouviez donner quelque croyance à mes paroles

521 [D.2.149]. Tranquillité. Peines de propriété.

Lorsque vous voyez des personnes pleines de vie de grâce

522 [D.2.150]. Souplesse aux mouvements divins.

Il m'a passé par l'esprit que Dieu veut de vous une souplesse

523 [D.2.151]. De l’humilité.

L'anéantissement total ôte le sentiment de l'humilité

524 [D.2.152]. Néant de la créature.

Je ne sais qui sont ceux qui ont de belles choses à dire 

525 [D.2.153]

Ce matin, en m'éveillant sans penser à vous

526 [D.2.155]. Esprit libre et enfantin.

Vous avez raison de dire que l'union n'est pas finie entre vous et N.

527 [D.2.156]. Opération de Dieu. Pureté, etc.

Lorsque Dieu nous donne quelque impression

528 [D.2.157]. Impressions divines et passagères.

Comme je me doutais de l'occupation que vous avez

529 [D.2.160]. Commencement de résurrection spirituelle.

J'ai un mouvement assez fort de vous écrire et je le fais.

530 [D.2.161]. Dieu sauve ce qui est perdu.

Pour comprendre la conduite de Dieu sur les pécheurs

531 [D.2.162]. Destruction de la sagesse humaine.

Je vous prie instamment de travailler à vous rapetisser en toutes choses

532 [D.2.163]. Petitesse et souplesse.

Je ne demande rien autre chose sinon que votre cœur soit ouvert

533 [D.2.164]. Agir par la volonté de Dieu seul.

J'ai bien cru que vous recevriez les choses que je vous ai dites comme vous les avez reçues 

534 [D.2.165]. Séparation de l’âme et de l’Esprit.

Ce que vous trouviez grand me paraît moins que des fourmis en comparaison de la grâce

535 [D.2.166]. Etat et voie de la foi nue.

La foi de l'ancienne loi était appuyée sur les promesses, en s'y assurant.

536 [D.2.167]. De la perte totale du soi.

J'ai1 admiré, madame, la bonté de Dieu en voyant votre lettre.

537 [D.2.168].

Je suis bien aise que Notre-Seigneur ne vous épargne pas.

538 [D.2.171]. Etat d’anéantissement.

Que celui qui a commencé achève Lui-même de nous détruire et anéantir.

539 [D.2.172]. Mort, résurrection, perte.

Il n'est plus temps d'être malade.

540 [D.2.173]. Souffrances et purification d’une âme ressuscitée.

Il est certain que, lorsque l'âme est arrivée en Dieu

541 [D.2.174]. Abandon, amour, croix.

Puisque vous avez, madame, l'humilité de vouloir bien que je vous écrive encore mes petites pensées, qui me semblent bien n'être pas les miennes

542 [D.2.175]. Sacrifice et soumission extrême.

J'ai appris en votre absence la nouvelle la plus dure pour moi

543 [D.2.176]. Etat d’une âme toute sacrifiée.

Une âme s'est trouvée aujourd'hui sacrifiée

544 [D.2.177].

Je suis dans une très grande peine de l'état où l'on me mande que vous êtes.

545 [D.2.178]. Bonheur de souffrir pour Dieu.

J'apprends avec joie que la situation de N. est plus douce que je ne l'avais pensé.

546 [D.2.179].

Je ne vous oublierai jamais, messieurs, en quelque lieu que la divine Providence me conduise.

547 [D.2.180]. Oraison, amour pur, croix.

Je vous assure, monsieur, que la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, m'a fait beaucoup plus de plaisir que les persécutions qu'on me fait ne me donnent de peine.

548 [D.2.181]. Pur abandon.

J'ai ressenti une si grande joie de me voir dépouillée de tous mes biens et de tous mes amis

549 [D.2.182]. Etat de pur abandon.

Quelle précaution peut prendre une personne qui n'étant plus à elle

550 [D.2.184]. Pur abandon et la tranquillité.

Votre lettre m'a donné une extrême joie voyant que vous avez bien voulu soumettre votre esprit.

551 [D.2.185]. Dégagement de l’âme, combien sûr.

S'il ne tombe pas une feuille que par l'ordre de notre Père céleste

552 [D.2.186]. Réunion. Souffrances. Abandon.

Comme il me faut suivre tous mes mouvements, je le fais sans résistance

553 [D.2.187]. Etat d’unité avec Dieu.

J'ai peine à écrire de moi.

554 [D.2.189]. Etat d’enfance et d’anéantissement.

Il faut vous rendre compte de mes dispositions puisque Dieu le veut

555 [D.2.191]. Excellence, prérogatives et effets de l’amour pur.

Il y a je ne sais quoi dans mon cœur pour madame que je ne puis bien vous dire.

556 [D.2.194]. Dieu conduit par le cœur.

On ne peut point toujours combattre son propre cœur

557*** [D.2.196]. Etat de l’âme réunie à Dieu.

Vous me demandez, mes chers enfants, ma disposition 

558 [D.2.197]. Connaissance sublime du péché.

Je me sens pressée de vous faire connaître quelque chose de la disposition

559 [D.2.198]. Etat de la foi toute nue.

Les faiblesses sont mon partage

560*** [D.2.199]. Aveu de son néant.

Il faut que je vous dise encore une chose qui me tient fort à cœur

561 [D.2.200]. Etat de la foi toute nue, etc.

J'ai connu l'état où Dieu veut me faire passer et qu'il n'y aura point encore eu d'exemples connus

562 [D.3.101]. Règne de Jésus-Christ par l’intérieur.

Ma très chère sœur et amie en Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre lettre m'a donné une véritable consolation

563 [D.3.107]. Communications, etc.

Vous me demandez comment est-ce qu'une âme perdue en Dieu distingue

564*** [D.3.109]. Dieu-parole dans les âmes pures.

La manière dont je me trouve, mon père, à votre égard m'ôte entièrement la liberté de vous parler

565 [D.3.110]. Enfance de Jésus-Christ.

Ces vers vous expliqueront quelle est la nature de ma dévotion pour le saint Enfant Jésus.

566 [D.3.111]. Voir tout en Dieu.

L'abandon à Dieu est plus que toutes les assurances des créatures.

567 [D.3.112]. Etat d’anéantissement.

O que l'état que je porte, si petit et si abandonné, est étrange, et qu'il est rare !

568*** [D.3.113].

On se connaît, monsieur, sans s'être jamais vu !

569 [D.3.114]. Communications divines.

O mon enfant, comprenez toujours de plus en plus les desseins de Dieu sur ses pauvres créatures

570 [D.3.115]. Certitude des communications divines.

Dieu me donne les choses de telle sorte qu'elles me viennent comme des pensées purement naturelles dans le moment.

571 [D.3.116]. Communications divines.

Il semble que je vous porte partout sitôt que je suis seule en paix, et il se fait en moi une prière continuelle

572*** [D.3.117]. Diverses épreuves pénibles.

Un feu secret, insensible, caché, inconnu, me dévore et me laisse souvent sans parole.

573 [D.3.119]. Peines de réjection de Dieu.

Je fis hier assurément quelques fautes après que je fus hors du parloir

574 [D.3.120]. Résister à Dieu. Directeurs.

Dieu me traita hier à Sa mode et il fallut Le laisser faire, et, pour ne m'y pas opposer, j'allais me cacher.

575 [D.3.121]. Imperfections pénibles à une âme pure.

Dieu me fait éprouver un état que je ne puis bien exprimer : c'est dans l'expérience des imperfections.

576 [D.3.122]. Silence, solitude, vrai amour.

Je suis si muette que c'est pitié.

577*** [D.3.124]. Esprit divin de direction.

Comme je ne veux et ne puis résister à la grâce, je vous dirai ce que j'ai eu sur vous lorsque je vous parlais et que votre âme n'acquiesçait pas

578 [D.3.125]. Union des âmes ici et hors de cette vie.

Je ne doute point que vous n'ayez été très touché de la mort de N.

579 [D.3.126]. Zèle pour le royaume de Dieu.

Il m'est venu dans l'esprit que ce que Notre-Seigneur voulait de moi n'était pas de soigner aux pauvres et aux corps.

580 [D.3.127].[Les souffrances du directeur].

Quelque grâce qu'ait une personne pour la direction

581 [D.3.128]. Disposition des conducteurs, etc.

M. m'a parlé sur le sujet de N.

582 [D.3.130]. Paternité et filiation spirituelle.

J'ai lu votre lettre, mon cher F[rère], avec consolation, voyant la continuation des miséricordes de Dieu sur vous.

583 [D.3.131]. Ecrits des femmes.

Il m'est venu dans l'esprit pourquoi Dieu se servait des pauvres femmelettes pour faire ses meilleurs coups 

584 [D.3.132]. Souffrir pour des âmes.

Si vous voulez écouter tout le monde, où en serez-vous ?

585 [D.3.133]. Douleurs pour les âmes infidèles.

Mon âme demeure dans sa paix et dans son abandon

586 [D.3.134]. Petitesse et détachement, etc.

Il m'est venu de vous dire que je n'ai point du tout l'envie d'aider.

587 [D.3.135]. Conduite spirituelle.

Pour vous parler avec toute l'affection de mon cœur

588 [D.3.136]. Désintéressement de conduite spirituelle.

N. est parti de grand matin.

589 [D.3.139]. Conduite désintéressée des autres.

Je suis ravie que vous m'ayez expliqué vos peines.

590 [D.3.140]. Agir par le cœur.

Le dimanche matin 15, je souffris beaucoup de l'esprit de la personne que vous savez.

591 [D.3.141]. Ne regarder qu’à Dieu.

Après y avoir bien pensé devant Notre-Seigneur, je crois vous devoir dire et répéter qu'il m'est impossible de changer d'avis sur votre conduite.

592 [D.3.143]. Mouvements divins, etc.

Je suis moins sûre de ma santé par les remèdes que par l'assurance intérieure

593 [D.3.147]. Voie d’opprobre d’une âme de choix.

Notre-Seigneur n'a point encore voulu de moi, et il faut que je serve à Ses desseins par ma destruction

594 [D.3.148]. Traverses, croix, abandon.

Il me semble que Dieu vous destine à me servir d'une vraie fille dans les croix que Sa bonté me ménage avec tant d'amour.

595 [D.3.149]. Participation aux opprobres.

Je porte aujourd'hui une impression de croix étrange et sans nulle consolation, pas même de vous.

596 [D.3.150].

Vous ne devez pas douter que la croix ne soit aussi avant dans mon cœur qu'elle l'est dans le vôtre.

597 [D.3.151]. Egalité.

Je croyais que vous vouliez laisser tout de bon ce méchant néant dans sa solitude

598 [D.3.152]. Abandon.

Je vous avais écrit, selon le mouvement que j'en avais eu, le billet ci-joint.

599 [D.3.153]. Ne dépendre que de Dieu.

Madame, je vous promis hier que je ferais ce que vous me disiez

600 [D.3.154]. Abandon aimable.

Mon âme est à son Dieu d'une manière inexplicable : son abandon égale Son amour.

601 [D.3.155] ; Simplicité.

Je ne puis agir qu'avec simplicité.

602 [D.3.156]. Procurer le bien salutaire du prochain.

Mon cher et vén[éré] F[rère] en Jésus-Christ, je vous assure que mon cœur est toujours bien uni au vôtre

603 [D.4.127]. Aimer l’enfance, etc.

C'est de tout mon cœur que je vous reçois, mon cher enfant, au nombre des enfants de notre divin petit Maître

604 [D.4.128].

J'ai toujours beaucoup de joie, mon cher f[rère] en Notre-Seigneur, d'apprendre de vos nouvelles, sachant que vous voulez être à Dieu sans réserve.

605 [D.4.130]. Effet des prières après la mort.

J'ai appris, mon cher f[rère], avec joie, la guérison du fils de notre cher ami.

606 [D.4.131]. Sentir ses misères.

Je vous plaindrais dans ce que vous souffrez, si je ne connaissais le prix et la valeur des souffrances

607 [D.4.137]. Simplicité. Vérité. Oraison.

Voilà une lettre que j'ai eu mouvement de vous envoyer 

608 [D.4.138]. Destruction de l’amour-propre.

Je me suis trouvée ce matin un renouvellement pour vous avec un grand goût de votre âme.

609 [D.4.139]. Ne point régler la vérité, etc.

Je vous conjure que l'on envoie la lettre que j'écrivis par vous à N.

610 [D.4.140]. Douleurs spirituelles pour autrui.

Dieu me poursuit, depuis que je suis ici, comme avec un flambeau

611 [D.4.141]. Docilité spirituelle, etc.

Je suis contente, et Dieu aussi, de votre docilité.

612 [D.4.142].

Que le Seigneur soit Lui-même votre guide, mon cher enfant

613*** [D.4.144]. Communications intérieures et divines.

Je sens toujours au cœur cette plaie dont je vous ai écrit : elle augmente en profondeur.

614*** [D.4.147]. Epreuves par les démons, etc.

Il y a des âmes qui sont éprouvées par les démons

615 [D.4.155]. Abandon. Condamnation.

Je crois que vous ne pouviez prendre une résolution plus équitable

616 [D.4.156]. Usage des événements et vicissitudes.

Je viens de recevoir votre lettre qui m'a consolée dans mon exil

617 [D.4.157]. Paix. Abandon. Dieu au-dedans.

Je vous avais promis de vous écrire

618 [D.4.158]. S’unir en Dieu, etc.

On m'interroge sur mon livre et quoique je l'aie abandonné et soumis

619 [D.4.159].

Cette action de M. m'a paru d'une lâcheté extrême

620 [D.4.160]. Des écrits et matières mystiques.

La personne à qui vous avez écrit, monsieur, doit vous dire que la charité qui est le pur amour

621 [D.4.161]. Amour de la nudité. Horreur de l’appropriation.

Puisque vous voulez savoir ma disposition

622 [D.4.163].

Sans la maladie, monsieur, je me serais donné l'honneur de vous écrire

Lettre d’une paysanne.

623 D’une paysanne à Madame Guyon.

Anéantissement du moi de l’âme ; règne du pur Amour.

Il n’est pas possible de pouvoir exprimer l’abîme des maux

Témoignages.

I. Ecrits spirituels de jeunesse.


624. « Conduite de Dieu envers une simple bergère. » 4 mars 1674.

[…] L’âme est dans un si grand délaissement

625.  « Le jour de la transfiguration... » Avant 1681.

Le jour de la Transfiguration, après la communion, je fus mise en l’état présent

626. « Mon état présent... » Avant 1681.

Mon état présent, et qui n’est qu’une continuation et augmentation de celui dans lequel je suis toujours

627. « …un chemin fort aride… » Avant 1681.

Notre-Seigneur, depuis quelques temps, me conduit par un chemin fort aride

628. « Ces paroles de Job… » Avant 1681.

Ces paroles de Job m’ont été fortement imprimées en l’esprit

629. « Je suis toujours dans le même état… » Avant 1681.

Je suis toujours dans le même état dans le fond

63 « …pour purifier… » Avant 1681.

L’état présent où Dieu me met, est, ce me semble, pour purifier en moi bien des choses

631. « …un abîme de miseres… » Avant 1681.

Toutes les choses qui se sont passées en moi me paraissent des songes

632. « …il me semble que je ne suis que misères. » Avant 1681.

Quand je converse avec quelques bonnes personnes, cela m’humilie beaucoup

633. « De la souffrance. » Avant 1681.

[…] Quand une âme se trouve en quelque passage fâcheux, il faut pour lors qu’elle se jette d’abord en Dieu

634. « Pensées sur le Gloria patris. » Avant 1681.

Comment Lui rendrons-nous cet honneur et cette gloire

635. « Différentes manières dont Dieu se sert… » Avant 1681 ?

[…] Dans les commencements qu’une âme se donne à Dieu

636. « Différentes manières de voir en esprit les choses... » Avant 1681.

Dieu nous mettant dans un état, à mesure que nous y avançons, Il nous le donne à connaître

637. « La disposition de mon esprit... » Avant 1681.

La disposition de mon esprit présente est telle, je sens un calme universel

638. « Toute mon occupation ne vient que de l’amour... » Avant 1681.

Toute mon occupation ne vient que de l’amour qui me remplit toute


II. Ecrits tardifs et témoignages des tiers.

.

639. « Faisant vers vous selon notre pouvoir...» Après 171

« Ecrit adressé peut-être à Mr de Ramsay ». Faisant vers vous, selon notre pouvoir, la fonction de serviteurs du souverain Père de famille

64 « Devoirs de la créature intelligente... » Avant 1681 ?

Devoir : reconnaître qu’elle n’est rien et n’a rien qu’elle n’ait reçue de son Créateur.

641 « Moi qui suis petite avec vous... »

Moi qui suis petite avec vous en votre présence, et qui, en votre absence, parle hardiment

642.  « Le soir de la Pentecôte... »

Ces martyrs doivent souffrir un martyre extraordinaire, non en répandant leur sang, mais étant captifs de la volonté de Dieu

643.  « Le dernier de janvier, en soupant le soir... »

on s’aperçut tout d’un coup que N. [Madame Guyon] versait des larmes…

[accompagné d’un cantique]

644. « De l’abbé de la Bletterie à un ami (…) » Après 1733.

[...] Vous savez, monsieur, que j'ai demeuré dans une ville peu éloignée de Blois. […] J'ai questionné plusieurs personnes, qui se souviennent distinctement de l'avoir vue […] Dès l’âge de dix-huit ans, elle avait fait connaissance avec M. Fouquet


Annexes du tome III.


Index des noms propres et liste de termes spirituels fréquents.

Table des illustrations.


Annexes communes aux trois tomes.


Table générale des lettres de la Correspondance.

Distribution de l’ensemble de la Correspondance.

Correctifs de la Correspondance (incluant la pièce 80 du tome I) et de la Vie par elle-même.



TABLE DES PRINCIPAUX TITRES DE TOUS LES TOMES


µµ A faire tardivement !


Verso pages de titres des 14 volumes :

Série Madame Guyon

en suivant la chronologie :


1. La Vie par elle-même I ‘Jeunesse’ - Témoignages - II ‘Voyages’

641 pages

2. Explications des Ecritures

587

3. Oeuvres mystiques : Moyen Court – Torrents – Abrégé – Cantique – Poèmes

628

4. Correspondance I Mme Guyon dirigée puis directrice de Fénelon

712

5. Correspondance II Autres directions - Lettres jusqu’à fin juillet 1694

653

6. Justifications I clés 1 à 44

532

7. Justifications II clés 45 à 69 – Autorités des Pères grecs 

531

8. La Vie par elle-même III ‘Paris’ – Les Prisons – Compléments ms2257

616

9. Correspondance III Août1694 à Mai 1698 

476

10. Correspondance IV Chemins mystiques 

676

11. Les années d’épreuves, emprisonnements et interrogatoires

563

12. Discours sur la Vie intérieure

663

13. Biographie & Etudes

334

14. Des Tables & des Index

264



Cette série reprend les textes édités et présentés par Dominique Tronc dans les collections ‘Sources classiques’, ‘’Bibliothèque des correspondances’, ‘Pages d’archives’ de l’éditeur Champion ; dans la collection ‘Sources mystiques’ publiée au Centre Jean-de-la-Croix ; dans la série ‘Chemins mystiques’ imprimée en ligne.

A court terme il s’agit maintenant d’assurer l’accès aux principaux écrits mystiques de Madame Guyon sous forme d’imprimés à coûts accessibles ou sous forme de fichiers électroniques.

A plus long terme il s’agit de préparer et proposer une édition critique de l’essentiel mystique guyonien.

Cette reprise d’éditions aux numéros 1 à 3, 5 à 9 pose un problème de droits en ce qui concerne l’éditeur Champion ; levé pour les ouvrages de la collection ‘Sources mystiques’.

Tous les volumes sont diffusés à prix coûtant. Les numéros sous droits sont réservés aux amis ou rendus disponibles après demande motivée.

La structure de la présente ‘Série Madame Guyon’ livre environ la moitié des écrits mystiques de la ‘Dame directrice’. Leur distribution est nouvelle. Les omissions sont signalées.


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TABLE DES MATIÈRES DETAILLEE DE CE TREIZIèME TOME


Table des matières

Des INDEX 5

Index des noms de personnes 7

Index de lieux et de thèmes 23

Correctifs de  La Vie par elle-même et autres écrits biographiques : 29

Index biographique. 31

Des TABLES 77

TABLE GÉNÉRALE DES PIÈCES figurant dans les trois volumes de la Correspondance. 79

Tome I, Directions spirituelles : 79

I. Lettres du P. Maur de l’Enfant-Jésus. 80

0. [1re] Du P. Maur. fin 1670 ? 80

0. [2e] Du P. Maur. 1673 ? 80

0. [3e] Du P. Maur. 1673 ? 80

0. [4e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [5e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [6e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [7e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [8e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [9e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [10e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [11e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [12e] Du P. Maur. 1674 ? 80

0. [13e] Du P. Maur. 1674 ? 81

0. [14e] Du P. Maur. 1674 ? 81

0. [15e] Du P. Maur. 1674 ? 81

0. [16e] Du P. Maur. 1674 ? 81

0. [17e] Du P. Maur. 1675 ? 81

0. [18e] Du P. Maur. 1675 ? 81

0. [19e] Du P. Maur. 1675 ? 81

0. [20e] Du P. Maur. 1675 ? 81

0. [21e] Du P. Maur. 1675 ? 81

II. Lettres de Monsieur Bertot 81

0. De J. Bertot. 1672. 81

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674. 81

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674. 81

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674 ? 82

0. À J. Bertot. Avant octobre 1674 ? 82

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674 ? 82

0. À J. Bertot. Avant octobre 1674. 82

0. De J. Bertot. Avant octobre 1674. 82

0. De J. Bertot. 1674 ?  82

0. De J. Bertot. Avant juillet 1676 ? 82

0. De J. Bertot. Avant juillet 1676. 82

0. De J. Bertot. 22 mars 1677. 82

0. De J. Bertot. Avant 1678 ? 82

0. De J. Bertot. Avant 1678 ? 82

0. De J. Bertot. Avant 1678 ? 82

0. De J. Bertot. Avant 1678 ? 82

0. À J. Bertot. Avant 1678 ? 82

0. De J. Bertot en réponse. 1678 ? 82

0. De J. Bertot en réponse à six questions. 1678 ? 83

0. De J. Bertot. 1678 ? 83

0. De J. Bertot. 1678. 83

0. À J. Bertot. Avant avril 1681. 83

0. De J. Bertot en réponse. Avant avril 1681. 83

0. À J. Bertot. Avant avril 1681. 83

0. De J. Bertot en réponse. Avant avril 1681. 83

0. À J. Bertot. Avant avril 1681. 83

0. De J. Bertot. Avant avril 1681. 83

0. De J. Bertot. Avant avril 1681. 83

« Onze dernières lettres de M. Bertot dans le même ordre à une même personne.  Avant avril 1681.» 84

0. [1ere ] De J. Bertot. 84

0. [2e ] De J. Bertot. 84

0. [3e ] De J. Bertot. 84

0. [4e ] De J. Bertot. 84

0. [5e ] De J. Bertot. 84

0. [6e ] De J. Bertot. 84

0. [7e ] De J. Bertot. 84

0. [8e ] De J. Bertot. 84

0. [9e ] De J. Bertot. 84

0. [10e ] De J. Bertot. 84

0. [11e ] De J. Bertot. Avant avril 1681. 84

0***. De J. Bertot. Avant avril 1681. 84

Lettres et témoignages 1681-1688 84

0. À Dominique La Motte. 1681. 84

Elle recommande ses enfants à son frère et justifie sa vocation. 84

0. À son Fils Ainé. 1681. 85

« Je ne vous eusse jamais quitté pour rien moins que pour Dieu. » 85

0. À son Fils Cadet. 1681. 85

« … je ne vous oublierai jamais devant Dieu … » 85

0. À son frère. 1681. 85

Réponse à des menaces : « …l’on peut me compter comme n’étant plus. Pour la vocation, si elle est de Dieu, il saura bien la soutenir… » 85

0. À son frère. 1681. 85

« Je renonce de bon cœur à tous mes droits… » 85

0. De Jean d’Arenthon d’Alex à N. 29 juin 1683. 85

« Je l’estime infiniment et par-dessus le père de Lacombe ; mais je ne puis approuver qu’elle veuille rendre son esprit universel… » 85

0. À dom Grégoire Bouvier son frère. 12 décembre 1684. 85

Elle rend compte de sa conduite intérieure et de la rédaction de ses Explications bibliques. 85

0.  Du Cardinal Le Camus à Mgr d’Aranthon d’Alex. À Grenoble, le 18 avril 1685. 85

Informations sur Madame Guyon. 85

0.  À Mgr d’Aranthon d’Alex. 3 juin 1685. 85

Demande de servir dans son diocèse. 85

0. Du Cardinal Le Camus à M. le Lieutenant civil. 28 janvier 1688. 85

Recommandation. 85

0. Du Cardinal Le Camus. 28 janvier 1688. 85

Pour engager M. Le lieutenant civil à rendre justice. 85

0. Papiers donnés à M. L’Official. 8 février 1688. 86

0.  À L’Official de Paris. Du Samedi saint, 1688. 86

Demande de réparation morale. 86

0.  [2e] À L’Official de Paris. 1688. 86

Elle lui demande de transmettre une lettre et se plaint de sa rigueur. 86

0.  À L’Archevêque de Paris. Pâques 1688. 86

« Quel est mon crime ? » 86

0. À L’Archevêque de Paris. Eté 1688. 86

0. Au P. de la Chaize. 1688. 86

0. Eloge. 1688. (Auteur inconnu). 86

0. Sentiments de Madame Guyon. 1688. 86

0. Placet présenté au Roi. 1688. 86

Demande de mise en liberté. 86

0. À Madame de Maintenon. Fin 1688. 86

0. Témoignage anonyme. 1689. 86

La direction de Fénelon à partir de fin 1688 86

I. La « Correspondance secrète » de l’année 1689 87

0. À Fénelon. Octobre 1688. 87

Je suis depuis quelques jours dans un état continuel de prière pour vous. 87

0. À Fénelon. Octobre - novembre 1688. 87

Union intime : « Il a voulu se servir de ce méchant néant, pour vous communiquer Ses miséricordes. » 87

0. À Fénelon. Octobre – novembre 1688. 87

Assurance d’une vie profonde orientée vers Dieu. 87

0. À Fénelon. Novembre 1688. 87

Faut-il brûler ou conserver la rédaction de sa Vie ? 87

0. De Fénelon. 2 décembre1688. 87

« Je m’imagine, sans le savoir, qu’on ne voit plus que Dieu, sans Le voir d’une manière à pouvoir exprimer cette vue… » 87

0. À Fénelon. Décembre 1688. 87

Son état invariable, simple et nu. Elle confie le sort de ses écrits à Fénelon. 87

0. À Fénelon. Décembre 1688. 87

Dieu « fera tout en lui, dans l’oubli où il est de soi-même. » 87

0. À Fénelon. Décembre 1688. 87

Union des puissances suivi du trépas mystique. Abrégé de la conduite de Dieu à conserver. 87

0. À Fénelon. 25 décembre 1688. 88

Ecrite à deux heures après minuit : dévotion au petit Maître et pur amour. 88

0. À Fénelon. Janvier 1689 ? 88

Souplesse parfaite à l’Esprit de Dieu. 88

0. À Fénelon. Janvier 1689. 88

Dieu seul. 88

0. À Fénelon. Janvier 1689 ? 88

« …mon âme, ainsi que je vous l’ai dit, s’écoule sans cesse dans la sienne… » 88

0. De Fénelon. Janvier – février 1689. 88

Une certaine peine unissante. 88

0. À Fénelon. Février 1689. 88

« …d’épurer la foi et d’affermir la volonté par le desséchement de l’esprit. » 88

0. À Fénelon. 21 février 1689. 88

Madame Guyon instrument de la justice de dépouillement. 88

0. À Fénelon. Février 1689. 88

Laisser faire Dieu, vivre dans la foi et non par soi-même. 88

0. À Fénelon. Février - mars 1689. 88

Dieu seul. 88

0. À Fénelon. Février - mars 1689. 88

Souplesse à la volonté divine qui se substitue à la nôtre et simplicité d’un enfant. 88

0. À Fénelon. Mars 1689. 88

Filiation et union divine. 88

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

La foi s’élève sur le débris de notre raison. 89

0.  À Fénelon. Mars 1689. 89

Dieu purifie les qualités naturelles sans que celui qui les possède se les approprie. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Exercer la simplicité. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Communication divine des âmes entre elles et de Dieu avec elles et par elles. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Un regard de complaisance non distinct de Dieu produit grâce et écoulement dans les âmes. Le doute s’oppose à cette communication. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Union qui vient du centre divin. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Je consumerais ma vie à votre service […] je ne puis que me laisser conduire. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 89

Que voulez-vous donc que je fasse de cette Vie. 89

0. À Fénelon. Mars 1689. 90

Cassette des écrits. Marque où il reconnaîtra ce qu’elle a écrit pour lui. 90

0. De Fénelon. 12 Mars 1689 90

0. À Fénelon. Mars 1689. 90

Dieu me tient incessamment devant lui pour vous 90

0. À Fénelon. Mars 1689. 90

Attendre le temps de Dieu pour écrire : « Il est temps de se remplir sans se vider ». 90

0. À Fénelon. Mars 1689. 90

Union et vocation de Fénelon. Inclination à prier en silence. 90

0.  De Fénelon. Mars ? 1689. 90

Tentative de définir l’abandon, la passiveté et le repos de l’âme. 90

0.  À Fénelon. Mars 1689. 90

Repos en Dieu par le don de sa liberté, sûreté de la voie de foi nue, abandon total. 90

0.  De Fénelon. 28 mars 1689. 90

Sécheresse et paix. Faut-il accepter un évêché ? 90

0.  À Fénelon. Mars 1689. 90

Conseils portant sur l’oraison ; Dieu vous conduira en enfant. 90

0.  À Fénelon. 5 ou 6 avril 1689. 90

0.  À Fénelon. 8 ou 9 avril 1689. 91

0.  À Fénelon. 9 avril 1689. 91

0***.  À Fénelon. Avril 1689. 91

0.  De Fénelon. 16 avril 1689. 91

0.  À Fénelon. 19( ?) Avril 1689. 91

Destruction des répugnances. Être aveugle et confiant. « Ne résistez jamais, vous ne souffrirez jamais. » 91

0.  De Fénelon. 22 Avril 1689. 91

« Je me sens assez souvent irrésolu… » 91

0.  À Fénelon. Entre le 25 et le 30 Avril 1689. 91

Il faut perdre les décisions de la raison. 91

0.  De Fénelon. 30 avril 1689. 91

L’abîme obscur de l’abandon ; « Mon union avec vous augmente. » 91

0.  À Fénelon. 1er Mai 1689. 91

0.  À Fénelon. Début mai 1689. 91

« Peut-être irez-vous au but par des chemins écartés … Il n’y a rien à faire, que d’attendre en patience. » 91

0.  À Fénelon. début mai 1689. 91

« Plus ce qui est de vous chez vous sera détruit, plus il vous possèdera. » 91

0.  De Fénelon. 6 mai 1689. 92

Je ne veux plus avoir rien, ni m’avoir moi-même. 92

0.  À Fénelon. 7 mai 1689. 92

0.  À Fénelon. 8 mai 1689. 92

La science des saints et celle des hommes ; il faut perdre l’une et 1’autre, pour n’avoir que la science de Dieu. 92

0.  De Fénelon. 11 mai 1689. 92

« Rien ne m’entre si avant dans le cœur que la pensée d’être uni en vous à Dieu. » 92

0.  À Fénelon. Mai 1689. 92

« Il vous arrivera aussi de perdre souvent la trace de la conduite de Dieu sur vous… » 92

0.  De Fénelon vers le 15 mai 1689. 92

« …qui marche par le chemin de la foi toute nue et tout obscure, ne trouvera que Dieu… » 92

0.  À Fénelon. Milieu mai 1689. 92

« Le temps de l’obscurité est long et ennuyeux … Dieu arrache tout l’acquis » 92

0.  À Fénelon. 18 mai 1689. 92

« … je vous rendais toujours plus simple et plus enfant… » 92

0.  De Fénelon. 25 mai 1689. 92

« …une volonté sèche, languissante et faible contre mes inclinations. » 92

0.  À Fénelon. 26 mai 1689. 92

0.  À Fénelon. 28 mai 1689. 92

0.  De Fénelon. 3 juin 1689. 93

« Je ne m’ouvre à personne qu’à nous deux... » 93

0.  À Fénelon. 5 juin 1689. 93

« Rien ne vous arrête à présent… » 93

0.  À Fénelon. 7 juin 1689. 93

« Dieu veut renverser chez vous tout ce que vous avez édifié. » 93

0.  De Fénelon. 9 juin 1689. 93

« …dans la voie commune des gens tièdes… ». Sur l’abbé de Langeron. 93

0.  À Fénelon. 10 ou 11 juin 1689. 93

« Dieu vous choisira toujours des moyens de salut tout opposés à la science et à la sagesse humaine. » 93

0.  De Fénelon. 12 juin 1689. 93

« Je suis tout persuadé qu’il faut que la sagesse meure, mais ce n’est pas à moi à lui donner le coup de mort. » 93

0.  De Fénelon. 93

0.  À Fénelon. 13 ou 14 juin 1689. 93

« Dieu opérera Lui-même en vous ce qu’Il me fait vous dire.» 93

0.  De Fénelon. 14 juin 1689. 93

Sur l’éducation des filles. Sécheresse tranquille. 93

0.  À Fénelon. 15 juin 1689. 93

« …il me semble que, si je pouvais être une heure auprès de vous en silence, que votre cœur s’en trouverait bien. » 93

0.  À Fénelon. 15 juin 1689. 93

De la véritable purification de l’âme. Raison de la destruction totale et ce qu’elle recouvre. 93

0.  De Fénelon. 16 juin 1689. 93

0.  À Fénelon. 16 juin 1689. 94

0***.  À Fénelon. 21 juin ? 1689. 94

« Je vous demande donc audience » en silence : « c’est la communication des saints véritable et réelle. ». 94

0.  À Fénelon. 25 juin 1689. 94

Dilatation plutôt que mort, acquiescement dans la plénitude de la volonté. 94

0.  De Fénelon. 26 juin 1689. 94

« …aimer autant à vouloir qu’à ne vouloir pas. » 94

0.  À Fénelon. 27 juin 1689. 94

0.  De Fénelon. 4 juillet 1689. 94

« …vous devriez être plus simple et plus hardie pour toutes les choses qui sont de mon degré. » 94

0.  À Fénelon. 5 juillet 1689. 94

« L’on m’a fait entendre que ce que je vous écris à présent fait un fond qui établit l’âme… » 94

0.  De Fénelon. 5 juillet 1689. 94

« Si je raisonnais sur cet état de langueur et d’impuissance, je ne me croirais propre à rien. » 94

0.  À Fénelon. 7 ou 8 juillet 1689. 94

Présence cachée de Dieu. Union en Dieu. 94

0.  À Fénelon. 8 ou 9 juillet 1689. 94

« …tout vous sera donné dans l’occasion… » 94

0.  De Fénelon. 9 ou 10 juillet 1689. 95

Sur les tentations. Inutilité d’écrire sur les purifications passives. 95

0.  À Fénelon. 10 ou 11 juillet 1689. 95

Sur les tourments des purifications passives. 95

0.  De Fénelon. 11 juillet 1689. 95

Prudence ! 95

0.  À Fénelon. 12 juillet 1689. 95

« …je suis aveuglément … quelque chose de très intime et de très fort. » 95

0.  De Fénelon. 17 juillet 1689. 95

« Je veux aller sans savoir où, partout où Dieu me mènera, pourvu que ce soit Lui. » 95

0.  À Fénelon. 18 juillet 1689. 95

« Dieu m’a choisie telle que je suis pour vous, afin de détruire par ma folie votre sagesse. » 95

0.  De Fénelon. 18 juillet 1689. 95

« …on ne peut plus voir la main de Dieu qui nous mène … mais alors il reste une certaine droiture d’intention… » 95

0.  À Fénelon. 19 juillet 1689. 95

« …la résistance à ce que Dieu veut … peine parce qu’elle tire l’âme de cet ordre et disposition divine… » 95

0.  De Fénelon. 22 juillet 1689. 95

Conseils de diplomatie. 95

0.  À Fénelon. 23 juillet 1689. 95

« L’âme, dans l’état d’abandon aveugle, ne doit plus se regarder … pour se corriger de ses défauts. » 95

0.  De Fénelon. 26 juillet 1689. 95

Description et analyse de sa sécheresse. 95

0.  À Fénelon. 27 juillet 1689. 96

Réconfort dans la sécheresse ; « …on ne veut aussi de vous que l’acquiescement… » 96

0.  À Fénelon. Fin juillet ou début août 1689. 96

Libérer la spontanéité. 96

0.  À Fénelon. Début août 1689. 96

Connaître et aider les âmes sur un fond de foi nue ou plutôt d’anéantissement qui exclut ce qui se peut nommer. 96

0.  De Fénelon. 11 août 1689. 96

Six degrés ou états ; difficultés portant sur la désappropriation et sur les ténèbres de la pure foi. 96

0.  À Fénelon. 12 août 1689. 96

0.  De Fénelon. 12 août 1689. 96

0.  À Fénelon. 13 août 1689. 96

« …lorsque le Maître ne donne point de mouvement, il est impossible de m’en donner. [...] Dieu ne vous abandonne pas d’un moment… » 96

0.  À Fénelon. 18 août 1689. 96

Sur sa nomination pour l’éducation du dauphin. « Dieu a des desseins sur ce Prince… » 96

0.  À Fénelon. 21 août 1689. 96

Demande de rendez-vous. Ordre d’aider pour l’intérieur M. de Beauvillier. 96

0.  De Fénelon. 21 août 1689. 96

0.  À Fénelon. Fin août 1689. 96

« … l’union des uns avec les autres ne fait pas une hiérarchie, mais bien un corps hiérarchique… » 96

0.  De Fénelon. 31 août 1689. 97

0.  De Fénelon. 12 septembre 1689. 97

0.  À Fénelon. 20 septembre 1689. 97

Docilité et spontanéité requises. 97

0.  À Fénelon. 23 septembre 1689. 97

« Moins il y aura de vous, plus il y aura de Lui. » 97

0.  À Fénelon. 25 septembre 1689. 97

« …se livrer à pur et à plein, et encore plus pour s’oublier et s’envisager dans sa laideur. » Songe. 97

0.  De Fénelon. 1er octobre 1689. 97

Abandon à la sécheresse. Union. 97

0.  À Fénelon. Début octobre 1689. 97

Comparaison des sources cachées. Il faut souffrir « …une espèce de brûlure qui sert de purgatoire. » 97

0.  De Fénelon. 10 octobre 1689. 97

Oraison sèche dans la tranquillité et la largeur. Sentiment d’être déchu des grâces passées. 97

0.  À Fénelon. Milieu d’octobre 1689. 97

Nous exposer souvent brièvement devant Dieu. Le vide, Son opération 97

0.  De Fénelon. 16 octobre 1689. 97

« …vous avez une grâce éminente avec une lumière d’expérience pour les voies intérieures…. » 97

0.  À Fénelon. Seconde quinzaine d’octobre 1689. 97

Un songe ! « …si en marchant par le sentier de la foi, l’on était toujours certain que c’est Dieu qui nous conduit, il y aurait peu d’épreuves à soutenir… » 97

0.  À Fénelon. 25 octobre 1689. 98

« … pureté et netteté admirables … La volonté est aussi nue et vide, mais sans disette » 98

0.  À Fénelon. Fin octobre 1689. 98

« une fidélité actuelle, dans le moment présent, selon la lumière… » 98

0.  À Fénelon. Novembre 1689. 98

Songe des deux personnes exposées aux rayons divins : « Si nous étions sans action, sans retour, sans réflexion… » 98

0.  À Fénelon. Novembre 1689. 98

0.  De Fénelon. Automne 1689. 98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98

« … quelque chose de fixe en Dieu même… » 98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98

Foi lumineuse, foi savoureuse, foi pure.  98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98

Rien n’est possible hors la conformité à Dieu. 98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98

« Dieu est également ce qu’il est et pourrait ajouter incessamment et ôter sans diminuer ni accroître… » 98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98

« L’âme est réduite en unité. L’Être infini fait disparaître tout le reste… » 98

0.  À Fénelon. Automne 1689. 98